‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 658 sur 864 · VLA · texte numérisé non relu

VLA

un traité de Corruptis arlibus , son meilleur ouvrage; des commentaires sur la Cité de Dieu, 1522, sur le Songe de Scipion, 1544 , et sur les Bucoliques de Virgile , 1548. Ses OEuvres complètes ont été publiées à Bâle, 1555, 2 vol. in- fol., et à Valence (Espagne), 1782. C. N.

' VIVIANI (Vincent), célébré géomètre, né à Florence en 1622 , m. en 1703 , élève de Galilée et de Torricelli , fut comblé de bienfaits par les Médicis , et inscrit par Colbert sur la liste des savants étrangers que pensionnait LouisXI V. Associé de l’Académie des Sciences de Paris , membre de la Société royale de Londres, professeur de mathématiques à l’Académie de Florence, premier ingénieur du duc Ferdinand de Médicis , il refusa le titre de premier astronome de Louis XIV, et les offres du roi Casimir, qui voulait l’attirer en Pologne. On a de lui , entre autres ouvrages : de Maximis et minimis lacis geomelrica divinatio in quintum Conicorum Apollonii Pergæi n une desideratum , Florence, 1659, in-fol. ; de Locis solidis secunda divinatio geomelrica in qumque libros , injuria temporum amissos , Aristæi senioris geomelrœ, ibid. , 1701 , in-fol. Son Eloge a été écrit par Fontenelle.

VIVIEN (Joseph) , peintre , né à Lyon en 1657 , m. en 1734, vint à Paris à l’âge de 20 ans, reçut les conseils de Lebrun , se fit une grande réputation dans le portrait au pastel, fut admis à l’Académie de peinture en 1701 , et devint 1er peintre des électeurs de Bavière et de Cologne. Plusieurs de ses ouvrages sont au Louvre , dans la galerie des dessins. B.

Vivien (Alexandre-François) , né en 1799 à Paris, m. en 1854. Avocat distingué au moment de la Révolution de 1830, il fut nommé procureur-général à Amiens, puis préfet de police à Paris, 1831 , organisa la commission de salubrité , entra au conseil d’Etat , et y devint vice-président du comité de législation en 1839. Député de Sl-Quentin depuis 1832, il prit part aux débats sur l’instruction primaire, sur les attributions départementales, sur les lois dites de septembre contre la presse périodique ; ministre de la justice en 1840 , il soutint à la Chambre des Pairs la loi sur l’expropriation forcée. Il reconnut la république de 1848, devint membre de l’Assemblée constituante, fit le rapport de la commission du règlement de cette assemblée, accepta le portefeuille des travaux publics sous l’administration du général Cavaignac , fut porté 3e candidat à la vice-présidence de la République , et élu membre du conseil u Etat, vice-président de ce conseil, et président de la section de législation. En 1851, il se retira de la vie publique. Il était membre de l’Académie des sciences morales et politiques. On a de lui des Etudes administratives Paris, 2e édition, 1853, 2 vol. B.

Vivien (saint-) , ch.-l. de canton ( Gironde) , arr. et à 23 kil. N.-O. de Lesparre ; 592 hab. Beaucoup de marais salants.

VIVIENNE (Sainte). V. Bibiane.

VIVIERS, Albaugusta , Alba HePviorum , Vivarium , ch.-l. de canton ( Ardèche), arr. et à 39 kil. S.-E. de Privas; 1,562 hab. Evêché suffragant d’Avignon. La ville est située entre la rive dr. du Rhône et un rocher escarpé sur lequel s’élève la cathédrale. Les bâtiments et les jardins de l’évêché sont remarquables. Viviers était la capitale du Vivaràis. Sur son territoire on cultive la vigne et le mûrier. Carrières de pierres à chaux.

VIVISCUM, nom latin de Vevay.

