‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 651 sur 864 · VID · texte numérisé non relu

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rang de ses philologues. Le nombre de ses ouvrages est considérable. Les principaux sont : des Commentaires sur la Rhétorique, la Poétique, la Politique et la Morale d’Aristote, Florence, 1548-84, 4 vol. in-fol. ; Variarum leclionum libri XXXVIII , ibid. , 1582, iu-fol.; Epistolarum libri X, et Orationes XIII , ibid. J 1586. C. N.

victorius | Leonillus), médecin de Faenza, né en 1450, m. en 1520, professa à Bologne la logique, la philosophie et l’art médical , et a laissé', entre autres ouvrages : de Ægritudinibus infantium traclatus , Ingolstadt, 1554, in-8°.

victorius ( Benedictus), médecin , neveu du précédent, né en 1481 , m. en 1561 , fut professeur de médecine à Padoue . et a laissé une Empirica medicina, assez célèbre. U. N.

VICTUMVIÆ , nom anc. de Vigevano.

VICUS, c.-à -d. en latin village. De ce mot sont dérivées les finales vie, wy, wick, dans les noms français et germaniques.

vicus, nom latin de tic.

vicus aquensis, nom latin de bagnères-de-bigorre.

vicus augusti, anc. ville d’Afrique (Byzacsne) ; auj. Kaircuan.

vicus aüsonensis , nom latin de vie d’osona.

vicus julii, v. de la Gaule (Lyonnaise 3e); aui. Airetur-l'Adour.

vicus julius, nom anc. de germersheim.

vicus spacorum, v. de l’anc. Iiispanie (Tarraeonaise); auj. Vigo.

vicus veragrorum , nom anc. de martigny.

YIDA (Marc- Jérôme), poète latin moderne, né à Crémone en 1490, m. en 1566, fut nommé évêque d’Albe, sur le Tanaro, par Léon X selon les uns, selon d’autres par Clément VII , et il occupa ce siège, qui était la récompense de son talent poétique, pendant 34 ans. Il tient, avec Sannazar et Fraeastor, le premier rang parmi les poètes latins du xvie siècle. On admire l’originalité de ses inventions, la beauté de son style, et surtout l'habileté extraordinaire avec laquelle il sait faire passer dans un langage élégant et classique les règles techniques les plus arides et les plus rebelles en apparence aux formes de la poésie. Ses principaux ouvrages sont , par ordre de mérite . le poème des Vers a soie, en 2 chants, Lyon et Bâle, 1537, traduit en vers français par Crignon , 1786, in-12 ; par Levée, 1819, in-8°; et par Bonafous, 1840; celui des Echecs, Rome, 1527, in-4», trad. par Levée, 1809, in-8°; l'Art poétique, en 3 livres, Rome, 1527, in-4», traduit en vers par Barrau, 1808 et 1810, et en prose par Batteux, dans les Quatre poétiques, 1771, 2 vol. in-8°; la Christiade, en 6 chants, Crémone, 1535, in-4°, trad. en vers français par Souquet de la lour, 1826, in-8°. Vida a écrit aussi des Hymnes, des Odes , des Eglogues , etc. Toutes ses poésies ont été réunies pour la première fois à Crémone, 1550, 2 vol. in-8» ; une édition de Padoue, 1731, 2 vol. in-4», contient presque toutes ses œuvres en vers et en prose. C. N.

VIDAL (Pierre), troubadour provençal, né en 1160, m. vers 1200, habita successivement Gènes, le Montferrat et Milan , alla en Palestine avec la 3e croisade, et finit ses iours à la cour d’Alphonse 111 d’Aragon. De nombreuses galanteries l’avaient contraint de s’expatrier, et l’on raconte même qu’un mari outragé lui avait fait percer ou couper la langue ; sa raison s’altéra à l’époque de son voyage en Terre-Sainte, et il s’imaginait qu’il était empereur d’Orient. On a de lui environ 60 pièces de poésie faciles et gracieuses ; 9 ont été publiées par Raynouard dans son Choix de poésies des troubudours. B.

vidal (Auguste), chirurgien, né à Cassis (Bouches-du- Khone) en 1803, m. en 1856, professeur agrégé à la Faculté de médecine de Paris, fut un des fondateurs de la Société de chirurgie. Son principal mérite fut de combattre, dans deux écrits publiés en 1849 et en 1853, ce qu’il y avait de trop absolu dans les lois formulées par la médecine contemporaine au sujet des maladies dont il eut à s occuper comme chef de service à l’hôpital du Midi. On lui doit encore : Recherches sur les vices de conformation de l urètre, 1834; Essai historique sur Dupuytren, 1835; Traité de pathologie externe et de médecine opératoire, 1 839, et 1846 5 vol. in-8» ; De la cure radicale du varicocèle, 1842 et 1844 • Exposé critique de la discussion sur la ténotomie, 1843; Des hernies ombilicales et épigastriques , 1848; Des opérations en plusieurs temps, 1848.

