VON
VOLTRI, v. du roy. d’Italie, prov. et à 11 ldi. O. de Cènes, au pied des Apennins et au fond du golte de Cènes; 11,228 hab. Fabr. de draps et de papier.
VOLTUMNE , Volhimna, déesse étrusque de la volonté et du bon conseil, avait à Vulsinies un temple où se tenaient les assemblées des 12 lueumonies.
VOLTURARA, v. du roy. d’Italie (Prov. de Foggia), à 25 kil. O. de Lucera; 2,901 bab. Evêché. — v. du roy. <rilalie, située dans la prov. et à 19 kil. S.-E. d Avellino; 5,409 hab.
VGLTURNALES, Vollurnnlia , fête en l'honneur de Volturne ou Yulturue, dieu du Tibre. Elle se célébrait annuellement le 6 des calendes de septembre (27 août).
VOI.TURNO, Vulturnus, rivière du royaume d’Italie, liait dans la prov. de Campobasso, coule au S., au S.-E. •et au S. -O., à travers la province de Caserte, arrose Capoue, reçoit le Calore, et se jette dans la mer Tyrrhénienne à Castel-Volturno ; cours de 180 kil.
VOLUBILIS, anc. v. de la Mauritanie Tingitane, dans l’intérieur des terres; auj. Gualili.
VOLUMNIE. V. Coriolan.
VOLUS1E-N, Caïus Vibius Volusianus, associé à l’Empire avec le titre de César par Gallus, son père, 251 ap. J.-C., fut tué en même temps que lui à Interamna, eu Ombrie, par les soldats mutinés, 253.
VOLVIC, Vialoscemis pagus, brg (Puy-de-Dôme), arr. et à 8 kil. O. -S.- O. de Riom ; 2,31(5 hab. Anc. église, dont le chœur est bâti extérieurement en mosaïque. Ecole d’architecture, fondée en 1820 par le comte Chabrol de Volvic. Grande exploitation de pierres de construction, qu’on retire des courants de lave appelés dans le pays cherres. Aux environs, belles ruines du château de Tournoel.
VOMITOIRES, Vomitoria , ouvertures ou portes de petites dimensions qui, dans les cirques, les théâtres, et les amphithéâtres des anciens Romains, débouchaient des escaliers ou des couloirs intérieurs sur les gradins des spectateurs. C. D — y.
VONA ou VONO , Jasonium promontorium , cap. de la Turquie d’Asie (Trébizonde), sur la mer Noire, à 50 kil; N.- O. de Keresoun; par 41° T 5" lat. N., et 35° 28' 25' long. E.
VONDEL (Juste Van Den), poëte hollandais, né à Cologne en 1587, de parents anabaptistes, m. en 1679, s’instruisit seul et cultiva les lettres, pendant que sa femme s’occupait d’un commerce de bonneterie. Il a laissé 32 tragédies, parmi lesquelles on remarque Lucifer, Jeplité , Gisbert d’Amstel ou le Sac d'Amsterdam, et l’Exil de Gisbert, son chef-d’œuvre. Quelques-unes, telle que Palarnède , sont empreintes de fiel satirique et d’un esprit de' secte hostile au stathouder Maurice de Nassau. En 1630, à la suite de la mort de sa femme, V ondel déchira un poème sur Constantin le Grand, et se convertit au catholicisme. Des malheurs domestiques et des tracasseries de théâtre le forcèrent, pour échapper à une vieillesse indigente, d’accepter une place d’employé au mont-de-piété d’Amsterdam. On lui doit encore des Hérotdes sacrées, des Satires dignes de Juvénal, des traductions, en vers ou en prose, des Psaumes, d' Horace, d'Ovide et de Virgile. Vondel fut un grand poëte, et le créateur de la langue poétique dans son pays. Ses UEuvres ont été imprimées à Amsterdam, 1820, 10 vol. in-4°, et, avec une Vie et des remarques par J. Van Lennep, Amsterdam, 1850, gr. in-8°. Les Tragédies l’ont été séparément, Amsterdam, 1720, 2 vol. in-4®.
VON DER 1IARDT ( Hermann 1 , orientaliste et hébraïsant, né en 1660 à Melle, près d’Osnabrück, d’un directeur des monnaies, m. en 1746, fit de brillantes études à Iéna et à Leipzig, fut conservateur de la bibliothèque du duc de Brunswick , professeur de langues orientales à l’université d’Helrastædt en 1690, et recteur du gymnase de Marienbourg en 1709. Les interprétations allégoriques qu’il donna de plusieurs faits merveilleux de la Bible, et des rapprochements, qui prouvent chez lui plus de bizarrerie que de jugement, lui attirèrent beaucoup d’ennemis, et les censures ecclésiastiques. On a de lui : Aulographa Lutheri aliorumque celebrium virorum,.., Brunswick, 1690-91, et Helmstædt, 1693, 3 vol. in-8°; Magnum Comtanlien.se concilium de universali Ecclesiœ reforma tione, unione et file, Francfort, 1697, 3 vol. in-fol., et 1700-42, 6 vol. in-foh; Historia lilleraria ftcformalionis, ibid. , 1717 ; Æmgmata Judæorum, 1705; Ænigmata prisci orbis, Helmstædt, 1723, in-fol., etc.
VON1TZA , anc. Anactorium, v. du royaume de Grèce ( Etolie- Acarnanie), sur la côte S. du golfe d’Arta , à 100 kil. S. de Janina; 2,000 hab. Archevêché grec. Château-fort.
