YAH
Y (Golfe de T), golfe du Zuyderzée, s’étend, sur 25 kil., de Muyden à Beverwick, entre la Hollande septentrionale et la Hollande méridionale. C’était jadis un lac , uni au Rhin d’un côté, au lac Flevo de l’autre; il a été formé, au xme siècle, par une invasion de la mer.
YABOUS, riv. de la Nubie, nait dans le pays des Gal- Ias, et se jette dans le Bahr-el-Azrelc. Les hippopotames et les crocodiles y abondent.
YACOBA, pays peu connu de l’Afrique intérieure , au S. du Haoussa. 11 y a, dit-on, des peuplades féroces, et des mines d’argent et d’antimoine.
YACOUB (Ibn-Leiz), fondateur de la dynastie des Soffarides en Perse, avait été chaudronnier (en arabe soffar ) dans le Sigistan, son pays natal. Il se fit chef de brigands, se mit au service de Salih-ebn-Nasr et de son frère Darham, qui avaient chassé les Tahérides du Khoraçan, et prit lui-même le pouvoir souverain en 872. Il réunit sous sa domination le Sigistan, le Khoraçan, le Farsistan, le Tabaristan, fut reconnu comme maitre légitime de ces contrées par le calife Motamed, et mourut en 879, au moment où il songeait à attaquer Bagdad.
YACOUB ( Abou-Yousouf |, dit Almançour-Billah, prince de la dynastie des Mérinides en Afrique, succéda, en 1258, à son frère Abou-Belcr sur le trône de Fez, réunit Maroc à ses Etats en 1268, fit deux expéditions en Espagne pour soutenir Mohammed II, roi de Grenade, contre Alphonse X, roi de Castille, s'allia ensuite avec ce dernier prince, entreprit avec lui le siège de Cordoue et de Grenade, et mourut à Algésiras en 1286.
YACUNDA , riv. du Brésil, naît dans la prov. de Para, et se joint à l’Amazone par le canal qui réunit le Tocantin à ce fleuve.
YAGMOURASSEN ( Abou-Yahia-ben Zeïan) , chef de la dynastie africaine des Zeïanides, profita de la décadence des Almohades pour fonder le royaume de Tlemcen, sur lequel il régna pendant 40 ans, 1242-82, et qui subsista jusqu’au xvie siècle.
YAGNEZ (Ferdinand), peintre espagnol, né à Almedina ( Manche ), on ne sait en quelle année, m. vers 1560, alla en Italie prendre les leçons de Raphaël. Dès 1531, il jouissait en Espagne d’une grande réputation. Chargé d’orner le grand autel de la chapelle des Albornos, dans la cathédrale de Cuença, il y peignit la Nativité , la Résurrection, St Pierre J St Paul, et huit autres saints ou saintes. On y remarque les contours arrêtés, la noble expression, les attitudes élégantes et le sentiment idéal de l’école romaine. D’autres tableaux qu’il exécuta pour les églises des Trois Rois Mages et de la Piété augmentèrent encore sa réputation. A. M.
YAHIA ( Abou-Zakharia) , général musulman du xne siècle, fut gouverneur de Lérida, puis de Cordoue, reçut de Tachfyn, roi de Maroc, le commandement de toutes les forces des Almoravides en Espagne, fut contraint, par une insurrection des Arabes de la Péninsule , en 1144, d’accepter l’alliance d’ Alphonse-Raymond, roi de Castille, se vit attaqué par les Almohades , qui lui prirent Cordoue et Grenade, et mourut en 1149, selon les uns dans un combat sous les murs de cette dernière ville, selon les autres assassiné par les siens à Jaën.