‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 704 sur 864 · ZUR · texte numérisé non relu

ZUR

1590, élève de Vasari, vint à Rome vers 1572, et y fut protégé par le cardinal Ferdinand de Médicis. 11 a peint de belles fresques au Vatican et dans plusieurs églises.

zucchi (François), frère et élève du précédent, m. vers 1620 , peignit d’abord avec succès les Heurs et les fruits, puis se livra à la mosaïque. C’est à lui qu’on doit les mosaïques de la coupole de St-Pierre.

ZUENT1BOLD , le même nom que Sviatofolk.

ZUG, Tugium, ville de Suisse, ch.-l. du canton de son nom , sur la rive É. du lac de Zug , à 80 kil. E.-N.-E. de Berne , 28 S. de Zurich, par 47» 9’ 57” lat. N. et 6° 10’ 50” long. E.; 3,854 hab. Gymnase, bibliothèque. Papeteries.

, Connu, de bois, bétail, kirschenwasser, châtaignes, fruits secs. En 1455, deux des rues s’abîmèrent dans le lac. En 1795, un incendie détruisit une partie de la ville. —Le canton de Zug, au centre de la Suisse, le 8e et le plus petit de tous, entre ceux de Zurich au N., d’Argovie et de Lucerne à l’O., de Schwytz au S. et à l’E., par 47° 5'-47° 13' lat. N., et 6° 4'-6° 19' long. E., a 239 kil. carr., 22 kil. sur 18, et 19,608 hab., presque tous catholiques et de race allemande. Climat doux. Sol fertile en fruits, arrosé par la Reuss et la Lirnmat. Ce canton fut admis dans la Confédération en 1352. Il est le 6e par l’ordre d’admission, le 22e par l’étendue, le 21e par la population. Sa constitution actuelle, qui date de 1814, est entièrement démocratique : le pouvoir souverain réside dans l’assemblée nationale, qui se réunit tous les ans au 1er mai pour recevoir les comptes des fonctionnaires et procéder aux élections; le pouvoir exécutif et judiciaire appartient à un landamman, assisté d’un conseil de canton; le pouvoir législatif et le droit d’élire les députés à la diète fédérale, est à un Grand-Conseil. B.

zug (Lac de), lac de Suisse; s’étend dans les cantons de Zug, de Schwytz, et de Lucerne; 38 kil. carrés. Ses eaux s’écoulent par la Loretz dans la Reuss.

ZU1DERZËE. V. ZuYDEitzÉE.

ZULIA , riv. de la république de Vénézuéla, se jette dans le lac de Maracaïbo. Elle donnait son nom à un département de la Colombie, qui a formé les 4 provinces de Maracaïbo, Coro, Truxillo, et Mérida.

ZULLICHAU, v. des Etats prussiens ( Brandebourg ), à 35 kil. E. de Francfort-sur-l’Oder; 5,000 hab. Gymnase. Fabr. de draps, lainages, eau-de-vie et vinaigre.

ZULP1CH, anc. Tolbiacum ou Tolbiac , ville des Etats prussiens (prov. du Rhin) , à 33 kil. S.- O. de Cologne;

I, 200 hab.

ZUMALACARREGUY (Thomas), général espagnol, né dans le Guipuzcoa en 1789, m. en 1835, suivit la carrière militaire, arriva au grade de commandant dans la garde royale, se démit de ses fonctions à la mort de Ferdinand VII, s’attacha à Don Carlos, en faveur duquel il excita un soulèvement dans son pays natal, fit la guerre de partisan contre les Christinos, prit Yillafranca , mais fut mortellement blessé devant Bilbao.

ZUMBO (Gaëtan- Jules), célèbre modeleur en cire, né à Syracuse en 1656, m. en 1701, devina les principes de la sculpture sans le secours d’aucun maître, étudia avec soin l’anatomie, et, comme il n’avait pas appris à manier le ciseau , employa une cire colorée qu’il préparait luimême et dont il garda le secret. Il exécuta, à Florence, la composition fameuse que les Italiens nomment la Putréfaction; ce sont 5 figures représentant un moribond, un corps mort, un corps qui commence à se corrompre, un autre à demi corrompu, et enfin un corps en pleine décomposition. Il fit aussi à Gênes deux chefs-d’œuvre, une Nativité de

J. - C. , et une Descente de croix. B.

ZUNIGA, brg d’Espagne (Navarre), à 50 kil. S.-O.

de Fampelune. 11 a donné son nom à une famille noble, qui a fourni beaucoup d’hommes distingués dans l’administration, dans l’Eglise et dans l’armée.