VIVONNE (Louis-Victor de Rochechouart , comte , puis duc de Mortemart et de ) , frère de de Montespan, né en 1636, m. en 1688, fut enfant d’honneur de Louis XIV, fit ses premières armes en Flandre sous Turenne , se distingua à l’attaque des lignes d’Arras , aux sièges de Landrecies, de Condé et de Valenciennes, partit pour l’Italie en 1663, prit part à l'expédition du duc de Beaufort contre Gigeri, et, après la paix d’Aix-la-Chapelle, conduisit une escadre devant Alger, dont il fosça le bey à signer un traité de commerce avec la France. Nommé général des galères en 1669 , il porta des secours à Candie contre les Turcs en 1670, revint ensuite prendre part à la guerre contre la Hollande, et fut blessé au passage du Rhin, 1672 ; pour récompense de ses services dans cette guerre, il fut nommé gouverneur de la Champagne en 1674 , puis envoyé au secours de Messine soulevée contre les Espagnols. Cette expédition réussit, et lui valut le titre de maréchal, 1675. Après avoir administré la Sicile avec prudence et modération, il rentra en France, 1678, où il remplit encore les fonctions de premier gentilhomme de la chambre, et vécut en courtisan. Vivonne fut un des seigneurs les plus spirituels de la cour de Louis XIV, auquel il plaisait beaucoup par sa gaieté. Il favorisait les lettres , et fut surtout lié avec Molière et Boileau.

vivonne , ch. 1. de canton ( Vienne , arr. et à 20 kil. S. de Poitiers , au confluent du Clain et de la Vonne; 1,358 hab. Jadis titre de duché. Là eut lieu, en 1547, le duel de Jarnac avec La Châteigneraye, chevalier de Vivonne.

vivonne (Catherine de). V. rambouillet.

VIX , vge (Vendée) , arr. et à 13 kil. S. de Fontenayle-Comte; 2,248 hab. Grande culture d’un chanvre excellent.

VIZAGAPATAM, v. de l'Hindoustan anglais (Madras), rur le golfe de Bengale; 10,000 hab. Comm. de céréales , indigo, cire, toiles, sel.

VIZELIACUM, nom latin de Vézelay.

VIZ1LLE, Castrum Vizillœ des Romains, ch -1. de canton (Isère), arr. et à 17 kil. S. -S.-E. de Grenoble, près de la rive droite de la Romanche; 3,168 hab. On y voit les ruines d’une forteresse antique, et le château du connétable de Lesdiguières, dans lequel se tinrent, en 1788, les États du Dauphiné, où le doublement de la représentation du tiers état fut proclamé pour la première fois le 21 juillet. Fabr. d’indiennes et de calicots, filatures de coton, impressions sur soie.

VIZIR, ou mieux Vézir, c.-à-d. porte-fardeau, nom donné, dans l’Empire ottoman, à tous les pachas à trois queues; il ne faut pas confondre ces derniers avec le Grand-Vizir, 1er ministre, qui a le sceau de l’Empire.

V1ZZ1NI, v. de Sicile (Catane), à 31 kil. O.- S. -O. de Carlentini , au sommet d’un rocher ; 13,400 hab. Collège de Jésuites.

VLAANDEREN , nom flamand de la Flandre.

VLAARD1NGEN, jolie v. du royaume de Hollande (Hollande méridionale), port sur la Meuse, à 14 kil. O. de Rotterdam ; 7,250 hab. Chantiers de construction. Pêche du hareng.

VLADIMIR Ier, dit le Grand et le Saint , grand-prince de Russie, fils de Sviatoslav Ier, et frère d’Oleg, n’eut d’abord que Novogorod à la mort de son père, 973, s’enfuit, après le meurtre d’Oleg, chez les Varègues, à la tête desquels il revint s’emparer de Kiev, capitale de l’Empire, et régna seul par le meurtre d’Iaropolk , 980. Il étendit ses conquêtes jusqu’à la mer Baltique et au golfe de Finlande, soumit la république de Kherson en 988, embrassa la religion grecque et la répandit dans son Empire, après avoir épousé une sœur des empereurs grecs Basile II et Constantin VIII. Il fonda des écoles et des églises, parta ■ gea ses Etats entre ses 12 fils, et mourut en 1015. — Un ordre de Vladimir a été institué par Catherine II, en

Vladimir il, dit Monomaque, né en 1053, m. en 1125, arrière-petit-fils du précédent, et fils de Vsévolod Ier, fut élu grand-duc en 1113, après la mort de bviatopolk, lit en 1116 une guerre contre les Grecs, pour venger Léon, son gendre, assassiné par Alexis Comnène, se signala aussi par ses vertus, et laissa des Instructions pour ses enfants.

