‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 703 sur 864 · ZOL · texte numérisé non relu

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aussi qu’il était prêt à « prendre ces principes de liberté commerciale comme base de tout traité avec les autres Etats » . Plusieurs petits Etats répondirent à cette, invitation : Schwarzbourg - Sondershausen (25 octobre 1819) , Schwarzbourg-Rudolstadt (24 juin 1822), Saxe-Weimar- Eisenach (27 juin 1823), Anlialt- Bernbourg (10 octobre 1823), Lippe-Detmold (17 juin 1826), Mecklembourg- Sehwerin (2 décembre 1826) , Anhalt-Kothen (17 juillet 1828), Anhalt- Dessau (16 août 1828), Cobourg-Gotha (4 juillet 1829), Hesse - Hombourg (31 décembre 1829), Saxe-Cobourg-Gotha (6 mars 1830), Holstein-Oldenbourg (24 juillet 1830), principauté de Waldeck (16 avril 1831 ). L’accession de ces enclaves ne formait encore qu’un accroissement de population de 318,000 âmes; mais il faut y joindre les deux Hesses, réunies à la Prusse par les traités du 14 février 1828 ( grand-duché de Hesse ) et du 25 août 1831 (Hesse-Electorale). — Cette union avait déjà produit d’heureux effets : l’industrie était en progrès, et le chiffre de la recette des douanes avait sensiblement augmenté; cela détermina la formation du Zollverein. Le 22 mars 1833, fut signé le traité entre l’union prussienne d’une part, et l’union bavaro-wurtembergeoise de l’autre ; le 30 , la Saxe royale adhéra au traité , et fut imitée ( 11 mai) par l’union thuringienne. Le Zollverein, comprenant ainsi un territoire de 7,120 lieues, occupé par 23,478,120 liab., commença à fonctionner au 1er janvier 1834 : la Prusse formait environ 55 p. 0/0 de la population totale.

Quinze ans après, d’autres petits Etats avaient adhéré, et la population du Zollverein s’élevait à 29,860,063 âmes. Deux villes libres, le Mecklembourg, le Sleuerverein et l'Autriche n’en faisaient pas partie. La Prusse parvint à entraîner le Sleuerverein par le traité du 7 sept. 1851 : le Sleuerverein, auquel la Prusse faisait d’ailleurs de grandes concessions (celle, entre autres, qui, dans la répartition des bénéfices, attribue à Hambourg 3/4 en sus de sa part proportionnelle), devait se fondre dans l’association à partir du 13 janvier 1854. L’Autriche profita de la dissolution momentanée du Zollverein, par suite de ce traité, pour essayer de se substituer à la Prusse. Elle abolit les douanes qui la séparaient de la Hongrie, publia un nouveau tarif plus libéral , excita les petits Etats contre la Prusse, et chercha à les attirer dans son alliance. La proclamation de l’Empire français fit cesser ces luttes intestines. L’empereur d’Autriche sentit le besoin de se rapprocher de la Prusse, et signa avec elle le traité du 19 février 1853, qui supprime entre les deux pays les prohibitions (excepté pour le tabac, le sel, la poudre, les cartes, les almanachs), admet les produits bruts en franchise, les produits manufacturés à des droits très-modérés, déclare le transit et l’entrepôt libres, etc. “ En 1860, y est-il dit, des commissaires nommés par les parties contractantes se réuniront pour arrêter les bases d’une union douanière complète. » L’Union a adopté (novembre 1856) une unité commune de monnaie. Le Zollverein a été reconstitué peu de temps après le traité de la Prusse et de l’Autriche, et l’Allemagne n’a plus que quelques pas à faire pour arriver à une complète unité douanière. L’association , en 1863, comprenait 34.670,277 âmes.