ZURAWNO, brg des Etats autrichiens (Galicie), sur le Dniester, à 31 kil. E. de Stry; célèbre par la belle défense de Jean Sobicski, qui, avec 10,000 Polonais, se soutint aux environs pendant 23 jours contre 80,000 Turcs et 130,000 Tatars, auxquels il dut cependant céder, par traité, Kamenetz et une partie de l’Ukraine, 1676.

ZURBARAN (François), peintre, né en 1598 àFuente de Cantos (Estramadure ), m. en 1662, fut d’abord élevé comme un simple paysan ; mais son gcût pour la peinture s’étant révélé, on le mit, à Séville, sous la direction de Jean de la Roëlas. Tout jeune, il étudia de près la nature ; en copiant des étoffes blanches drapées sur un mannequin, il apprit à les rendre avec une habileté supérieure. Les tableaux du Caravage lui inspirèrent une si vive admiration , que son style s’en ressentit , et qu’on l’a surnommé justement le Caravage espagnol. Comme le peintre italien, il aime les violentes oppositions de lumière et

d’ombre, les sujets tristes et dramatiques. Dès l’année 1625, on le chargea d’orner l’autel de S1- Pierre, dans la cathédrale de Séville : bientôt après, on lui demanda des tableaux pour l’église du collège de Sl-Thomas. Zurbaran n’alla point en Italie ; mais il fit un voyage à la Guadeloupe, où il exécuta douze peintures, que l’on classe parmi ses meilleurs ouvrages. Revenu en Espagne, il multiplia ses productions, et s’acquit une brillante renommée. On vante beaucoup les scènes bibliques dont il décora la Chartreuse de Xérès, et le Christ du monastère de S1 Paul, â Las Cuevas. 11 exécuta, pour le roi d’Espagne, les douze travaux d’IIercule. A. M.

ZURICH, Tuncum , Tigurum, Duregum , ville de Suisse, ch.-l. du cant. de son nom, sur la Lirnmat, à sa sortie du lac de Zurich et à son confluent avec la Sihl, à 87 kil. N.-E. de Berne, 70S.-E. de Bâle, 37 N.-N.-E. de Lucerne ; par 47°22' 31” lat. N., et 6° 12' 47” long. E. ; 19,758 hab. C’était, avant 1848, l’un des trois sièges alternatifs de la Diète suisse et du gouvernement fédéral. Université, institut d’aveugles et de sourds-muets, institut des sciences politiques , institut de médecine et de chirurgie, école polytechnique fédérale. Bibliothèque, cabinets de médailles et d’histoire naturelle, jardin botanique. Arsenal. Maison de force et de correction. Ville généralement triste. On y remarque la cathédrale ou Munster, l’hôtel-de-ville ou palais du gouvernement , le monument de Gessner , et le tombeau de Lavater. Les fortifications ont été détruites depuis 1833. Filât, et tissage de coton, fabr. de soieries, rubans, crêpes, toiles à bluter; teintureries en rouge. — Zurich existait du temps des Romains. Déclarée ville libre impériale en 1218, elle secoua le joug des nobles, et s’allia auxcantons deSchwytz, d’Uri, et d’Unterwald contre les ducs d’Autriche, et fut admise dans la Confédération helvétique en 1351. Mais, en lutte avec Glaris et Schwytz pour la possession du Tockembourg depuis 1436, elle s’allia avec l’Autriche en 1439, et ne rentra dans la Confédération qu’en 1450. Zwingle y prêcha la Réformation dès l’année 1516. Les environs de Zurich ont été le théâtre de deux victoires, l’une des Suisses sur les Autrichiens, le 22 juillet 1443, l’autre de Massénasur les Russes, le 26 août 1799. Patrie de Gessner, Bodmer, Lavater, Fnessli, Pestalozzi , etc. — Zurich (Traité de). V. Supplément.