vladimir, v. de la Russie d’Europe, ch.-l. du gvt de son nom, sur la rive g. de la Kliazma, à 213 kil. E.-N.-E. de Moscou; par 56° 7' 38" lat. N., et 38° 4' 56" long. E.; 14,000 hab. Archevêché; cour d’appel; gymnase. Un remarque l’anc. cathédrale, l’église Sl-Dmitri, le palais archiépiscopal, la Porte d’Or, etc. Culture de cerisiers dont les fruits sont envoyés à Sl-Pétersbourg et à Moscou. Fabr. de toiles et d’étoffes de coton : peu de commerce. Fondée au Xe siècle selon les uns, au xn* selon d’autres, Vladimir, qui dépendait d’abord de la principauté de lïostov, fut réunie ensuite à celle de Souzdal, dont elle devint la capitale, 1157-1339. Les l’artares de Kaptchak la dévastèrent en 1257 et 1410. Le gouv. de Vladimir, entre ceux de ICostroma et d'Iaroslav au N., de Nijni-Novogorod à l’E., de Tambov et de Riazau au S., de Tver et de Moscou à 10., a 47,228 kil. carr., 375 kil. sur 240, et 1,207,908 hab. 11 est divisé en 13 districts. Climat salubre, mais très-varié. Sol généralement plat et fertile, couvert d’immenses forêts. Industrie active : cotonnades, fer, cuirs, produits chimiques, teintureries, verreries, etc.

vladimir , en polonais Wlodzimierz , ville de la Russie d’Europe (Volhynie), à 357 kil. N.-O. de Jitomir, sur un bras du Boug; 4,500 hab., presque tous Juifs. Ch.-l. de cercle. Fabr. de toiles, soieries, indiennes, verrerie, potasse. — Fondée par Vladimir le Grand en 992, elle devint la capitale d’une principauté de son nom , qui , d’abord indépendante sous des princes de la maison de Rurik , forma, au milieu du xm' siècle, le royaume de Gallicie-et-Lodomirie. Elle passa, au commencement du xive siècle, à la Lithuanie, et, avec elle, à la Pologne, puis à la Russie.

VLADISLAS Ier, dit Hermann, duc de Pologne, 1081- 1102, 2e fils de Casimir Ier, succéda à son frère Boleslas, comprima un soulèvement de son fils naturel Zbignev,

VOI

qu’il avait créé duc de Moravie, lit la guerre avec succès à Vratislas II , duc de Bohême, et soumit les Poméraniens.

vladislas il , roi de Pologne, 1139-46, fils aîné et successeur de Boleslas III , fit la guerre à ses frères pour les dépouiller de leurs apanages, et s’attira la haine de la haute noblesse et de ses sujets par ses cruautés. Obligé de fuir, il tenta vainement de remonter sur le trône avec l’appui des empereurs Conrad et Frédéric Barberousse, et mourut dans l’exil en 1163.

vladislas ni, dit Laskonogi ( aux jambes grêles), fils de Miécislas III , lui succéda dans le duché de Posen en 1202, fut élu roi de toute la Pologne en 1203, excita le mécontentement général par ses violences et par un despotisme qui ne connaissait aucune loi , et fut déposé par les grands, qui donnèrent la couronne à Lech-le-Blane en 1207. Il continua de régner sur la Grande-Pologne, d’où ses excès le firent encore chasser, et il mourut dans l’exil en 1233.

vladislas iv, dit Lokietek (le Nain), neveu du précédent, et frère de Lech-le-Noir, né vers 1260, m. en 1333, fut un des 5 prétendants qui se disputèrent le trône à la mort de ce dernier, 1289, ne fut accepté de toute la Pologne que vers 1304, laissa la Poméranie se rendre indépendante et la Silésie passer sous la suzeraineté de l’Empire, battit les chevaliers Teutoniques à ltadzieiewo en 1331 , leur prit Bromberg et Dobrzyn, et mourut à Craeovie. C’était un prince libéral, prudent, courageux, et plein de douceur. Il fut le père de Casimir III le Grand.

vladislas v (jagellon, dit) , né vers 1354, m. en 1434, d’abord duc de Lithuanie, épousa Hedwige, fille et héritière de Louis, roi de Hongrie et de Pologne, régna de 1386 à 1434 sur la Pologne, à laquelle il unit la Lithuanie, et où il fonda la dynastie des Jagellons, remporta des succès sur les chevaliers Teutoniques, et refusa la couronne de Bohême que lui offraient les Hussites révoltés.

vladislas vi , fils du précédent , né en 1424, régna sur la Pologne de 1434 à 1444, et sur la Hongrie depuis 1440 sous le nom de Ladislas V.