Constitution du Zollverein. — Les Etats associés sont régis par une législation uniforme pour l’importation, l’exportation et le transit. Ils jouissent entre eux d’une absolue liberté de commerce, excepté pour les objets dont la vente constitue un monopole au profit de l’Etat , tels que les cartes et le sel ; certains articles sont soumis à des droits de compensation. Les recettes de douane sont perçues en commun, et réparties entre les divers Etats, proportionnellement au nombre des habitants. Le quintal de douane (50 kilogr.) est l’unité de poids. Les consuls et les navires de chaque Etat sont également et partout sous la protection de tous. Chaque année, les ambassadeurs des parties contractantes s’assemblent pour partager les recettes et réviser le tarif. La constitution du Zollverein a été arrêtée en 1834, modifiée en 1841 et 1854. — Le tarif comprend : 1° les objets qui entrent en franchise, parmi lesquels les produits agricoles, le bétail, les minerais, les objets d’art; 2° les droits d’importation, qui sont en moyenne de 1/2 thaler (1 fr. 85 c.) par quintal métrique (le Zollverein fait payer d’après le poids et non d’après la valeur des objets ), et les droits d’exportation, qui ne frappent que quelques matières premières; 3° les droits de transit, qui ne dépassent pas ordinairement 1/2 thaler; 4° les droits de navigation ; 5° la perception. Les droits du tarif, d’abord peu élevés, ont été successivement augmentés, principalement depuis 1845, dans un intérêt de protection mal entendue. Cependant l’annexion du Sleuerverein a rendu nécessaires

certaines diminutions. Le Zollverein n’est encore qu’une union imparfaite , qui n’a pas détruit toutes les barrières intérieures. Ainsi, la Prusse et quelques autres pays prélèvent sur la bière un droit de passage de 7 silbergros par centner (50 kil. ) ; le Hohenzollern, 34 s. gr. pour la bière brune, et 22 pour la bière blanche par eimer ( 184 litres ) ; la Bavière, 17 s. gr. par eimer-, le Wurtemberg, 51 s. gr. pour la bière brune, et 34 pour la bière blanche, par eimer; Bade, 22 s. gr. par ohm ( 143 litres ) ; la Hesse-Electorale, 7 1/2 s. gr. par cenlner; le grand-duché de Hesse, 22, et Franfort, 17 s. gr. par ohm. — Tel qu’il est, le Zollverein a pourtant rendu de grands services à l’Allemagne : les frais de perception, très - considérables, avant l’union, pour chaque Etat séparé, n’étaient plus que de 14 p. 0/0 en 1835, de 10 p. 0/0 en 1851. La recette, qui, en 1835, était de 61,500,000 francs, s’élevait, en 1845, à 103 millions (94,211,670 fr., déduction faite des frais). Sur ce chiffre, les denrées alimentaires coloniales figurent pour près de moitié, les produits demi-fabriqués ou manufacturés pour 1/5. La recette baissa depuis 184/^vec l’augmentation des tarifs. Elle s’est un peu relevée; la recette brute, en 1863, était de 96,429.740 fr.

ZOLTAN, duc des Hongrois, fils d’Arpad, dévasta une partie de l’Europe occidentale à la tête des Hongrois, de 907 à 955, et fut enfin battu par Othon le Grand sur le Lecli, près d’Augsbourg. Il se fixa alors dans le pays qui prit le nom de Hongrie, et mourut en 960.

ZOMBOR ou SOMBOR, v. des Etats autrichiens (Hongrie), à 145 kil. O. de Témeswar, près du canal François ; 22,000 hab. Administration des domaines. Ecole normale d’instituteurs grecs orthodoxes. Fabr. de soieries. Comm. de grains et de bétail; ch.-l. du comitat. de Bacs.

ZONA. V. Ceintüre.

ZONARAS (Jean), historien grec du XIIe siècle, secrétaire d’Etat à Constantinople sous le règne de Jean et de Manuel Comnène , puis moine de l’ordre de S1 Basile , a laissé des Lettres, des Commentaires sur les canons des apôtres, des conciles, et sur les épi très canoniques des papes ; des Poésies sacrées, et des Annales, depuis la création du monde jusqu’à la mort d’Alexis Comnène, 1118. Ce dernier ouvrage n’est qu’un précis assez exact et impartial , qui fait surtout bien connaître Constantin et les princes de sa maison; il a été inséré, en 2 vol. in-fol., dans la collection byzantine du Louvre ; le président Cousin l’a traduit en français, avec Xiphilin et Zosime, Paris, 1678,

ZONZONATE. V. Sonsonate.

ZOPYRE , fils de Mégabyze , vers l’an 520 av. J.-C. , voulant aider à la prise de Babylone soulevée contre Darius Ier, se coupa le nez et les oreilles, alla se présenter aux assiégés comme une victime de la cruauté du roi , obtint de commander quelques troupes , à la tête desquelles il remporta , dans des sorties , plusieurs succès concertés d’avance avec les Perses , et , chargé de toute la défense de la ville , ouvrit les portes à Darius , qui assiégeait la ville depuis 20 mois.