VI DA ME | vice domini, à la place du seigneur), ou Avoue, avoyer ( advocalvs , appelé au secours), officier cnaige dans les premiers siècles du moyen âge, en France et en Allemagne, île l’administration temporelle des fiefs ecclesiastiques, du soin de rendre la justice, et surtout du commandement des troupes que les évêques devaient

fournir à leur suzerain. Plus tard, ce titre ne fut plus qu’honorifique. Il a disparu depuis la Révolution. G.

V1DAR, dieu du silence chez les Scandinaves. V. Fenrib.

VIDASSUS, nom latin de la Bidassoa.

VIDDIN, v. de Turquie. V. Widdin.

VIDOURLE , riv. de France, naît prés de la Cadiére ( Gard) , sépare les départements du Gard et de l’Hérault, et se jette dans l’étang de Mauguio, entre le canal de Lunel et celui de la Radelle ; cours d’environ 90 ldi.

VIDUCASSES. V. Vadicasses.

VIE COMMUNE (Clercs de la). V. Clercs.

V1EILLE-AURE , ch.- 1. de canton (Hautes-Pyrénées), arr. et à 45 kil. S.-E. de Bagnères-de-Bigorre ; 345 hab.

VIEILLE-MONTAGNE. V. Moresnet.

VIEILLE-VIGNE , vge (Loire-Inférieure ) , arr. et à 31 kil. S. de Nantes; 774 hab. Fabr. de coutils.

VIEILLEVILI.E (François de Scépeaux , sire de), néen 1509, m. en 1571, se fit par sa bravoure une brillante réputation dans les guerres de François Ier, accompagna, sous Henri II , le connétable de Montmorency chargé de réprimer les soulèvements de l’ Angoumois et de la Guyenne, s’appliqua à modérer ses rigueurs , offrit sa vaisselle pour aider le roi à s’emparer des Trois-Evêchés , fut un des négociateurs du traité de Câteau-Cambrésis en 1559 , reçut le bâton de maréchal de France en 1562 , refusa la charge de connétable après la mort de Montmorency, et mourut empoisonné. 11 a laissé des Mémoires , écrits par Carloix, son secrétaire , avec beaucoup d’animation , mais qui manquent d’impartialité et d’exactitude; ils furent publiés en 1757, 5 vol. in-8°; on les a réimprimés dans les diverses collections de Mémoires relatifs à l’histoire de France. B.

V1EIRA (Antonio) , jésuite et prédicateur portugais, né à Lisbonne en 1608. m. à Bahia en 1697, visita l’Amérique portugaise, la France , la Hollande et l’Italie, refusa d'être le confesseur de la reine Christine de Suède à Rome, et fut nommé en 1688 visiteur-général des missions du Nouveau-Monde. Ses discours lui ont mérité le surnom de Cicéron lusitanien : il a de la hardiesse , de l’énergie , de la grandeur; mais son goût n’est pas toujours pur. Le recueil de ses œuvres parut à Lisbonne, 1679-1718 , 15 vol. in-4». B.

VIEL (Charles-François) , architecte, né à Paris en 1745 , m. en 1819 , a édifié , à Paris , le Mont-de-Piété , le bel hôpital Cochin, la façade de la Charité sur la rue des Sts-Pères, le grand amphithéâtre de l’Hôtel -Dieu , et, à Bicêtre, le grand égout. 11 a su parler de son art en habile écrivain ; on a de lui , entre autres ouvrages : Lettres sur l’architecture des anciens et celle des modernes, 1781-87, in-8» ; Principes de l’ordonnance et de la construction des bâtiments, 1797-1814, 5 vol., etc.

V1ELMUR, ch.-l. de canton (Tarn) , arr. et à 13 kil. O. de Castres ; 807 hab. Filature de laine , fabrique de draps, comm. de peaux.

