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sur la limite des comtés de Wexford et de Waterford. 11 j reçoit la Suir.

WATERLOO (Antoine), peintre paysagiste et graveur hollandais, né en 1618, à Utreclit ou il Amsterdam, m. en 1679, reproduisit la nature avec une fidélité scrupuleuse ; mais sa manière est sèche et raide, son coloris monotone et peu agréable. Ses meilleures toiles sont celles dont Jean Weeninx a exécuté les personnages et les animaux.

Il a gravé d s eaux-fortes, 136, environ, qui ont un mérite plus décidé. A. M.

Waterloo, vge de Belgique (Brabant méridional), à 19 kil S. de Bruxelles, sur la lisière méridionale de la forêt de Soignies; 900 hall. Importante sucrerie de betterave. Waterloo a donné son nom à une grande bataille livrée, le IB juin 1815, entre ce village au N. -O., celui de Mont-S'-Jean au N., et perdue par Napoléon 1er contre les armées anglaise, belge , hanovrienne et prussienne, commandées par Wellington et Bliicher. Le souvenir en est rappelé par un lion colossal, en fer fondu, placé sur un piédestal , au sommet d’une butte factice, haute de 50 mètres. Le lion, appelé Lion de Waterloo, regarde la France. Ce monument a été élevé en 1823 par le roi de Hollande, Guillaume Ier.

WATEliTOWN, v. des Etats-Unis (New-York), ch.-l. du comté de Jefferson, à 128 kil. N.- O. d’Utica, et à l’embouch. de la Black-River; 5,000 hab.

WATERV1L1.E, brg des Etats-Unis (Maine), sur la Kenncbeck, à, 30 kil. N. d’Augusta; 3,000 hab. Ecole supérieure.

WATERVLIET, v. des Etats-Unis (New-York), sur PHudsonet la Mohawk, à 10 kil. N. d’Albany; 10,000 hab.

WATIIIQ-BILLAH ( Abou-Djafar-Haroun) , 9' calife abbasside, fils aîné de Motassem, régna de 842 à 847. 11 confirma la loi d’Al-Mamoun , qui déclarait le Coran créé ; cette atteinte à l’essence divine du lfvre saint excita des soulèvements que Wâthiq comprima avec une intolérance cruelle. Tandis que les Arabes d'Afrique achevaient la conquête de la Sicile, et que ceux de l’Espagne s’emparaient de la Crète, ceux d’Asie, persécutés dans leur foi , renouvelaient sans succès leurs expéditions contre les Grecs. Le chagrin que ces désastres causèrent à Wâthiq hâta sa fin. Il avait encouragé les sciences, et surtout la poésie, mais s’était engoué de l’astrologie. Il égala et surpassa peutêtre la munificence de ses prédécesseurs : sous son règne, on ne rencontra aucun mendiant à la Mekke et à Médine. D.

WATSON (Robert) , historien, né vers 1730 à SLAndrew’s (Ecosse), m. en 1780, fit à Edimbourg des cours de rhétorique et d’éloquence, professa ensuite la logique et les belles-lettres dans sa ville natale, et y devint principal du collège. On a de lui: Histoire du règne de Philippe II, roi d’Espagne, Edimbourg, 1777, 2 vol. in 8°, trad. en français par Mirabeau et Durival, Amst., 1778, 4 vol. in-12, écrite avec élégance et clarté, bien composée, mais partiale et incomplète ; Histoire du règne de Philippe III , achevée par W. Thomson, 1783, in-4°, ou 2 vol. in-8°, et traduite en français par Bonnet, 1809, 3 vol. in-8°, plus impartiale que la précédente , mais où il y a encore beaucoup d'omissions.

WATT (James), célèbre ingénieur-mécanicien, né en 1736 à Greeuock (Ecosse), où son père était commerçant, m. en 1819, fut, à 18 ans, mis en apprentissage à Londres, chez un fabricant d’instruments de mathématiques et de marine ; mais bientôt la faiblesse de sa santé l’obligea de retourner dans sa famille. Il s’établit fabricant d’instruments de mathématiques à Glasgow, et, en 1757, fut nommé conservateur des modèles à l’université de cette ville, avec uu logement au collège. Dans le cabinet de physique se trouvait une petite machine à vapeur de Newcomen ; chargé en 1763, de la réparer pour la mettre en état de fonctionner, il y reconnut et corrigea des vices de construction , et ce fut là le point de départ des recherches à la suite desquelles fut créée la machine à vapeur moderne. La machine de Newcomen était atmosphérique, c.-à-d. que la vapeur ne servait qu’à élever le piston dans un corps de pompe ouvert à son sommet, et qu’ensuite le poids de l’atmosphère le faisait redescendre; mais, pour que cet efiet se produisit , il fallait qu’un jet d’eau froide condensât la vapeur sous le piston. Le cylindre se trouvait refroidi à chaque descente de piston ; la vapeur du coup suivant était condensée en partie sur les parois du cylindre ; ce qui produisait une perte de vapeur, et, par conséquent, de combustible. En 1765, Watt remédia à cet inconvénient, en imaginant un condenseur séparé; mais il n’en fit l’application qu’en 1769. Il obtint ainsi une économie considérable de combustible. Il ajouta, vers 1774, un perfectionnement plus important encore à sa machine :