vladislas vu, fils de Sigismond III, né en 1595, m. en 1648, roi de Pologne en 1632, avait essayé, en 1610, de se faire déclarer tsar de Russie après la mort de Vasili V, et s’était , du moins, fait céder les duchés de Smolensk et de Tchernigov, 1619. En 1634, il défit Michel Romanov qui voulait les lui reprendre, et repoussa une invasion des Tartares de Crimée et des Turcs. La Pologne lui doit l’institution des postes.

vladislas Ier, duc de Bohême, 1109-25, avait été le compétiteur de Sviatopolk. Il partagea le pays avec son frère Borzivog.

vladislas il, roi de Bohème, 1140-73, fils du précédent, ne parvint au trône qu’après la mort de son oncle Sobieslas, duc de Bohême, qui le désigna pour son successeur, et avec l’appui de l’empereur Conrad III , prit part à la 2e croisade en 1147, aida Frédéric Barberousse contre la Ligue lombarde, et mourut peu de temps après avoir été dépossédé par Sobieslas, fils du dernier duc.

vladislas lu, fils et successeur de Brzétislas III, 1198, abdiqua, au bout de 5 mois, en faveur de son frère Przémysl Ottokar, et ne garda que la Moravie.

vladislas, nom de plusieurs rois de Hongrie. V. ladislas.

vladislas, fils aîné de Jean Hunyade, né en 1431, m. en 1457, fut donné en otage pour la liberté de son père, après la défaite de Cassovo, 1448, à Etienne V, duc de Servie, et fut fiancé à Elisabeth, fille d’Ulric de Cilley, ennemi mortel de Hunyade. Rendu à la liberté, il fut nommé, en 1453, duc de Croatie et de Dalmatie, reçut la mission de réduire dans la Haute-Hongrie quelques magnats révoltés, fit tuer Ulric de Cilley pour échapper à ses embûches, mais périt sur l’échafaud à Bude par ordre de Ladislas V le Posthume. Mathias Corvin était son frère. B.

VLASTA, une des compagnes de Libussa, voulut , après la mort de cette princesse, 735, former en Bohême un Etat où les femmes régneraient sur les hommes, s’établit sur le mont Vidlové, avec une troupe de jeunes personnes remarquables par leur force et leur adresse dans les exercices militaires, et y éleva un fort qui lui servit de retraite, et d’où elle dévasta pendant huit ans le pays. Elle publia un Code , dans lequel il était défendu aux hommes de porter les armes sous peine de mort, et institua un ordre de la Vertu militaire. Elle fut tuée en défendant sa forteresse contre Przémislas, duc de Bohême, qui voulait réprimer les actes de brigandage de ces Amazones. La troupe entière périt avec son chef, aucune n’ayant voulu se rendre.

YLLE , anc. Flevum, bras oriental du Rhin.

VLIELAND , Flevolandia, île du royaume de Hollande (Hollande septentrionale), dans la mer du Nord, à 9 kik du Texel ; 17 kil. sur 3 : 600 hab. Ch.-L, Vlieland.

VLISSINGEN, nom hollandais de Flessingue.

VOCET1US mons , nom latin du Boetzberg.

YOCONCES, Voconlii, peupledelaGaule ( Vierrnaisell»), entre les Allobroges au N. , les Caturiges à l’E. , les Vulgientes et les Memni au S., et les Cavares à l’O. Ils avaient deux chefs-lieux : Vaison, pour le district du S. ; et Die . pour celui du N. , mais non Auc, comme le dit Pline. Leur pays forme auj. l’E. du département de la Drôme.

VODABLE, vge (Puy-de-Dôme), arr.et à 11 kil. S-.-O. d’Issoire ; 660 hab. Elle est bâtie sur un rocher basaltique, qui supporte les ruines de l’antique palais des dauphins d’Auvergne.

VODINA. ancienne Edesse de Macédoine, ville de la Turquie d’Europe, eyalet et à 80 kil. N. -O. de Salonique :

VOET (Gisbert), jurisconsulte hollandais, et théologien protestant, né à Heusde en 1593 , m. en 1680 , professa la théologie et les langues orientales à Utreeht depuis 1634, prit parti pour les Gomaristes contre les Arminiens , et exhala surtout l’amertume ordinaire de son zèle contre la doctrine et les opinions de Descartes , qu’il eut l’infamie d’accuser d’athéisme devant le magistrat. Son principal ouvrage est intitulé : Politica ecclesiastica , Amst. , 1663-76, 4 vol. in^i0.

