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Tyler, qui s’était opposé à la paix , fut attiré à une conférence ; comme il y menaçait le roi, le lord-maire le poignarda. Richard eut la présence d’esprit et le courage de s’avancer vers les compagnons de Wat-Tyler; il les harangua , et parvint à les ramener à lui ; mais on les tua isolément quand ils retournèrent dans leur pays, et les concessions qu’?n avait faites furent révoquées par le parlement.
WAVRE, v. de Belgique (Brabant), à 28 ldi. S.-S.-E. de Bruxelles, sur la Dyle ; 5,200 hab. Brûlée, le 18 juin 1815, pendant la bataille de Waterloo.
WAZEMMES, anc. bourg (Nord), arr. et à 2 lcil. S. de Lille, à laquelle il a été annexé en 1860; 18,226 hab. Hospice des religieuses de Notre-Dame-de-la-Treille, fondé en 1851. Grande industrie : blanchisseries de toiles, filatures de coton, teintureries; fabr. de sucre indigène, produits chimiques.
WEARMOUTH (BISHOP’S-), v. d’Angleterre (Durham), près et à l’O. de Sunderland, à l’embouchure de la Wear; 14,000 hab. Beau pont de fer. — De l’autre côté de la rivière se trouve Monk-Wearmouth ; 8,000 hab.
WEBER (Veit), poète suisse du xve siècle, composa des chants guerriers, les premiers que l’on connaisse en langue allemande. Il n’en reste que cinq, insérés par Diebold Schilling dans sa Description des guerres des Suisses avec la Bourgogne, Berne, 1473, in-fol.
weber ( Charles-Marie, baron de), illustre compositeur de musique, né en 1786 à Eutin (Holstein), m. à Londres en 1826, était fils d’un musicien distingué, et montra les dispositions les plus heureuses pour la musique et pour la peinture. 11 fut d’abord pianiste, puis il apprit la composition musicale sous Michel Haydn, et plus tard, en 1803, se perfectionna avec l’abbé Vogler. Dès l’âge de 12 ans, il publia six fugues à huit parties; à 14 ans, il écrivit son premier opéra, la Fille des bois, que suivit, en 1801, une pièce plus savante, Pierre Schmoll , où il prit une manière plus originale, et un style à lui. En même temps qu’il se livrait à la composition, il travaillait avec ardeur aux arts du dessin, et disputa à Sennefelder 1 honneur d’avoir inventé la lithographie. Après avoir été maître de chapelle à Breslau, il s’attacha, en 1806, au prince Eugène de Wurtemberg comme chef de musique de sa chapelle et de son théâtre. Ce fut alors qu’il retoucha la Fille des bois, et la reproduisit sous le titre de Sylvana. En 1810, il donna à Darmstadt l’opéra d 'Abou-Hassan. En 1813, il prit la direction de l'Opéra de Praguè, et, en 1816, créa à Dresde un opéra allemand. Les chants patriotiques qu’il composa en 1813, lors du soulèvement de l’Allemagne contre la domination française, peuvent être rangés parmi les plus belles productions de son génie. Weber fit ensuite représenter à Berlin, en 1822, le Freyschutz, arrangé en 1824 pour la scène française sous le titre de Robin des bois. Preciosa, 1822, et Euryanlhe, 1823, ajoutèrent encore à sa réputation. Enfin il fit jouer à Londres, en 1826, Obéron, ou le Roi des Elfes. Le Freyschtitz, Euryanlhe , et Obéron, sont ses chefs-d’œuvre. Les idées de Weber ne furent point abondantes, et la production était pour lui pénible et laborieuse : mais il eut une grande originalité, un vif sentiment des situations dramatiques, et de la nouveauté dans les formes, les successions mélodiques, et les combinaisons de l’instrumentation. Outre ses opéras, il a laissé des cantates , des messes , des concertos , des ouvertures et des sonates. B.
WECHEL (Christian), célèbre imprimeur du xvie siècle, né en Allemagne, vint en 1522 à Paris, où il s’établit, et mourut, dit- on, en 1554. Il imagina de faire des éditions économiques des auteurs classiques , en en publiant des parties détachées, pour en faciliter l’acquisition aux écoliers pauvres. Le catalogue de ses impressions, tant en grec qu’en latin , eu hébreu et en français , fut publié à Paris en 1544, in-8®. — André Wechel, fils du précédent, né à Paris vers 1510, m. en 1581, succéda à son père, et acheta, en 1560, le fonds de H. Estienne. Comme il passait pour être attaché aux principes de la Réforme, sa boutique fut pillée par la populace , le jour de la Sl-Barthélemy ; il eut le bonheur d’échapper au massacre , et il se retira à Francfort, où il établit une imprimerie. Il laissa son établissement à Claude Mami et Jean Aubry, dont tous les ouvrages portent sur le frontispice ces mots : Ex typis Wechelianis, avec le chiffre de Wechel. C. N.
WECKHERLIN (George-Rodolphe!, poète allemand, né a Stuttgard en 1584, m. vers 1651, fut d’abord secrétaire dç duc de Wurtemberg et son chargé d’affaires à Londres, puis se fixa en Angleterre, et reçut de Jacques Ier et de Charles 1er plusieurs missions en Ecosse, en Irlande, dans les Pays- Bas, en Italie et en Espagne. On a de lui : Odes
et chansons, Stuttgard, 1618, in-8® ; Poésies religieuses et profanes, Amsterdam, 1641, in-12. Certains critiques allemands le placent au-dessus d’Opitz. B.