VIEN (Joseph-Marie ) , peintre célèbre , né à Montpellier en 1716, m. en 1809, annonça de bonne heure une rare disposition pour les arts du dessin , vint à Paris en 1741 , et obtint un 1er prix de peinture. Envoyé comme pensionnaire du gouvernement à Rome , il exécuta en chemin une magnifique esquisse du Massacre des Innocents. Pendant son séjour en Italie , il étudia avec passion l’antique et le modèle vivant. De retour à Paris, il fut reçu presque aussitôt à l’Académie de peinture et de sculpture, et devint le premier peintre d’histoire de son temps. Directeur de l’Ecole française à Rome de 1771 à 1781 , premier peintre du roi en 1789, il perdit toutes ses places à la Révolution. Mais le 1er consul Bonaparte lui donna une place au Sénat conservateur. Vieil fut enterré au Panthéon. Il doit être considéré comme le régénérateur de la peinture en France au xvm» siècle; David, qui fut son élève , n’a fait que continuer son œuvre. Parmi ses tableaux , on distingue : la Prédication de St Denis , dans l'église Sl-Roch, à Paris; l’Ermite endormi , St Louis remettant la régence à Blanche de Castille, Hector excitant Paris à s’armer pour la defense de Troie , les Adieux d'Hector et d'Andromoque , Briséis dans la tente d'Achille, l’Amour et Psyché , la Résurrection de Lazare, la Vierge servie par les anges , etc. On lui doit en outre un bon nombre d’eauxfortes. B.

V1ENNAIS (Le). V. Viennois.

V1ENNA1SE (La), Viennensis provincia, une des 17 provinces de la Gaule, entre la Grande-Séquanaise au N., la Lyonnaise lre, l’Aquitaine lre et la Narbonaise Ire à l’0., la Narbonaise IIe, les Alpes-Maritimes et les Alpes-Grées à l’E. ; capitale, Vienne. Arrosée par le Rhône et ses affluents , et adossée aux Cévennes , elle comprenait les tribus des Allobroges , des Ségalaunes , des Voconces , des

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Cavares, des Trieastius et des Helviens. Au ve siècle, on la divisa en Viennoise lre, capitale Vienne , et Viennaise IIe , capitale A ries.

VIENNE (Jean de), célèbre capitaine, né d’une ancienne maison de Bourgogne, m. en 1396, défendit Calais, en 1347 , contre Edouard III , roi d’Angleterre , fut nommé gouverneur de Honfleur en 1370 , lieutenant du roi dans la Basse-Normandie , et enfin amiral de France, fit une descente en Angleterre en 1377 , saccagea Rye (Sussex) et l’ile de Wiglit, se signala contre les Flamands à la bataille de Rosebecque en 1382, fut chargé en 1385 de conduire quelques secours aux Ecossais , alors en guette avec l’Angleterre, accompagna le duc de Bourbon en Barbarie et au siège de Carthagène , enfin périt en combattant les Turcs à Nieopolis, où il commandait l’avantgarde de l’armée chrétienne, et bien qu’il eût déclaré que livrer cette bataille était une grande imprudence.