VOGEL (Jean-Christophe) , compositeur de musique, né à Nuremberg en 1756 , m. à Paris en 1788, fut attaché à la maison du duc de Montmorency et à celle du duc de Valentinois. Imitateur du style de Gluck, il fit représenter à l’Académie royale la Toisun d'or, 1786. Il écrivit encore un opéra de Démophon , qui ne fut joué qu’un an après sa mort ; l’ouverture est devenue célèbre. On a aussi de Vogel quelques œuvres instrumentales. B.

VOGELBERG, Avicula , un des sommets des Alpe3 Lépontiennes , à 65 kil. S.- E. du S‘-Gothard ; 3,423 mèt. de hauteur.

VOGELSBERG , massif de montagnes de la Hesse , se lie au Rhôngebirge et au Spessart d’un côté, auTaunus de l’autre , et sépare les bassins du Mein et du Weser. Point culminant : l’Oberwald , 741 mèt.

VOGELWEIDE ( Walther de), célèbre minnesinger allemand, né au château de Vogelweide (Thurgovie) , fut un des 6 poètes qui prirent part en 1206 au combat poétique livré dans le château de Wartbourg en présence du landgrave et de sa famille. Ses poésies ont été publiées dans les recueils de Manessen , Zurich , 1758 , et de Muller, Berlin, 1784. On yr trouve de l’élévation , de la délicatesse dans l’éloge , et de la sensibilité.

VOGESUS mons, nom latin des Vosges.

VOGUERA, anc. Virus Irice , Iria , et Vipueria, v. du roy. d’Italie, ch.-l. d’arrondissement sur la Stoffera, à 39 kik E. -N. -É. d’Alexandrie ; 13,201 hab. Evêché. Ville bien bâtie. Fabr. de soieries. — L’arrond. de Yoghera, dans la province de Pavie, entre ceux de Pavie et de Mortara au N., la province d’Alexandrie à l’O., l’arrond. deBubbio au S., et la province de Plaisance à l’E., a 717 kil. carrés, et 109,426 hab. Sol plat et fertile, arrosé par le Pô, le Tanaro, laTrebbia, le Bobfcio. Récolte de grains et de légumes, Élève de bestiaux et de vers à soie. Exploitât, de soufre.

VOGLER (l’abbé Georges- Joseph) , compositeur de musique et théoricien, né à Würzbourg en 1749, m. à Darmstadt en 1814, étudia sous la direction du P. Martini et de V allotti, fut maître de chapelle à Manheim, 1775, â Munich, à Stockholm, et se fit connaître avantageusement comme organiste à Londres, en Hollande, et à Paris. Sa musique d’église est estimée. Il n’a point eu de véritable succès au théâtre ; on trouve cependant des beautés dans les opéras de Castor et Pollux, 1791, et d'Hermann de Unna, 1800. La réputation de Vogler en Allemagne a eu particulièrement pour base son enseignement et ses travaux dans la théorie de l’harmonie. Winter, Weber, et Meyerbeer furent ses élèves. B-

VOGOULSou VOGOULITCHES, peuple de racefinnoise, répandu dans les gouvernements russes de Perm èt de Tobolsk, et vivant à l’état nomade. Pendant l’été, ils se tiennent renfermés dans des huttes; l’hiver, ils se procurent par la chasse des pelleteries dont ils font commerce avec les Samoyèdes, les Ostiaks, et les Russes. La chair des rennes et des élans est leur nourriture habituelle. Avec les fibres d’une espèce d’ortie , ils tissent des toiles pour leurs vêtements d’été. Un grand nombre d’entre eux sont chrétiens.

VOID, ch.-l. de canton (Meuse), arr. et à 12 kil. S.-E. de Commercy ; 1,370 hab. Coinm. de fromages , de truites 1 et d’écrevisses de la Meuse.