Zurich (Canton de), un des 22 cantons de la Suisse, et le 1er, au N., entre le grand-duché de Bade et le canton de Schaffhouse au N., les cantons d’Argovie à l’O., de Zug et de Schwytz au S., de Sl-Gall et de Thurgovic à l’E.; par 47° 9'-47° 51" lat. N., et 6° 2'-6° 29' long. E. ; superf., 1,723 kil. carr.; 62 kil. sur 43; 266,265 hab., presque tous protestants et de race allemande. Climat tempéré, mais sujet à des changements fréquents et subits. Sol sillonné par les Alpes, arrosé par le Rhin, la Thur, la Reuss, la Lirnmat, etc.; peu fertile, mais cultivé avec soin, et produisant des céréales, des arbres à fruits et des vins. Beaucoup de bois. Elève de beau bétail. Industrie florissante : cotons, soieries, machines et mécaniques; teintureries. L’instruction est très-développée. Ce canton est le 5e par l’ordre de son admission dans la Confédération, le 2e par sa population, le 7e par son étendue. Sa constitution actuelle date de 1839, et est toute démocratique. La souveraineté appartient au peuple, et est déléguée à un Grand- Conseil de 212 membres, qui se renouvelle par moitié tous les 2 ans; ce Conseil a le pouvoir législatif, et nomme les députés à la Diète fédérale. Un Petit- Conseil, dont les 25 membres, élus par le Grand - Conseil dans son sein ou en dehors, se renouvellent par tiers tous les 2 ans , a le pouvoir exécutif; son président est le 1er magistrat du canton. Le Grand -Conseil choisit aussi pour 6 ans une Cour suprême de justice, composée de 11 membres. Tout bourgeois est électeur à 20 ans, éligible’ à 30, et tenu au service militaire jusqu’à 40. B.

zurich (Lac de), lac de Suisse, dans les cantons de Zurich, de Sl-Gall et de Schwytz; 35 kil. sur 3; 89 kil. carrés; 200 inèt. de profondeur en quelques endroits. Il est divisé par le pont de Rapperschwyl en 2 parties, dites Lac supérieur , et Luc inférieur. Il reçoit la Linth au S.-E,, et s’écoule dans l’Aar par la Lirnmat.

ZURITA (Jérôme) , historien espagnol, né en 1513 à Saragosse, m. en 1581, fut chargé, en 1530, de l'administration des villes de Barbastro et d’Huesca, devint ensuite fiscal de Madrid, chargé d’affaires en Allemagne pour le conseil suprême de Castille en 1543, reçut la place d’historiographe d’Aragon en 1549, et voyagea en Italie et en Sicile pour recueillir des documents. Il découvrit le Chronicon Alerandrinum ou Pascale , publié dans la collection byzantine. On a de lui des Annales de la couronne d'Aragon, Saragosse, 1562-79, 6 vol. in-fol., recueil iu-

ZWI

ZUY — 2825 -

forme de matériaux. Zurita n’est qu’un annaliste minutieux.

ZURLAUBEN (Le baron de La Tour-Ciiatillonde), d’une famille noble de l’Allemagne qui remontait au temps d'Othon le, né à Zug en 1720, m. en 1795, fit de brillantes études au collège des Quatre-Nations à Paris, entra au service de la France, fit les campagnes de Flandre depuis 1742, se distingua aux batailles de Fontenoy et de Raucoux, aux sièges de Tournai, d’Oudenarde et de Maëstricht, et, en 1762, étant brigadier, défendit avec la plus intrépide fermeté les retranchements de Melsungen. Il prit sa retraite, en 1780, avec le titre de lieutenant-général. Il était membre associé de l’Académie des Inscriptions et Belles -Lettres. On a de lui : Histoire militaire des Suisses au service de la France, Paris, 1751-53, 8 vol. in-12, ouvrage exact et plein d’intérêt; une traduction d’Onosander, 1761 ; Code militaire des Suisses, pour servir de suite à l’Histoire militaire des Suisses, 1758-64, 4 vol. in-12; Bibliothèque militaire, historique et politique, 1760, 3 vol. in-12 ; Tableaux topographiques , physiques, historiques, moraux, politiques et littéraires de la Suisse, 1780-86, 4 vol. in-fol. et 420 pl., ouvrage réimprimé sous le titre de Tableaux de la Suisse, ou Voyage pittoresque fait dans les 13 cantons helvétiques, 1784-88, 12 vol. in-4°; Mémoire sur les Alpes Pennines et le dieu Penin, 1782, etc. B.