il enferma le piston dans un cylindre clos à son sommet comme à sa base, et le fit pousser par la vapeur pour descendre aussi bien que pour monter; c’est ce que l’on appela machine à double effet. Il arriva ainsi à épargner les deux tiers de combustible que brûlait la machine de Newcomen. Cela était si vrai que, dans les mines où il montait sa nouvelle machine, on lui payait un tiers de la dépense totale économisée. En 1776 et 1778, il découvrit et appliqua la machine à détente, c.-à-d. où la vapeur introduite dans le cylindre pendant une partie seulement de la course du piston, agit ensuite par sa force expansive, invention qui a permis, depuis, d’augmenter la puissance d’une machine par l’emploi de la vapeur à haute pression. En 1781, Watt prit une patente pour différents modes de production de mouvements rotatifs à l’aide des mouvements alternatifs du balancier. Parmi ces méthodes se trouve celle des deux roues dites planétaire et du soleil. Ce système fut appliqué dans un grand nombre de machines. Watt avait essayé la manivelle, qui est aujourd'hui généralement employée; mais l’indiscrétion d’un de ses ouvriers lui fit perdre les avantages de cette idée, qui devint l’objet de la patente d’un concurrent. On doit encore à Watt l’invention de l’enveloppe ou chemise des corps de pompe, destinée à diminuer le refroidissement du cylindre. En 1784, il inventa le parallélogramme, employé dans les machines à balancier pour donner à la tige du piston un mouvement vertical à très-peu près rectiligne. Dans le même temps, il appliqua aussi à ses machines le régulateur à force centrifuge, qui était déjà connu. Les importants travaux de Watt sur la machine à vapeur ont eu un éclat qui a effacé celui de ses autres recherches ; cependant son nom se rattache à la découverte de la composition de l’eau, au chauffage par la vapeur, qu’il établit chez lui, au blanchissage par le chlore , découverte de Berthollet , et qu’il transporta en Angleterre, etc. Comme ingénieur, il a donné, entre autres , le plan du grand Canal Calédonien ( V. Canal). Watt fut nommé membre de la Société royale de Londres en 1785, correspondant de l’Institut de France en 1808, et associé étranger de l’Académie des Sciences de Paris en 1814. Son Eloge a été écrit par Arago. V.

WATTEAU (Antoine), peintre, né à Valenciennes en 1684, m. en 1721, vint à Paris en 1702, commença par exécuter des décors pour l’Opéra, et végéta pendant plusieurs années. Des protecteurs éclairés, qui avaient deviné son talent , lui fournirent les moyens de disputer le prix de l’Académie, qu’il remporta à l’unanimité des suffrages. Retournant alors à Valenciennes, il se livra à de nouvelles études: deux tableaux qu’il exposa au Louvre le firent admettre à l’Académie. Depuis ce moment, il fut à la mode : on se disputa ses tableaux de genre, qui représentent des scènes champêtres et riantes. Son coloris est vrai , son dessin correct et facile ; on lui reproche néanmoins un goût maniéré. L’œuvre de Watteau a été réuni en 3 vol., qui contiennent 563 pl. B.

WATTIGNIES, vge (Nordl, arr. et à 9 kil. S. de Maubeuge; 1,550 hab. Jourdan y d; fit les Autrichiens, 1793, et leur fit lever le siège de cette ville.

WATTRELOS , brg ( Nord) , arr. et à 14 kil. N.-E. de Lille; 3,587 hab. Filature et tissage du coton.

WATTS (Isaac), théologien anglais non-conformiste, né en 1674 à Southampton, m. en 1748. Ses ouvrages sont encore estimés aujourd’hui; ce sont : une Logique, ou le droit usage de la raison dans la recherche de la vérité, livre classique dans les universités anglaises , trad. en français parE. Jouffroy, 1846; le Perfectionnement de l'esprit, trad. en français sous le titre de Culture de l’esprit par D. de Superville, Lausanne, 1762, in-12; des Psaumes et des Hymnes et chansons spirituelles, en vers élégants et faciles, qu’on fait apprendre aux enfants, etc.

WATTWILLER, vge (Haut -Rhin), arr. et à 39 kil. N.-E. de Béfort; 1,550 hab. Eaux minérales. Fabr. de broches pour filatures. Succès des Suédois sur les Impériaux en 1634.

WAT-TYLER (abréviation de Walter Tyler ou le Tuilier), ouvrier tuilier anglais, exerçait son état à Deptford, quand il fut nommé, en 1381, à Maidstone, chef de la révolte du comté de Kent, au sujet d’une taxe récente. L’insurrection, résultat des doctrines de Wiclef, se répandit jusqu’à l’Humber, pilla les manoirs des nobles, brûla les rôles de justice, décapita juges et jurés. Wat-Tyler pilla Londres même (13 juin); l’archevêque de Cantorbéry et plusieurs dignitaires de la cour de Richard II furent massacrés. On dut accorder aux rebelles l’abolition de l’esclavage, la réduction de la rente des terres, la faculté d'acheter et de vendre librement dans tous lgs marchés, et une amnistie. La plupart d'entre eux se dispersèrent; Wat-

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