VOI

VOIES ROMAINES, Il y en avait deux sortes, les voies militaires ( militares viœ), plus souvent appelées cousu /aires ou prétoriennes ( consulares , prœloriœ), et les voies vicinales [vicinales viœ). Les premières étaient principalement des voies stratégiques, nommées consulaires ou prétoriennes, parce que les consuls et les préteurs étaient ordinairement les commandants des armées ; les voies vicinales servaient aux communications des villes ou des bourgs pour leurs affaires ou pour l’exploitation agricole, et s’embranchaient souvent sur les voies militaires. Les voies, ayant été d’abord créées pour faciliter les mouvements des armées, étaient pavées ou cailloutées , et les premières eurent toutes Rome pour point de départ. Les plus grandes, les plus importantes, et les plus anciennes, étaient, par ordre de dates, les voies Lalina, Salaria, Appia, Valeria , Flaminia , Cassia , et Æmilia. Dès l’origine , comme les voies étaient des travaux de grande utilité publique et politique, il fallait qu’un plébiscite ordonnât leur ouverture, leur construction, et même leur réparation, et les consuls exécutaient eux-mêmes ces plébiscites. Plus tard, cette commission tomba dans les attributions des édiles ou des censeurs; puis, quand Rome eut commencé de porter ses armes hors de l’Italie, on la donna à des magistrats créés spécialement pour cela, et nommés quatuorvirs, curateurs des roules ou viocures ( V. ces mots ) , et qui continuèrent d’exister sous les empereurs. Les Voies consulaires furent toujours à la charge du Trésor public; mais les magistrats chargés de les construire ou de les réparer (du moins celles de l’Italie) y dépensaient souvent de leurs propres deniers, afin de gagner la faveur populaire, en montrant plus de magnificence dans ces travaux. Hors de l’Italie, la province où passait la voie l’entretenait au moyen d’un impôt territorial, le tout par les ordres et sous la surveillance du gouverneur de la province.

Chez les anciens Romains, le roulage et la circulation étaient infiniment moins considérables que chez les modernes, parce qu’il y avait beaucoup moins d’industrie et de commerce ; la chaussée des routes n’avait guère , en moyenne, que 3™, 30 ou 3™, 50 de large, passage bien suffisant, la voie d’un char romain n’étant que de 1“>,35. Mais ces routes, qui nous sembleraient si étroites, étaient construites avec une extrême solidité : on commençait par en creuser la forme jusqu’au bon terrain ; une fois là, on faisait une couche de sable fin, sur lequel on établissait jusqu’à quatre couches différentes de maçonnerie, ainsi nommées et faites : la fondation , lit de mortier couvert d’une assise de grandes pierres plates ; la rudération, corroi de maçonnerie de blocage, fortement battu et réduit à 25 centimèt. d’épaisseur ; le noyau, couche de sable gras et de chaux, épaisse de 15 à 30 centimèt., foulée sous un grand cylindre de fer; enfin la couverte ou l'endossement supérieur, qui était, suivant les localités, ou un béton de cailloux, épais de 15 cent., ou un pavage de pierre dure, en grands polygones irréguliers , posés sur mortier. Dans la plupart des voies de l’Italie, ce pavage était en lave basaltique, que les écrivains latins appellent silex. — Cette chaussée était encadrée entre des marges en grosse pierre, larges de 22 centimèt. environ. Enfin , il y avait de place en place , mais assez rapprochés ( de 4 à 5 met. ), des dés de pierre, hauts de 60 à 65 centimèt. , encadrés dans les marges pour aider les voyageurs à remonter à cheval , précaution qui n’était pas inutile, les anciens ne connaissant pas les étriers. — Les voies étaient tracées en ligne droite, autant que possible ; quand elles rencontraient un vallon ou un marais , souvent elles le franchissaient sur un viaduc en maçonnerie, ou tout au moins sur un remblai. — Voici maintenant la nomenclature alphabétique des principales voies, mentionnées par les écrivains :

æmilia (voie); elle prolongeait la voie Flaminia, en commençant où cette dernière finissait , au-delà du pont d’Ariminum, et s’étendant jusqu’à Aquilée. Parcours, 485 milles (711 kil. ) Æmilius Scaurus, censeur l’an 644 de Rome, la fit construire.

amerina (voie), se détachait de la voie Cassia, à gauche, à 2 milles ( 3 kil.) au-dessous du lac Alsietinus ( lac de Martignano), et aboutissait à Ameria.

anti ana ( voie ) , partait d’un embranchement de la voie Tiburtina, à 4 milles (5 kil. 900 mèt.) à l’E. de Tibur, près de la villa Adriana, se dirigeait au S., et, conduisait à Antium. On conjecture qu’elle fut ouverte par Adrien.

appia (voie), commençait à Rome, à la porte Capène,au b., traversait toute l’Italie du N.-O.au S.-O., jusqu’à Bl indes, où elle aboutissait. Parcours, 380 milles (565 kil.). Appius Claudius, censeur l’an 442 de Rome, 311 av. J.-C., la commença, la conduisit jusqu’à Capoue, alors limite du territoire romain, et lui donna son nom. On ignore qui

l’a prolongée jusqu’à Brindes ; quelques archéologues pensent que ce fut Trajan ; néanmoins, le nom de voie Appia désigna aussi ce prolongement.