ZORG ( Henri-Martin Rokes , dit) , peintre , né en 1621 à Rotterdam , m. en 1682 , eut pour maitres David Téniers et Guillaume Buytenweg. Il a peint des foires, des intérieurs de chaumières , des scènes domestiques , des cuisines, des charlatans, et des natures mortes. Sa couleur est douce et harmonieuse , son exécution fine et soignée : il composait avec esprit. Son père, qui conduisait une barque marchande entre Rotterdam et Dordrecht , étant venu à mourir, il lui succéda dans sa profession , sans abandonner la peinture. Le Louvre possède de lui un intérieur de cuisine. La Pinacothèque de Munich renferme aussi deux tableaux, de sa main. A. M.

ZORN , rivière de France, naît dans les Vosges , et sa jette dans la Moder, rive dr. ; cours de 90 kil.

ZORNDORF , vge des Etats prussiens (Brandebourg) , à 10 kil. N. de Custrin; 1,300 hab. Célèbre, par une vie toire de Frédéric II, roi de Prusse, avec 30,000 hommes, sur 50,000 Russes, les 25 et 26 août 1758.

ZOROASTRE, personnage célèbre, dont la patrie, l’époque et la vie , ne présentent qu’ineertitude. Les uns le font vivre plusieurs milliers d’années avant le siège de Troie ; les autres , du temps de Ninus ; d’autres , enfin , le font contemporain d’Hystaspe, père de ce Darius qui fut roi de Perse après la mort du faux Smerdis. Cette dernière opinion est la moins vraisemblable, étant fondée sur la confusion qu’on a faite longtemps d’Hystaspe et de Darius avec Gustasp et son fils Espendiar, princes de l’Aderbaïdjan et des provinces méridionales de la Perse. Sans pouvoir fixer la date de Zoroastre , on peut admettre qu’il vécut avant l’époque de Darius. Cela résulte de ce qu’on lit dans

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le Zerdust-Namèh , un des poèmes du Zend-Avesta. On y voit que Zoroastre, après avoir entendu la parole d’Ormuzd dans l’Iran , se rendit à Balkh , capitale de la Bactriane , et qu’il convertit à sa loi Gustasp , roi de cette contrée. On trouve encore, dans une autre partie, le Tchengrégatch- Namèh , que Gustasp voulut répandre en Asie la nouvelle religion, que des Brahmanes vinrent à sa cour pour confondre Zoroastre, et que, loin d’y réussir, ils furent euxmêmes convertis. Sur les sollicitations de Zoroastre, Gustasp voulut aussi convertir le roi de Touran ; il s’ensuivit une guerre qui eut pour résultat la prise de Balkh , le massacre des prêtres du feu , et la mort de Zoroastre. Ces derniers faits sembleraient donner raison à ceux qui font vivre Zoroastre du temps de Ninus; il est vrai qu’ils en font en même temps le roi de Bactriane qui fut alors vaincu par ce même Ninus. Pour mettre d’accord toutes les opinions , on a imaginé plusieurs Zoroastres , un Chaldéen , un Bactrien , un Perse, un Pamphylien , un Proconnésien , et un Babylonien. On n’a pas plus de certitude sur sa mort que sur sa vie , puisque , selon les uns , il serait mort au sac de Balkh , et , selon d’autres , sur le mont Albordj , où il se serait retiré dans un âge très-avancé. Ce qu’on ne peut pas mettre en doute, c’est l’existence, non de plusieurs Zoroastres , mais d’un seul , qui fut l’auteur ou le propagateur des Naçkas, et, par conséquent, des principes religieux qu’ils contiennent. On attribue quelquefois le livre de vie, la loi d’Ormuzd, à Djemschid , autre personnage mystérieux qui s’était établi dans l’Iran ; Zoroastre alors n’aurait fait que perfectionner cette première législation. Cependant les Naçkas disent le contraire, le premier Fargard commençant par ces mots : Ormuzd dit à Sapetman

