ABO
quant les songes , 1822, au musée de Lille; la Prise du Trocadéro , 1824 ; la Clémence de César, au musée de Valenciennes ; Ruth et Noémiy à Rennes; le Baptême de Clovis, à la cathédrale de Reims; Germanicus sur le champ de balai Ile de Teutberg , 1827 ; S1 Pierre ressuscitant Tabila, dans l’église S'-Pierre de Douai ; Achille de Harlay dans la journée des barricades , 1844, au musée de Versailles; le Génie des beaux-arts les dirigeant vers le ciel, au plafond de la bibliothèque du nouveau Louvre; 8 grisailles imitant des bas-reliefs, à la voûte de la grande salle de la Bourse de Paris; Sujets de la vie de S1 Roch, fresques, à l’église S'-Sulpice de Paris. On lui doit encore un devant d’autel peint en émail sur lave de Volvic, à Ste-Elisabeth de Paris; 14 tableaux pour la chapelle du Sgcré-Cceur de la même ville; 22 tableaux pour la galerie de Diane au palais de Fontainebleau, etc. Abel de Pujol garda les saines traditions de l’école de David, sans en prendre les exagérations. Il entra en 1835 à l’Institut (Académie des beauxarts), où il succéda à Gros. B.
ABEN-HUMEYA, chef de l’insurrection des Maures de Grenadecontre Philippe II, était né, vers 1520, d’une famille espagnole. Avant d’embrasser l’islamisme, il s’appelait Ferdinand de Valor, et avait été marchand de carmin. Trahi par l’un des siens, il fut étranglé en 1568.
ABERDEEN (Georges Hamilton Gorüon, comte d’), homme d’Etat anglais, né à Edimbourg eu 1784, mort eu 1861, entra dans la vie politique comme pair électif d’Ecosse eu 1807, et fut chargé, en 1813, d’une mission auprès de la cour de Vienne, qu’il fit entrer dans la coalition de Tœplitz contre la France. On le chargea ensuite de négocier un rapprochement entre l’Autriche et Joachim Murat, à qui l’on promettait d’échanger son royaume de Naples contre d’autres Etats. Il entra avec les Autrichiens à Paris en 1814, et, élevé à la pairie héréditaire, abandonna le nom de' iord Hadlo qu’il avait porté jusque-là, pour prendre celui de vicomte d’Aberdeen. Attaché au parti des tories, il combattit la politique de Canning, en s’opposant à l’émancipation des catholiques d’Irlande, à l’importation des grains étrangers, à la reconnaissance des républiques de l’Amérique espagnole. Devenu ministre des affaires étrangères en 1828, il dut accomplir ou accepter des événements qu’il avait blâmés, tels que la ruine de la flotte turque à Navarin, l’intervention armée en Portugal, l’émancipation des catholiques irlandais, et ne reprit quelque faveur dans l’opinion de scs compatriotes qu’en reconnaissant le gouvernement fondé eu France par la Révolution de 1830. Quelque temps après, le comte Grey ayant été appelé à composer un nouveau ministère, lord Aberdeen rentra dans l’opposition, et, par un changement de principes politiques, encouragea les prétentions de don Miguel en Portugal et de don Carlos en Espagne. Sa rentrée aux affaires comme ministre des colonies, en 1834-35, fut suivie d’un revirement en faveur des idées libérales, surtout en matière religieuse. De 1841 à 1846, lord Aberdeen, reprenant la direction des relations étrangères, renoua l’alliance française qui avait été compromise par les affaires de Syrie, et, d’accord avec M. Guizot, maintint cette entente cordiale que ne troublèrent ni la question du droit de visite, ni l'indemnité Pritchard, 1844; il s’opposa fermement au gouvernement des Etats-Unis, qui voulait s’emparer du territoire de l’Orégon. A l’intérieur, modifiant ses anciennes idées sur l’importation des céréales, il seconda Robert Peel dans ses réformes économiques. Vers la fin de 1852, il revint au pouvoir, et présida, en qualité de premier lord de la Trésorerie, un ministère de coalition, composé de whigs, de peelites et même de radicaux : après avoir conclu, en 1853, un traité d’alliance offensive et défensive avec la France, il fit avec répugnance la déclaration de guerre à la Russie en 1854, et dut se retirer, l’année suivante, quand le Parlement eut imputé à la négligence du cabinet la mauvaise organisation de l’armée de Crimée. Dès lors il se tint à l’écart. B.
ABERNETHY (Jean), médecin et chirurgien anglais, né vers 1763 à Derby (Irlande), m. en 1831, fut chirurgien en chef de l’hôpital de Sl-Barthélemy à Londres. 11 a le premier conçu et exécuté la ligature de l’artère iliaque externe, dans les anévrismes siégeant à l'origine de l’artère crurale. On lui doit: Traité de physiologie, 1821; Traité théorique et pratique de chirurgie, 1 830 ; OEuvres chirurgicales et physiologiques, 1831, 4 vol. in 8°.
ABO (Gouvernement d’), division administrative de l’Empire russe (Finlande), comprenant la Finlande propre et les îles d'Aland, entre le golfe de Botnie à l'O,, la Baltique et le gouvernement d’Helsingfors au S. et au S.-E., ceux de Tavastehus à l’E. et de Wasa au N.; 2,547,360
ACC
hect.; 315,457 hab. Ch.-l., Âbo ; v. princip. : Bjorneborg et Nyslad. C. P.