ardeatina ( voie ) , se détachait de la voie Appia, au 2e mille à droite, et conduisait à Ardée , à 21 milles ( 32 kil.) au S. de Rome. Au-delà d’ Ardée, un rameau allait rejoindre la voie Severiana.

asinaria (voie), longue de 2 milles seulement, sortait de Rome par la porte Asinaria au S.-E., et se joignait aussitôt à la voie Latina, à gauche.

aurelia (voie), partait de Rome, à l’O., par la porte Janiculensis, traversait toute l’Italie du centre, aboutissait à Centumcellæ ( Civita-Vecchia) , et se prolongeait jusqu’à Arles. Parcours jusqu’à Centumcellæ, 42 milles (62 kil. 222 mèt,). On croit qu’elle portait le nom d’Aurelius Cotta, qui fut censeur l’an 602 de Rome.

aurelia nova (voie), partait de Rome, au N.- O., au pont Triomphal, et se joignait à la voie Aurelia après un parcours de 3 milles.

cassia (voie), s’embranchait sur la voie Flaminia, à gauche, immédiatement après le pont Milvius (Ponte Molle), et traversait l’Etrurie. On conjecture qu’elle prit son nom de Cassius Longinus, censeur l’an 600 de Rome.

Ciminia ( voie ) , diramation de la voie Cassia, traversait l’Etrurie, la montagne et la forêt de son nom.

Claudia (voie), se détachait de la voie Cassia, à gauche, au 19e mille, et la rejoignait à Florentin (Florence ).

COLlatina (voie), partait de Rome, de la porte Esquiline, à l’E., et conduisait à Collntia.

pomitia (voie), allait de Sinuesse à Puteoli (Pouzzoles), et joignait la voie Appia, faite par l’emp. Domitien.

egnatia (voie), partait- de Dyrraehium, traversait la Macédoine et s’étendait jusqu’à l'Hellespont. Elle fut faite du temps de la République.

FICULNENSIS OU FICULENS1S (voie). V. NOMENTANA. flaminia (voie), commençait à Rome à la porte Rat-umena, au N., jusqu’au pont Milvius (Ponte Molle), s’infléchissant sur la droite, allait, à travers l’Ombrie et l’Etrurie, aboutir à Ariminum (Rimini). Construite par C. Flaminius, censeur l’an 533 de Rome.

labicana (voie) ou lavicana , se détachait de la voie Prénestine un peu avant la porte Esquiline, et conduisait à Labicum, par un parcours de 30 milles (44 kil. 445 mèt.) ; en sortant de cette ville, elle allait se perdre dans la voie Latina, vers la station Ad pictas.

latina ( voie), sortait de Rome par la porte Latine au S.-E., en se détachant de la gauche de la voie Appia, traversait le Latium, dont elle prit son nom, rejoignait la voie Appia à Casilinum, 95 milles (140 kil. 740 mèt. ), et peut-être à Beneventum, 189 milles (281 kil. 400 mèt.). On ignore qui la construisit, mais on croit que c’était une des plus anciennes de Rome.

laurentina (voie), partait de la voie Ostiensis, entre le 3e et le 4e milliaire, à gauche, et conduisait à Laurentum. Parcours, 16 milles (23 kil. 700 mèt.).

LAVICANA (voie). V. LABICANA.

laviniensis (voie), s’ embranchait sur la voie Laurentina, à gauche, vers le 11e mille, et conduisait à Lavinium, par un parcours de 8 milles ( 11 kil. 848™ ).

nomentana (voie), partait de Rome à la porte Colline, et plus tard à la porte Nomentane , au N.-E. , et conduisait à Nomentum. Parcours, 12 milles ( 17 kil. 780™ ). Audelà de Nomentum, elle allait se perdre dans la voie Salaria à Eretum. Cette voie existait dès le IVe siècle de Rome. Sous la république, on l’appelait Ficulensis ou Ficulnensis, parce qu’elle passait à Ficulnea.

ostiensis (voie) , sortait de Rome par la porte Trigemina au S. , et plus tard par la porte-Ostiensis , et conduisait à Ostie , en suivant à peu près la rive g. du Tibre , sur une longueur de 16 milles (23 kil. 700™).