vienne, en allemand Ifïen, en magyar Bées , en latin Vindcbona, F laviana castra, Juliobona, capitale de l’Empire d’Autriche , ch.-l. de l’archiduehé d’Autriche et du gouvernement de la Basse- Autriche , ou territoire au-dessous de l'Ens; sur la rive dr. du Danube, qui s’y partage en 3 bras appelés le Gross-Donau, le Kaiser-Arm ou Wasser, et le Wiener-Donau-Canal; sur la Wien , qui y reçoit l’Ottakrinerbach et s’y jette dans le Donau-Canal ; sur l’Aiserbach, qui y reçoit le Wahringerbach; surleDœblingeriT'ch et le canal de Neustadt; par 48“ 12’ 36” lat. N. etl4°2’ 36” long. E. ; à 1,398 kil. E. de Paris, à 2,029 lcil. de Saint-Pétersbourg; 579,457 hab. (ville et faubourgs). Résidence de l’empereur; siège du gouvernement. Archevêché catholique. Consistoires protestants ; belle synagogue. Bourse, Banque nationale, hôtel des monnaies, imprimerie impériale célèbre. Université, fondée en 1365, et surtout célèbre pour la médecine; elle possède une riche bibliothèque , un observatoire, un jardin botanique, et des collections diverses. Institut polytechnique, fondé en 1816 pour former les jeunes gens au commerce, à l'industrie , et à l’art des constructions. Ecole des cadets de Marie-Thérèse, dite Theresianum , fondée en 1745, et installée dans un des plus grands palais de Vienne , le château de la Favorite, avec collections scientifiques, jardin botanique et bibliothèque. Institut central d’équitation militaire. Académie Joséphine de médecine et de chirurgie, fondée en 1785 , .avec bibliothèque , jardin botanique et collections. Académie des sciences, fondée en 1846. Académie Je langues orientales , fondée en 1754. Académie des beaux-arts, fondée en 1705. Académie du génie militaire, fondée en 1735. Ecoles normale primaire , vétérinaire, du commerce, des manufactures, d’institutrices, de sourdsmuets, de jeunes aveugles, etc. Institut géographique, fondé en 1839 ; Institut géologique , en 1849. Société d’économie rurale, fondée en 1769. Conservatoire de musique. Il y a plus de 70 écoles supérieures [liauptschulen) , non compris 4 gymnases, 4 séminaires, et de nombreuses institutions et pensions. Bibliothèque impériale, dans un bel édifice sur le Josephsplatz, contenant , outre les livres imprimés et les manuscrits, un cabinet des estampes qui compte plus de 300,000 pièces. Vienne , assise dans une plaine qu’entoure à l’O. et au S. le Wienerwald, est la ville la plus grande et la plus peuplée de l’Allemagne. Elle se compose de la ville proprement dite ou cité (sladl) , qu’enveloppent de hauts bastions convertis en promenades , et de 34 faubourgs (vorstædte) , séparés de la ville par de vastes glacis transformés en prairies que coupent des allées d’arbres. Elle a 28 kil. de circonférence. Un vent impétueux y souffle toute l’année , et cause de brusques variations dans l’atmosphère. La ville, où l’on ne compte guère que 55,000 hab., a 12 portes, parmi lesquelles on remarque le Bnrgihor et le Franz Josephsthor; le Donau- Canal la sépare de l’ile de Léopoldstadt. C’est le séjour de l’aristocratie et des hommes de loisir ; les rues y sont tortueuses , étroites , sombres , sans trottoirs , encombrées de voitures , et les maisons vastes et fort élevées. Lâ se trouvent les palais impériaux et seigneuriaux , les administrations publiques, les grands établissements d’art, de science, etc. Dans les faubourgs , plus grands et mieux percés, ou a relégué les magasins, les fabriques, les ateliers : de ces faubourgs , les uns appartiennent à la même administration que la cité, les autres relèvent de certains seigneurs. La cité est divisée en 8 paroisses ; les faubourgs en forment 21. On traverse le Danube sur 9 ponts , la Wien sur 12. Les plus importantes places sont: celle de Graben, ornée des statues de S1 Joseph et S1 Léopold, avec jets d'eau, et d’une colonne dite de la Ste-Trinité; la place de la Freiung , avec une fontaine, dont les statues sont de Schwanthaler ; la place Am Hof, décorée de