ZURLO (Le comte Joseph) , né à Naples en 1759, m. en 1828, étudia à fond les belles-lettres et la philosophie, entra au barreau, fit partie, en 1783, d’une commission de gouvernement envoyée en Calabre pour remédier aux maux causés par les tremblements de terre, fut appelé, en 1798, à la direction des finances du royaume, s’abstint de toute participation aux actes de la république Parthénopéenne, reprit son ministère après le retour du roi en 1800, s’appliqua à amortir le papier-monnaie, à éteindre les effets discrédités, à rétablir le crédit public, mais fut renversé par la cabale de la reine et d’Acton. Il suivit néanmoins la famille royale dans son nouvel exil, en 1806. Rallié à Joachim Murat en 1809, il fut ministre de la justice, puis de l’intérieur. En 1815, il suivit la veuve de Murat à Trieste, puis alla vivre obscurément à Venise. On lui permit de rentrer à Naples en 1818, et il fut même appelé au ministère de l’intérieur dans le gouvernement constitutionnel de 1820; mais, accusé par les Carbonari d’avoir violé un article de la constitution, en annonçant que le roi allait partir pour le congrès de Laybach , afin d’y négocier avec ses alliés une nouvelle constitution pour le royaume, voyage que le parlement aurait dû préalablement autoriser, il y eut une telle fermentation dans le pu • bile, qu’il se retira, avec tout le ministère. Depuis cette époque, il demeura étranger aux affaires publiques. Zurlo fut un homme d’une rare capacité, d’une activité infatigable, et d’une grande probité. B.

'ZURZACH, anc. Certiacum ou Forum Julii ? brg de Suisse (Argovie), près du Rhin, à 15 ldi. N.-N.-E. de Bruclc; 819 hab. Jadis abbaye célèbre et pèlerinage fréquenté. Antiquités romaines. Il s’y tient, chaque année, deux foires considérables.

ZUTPHEN, v. forte du royaume de Hollande (Gueldre), sur l’Yssel, à 24 kil. N.-E. d’Arnheim, 14 S. de Deventer; 15,300 hab. Ecole latine. Société des sciences physiques. On remarque l’ancienne cathédrale de Ste-Walburge , l’hôtel-de-ville à 5 façades , l’hôtel des Etats , et le Poids public , dont la tour renferme un carillon de 36 cloches. Manuf. de coton et de papier, tanneries , huileries , moulins à farine. — Ville très-ancienne , Zutphen- appartint aux évêques d’Utrecht dès 1202, et entra dans ligue hanséatique au xive siècle. Elle fut prise par le fils du duc d’Albe en 1572, par Maurice de Nassau' en 1591 , et, en 1672 , par les Français , qui la démantelèrent.

ZUYDERZÉE, c.-à-d. mer du Sud, vaste golfe formé dans le royaume de Hollande par la mer du Nord , entre les provinces de Hollande à l’O. , d’Utrecht au S. , de Gueldre au S.-E., d’Over-Yssel et de Frise à l’E. ; fermé au N. par les îles de Texel , de Vlieland , de Ter-Schelling et d’Ameland , entre lesquelles s’ouvrent des détroits qui livrent passage aux vaisseaux; 220 kil. sur 75. L’Yssel et les deux Vecht s’y jettent. Au S. -O. il forme le petit golfe de l’Y. Le Zuyderzée n’était, au temps des Romains, que le lac Flevo : en 1284 , une inondation terrible, qui submergea 72 villes ou villages et noya 100,000 personnes, enleva la portion de terre qui séparait du côté du N. ce lac de la mer. Sous le 1er Empire fiançais, de 1810 à 1814, le Zuyderzée donna son nom à un département formé de la Hollande septentrionale et de la province d’Utrecht, entre la mer du Nord au N. , le golfe du Zuyderzée et le département de l’Yssel supérieur à l’E. , les départements des

Bouches-du-RhinauS., desBouches-de-la-Meuse et la mer du Nord à l’O. ; ch.-l. , Amsterdam.

ZVORNIK ou ISVORN1K, v. de la Turquie d’Europe (Bosnie) , ch.-l. delivah, surlaDrina, à 140 kil. N.-E. de Travnik; 15,000 hab. Comm. de bois. Mines de plomb aux environs.

ZWARTE-WATER. V. Vecht.

ZWEIBRUCKEN, nom allemand de Deüx-Ponts.

ZWETTEL ou ZWETTL, v. de la Basse- Autriche, û 53 kil. N.-O. de Krems; 1,100 hab. Marchés pour lin, grains et bestiaux. Aux environs, ancienne abbaye de Cisterciens, fondée en 1138, avec une riche bibliothèque et une bergerie-modcle.