ABONDANCE, ch.-l. de cant. (Haute-Savoie ) , arrond. et à 14 kil. S.-E. de Thonon; 1,126 hab.
ABONNÉS, nom par lequet on désignait, au moyen âge, les serfs qui, par privilège ou par achat, avaient converti en une redevance d’argent leurs prestations, tailles et servitudes. L’abonnement, en substituant au régime du bon plaisir celui d’un contrat réciproque, fut un acheminement vers l’émancipation générale des serfs.
ABRANTÈS (Don José, marquis d’), noble Portugais, né en 1763 au château d’Abrantès, m. en 1827, était président du conseil de régence lors de l'invasion des Français. Envoyé auprès de Napoléon 1er, en 1807, pour traiter directement des intérêts politiques du Portugal, il fut retenu comme otage avec les autres membres de la députat on jusqu’en 1814, et occupa ses loisirs en écrivant des traités d’agriculture et de botanique. En 1824, il prit part aux intrigues qui amenèrent l'assassinat du marquis de Loulé, ami dévoué de Jean VI, et dut s’exiler en Italie. Lorsque don Pédro publia un décret d’amnistie générale en 1826, il voulut revenir en Portugal, fut repoussé, et alla mourir à Londres. B.
ABYDOS (Nouvelle Table d’), monument de la chronologie égyptienne, trouvé en 1864 par M. Dumichen dans les fouilles du grand temple d’Abydos. C’est une offrande faite à 75 rois, ses prédécesseurs , et à Osiris, par Séti Ier, 2e roi de la XIXe dyua-tie, et son fils Ramsès (le Ramsès II de l’ancienne Table d’Abydos). Cette nouvelle Table, beaucoup plus complète que l'ancienne (F. le Dict.), et jointe à une autre aussi récemment découverte (K. Memchis, dans ce Supplém.), confirme en général les listes grecques de Manéthon et d’Eratosthènes, et est surtout précieuse pour la chronologie des six premières dynasties. V. Zeitschrift (ür Ægyptische Sprache und Alterthumsliunde (Revue de la langue et des antiquités égyptiennes), de Brugseh et l.epsius, nov.-déc. 1864, Berlin, où le monument est reprodu t; et T. Dévéria, La nouvelle Table d'Abydos comparée aux autres listes royales de l’ancienne Égypte (Revue Archéol. de janvier 1865). C. P.
ABYSSINIE. La population de l’Abyssinie est de race éthiopienne, et mélangée de Juifs et de Gallas. Les Abyssins sont généralement chrétiens (F. Abyssinie, dans notre Dictionn. des Lettres', et parlent plusieurs idiomes (F. EtiiiOci I'.nses. — Langues, dans notre Dictionn. des Lettres). Le gouvernement est héréditaire dans une dynastie qui prétend descendre d’un fils de Salomon et de la reine de Saba. Le Négus ou roi commande en suzerain à un certain nombre de feudataires, qui lui envoient de temps en temps des présents et le suivent à la guerre, mais dont le pouvoir est du reste indépendant. Les relations civiles sont réglées par un code appelé Fetha Keghest , qui se rapproche de la loi romaine et auquel on attribue une origine divine. Les divisions politiques du pays sont dans une mobilité continuelle; toutefois, on distingue trois grands Etats, le Tigré, V Amhara et le Choa (F. ces mots dans le Dictionn.), subdivisés en schoummouts ou provinces.
— Dans l’antiquité, l’Abyssinie faisait partie de l’Ethiopie (F. ce mot dans le Dictionn.). Le christianisme paraît y avoir été apporté d’Egypte au ive siècle, et il résista plus tard énergiquement aux développements du mahométisme. Depuis le temps des Croisades, les rois d’Abyssinie furent souvent en communication avec l’Europe : en 1445, l’un d’eux envoya des ambassadeurs au concile de Florence, où ils se déclarèrent pour l’Eglise grecque ; en 1537, un autre sollicita le secours des Portugais contre les Gallas, offrant en récompense de se réunir à l’Eglise romaine; en 1603, des Jésuites entreprirent une mission pour convertir les Abyssins au catholicisme, mais sans succès durable. Louis XIV* envoya une ambassade au négus. En 1868, après avoir inutilement réclamé la mise en liberté d’un certain nombre d’Européens retenus par le négus Théodoros, une expédition anglaise a été faite en Abyssinie : le négus, forcé dans Magdala, s’est donné la mort.
— Des relations de voyages en Abyssinie ont été publiées par Sait iLond., 1814), Combes et Tamisier (Paris, 1838), Hochet d’Ilérieourt ( i d . , 1841, 1846), et les frères d’Abbadie dans le Bulletin de la Société de géographie, 1849.
ACAPONETA, ville du Mexique, ch.-l. du dép. de Nayarit, à 300 kil. N.-O. de Guadalaxara.
ÂCt 'OLADE, cérémonie usitée au moyen âge dans la réception d’un chevalier, et qui consistait à l'embrasser en lui passant les deux bras autour du cou (ad rollum), avant de le frapper du plat de l'épée en forme de croix sur l’une et l’autre épaule, en prononçant quelques paroles