statues et de jets d’eau , et d’une colonne dite de la Vierge; le Neue-Markt , dont la fontaine est fort belle ; la Joseplisptatz, où est une statue équestre de l’empereur Joseph II. La cathédrale de S1- Etienne, en style gothique du xive siècle, est surmontée d’une tour pyramidale de 135 mèt. , dont la plus grosse cloche a été fondue avec les canons enlevés aux T urcs en 1683 , et de trois autres tours inachevées ; elle contient beaucoup d’œuvres d’art , un Trésor riche en reliques, et a une crypte, où les membres de la famille impériale ont été ensevelis du xive au xvne siècle. Parmi les édifices religieux de la cité, on distingue encore : l’église des Capucins, sur le Neue-Markt, bâtie de 1622 à 1632, et qui contient le caveau sépulcral de la famille impériale; l’église des Augustins ou de la Cour, reconstruite sous Joseph II, avec le tombeau de Marie-Christine par Canova, et une chapelle où sont renfermés , dans des urnes d'argent, les cœurs des membres de la famille impériale ; l’église des Bénédictins écossais de Si-Pierre, bâtie sur le modèle de Saint-Pierre de Rome ; l’église Sl-Michel des Barnabites , du xme siècle ; l’antique église de S’-R-upert, fondée en 740, et rebâtie en 1436 ; les églises des Minorités, de Sl-Jean-Baptiste (autrefois aux chevaliers de Malte), etc. Les faubourgs n'offrent que les églises de SLCharles-Borromée, de M-.lean-Népomueène , et de l’Altlerchenfeld. Les principaux palais de la cité sont : le Burg ou Hefburg , palais impérial, ensemble de constructions de toutes les époques , et où se trouvent une bibliothèque , le cabinet des antiques et des médailles , le cabinet de minéralogie , le musée zoologique, les archives de la Cour et de l’État, la chancellerie, un théâtre, un jardin ( hofgarten) , et de belles serres, un très-beau manège couvert; les palais de l’archiduc Charles , des Etats , de la Cour suprême , de l’ITôtel-de- V ille, des Postes, des princes de Liechtenstein, Lobkovitz, Stahremberg, Schwarzemberg, Esterhazy, etc. Dans les faubourgs, sur les glacis, on peut citer le p.alais Metternich, l’hôtel de la Douane, celui de la Monnaie, la promenade du Volksgarten, et le Belvédère, où l’on a placé la galerie de tableaux impériale et royale , la collection Ambras (armures et antiquités), et un musée d’antiquités égyptiennes. Dans l’ile de Léopoldstadt est la promenade du Prater et le jardin Angarten. Arsenal impérial et royal; arsenal de la ville ou des bourgeois; musée d’artillerie. Asile d’aliénés, hôpital général, hôtel des invalides, maison d’orphelins. Banque nationale, fondée en 1816. — L’industrie de Vienne est très-active : manuf. impériale d’armes, manuf. impériale de porcelaine; fonderie et forerie de canons ; fonderies de fer, tréfileries de fer et de laiton; construction de machines; fabr. de tissus de coton, soieries, velours, tapis, rubans, passementerie, bonneterie, galons d’or et d’argent, châles, étoffes de fantaisie, draps, mérinos, couvertures de laine, ganterie, coutellerie, quincaillerie, carrosserie, bronzes, bijouterie, orfèvrerie, ébénisterie, pianos, tabatières , produits chimiques, bougies stéariques, papiers, poteries, horlogerie, instruments de musique, de mathématiques et de physique; chapelleries, distilleries, brasseries, raffineries de sucre, typographies importantes. Vienne est la station principale de la navigation à vapeur sur le Danube , et ainsi l’intermédiaire du commerce entre l’Europe orientale et l’Europe occidentale; des chemins de fer l’unissent aux principales villes de l’Allemagne.

Histoire. Vienne, fondée, dit-on, par lesWendes, n’était encore qu’un village quand l’empereur Auguste conquit la Pannonie ; les Romains en firent une station de leur flottille du Danube, et Mare-Aurèle y mourut en 180. Elle tomba successivement sous la domination des ltugiens, des Goths, des Huns et de Charlemagne, fut la résidence des margraves d’Autriche, devint ville sous Henri I«r Jasomirgott en 1151 , fut entqprée de murailles au temps de Léopold VIII en 1198, et reçut de l’empereur Frédéric II le titre de ville impériale, en 1237. Prise par Rodolphe de Habsbourg en 1277 , elle eut de rapides accroissements sous les empereurs de la maison d’Autriche. Mathias Corvin, roi de Hongrie, l’assiégea vainement en 1477, mais s’en empara en 1485. Depuis Maximilien Ier, elle a toujours été la résidence des archiducs d’Autriche. Vienne soutint deux sièges mémorables contre les Turcs , en 1529 et en 1683 : elle fut délivrée de l’un par Cùarles-Quint, et le sultan Soliman II dut se retirer après avoir perdu 40,000 hommes dans 20 assauts ; le roi de Pologne, Jean Sobieski , la sauva de l’autre. En 1619, les Bohémiens soulevés l’attaquèrent inutilement. Elle était menacée par le général Bonaparte eu 1797 , quand les préliminaires de Léoben arrêtèrent les Français; mais ils la prirent en 1805 et en 1809. Le 13 mars 1815, les alliés y publièrent la fameuse Diclaration ie Vienne, qui mettait Napoléon Ier hors

