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ABB ABE

AA, riv. de Hollande (Drenthe et Groningue), sort des marais de Bourtange, sert de limite, dans son cours inférieur, entre la Hollande et le Hanovre, et mêle ses eaux dans le golfe de Dollart à celles de l’Ems; cours de 75 kil. — riv. de Russie (Courlande), appelée aussi Bolder Aa ou Buller Aa, arrose les gouv. de Kowno et de Courlande, baigne Mi tau, et se mêle, au-dessous de Riga, à l’embouch. de la Dwina occidentale. C. P.

ABAD1R ou ABADDIB, nom donné, dans la Mythologie grecque et romaine, à la pierre que Cybèle ou Ops fit avaler dans des langes à son époux Saturne, à la place de l’enfant qu’elle avait mis au monde. — Abadir, qui signifiait en phénicien père magnifique , était une qualification des dieux du premier ordre chez les Carthaginois.

ABAZÉES (du grec abazéin, garder le silence), cérémonies muettes en l’honneur de Bacchus, instituées, diton, par un roi asiatique appelé Dionysios.

ABBATE (Nieeolo dell’), peintre, né à Modène en 1509 ou 1512, m. en 1571, se forma sous la direction de Raphaël et du Corrége , et réussit principalement dans la peinture à fresque. Il a contribué à la dégénérescence maniérée de l’art vers la fin du xvie siècle. Ses meilleures œuvres sont à Bologne, entre autres, une Adoration des bergers , une Naissance du Christ , et une Conversation musicale. Emmené en France par le Primatice en 1552, il travailla aux fresques de la galerie d’Ulysse, dans le château de Fontainebleau; les aventures du roi d’Ithaque y étaient représentées en 58 tableaux. B.

ABBATUCCI (Jean-Charles) , neveu de Charles Abbatucci ( F. ce mot dans le Dictionnaire ), né en 1791 à Zicavo en Corso), m. en 1857, fut procureur du roi à Sartène en 1816, conseiller à la Cour de Bastia en 1819, député de la Corse en 1830, président de chambre à la Cour d’Orléans après la Révolution de Juillet, et député du Loiret en 1839. Il s’associa au mouvement réformiste qui devait amener la chute du roi Louis-Philippe. Après la Révolution de 1848, il fut nommé conseiller à la Cour de Paris, puisa la Cour de cassation, représenta le Loiret à l’Assemblée constituante et à l’Assemblée législative , fit partie de la. commission consultative qui remplaça le Conseil d’Etat, en décembre 1851, et fut nommé en 1852 sénateur et ministre de la justice.

ABBÉOKUTA , v. d’Afrique (Guinée septentrionale), dép. du pays des Egbas, à 96 kil. N. de Lagos, 240 E. d'Abomey, par 7° 30' lat. N. et 1° 2')' long. E. ; 10,000 hab. Fondée vers 1830 par les fugitifs d’Yarriba, après la destru tion de ce royaume. Entourée d’un mur qui a 20 ltiloin. de développement. Commerce avec l’inté-

rieur de l’Afrique et avec les factoreries anglaises de Whydah et de Lagos. C. P.

ABDOUL-MEI JjlD-KHAN, sultan des Turcs ottomans, né en 1823, m. en 1861, succéda à son père Mahmoud II, en 1839, au moment où l’Empire allait être envahi par le pacha d’Egypte, Méhémet-Ali. Le traité du 15 juillet 1810, conclu par l'Angleterre, la Russie et l’Autriche, sans la participation de la France, arrêta Méhémet, et sauva le sultan. Un traité du 13 juillet 1841, auquel la France prit part , régla les droits de suzeraineté de la Porte sur l’Egypte. Cinq mois après être monté sur le trône, Abdoul-Medjid avait donné le hattischérilf de Gulhané (3 nov. 1839), qui fut le point de départ du Tanzimat (F. ce mot). En 1845, une insurrection éclata eu Albanie, puis, en 1847, dans la Syrie, la Bosnie et le Monténégro. En 1848, le sultan, au risque de se brouiller avec l’Autriche et la Russie, refusa l’extradition des réfugiés hongrois et polonais , que ces puissances réclamaient. En 1850, poussé par la France et l’Angleterre, Abdoul-Medjid proclama l’égalité des croyances devant la loi. La Russie ayant voulu profiter de la désorganisation de l’Empire pour se faire reconnaître comme protectrice des sujets grecs de la Porte, il se tourna vers la France et l’Angleterre, qui marchèrent au secours des Turcs, et firent la guerre de Crimée, terminée par la paix de Paris (F. Paris — Traités de). Abdoul-Medjid ne sut ni prévoir ni réprimer la conspiration qui éclata, en 1860, dans la Syrie, contre les chrétiens (F. plus loin, Syrie — Expédition de). Il mourut usé par les plaisirs. Il fut animé de bonnes intentions, mais sans énergie, sans application aux affaires, et il laissa dans une situation déplorable les finances et toute l’administration de l’Empire. Son frère Abdoul-Aziz lui succéda en qualité de plus âgé des princes de la famille impériale.

ABEILLAGE, droit qu’avait le seigneur féodal de prendre, dans les ruches de ses vassaux, une certaine quantité d’abeilles, de cire ou de miel ; — droit en vertu duquel les essaims d’abeilles non poursuivis appartenaient au seigneur justicier.

ABEL DE PUJOL (Alexandre-Denis), peintre d’histoire, né à Valenciennes en 1785, m. en 1861, fut élève de David, et remporta le grand prix de Rome en 1811. Ses principaux ouvrages sont : la Mort de Britannicus , 1814, au musée de Dijon ; S1 Etienne prêchant l'Evangile, 1817, à l’église S'-Etienne-du-Mont de Paris; la Vierge au tombeau, 1819, à Notre-Dame de Paris; César allant au sénat le jour des ides de mars, 1819, tableau brûlé au Palais-Royal parles insurgés de 1848; Joseph expli -

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