VONONE I", roi des Partîtes, était un des 4 fils que
Phraate IV avait envoyés en otage à Rome. Rendu à la liberté par Auguste, auquel les Partîtes étaient venus demander un de leurs princes pour souverain, et proclamé roi en l’an 14 de J.-C., il déplut à ses sujets barbares par ses vertus douces, ses mœurs polies, son goût pour la magnificence, fut chassé, et remplacé par Artaban III. Les Romains refusèrent de le rétablir sur le trône, le transférèrent à Pontpéiopolis en Cilicie, d’où il tenta de s’enfuir, et il fut assassiné dans sa fuite, en 19.
vonone il, roi des Partîtes en 50, ne régna que quelques mois. Il avait été roi de Médie pendant plusieurs années.
VOORNE , île du royaume de Hollande ( Hollande nié • ridionale), à l’embouchure de la Meuse, à l’O. de l’îlo Stregen; 24 kil. de long, sur 10 de large, environ; 28,000 hab. Ch.-L, Briel.
VOPISCUS ( Flavianus), historien latin, né à Syracuse, d’une famille distinguée, vint de bonne heure à Rome, pour cultiver les lettres; il fut le contemporain de Dioclétien et de Constance Chlore. 11 a écrit, dans l’ Histoire Auguste, les Vies d’Aurélien, de Tacite, de Florien, de Probus, de Carus, de Numérien et de Carin. C’est le plus clair et le plus distingué des six auteurs de ce recueil ; on lui reproche de la crédulité pour les oracles. 11 se trouve dans les édit, des llistoriæ Auguslœ scriplores, et a été traduit en français par Moulines, puis par MM. Taillefer et Chenu, dans la Bibliothèque la line- française de Panckoueke, 2e série, 1847, in-8°, et par M. Baudement, dans la Bibliothèque latine, avec trad. française, publiée sous la direction de M. D. Nisard.
VORAGINE ou VARAGINE (Jacques de), auteur ou compilateur de la Légende dorée, né à Varaggio (Etat de Gênes) vers 1230, m. en 1298, entra chez les Dominicains, professa avec succès les saintes lettres dans plusieurs maisons de son ordre, occupa pendant 18 ans l’emploi de provincial de la Lombardie, et devint évêque de Gênes en 1292. La compilation de Vies des saints, à laquelle il doit sa célébrité, fut publiée sous le titre d'Historia lombardina , seu Leyenda sancta ; l’admiration des contemporains la nomma Legenda aurea. Les principales éditions sont celles de Paris, 1475; de Cologne, 1476; et de Nuremberg, 1481, in-fol. Il en existe plusieurs traductions françaises. On doit encore à Jacques de Voragiue : Clironii æ Genuenses ab origine urbis usque ad annum 1277, ouvrage inséré dans les Iterum itnlicarum scriplores de Muratori, t. IX.
VORARLBERG, Albergica provincia , un dis 4 cercles du Tyrol, à l’O., entre la Bavière et le lac de Constance au N., le canton suisse de Sl-Gall et la principauté de Lichtenstein à l’O., le canton des Grisons au S., et le cercle d’Inspruck à l’E. , 252,839 hect.; 100,932 hab. Ch.-l. Bregenz. Sol traversé par la chaîne de l’Arlherg, arrosé par l’Aaeh, l’Ill, le Fussach, le Lech, et l’Iller, en partie couvert de forêts, abondant en pâturages et eu vignobles estimés. Mines de fer.
VORCHHEIM , v. de Bavière. V. Forciiheim.
VORDERNBERG, brg des Etats autrichiens (Styrie), à 15 kil. N.- O. de Leoben; 1,600 hab. Riches mines de fer; forges et usines à fer.
VOREPPE , brg | Isère) , arr. et à 14 kil. N de Grenoble, sur la Roise ; 1,860 hab.
VOREY, ch.-l. de cant. (Haute-Loire), arr. et à 20 kil. N. du Puy, au coufiuent de l’Arzon et de la Loire;
VORGANIUM ou VORGIUM, v. de la Gaule (Lyonnaise 3*|. chez les Osismiens ; auj. Carliuix.
VORLY, vge (Chéri, arr. et à 19 kil. S. de Bourges; 551 hab. Près de lù sont les ruines imposantes du château de Bois-stre-Aimé.
VORMARK , Marche d’Allemagne. V. Prieonitz.
VORONA, riv. de la Russie d’Europe, nait dans le gvt de Penza, coule dans la partie E. de celui de Tambov et sur la limite de celui de Voronèje, et se jette dans le Khoper; cours de 350 kil.
VORONÈJE, v de la Russie d'Europe* ch.-l. du gvt de son nom, sur la Voronèje, à 1,196 kil. S.-E. dcSt-Pétersliourg, 498 de Moscou; par 51° 39’ 23” lat. N., et 36° 51’ 44” long. E.; 41,439 hab. Archevêché; cour d’appel; séminaire, école de cadets et de fils d’employés civils, gymnase, bibliothèque. Grande et belle ville, où l'on remarque 2 cathédrales, le palais archiépiscopal, l’hôtel du gouvernement, etc. Industrie active des draps et du fer; fonderie île canons et de boulets; tanneries; fabr. de savons et de cuirs. Grand commerce de laines et de grains. Jadis chantiers de construction, où Pierre le Grand fit | construire son premier vaisseau de guerre, en 1697, mais qui, après plusieurs incendies, 1703, 1748, 1773, furent
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