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la loi. A la suite de la Révolution française de février 1818, un mouvemeut insurrectionnel éclata à Vienne , et l’empereur fut contraint de s'éloigner; mais les troupes y rentrèrent bientôt, après un bombardement. B.

vienne (Traités de). On en compte deux : le l'r, en 1738, mit fin à la guerre de la Succession de Pologne ( V. ce mot) ; le 2e, qui résulta du congrès tenu à Vienne par les puissances alliées, du 3 octobre 1814 au 9 juin 1815, a posé les bases sur lesquelles repose auj. l’équilibre européen. La France , qui venait d’être vaincue, et que les Bourbons recouvraient , ne conserva pas même tout le territoire qu’elle possédait avant la Révolution : on lui enleva Landau , Sarrelouis , Philippeville , Marienbourg , Bouillon et autres places qui avaient appartenu à l’ancienne France; elle conserva cependant Mulhouse, Avignon et le Comtnt- Venaissin, conquêtes de la Révolution. La Hollande et la Belgique réunies furent érigées en royaume des Pays-Bas pour la maison de Nassau, et les places de guerre de ce royaume sur la frontière septentrionale de la France fuient fortifiées avec un soin particulier. La Prusse recouvra les provinces que Napoléon Ier lui avait enlevées ; elle obtint en outre une partie considérable de la Saxe, la Poméranie suédoise, la Westphalie, et tout ce qui a formé la prov. du Rhin. La Suisse recouvra Porentruy, le Valais, et reçut le pays de Genève et des Grisons : la Confédération helvétique se composa dès lors de 22 cantons. Le royaume de Sardaigne fut reconstitué. En même temps qu’on resserrait ainsi les frontières de la France, on lui enlevait une partie de ses colonies : on lui laissait, en Amérique, la Martinique, la Guadeloupe, Marie-Galante, la Désirade, les Saintes, une partie de S'-Martin et de la Guyane; en Asie, Pondichéry, Mahé, Chandernagor, Karilcal, Yanaon; et, en Afrique l’ile Bourbon et le Sénégal; mais Haiti restait indépendante, Sle-Lucie, Tabago, et file de France demeuraient aux Anglais. L’Angleterre gardait encore Helgoland , Malte, les îles Ioniennes, Ceylan, le Cap, dont elle s’était emparée. Le royaume Lombard-Vénitien était livré à l’Autriche, avec le droit de tenir garnison dans Ferrare; on restituait à cette même puissance les provinces Illyriennes etla Dalmatie vénitienne qui avaient appartenu à la France , le Tyrol et l’archevêché de Salzbourg, détachés de la Bavière, et une partie de la Gallicie, occupée par les Russes. Des princes autrichiens étaient placés à Modène, à Parme, et en Toscane. Le royaume de Bavière acquérait Landau, Spire, Deux-Ponts, Kaiserslautern. Le Hanovre, accru d’Hildesheim et del’Ost- Frise, était érigé en royaume. L’Allemagne redevint une puissance fédérative, composée de 38 Etats ( V . Allemagne!. La maison de Bourbon remonta sur le trône d’Es ■ pagne, mais la plupart des colonies espagnoles demeurèrent indépendantes. Le Portugal fat rendu à la maison de Bragance, et le royaume des Deux-Siciles rétabli en faveur d une branche des Bourbons. Le Danemark fut puni de sa fidélité à la France par la perte de la Norvège, que l’on donna à la Suède, comme compensation de la Finlande i 'unie à l’Empire russe. Un royaume de Pologne était rétabli, mais sous le sceptre de l’empereur Alexandre Ier, c’est-à-dire à l’état de province russe. Cracovie forma une république indépendante. La Turquie ne recouvrait ni la Bessarabie ni une pai’tie de la Moldavie, dont Alexandre s’était emparé récemment. Ch.