roRTUENSis (voie), partait de Rome, à la porte Portuensis , au S.-O., et conduisait à Portus Trajani, près de l’embouchure du Tibre, en suivant, sur une ligne directe, la rive dr. du fleuve. Construite par l’empereur Claude.

prænestinà (voie) , partait de Rome, par la porte Esquiline à l’E. , conduisait àPréneste, dans un parcours de23milles (34 kil.), et se prolongeait au-delà de cette ville.

salaria (voie), sortait de Rome par la porte Colline, au N. , conduisait jusqu'à Iladria, 150 milles (222 kiL 200“), et, du temps de Théodose, jusqu’à Fortuna Fanestris. En sortant de Rome , elle longeait à peu près la rive g. du Tibre, sur une longueur de 18 milles (26 kil. 660™). Elle existait dès le ive siècle de Rome, et fut nommée Salaria de ce que c’était par cette voie que les Sabius allaient chercher du sel à la mer.

VOI

VOI

setina (voie), partait de Setia dans le Latium , et se joignait à la voie Appia.

severiana |voie|, prolongation de la voie Ostiensis, à partir d’Ostie jusqu’à Antium. Elle longeait la mer Tyrrhénienne jusqu’à Terracine. Parcours , 87 milles (128 kil. 800®). Construite par l’empereur Septime-Sévère

subïjACENsis (voie) , se détachait de la voie Valeria, à droite , au 33« milliaire , et conduisait , en suivant la rive dr. de l’Anio, à Sublaqueum (Subiaco) , villa de Néron. Parcours, 10 milles (14 kil. 815®).

tiburtina (voie) , sortait de Rome par la porte Esquiline, au N.-E. , et conduisait à Tibur, par un parcours de 20 milles (29 kil. 600®). Elle se prolongeait au-delà de Tibur. On ignore l’époque et le nom de son fondateur.

triomphale (voie ) , partait du pont Triomphal à l'O. de Rome, dans le Champ-de-Mars , traversait le champ Vatican, et allait joindre la voie Cassia , après un parcours de 7 milles 1/2 (11 kil. 100®). — On appelait encore Triomphale une petite voie qui se détachait de la voie Appia, à gauche, au 9e mille, et qui conduisait sur le mont Albain, où elle aboutissait, après un parcours de 9 à 10 milles ( 13 à 14 kil. , environ ).

tusculana ( voie ) , partait de la voie Latina, au 10e mille, à gauche, et conduisait à Tusculum, par un parcours de 4 milles (b kil.) ; elle descendait ensuite , et allait joindre la voie Triomphale du mont Albain , dans un trajet de 6 milles ( près de 9 kil.).

valeria (voie) , était le prolongement de la voie Tiburtina, en sortant de Tibur, et s’étendait jusqu’à Hadria. Parcours, 149 milles (220 kil. 750®). Construite par Valerius Maximus , l’an 447 de Rome.

vitellia | voie) , diramation de la voie Aurélia , à un demi-mille environ de sa sortie de Rome. Elle allait jusqu’à la mer Tyn'hénienne.

voies dans les provinces. Les Romains avaient construit aussi beaucoup de voies militaires dans toutes les provinces ; le système était là développé en grandes lignes , qui atteignaient les principales parties du pays jusqu’à ses extrémités. Vers la fin de la république, il y avait déjà une grande voie qui allait des Pyrénées aux Alpes par la Gaule Aquitaine et la Narbonnaise ; une autre traversait le pays des Allobroges; une 3e, la Germanie; une 4e, l’Epire, et allait jusqu’à l’Hellespont à travers la Macédoine. Auguste développa ce système , fit ouvrir une grande route de Médina à Gadès, et coupa les Gaules par 4 voies consulaires, dont Lugdunum (Lyon) était le centre : l’une traversait les monts Géhennes (Cévennes), vers le pays des Sautones et l’Aquitaine ; la 2e allait au Rhin ; la 3e à l’Océan , à travers le pays des Bellovaques et des Ambiens; la 4e à la Méditerranée par la Narbonnaise et Marseille. Les légions étaient occupées à ces grands travaux.

Du temps d’Antonin , l’Empire avait plus de 52,000 kil. de voies militaires; les voies de l’Italie seules étaient au nombre de 47 , formant ensemble un développement de

18.000 kil. environ. — Les Espagnes avaient plus de 11,400 kil. de voies pavées ; l’Afrique, sans y comprendre l’Egypte,

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