Zoroastre : « J’ai donné , 6 Sapetman Zoroastre , un lieu de délice et d’abondance. » Zoroastre peut donc être regardé comme l’auteur des Naçkas. Ces poëmes furent écrits dans une langue qui ne se parle plus , le zend. L’idée fondamentale qu’ils renferment est le dualisme des deux principes, l’un du bien ou de la lumière, Ormuzd, l'autre du mal ou des ténèbres, Ahriman. Au-dessus d’eux règne un principe suprême, Zervane-Akerène , l’étemel , le temps sans limites. Ormuzd a sous lui six puissances que les Perses nommaient Amschaspands ; primitivement il y en avait sept ; le septième était Ormuzd, et ce fut peut-être Zoroastre qui le sépara des autres , et qui renversa ainsi l’idée d’un polythéisme primitif. Ahriman a également à ses ordres des puissances inférieures, qui sont les Dews. La lutte des deux principes doit se terminer par la défaite définitive d’ Ahriman. Zoroastre , appliquant cet ordre d’un idéal religieux à la terre, voyait dans l’Iran, l’empire médo-bactrien gouverné par Gustasp, l’image de l’empire d’Ormuzd, de même que le Touran, pays des nomades du nord, était l’image de l’empire d’ Ahriman. Il y a, par conséquent, des hommes purs , ceux qui font le bien , et des hommes impurs , ceux qui font le mal. Zoroastre distingue également les animaux qui se rapportent à Ormuzd et ceux qui se rapportent à Arhiman ; il est du devoir de l’homme de faire la guerre à ces derniers. Cette obligation de tuer certains animaux marque une des principales oppositions entre la religion de Zoroastre et la religion brahmanique. Le feu , dans le mazdéisme , était le symbole de la divinité. V. Anquetil-Duperron , Vie de Zoroastre, placée en této de sa traduction du Zend-Avesta. R — T.

ZOROBABEL , prince de la maison de David , ramena les Juifs dans leur pays après l’édit de Cyrus, 536 av. J.-C., rebâtit le temple de Jérusalem , et contribua au rétablissement du culte.

ZOSIME , historien grec du ve siècle, fut avocat du fisc au temps d’Honorius et de Théodose II le Jeune. On a de lui une Histoire çomaine , depuis les premiers empereurs jusqu’à Dioctétien ; elle est en 6 livres , dont une partie du 6e n’existe plus . La meilleure édition est celle de Reitemey er, Leipzig, 1784, in-8»; elle a été traduite en français , avec Xiphilin et Zonaras , par le président Cousin , Paris, 1678, in-4°. Zosime était païen , et se montre fort hostile à Constantin et à la religion chrétienne.

zosime ( saint) , né en Grèce , pape de 417 à 418 , se laissa quelque temps abuser par les hérésiarques Célestius et Pélage , mais finit par les condamner. On a de lui 13 Lettres et un fragment de sa Constitution contre Pélage. Fête, le 26 décembre.

ZOTTON, guerrier lombard , un des compagnons d’Àlboin , s’empara de Bénévent vers 571 , et régna 20 ans sur cette ville avec le titre de duc.

ZOUAVES, corps d’infanterie légère créé en Algérie par ordonnance du 21 mars 1831 , sur la proposition du maréchal Clausel , pour remplacer les troupes turques au service de la Régence, et qu’on en avait expulsées après la

conquête. Il y eut d’abord 2 bataillons. On les appela Zouaves, en arabe Zouaoua , d’une confédération de tribus les plus guerrières de la Kabylie, dans les gorges retirées du Djurjura. Chaque bataillon reçut néanmoins dan3 ses rangs tous les indigènes africains ; on y enrôla aussi des Européens, et particulièrement des enfants de Paris : il y eut 12 soldats français par compagnie, et en outre tous les officiers et sous-officiers furent français. L’uniforme fut une veste à manches et un gilet forme arabe fermé par devant, en drap bleu foncé, avec galons jonquille, un pantalon maure en drap garance , une ceinture en laine bleu de ciel, une calotte garance avec gland jonquille , un turban vert, des jambières en peau, des guêtres blanches, et des souliers, la giberne et le hâvresac turcs. Les officiers eurent pour costume celui des hussards. L’armure fut une carabine avec sabre-poignard se montant en baïonnette. En 1833 , le nombre des compagnies fut élevé à 10, dont 8 françaises et 2 indigènes : on avait renoncé à mêler les deux races , par suite de ce fait observé souvent , qu’elles prenaient un peu des vices les uns des autres , sans échanger leurs qualités. Le régiment des Zouaves fut porté à 3 bataillons , en 1841 , et une seule compagnie par bataillon put recevoir des indigènes , mais en petit nombre. Un décret de 1852 créa 3 régiments de Zouaves de 3 bataillons chacun; un autre décret de 1855 créa un 4e régiment, à 2 bataillons , pour la garde impériale ; leur marque distinctive est un turban blanc. V. les Zouaves et les Chasseurs à pied, Paris, 1855, in-12, ou Revue des Deux Mondes de 1855, 15 mars et 1er avril.