tienne, Vienna Allobrogum , s.-préf. (Isère), à 82 kil. O.-N.-O. de Grenoble, resserrée entre les montagnes et la rive g. du Rhône, sur le ehem. de fer de Lyon à la Méditerranée et traversée par la Gère; 15,318 hab. Trib. de 1er instance et de coram., collège. On remarque : la cathédrale de S'-Maurice, bel édifice gothique; l’églisede l'ane. abbaye de Sl-André; celle de S'-Pierre; un temple d’Auguste et de Livie, transformé au moyen âge en une église sous l’invocation de Notre-Dame-de-la-Vie , restauré de nos .jours, et où l’on a placé le musée d’antiquités; les ruines d’un théâtre, d’un amphithéâtre, d’une naumachie, d’un arc de triomphe et d’aqueducs romains; le Plan de l’Aiguille , qui paraît être un cénotaphe romain. Manuf. de draps, lainages, soieries ; fonderies de plomb et de fer, papeteries, verreries, tanneries, minoteries, zinc laminé. — Capitale des Allobroges, cette ville devint colonie romaine sous Tibère , reçut de Glande un sénat , et fut le ch.-l. de la province romaine de Viennaise. Berceau du christianisme dans les Gaules, ses archevêques, qu’elle conserva jusqu’à la Révolution, avaient le titre de primai des Gaules. En 432, elle devint la capit. du 1er roy. de Bourgogne, et, en 879, celle du second. En 1023, elle n’était plus que le ch.-l. d’un comté , et était gouvernée par ses évêques. Charles VII la réunit à la couronne en 1148. Il s’v tint plusieurs conciles, entre autres celui où fut aboli l’ordre

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des Templiers, 1311. Patrie de Ss Mamert , de Claudien Mamert, de Nie. Chorier, et du poète Ponsard.

vienne, Vigenna, riv. de France, prend sa source à Millevaches (Corrèze |, baigne les départements de la Haute- Vienne, de la Vienne et de l’Indre-et-Loire, en passant par Sl-Léonard, Limoges, Chabannais, Confoleus, Châtelleraut et Chinon, et se jette dans la Loire à Oandes (Indre-et-Loire), après avoir reçu la Creuse et le Clain. Cours de 410 kil., navigable sur 89 kil., depuis Châtellerault.

tienne (La), département de l’O. de la France, ch.-l. Poitiers; formé dans les anc. provinces de Touraine et de Berry ; situé entre les départ, de Maine-et-Loire et d’Indre-et-Loire au N., de l’Indre à l’E., de la Haute-Vienne et de la Charente au S., des Deux-Sèvres à l’O.; arrosé par la Vienne, le Clain , l’Auzance, la Gartempe, la Dive, la Creuse, la Charente. Superf.. 695,678 hect. ; pop.: 324,527 hab. Pays de plaines, traversé au S. par quelques hauteurs des montagnes d’Auvergne. Sol fertile dans quelques parties : céréales, vins de qualité ordinaire, chanvre. Forêts. Exploit, de fer, pierre meulière, pierre de taille, pierre à aiguiser, pierre lithographique. Elève de mulets, bétail, porcs, volailles, abeilles. Commerce de miel, «ire, châtaignes, graines de luzerne, de trèfle et de sainfoin. Marais à sangsues. Peu d’industrie : coutellerie estimée, eaux-de-vie, vinaigre. Récolte de truffes. Ce département dépend de l’évêché et de la Cour impériale de Poitiers,

vienne (haute-), département de l’O. de la France; ch.-l., Limoges, formé de parties du Limousin, de la Marche, du Poitou, et du Berry; entre les départements de la Vienne et de l’Indre au N., de la Creuse à l’E., de la Corrèze et de la Dordogne au S., de la Charente à l’O. ; arrosé par la Vienne, la Gartempe, le Thorion, la Briance; traversé par les montagnes d’Auvergne, et coupé de 556 étangs. Superf., 554,248 hect.; popul., 326,037 hab. Sol sablonneux et peu fertile : peu de céréales, pommes de terre, châtaignes, chanvre , vins communs, fruits à cidre. Mines de fer, plomb, étain, antimoine; carrières de marbre guis, de serpentine, et de granit. Elève de chevaux, bœufs, mulets, porcs, moutons, etc. Exploitation de fer, kaolin, etc. Fabr. de porcelaine, draperie, lainages communs, fers, aciers, papiers, kirsch. Emigration annuelle, et pour quelques mois, de maçons, charpentiers, moissonneurs, etc. Ce département dépend de l’évêclié et de la Cour impériale de Limoges.

VIENNOIS (Le), petit pays de l’ane. France (Dauphiné), entre le Rhône, l’Isère et le Grésivaudan ; ch.-l., Vienne. Il est partagé auj. entre les départements de l’Isère et de la Drôme.

VIENNOISE. V. Viennaise.