ZW1CKAU, Cygnea, v. du royaume de Saxe, ch.-l. de cercle, à 91 kil. S. -O. de Dresde, 27 S. -O. de Chemnitz ; 20,492 hab. Belle église gothique de Sle-Marie, bâtie de 1453 à 1536. Gymnase; maison de correction dans l’ancien château. Entrepôt de sel. Forges à fer. Fabr. de produits chimiques, lainages, coton, porcelaine. — Jadis ville impériale. Patrie de J. Feller; le cercle a 827,245 hab.

ZW1CKER ( Daniel) , sectaire, né à Dantzick en 1612, m. en 1678 , exerça d’abord la médecine , puis s’engagea dans les querelles religieuses. Après avoir embrassé le Socinianisme , il se rapprocha des Arminiens ou Remontrants, tenta de concilier les diverses communions chrétiennes, et fonda, dans ce but, la secte des Conciliateurs ou Tolérants. Il a beaucoup écrit , en latin, en allemand, et en flamand ; l’ouvrage où sa doctrine est exposée a pour titre : Irenicon Irtnicorum , scu reconciliatoris christianorum norma triplex,... Amsterdam , 1658, in-8°; il l’avait entrepris dans des idées de paix et de réconciliation ; comme il échoua dans son entreprise , il demeura , pendant le reste de sa vie , étranger à toutes les communions.

ZWIEFALTEN, Duplices Aquæ, bourg du Wurtemberg, à 18 kil. S. de Münsingen ; 300 hab. Il y avait autrefois une riche abbaye impériale, devenue auj. un hospice central d’aliénés. Pèlerinage très-fréquenté à une chapelle de Notre-Dame-de-Lorette.

ZWINGER (Théodore), dit l’ancien, médecin, né à Bâle en 1533 , m. en 1588 , voyagea en France et en Italie, et occupa successivement dans sa ville natale les chaires de langue grecque, de morale, et de médecine. Il fut enlevé par une épidémie , qu'il avait courageusement combattue. Son principal ouvrage a pour titre : Thealrum vitœ humanæ , Bâle, 1565 , recueil d’anecdotes et de traits historiques.

zwïnger (Théodore) , dit le Jeune, descendant du précédent , né à Bâle en 1658 , m. en 1724 , se fit une grande réputation comme praticien, fut nommé , dans sa ville natale, professeur d’éloquence en 1684 , de physique en 1687, d’anatomie et de botanique en 1703, de médecine théorique et pratique en 1711 , et reçut le titre de médecin du duc de Wurtemberg et du marquis de Bade-Dourlach. On a de lui : Théâtre botanique , en allemand, Bâle, 1696, in-fol. , où il a joint à la description des plantes leurs propriétés médicinales ; Epilome totius medicinæ, Londres, 1701, in-8°; Pœdoialreia practica , seu curatio morborum puerilium , Bâle, 1722, 2 vol. in-8°, etc.

ZWINGLE ou ZWINGLI (Ulrich) , premier auteur de la Réformation en Suisse, né en 1484 à Wildhaus (SMJall ), d’une famille obscure, m. en 1531, alla compléter à l’Université de Vienne en Autriche ses études commencées à Bâle et à Berne , cultiva avec amour les auteurs anciens et la musique , tout en se préparant au sacerdoce , et fut nommé curé de Glaris en 1506. En 1512 , il accompagna, suivant les usages du temps , la bannière de son canton , lorsque Glaris fournit un contingent de troupes au pape Jules II contre Louis XII , et assista â la bataille de Novare, 1513, Il suivit encore les Suisses à la bataille de Marignan, 1515, fut nommé, l’année suivante, curé d’Einsiedeln ou Notre-Dame-des-Ermites, prêcha contre l’usage où étaient ses compatriotes de se mettre au service de l’étranger, et, même avant Luther, parla avec énergie contre les moines, le luxe de la cour de Rome , et certaines croyances du culte catholique. Il n’en reçut pas moins de Léon X le titre de chapelain du Saint-Siège et une pension. En 1518 , ses adhérents l’ayant porté à la cure de Zurich , il se fit remarquer par une grande austérité de mœurs , s’engagea de plus en plus dans la voie des innovations religieuses, renonça en 1520 à la pension qu’il recevait du Saint-Siège, et obtint du Grand-Conseil de Zurich qu’on ne laisserait prêcher que l’Evangile dans le canton. En 1522 , il écrivit un Traité sur l’observation du Carême, en faveur de personnes emprisonnées pour avoir enfreintpubliquementl’abstinence et le jeûne. Après un colloque tenu à Zurich , 1523 , il obtint de l’autorité civile qu’elle tolérât le mariage des prêtres , se maria lui-même en 1524 , et fit supprimer la messe