ZOUBOW (Platon), dernier favori de l’impératrice Catherine II, était lieutenant dans le régiment des Gardes ; il fut créé prince et grand-maître de l’artillerie , et acquit d’immenses richesses. Après la mort de Catherine , il fut exilé par Paul Ier, puis ayant obtenu de revenir à St-Pétersbourg , trempa dans le meurtre de ce prince > ne fut point employé sous le nouveau règne, et mourut dans la retraite en 1817. Son frère , Valérien , né en 1760, m. en 1804, eut également part aux faveurs de Catherine II , fut nommé lieutenant-général en 1794 , commanda l’armée envoyée contre la Perse , et prit Derbent.

ZOUCHIO. V. Navarin.

ZOUG. V. Zug.

ZOUILA, la Cillaba de Pline? v. du Fezzan, à 140 kil. E.-N.-E. de Mourzouk; 5,000 hab.

ZOUK-MIKAEL, v. de la Turquie d’Asie (Syrie), à 30 kil. N.-E. deBeyrout; 12,000 hab. Comm. de soie et vin.

ZOUMBO , établissement portugais de l’Afrique orientale (Mozambique) , dans une île du Zambèze, à 400 kil. S.- O. de Tete. Comm. d’or et d’ivoire.

ZOUNGARIE. V. Dzoungarie.

ZSCHOKIvE ( J eau-Henri-Daniel ), littérateur allemand, né en 1771 à Magdebourg, d’une famille de commerçants, m. en 1848, fut tour à tour acteur, auteur dramatique , professeur et maître de pension , alla se fixer en Suisse en 1797, et, en 1798 , devint membre du Grand-Conseil d’Argovie. Le gouvernement helvétique le chargea souvent de missions politiques et administratives. On a de lui : Abellino, chef de brigands , 1793 , drame devenu populaire; Histoire de la république des Grisons , 1797 ; Histoire de la destruction des républiques de Scliwytz , Uri et Unterwald , 1802 ; Histoire du peuple bavarois, 1813-18; Histoire de la nation suisse, 1822, traduite en français par Monnard , 1823-33; Histoire contemporaine, 1817-23. Il a composé aussi beaucoup de romans, de contes et de nouvelles, qui ont été traduits en français : Contes suisses, par Loève-Velmars, 1828, 4 vol. in-18 ; les Soirées d’Aarau, par le même, 1829, 4 vol! in-12; les Matinées suisses , par le même , 1830-32, 12 vol. in-12 ; Jonathan Frock, par Suckau ; Nouvelles soirées d’Aarau, par Cherbuliez, 1833, 5 vol. in-12. Les Œuvres de Zschokke ont été réunies en 40 vol. , 1825-33. C’est un écrivain plein de lucidité et d’imagination, qui a su exercer une grande influence sur la bourgeoisie suisse et allemande par son art de présenter les leçons de morale sous des formes séduisantes et accessibles à tous.

ZUCCARO ou ZUCCARI (Taddeo), peintre de l’école romaine , né en 1529 à San-Angelo-in-Vado , m. en 1566 , eut un faire facile et agréable, mais manqua d’élévation. Ses ouvrages les plus célèbres sont les fresques du château de Caprarola , qu’on a gravées en 1748.

zuccaro ou zuccari (Federico) , frère et élève du précédent, né en 1542, m. en 1609, peignit à Florence la grande coupole de Sainte-Marie des Fleurs , et à Rome le plafond de la chapelle Pauline, commencé par Michel- Ange. On a de lui un livre intitulé : Idea de’ pittori, scullori e architelti , Turin , 1607 , in-fol.

ZUCCHI (Jacques), peintre, né à Florence, m. vers

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