WEDGWOOD (Josiah), manufacturier anglais, né en 1730, m. en 1795, appliqua ses talents à la fabrication de la poterie, fonda, dans le comté de Stafford, une manufacture de porcelaines peintes, où il créa des produits supérieurs en qualité et en beauté, et dota, par son exemple, l’Angleterre de l’industrie de la porcelaine. Il devint membre de la Société royale de Londres et de celle des antiquaires. Il a inventé le pyromètre qui porte son nom, pour mesurer le degré de chaleur que peut supporter la poterie sans se vitrifier.
WEDNESBURY, brg et paroisse d’Angleterre ( Stafford), près de la source de la Tame, à 14 kil. N.- O. de Birmingham ; 8,500 hab. Belle église Château-fort. Fabr. de quincaillerie , articles en fer de toute espèce, armes, sellerie et carrosserie, etc. Mines de houille aux environs.
WEEDON-BECK , vge d’Angleterre ( Northampton), à 6 kil. S.-E. de Daventry; 1,600 hab. Vaste arsenal.
WEENDAM. V. Vee^dam.
WEENER, brg du Hanovre, à 31 kil. S. d’Auric.h, près de l’Ems, auquel il est joint par un canal ; 2,400 hab. Marchés aux chevaux.
WEENINX ou VEENIX (Jean-Baptiste), peintre, né à Amsterdam en 1621, m. en 1660, fut élève d’ Abraham Bloemaert et de Nicolas Mogaert. Il alla passer 4 années à Rome, où ses ouvrages furent très-recherchés. Il a traité presque tous les genres : il peignait des morceaux d’histoire, des intérieurs, des paysages, des portraits, des marines, des animaux vivants, et des natures mortes. Sa couleur est chaude et agréable , quoique un peu grise ; sa touche libre et hardie, ses compositions très- variées. Le musée du Louvre a de lui les Corsaires repoussés. A. M.
weeninx (Jean), peintre, fils du précédent, né à Amsterdam en 1644, m. en 1719, élève de son père, le perdit à 16 ans, et se forma par l’étude de ses tableaux, qu’il copia avec une remarquable fidélité. Il traita aussi tous les genres avec un égal bonheur, histoire, animaux, édifices, intérieurs, portraits, fleurs et fruits : mais son talent brilla surtout dans les natures mortes, où il n’a pas de supérieur. Jean-Guillaume, électeur palatin, le fit venir à sa cour, où il le garda longtemps. Le dessin de J. Weeninx est ferme et hardi , sa couleur brillante et harmonieuse : il composait fort spirituellement. Le musée du Louvre a trois tableaux de lui. A. M.
WEERDT (Sebald de), navigateur hollandais, fit partie, en 1598, d’une expédition de découverte conduite par J. de Mahu, puis par De Cordes, et laissa son nom aux îles Sebatdmes, dans le détroit de Magellan, qu'aucun marin de son temps n’a décrit aussi bien que lui. Nommé, en 1602, vice-amiral d’une flotte expédiée aux Indes orientales, il fut assassiné, en 1603, dans l’ile de Ceylan. La relation de son voyage au détroit de Magellan, écrite en hollandais par Bern. Jansen, a été partiellement traduite en latin dans les Grands voyages de Debry, et en français dans le Recueil des voyages de la compagnie des Indes.
weerdt ou werth ( Jean de) , général, né en 1594 à Weerdt (Limbourg), m. en 1652, passa du service de l’Autriche à celui de la Bavière, contribua à la victoire de Nordlingen sur les Suédois en 1634 , battit, en 1635, le maréchal de Gassion, et envahit, en 1636. la Picardie. En 1638. envoyé contre Bernard de Saxe-Weimar, il fut défait et pris à Rheinfeld, et passa 4 années à Paris dans une captivité que le cardinal de Richelieu et les seigneurs de la cour de France surent lui rendre agréable. Echangé en 1642, il reprit un commandement, et défit Rantzau à Dutlingen. Après le traité de Westphalie, 1648, il se retira dans une terre en Bohême.
weerdt ou weert , v. de Belgique ( Limbourg ) , à 20 kil. O. de Ruremonde ; 6,000 hab. Belle église, où se trouve la sépulture du comte de Horn, mort en 1562. Prise par les Français en 1792. Patrie de Jean de Weerdt.
WEGELIN (Jacques), historien, né à S^Gal! en 1721, m. en 1791, fut pasteur, bibliothécaire, et professeur de philosophie dans sa ville natale, et obtint, en 1765, la chaire d’histoire à l’Académie des nobles de Berlin. On a de lui, en français : Mém. hist. sur les principales époques de l'histoire d’ Allemagne, 1766; Mémoires sur la philosophie de l'histoire, 1772-79, 4 vol.; Histoire universelle, 1776-80, 3 vol. in-4° et 6 vol. in-8®, etc. Les ouvrages de Wegelin sont savants et profonds; mais il est souvent lourd, diffus et obscur.
WEHLAU, v. des Etats prussiens (Prusse), à 51 kil. E. de Kœnigsberg, au confluent de l’Aile et de la Pregel ; 4,000 hab. Foires aux chevaux. — Fondée par les cheva-