ZW1

ZYT

en 1525. Nommé recteur du gymnase de Zurich, il réorganisa l'université de cette ville , appela autour de lui beaucoup d’hommes distingués , et les dota avec les revenus des communautés supprimées. Zwingle eut des querelles avec les autres réformateurs du xvie siècle : impuissant à ramener à ses doctrines les Anabaptistes ( V. ce mot ) , il se rapprocha de Luther dans des conférences tenues à Marbourg, mais sans vouloir admettre la présence réelle de J.-C. dans l’Eucharistie. Les prédications de Zwingle finirent par engendrer la guerre civile : il venait d’entraîner le canton de Berne, 1528 , quand les cantons demeurés fidèles au catholicisme prirent les armes : la lutte , un instant suspendue par la trêve de Cappel , 1529 , fut reprise presque aussitôt , et Zwingle périt à la bataille de Cappel, où son parti fut défait , 1531. La soldatesque mit son corps en pièces, en brûla les lambeaux , et jeta les cendres au vent. « C’était , dit Bossuet, un homme hardi , et qui avait plus de feu que de savoir. Il y avait beaucoup de netteté dans son discours, et aucun des prétendus réformateurs n’a expliqué ses pensées d’une manière plus précise, plus uniforme, et plus suivie ; mais aussi aucun ne les a poussées plus loin ni avec autant de hardiesse. » Les Œuvres de Zwingle , toutes en latin , ont été publiées à Zurich, 1544- 45 , 4 vol. in-fol. ; 1581, 4 tomes en 3 vol. in-fol. ; 1828-42, 11 vol. in-8®. V. J. -G. Hess, Vie de Zwingle, Paris, 1810, in-8» ; \\ . Boeder, Zwingle , ses amis et ses adversaires, SLGall, 1855. B.

ZW1TTAU, v. murée des Etats autrichiens (Moravie), près des sources de la Zwittawa (affluent de la Schwarza), à 66 kil. O.-N.-O. d’Olmütz; 4,000 hab. Evêché. Comrn. de laine , lin , draps et toiles.

ZWOLL, v. forte du royaume de Hollande , ch.-l. de la province d’Over-Yssel , sur l’Yssel, à 80 kil. E.-N.-E. d’Amsterdam; 19,951 hab. Tribunaux de lre instance et de commerce. Maison de correction. On remarque l’église S'-Michel, l’hôtel du gouvernement, et l’hôtel-de-ville.Fabr. de draps , toiles , savon , bougie ; raffineries de sucre et de sel. — Ville libre impériale , puis hanséatique ; prise et démantelée par les Français en 1672. Sous le 1er Empire français , elle fut le ch.-l. du département des Bouches-del’Yssel. En 1825, elle souffrit beaucoup d’un ouragan qui fit refluer l’Yssel jusque dans ses rues.

ZWYNDRICHT, brg de Belgique (Flandre-Orientale), sur l’Escaut, à 28 kil. N.-E. de Termonde ; 2,200 hab. Chantiers de construction de la marine de l’Etat.

ZYGANTES, anc. peuple de la Libye, à l'O. du fleuve Triton. Selon Hérodote, ils se peignaient le corps de vermillon , et se nourrissaient principalement de singes.

ZYGETH. y. Szigetii.

ZYPŒTAS, roi de Bithynie, 328-281 av. J.-C., reconnut la domination d’Alexandre le Grand , et transmit le trône à son fils Nicomède Ier , qui se rendit indépendant.

ZYRIANES, petit peuple de l’Empire russe, répandu dans les gouvernements de Vologda, de Perm, et de Tobolsk , appartient à la race ouralienne ou finnoise ; il ne compte guère que 30,000 âmes.

ZYTHLIM, boisson fermentée en usage chez les anciens Egyptiens, où la; religion défendait d’une manière absolue l’usage du vin. Elle était faite d’orge, avec une infusion amère de lupin. Son invention remontait à la plus haute antiquité.

ZYTOMIESEZ, v. de Russie. V. Jjtomiiî.

GÉNÉRAL

DE BIOGRAPHIE, D’HISTOIRE

DE GÉOGRAPHIE ANCIENNE ET MODERNE, ETC

Page 1