‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 66 sur 864 · LE R · texte numérisé non relu

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montrèrent qu’il fallait y renoncer, et il conclut la trêve de douze ans, 1609. Malheureusement, prodigue comme s’il n’était pas le ministre d’un pays ruiné, il perdait d’un côté les économies que son système pacifique lui permettait de faire de l'autre, et l’expulsion des Maures, 1609-10 ( V. Philippe 111 ), activa encore la décadence; l’Espagne continua de s’affaiblir. Flétri, sous Philippe IV, par d’odieuses accusations, dépouillé de ses biens, il mourut en 1625. 11 avait , dans les derniers temps de sa carrière politique, embrassé l’état ecclésiastique et reçu le titre de cardinal. R.

lerme, Lerma,v. d’Espagne (Vieille - Castille) , près de l’Arlanza, prov. et à 38 kil. S. de Burgos; 2,300 hab. Ruines du palais des ducs de Lerme.

LERNE, marais de l’anc. Argolide, où les Danaïdes jetèrent les têtes de leurs époux égorgés, et où se trouvait l’hydre tuée par Hercule.

LERO , anc. Leros ou Lena, île de l’Archipel , près de la côte d’Anatolie (Turquie d’Asie), par 37° 10’ lat. N. et 24° 31’ long. E.; 13 kil. sur 4; 2,000 hab. Elle renferme une ville du même nom, et a un bon port sur la côte N. Sol montagneux ; miel et moutons d’excellente qualité.

LEROUX (les frères Jacques et Roulland), artistes du xvie siècle, ont construit le portail de la cathédrale de Rouen et l’église de Sl-Maclou de la même ville. Roulland Leroux fit aussi l’admirable mausolée du cardinal d’Amboise, dans la cathédrale de Rouen. B.

LEROY (Louis), en latin Regius, né à Coutances vers 1510, in. à Paris en 1577, fut nommé, en 1572, professeur de grec au Collège de France. On a de lui : Vie de Budé, en latin, Paris, 1540, in-4°; des traductions françaises de Platon , Aristote, Démosthène, Xénophon ; De la vicissitude et variété des choses, 1576, in-fol.; De l'origine et excellence de l’art pnliti<iue, 1567, in-8°; De l’excellence du gouvernement royal, 1576, in-4°, etc.

lerov ( Pierre |, chanoine de la cathédrale de Reims, est connu par sa collaboration à la Satire Ménippée; il est seul auteur de la Vertu du calholicon d’Espagne. V. Menippée.

leroy (Jacques ), historien, né à Bruxelles en 1633, m. en 1,719, a laissé : Topographia hislorica Gallo-Brabantino , 1692, in-fol.; Chronicon Balduini Avennensis, Anvers, 1693, in-fol.; le Grand théâtre sacré du duché de Brabant , La Haye, 1729, 2 tom. en 4 part, in-fol.; le Grand théâtre profane, etc., 1734, in-fol., etc.

leroy | Henri), médecin. V. Régies.

leroy (Sylvain), cartésien. V. Régis.

leroy (Julien), horloger, né à Tours en 1686, m. en 1759, horloger du roi en 1739, fixa l’huile au pivot des roues et du balancier des montres, réduisit le volume de celles à répétitions , inventa un mécanisme de compensation pour rendre nuis les effets de la chaleur et du froid sur le pendule, donna le modèle des horloges publiques dites horizontales, et enrichit la gnomonique de plusieurs découvertes.

leroy ( Pierre), fils aîné du précédent, né en 1717, m. en 1785, perfectionna les montres marines. On a de lui : Mémoire sur la meilleure manière de mesurer le temps en mer, couronné par l’Académie des Sciences ; Précis des recherches faites en France depuis 1730 pour la détermination des longitudes en mer , Paris, 1773, in-4°.

leroy (Charles), 2° fils de Julien Leroy, né à Paris en 1726, m. en 1779, professa la médecine à Montpellier. 11 a émis, sur le scorbut et les fièvres aiguës, des idées auj. généralement admises. Il a publié : Mémoires et observations de médecine, Montpellier, 1766, in-8°; Mélanges de physique, de chimie et de médecine, Paris, 1771, in-8°; Mélanges de médecine, ibid. , 1776, in-8°.

leroy ( Jean-David), architecte, 3e fils de Julieu Leroy, né à Paris eu 1728, m. en 1803, alla en Grèce étudier l’art antique. Il fut membre de l’Académie des Inscriptions. On a de lui : les Ruines des plus beaux monuments de la Grèce, 1758, 1 vol. gr. in-fol., 2e édit, corrigée, 1770; Observations sur les édifices des anciens peuples, 1767, in-8°; la Marine des anciens peuples , 1777, 1 vol. in-8°, fig. ; les Navires des anciens considérés par rapport à leurs voiles, 1783, in-8° ; Recherches sur le vaisseau long des anciens, 1785, in-8», etc. Leroy professa pendant 40 ans à l’Académie d’architecture ; ses leçons, et son ouvrage sur les monuments de la Grèce, contribuèrent à ramener le bon goût dans l’exercice de cet art.

leroy (Chrétien), né en 1711 à Wadelencourt , près Donchery, m. en 1780, successeur de Crevierdans la chaire de rhétorique au collège du cardinal Lemoine, à Paris, a laissé des Eléments de langue grecque, et un Choix de Fables d’Esope, livres qui ont été aussi répandus dans les écoles que ceux de Lliomond pour la langue latine.

leroy (Charles-Georges), lieutenant des chasses du parc de Versailles, né en 1723, m. en 1789, a publié d’intéressantes Lettres philosophiques sur l'intelligence et la perfectibilité des animaux, Paris, 1781, in-12, et une défense du livre De l’Esprit d’Helvétius, 1760, in-12.

leroy (Alphonse-Louis-Vincent), médecin, né à Rouen en 1742, m. en 1816, étudia d’abord le droit, et fut reçu avocat. Les succès de Lecat lui donnèrent l’envie d'être médecin; il étudia à Paris, et devint professeur à l’ancienne Faculté de médecine. Il s’est occupé surtout des accouchements et des maladies des enfants ; adversaire constant de la vaccine, il contribua à introduire dans la pratique l’opération de la symphyséotomie. Il a laissé : la Pratique des accouchements, Paris, 1776, in-8°; la Médecine maternelle, Paris, 1803, in-8° ; Manuel des goutteux et des rhumatiques, Paris, 1803, in-8°, etc. D — G.

leroy (C.-F.-A.), mathématicien, m. en 1854, professeur à l’Ecole normale supérieure et à l’Ecole polytechnique, est auteur d’ouvrages rédigés avec méthode et netteté : Traité de stéréotomie, 1844, in-4°, avec pl. in-fol.; Traité de géométrie descriptive, 4“ édit., revue par M. Martelet, 1855, in-4°, avec pl.; Analyse appliquée à la géométrie des trois dimensions , 4e édit., 1854, in-8°. V.

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