VIERGE (La Sainte). V. Marie.

vierge (La), 6' signe du Zodiaque; le soleil est censé y entrer le 23 août, et en sortir le 22 sept. Selon la Fable, la Vierge est Erigone, Astrée, Thémis, ou Cérès.

VIERGES (les 11,000). F. Ursule (Sainte).

tierces (lies), groupe de petites îles, au N. des Petites-Antilles, par 17° 30’ lat N., et 66° 55’ long. O.; 20,000 hab. Les principales des 40 îles ou îlots dont ce groupe se compose sont : Anegada,Gorda,Tortola,aux Anglais; S^Jean, S'-l’homas, aux Etats-Unis; Sle-Croix, aux Danois ; Borequim, Vique, aux Espagnols. — Découvertes en 1473 par Christophe Colomb, qui les nomma ainsi en l’honneur des 11,000 vierges, elles furent^ visitées par Drake en 1580. Les Hollandais fondèrent, à Tortola, pour la pêche des tortues, un établissement dont les Anglais s’emparèrent en 1666.

VIERLANDE. V. Bergedorf.

vierlande (les), nom de 4 petites îles de l’Elbe, placées sous la juridiction de Hambourg et de Lübeck ; 6,700 habitants.

VIE RW ALDSTÆDTER-SEE , nom allemand du lae des Quatre-Cantons.

VIERZON, ch.-l. de cant. (Cher), arr. et à 35 kil. N.- O. de Bourges, sur la rive dr. de l’Yèvre, près de son confluent avec le Cher, qui y devient navigable , et seule canal du Berry et le chemin de fer du Centre. Belle église. Anc. seigneurie, réunie à la couronne sous F rançois Ier. Comm. de bois et de laines; tanneries; forges, manuf. de porcelaine et de poterie. On distingue 1 ierzonville, avec 7,658 hab., et Vienon-village, il 2 kil. au S., avec 2,231 hab.

VIE^ELBURG. V. Wieselburg.

VIESTI ou VIETRI, anc. Merinium, v. forte du royaume d’Italie (Prov. de Foggia), à 45 kil. N.-N.-E. de Manfredonia, sur l’Adriatique; 9,350 hab. Evêché. Pêche active.

VIETE (François), célèbre mathématicien, né à Fon-

VIG

VIG

tenav-le-Cornte (Bas-Poitou) en 1540, m. à Paris en 1603. Sa vie est restée inconnue; on sait seulement qu’il occupait une charge cle maître des requêtes , et qu’il fut l’ami de l’historien De Thou. Yiète peut être considéré comme le second inventeur de l’algèbre. 11 eut, le premier, l’idée féconde de représenter les quantités connues par des lettres , et , par suite, en établissant des formules, il a donné à l’algèbre toute sa généralité. Il appliqua sa méthode à la géométrie, et prépara ainsi la grande conception de Descartes. La théorie des équations doit aussi beaucoup aux travaux de Viète ; il a remarqué, le premier, la composition des coefficients, enseigné le moyen d’effectuer diverses transformations, et donné une nouvelle méthode pour résoudre les équations du 3e et du 4e degré. On trouve encore dans ses ouvrages l’origine du procédé de résolution des équations des premiers degrés par l’emploi des lignes trigonométriques. Ses écrits, imprimés à ses frais et en petit nombre , étaient rares , même de son temps. La plupart ont été réunis après sa mort et publiés en 1646 à Leyde, par Schooten, sous ce titre : Francisci Vielæ opéra mathematica , in-fol. V.

VIETRI. V. Viesti.

YIEUSSENS ( Raymond ), médecin anatomiste, né dans leRouergue en 1641 , m. vers 1720, fut médecin de l’hôpital de SŒloy à Montpellier. On a de lui: Nevrographia universalis, Lyon, 1685, ouvrage remarquable, mais qui, malgré sou titre, n’offre que la description du cerveau, de la moelle épinière et des nerfs de d’homme; Traité des ligueurs du corps liumoin, Toulouse, 1715, in-4°, etc. Ses OEuvres ont été réunies en 1774, 4 vol. in 4°.

YIF.UVILLE (La). V. La Vieuville.

VIEUX, Viducosses , vge (Calvados), arr. et à 10 kil. S.-O. de Caen; 538 hab. Jadis ch.-l. des Viducasses.

vieux-berquin , brg (Nord), arr. et à 9 kil. N.-E. d’Hazebrouck ; 3,196 hab.

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