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sacramentelles. Pour donner l’accolade, il fallait être chevalier.

ACHAIE (Province romaine d'), formée l’an 607 de Rome, 146 av. J -C., après la prise de Corinthe par Mummius, et comprenant la Grèce continentale au S. de l’Œta et à l'E. du Parnasse, le Péloponèse et les Cyclades. Elle fut d’abord jointe à la Macédoine. En 89 et eu 75, on la voit gouvernée par un préteur particulier; mais on la retrouve, en 56, réunie à la Macédoine sous le gouvernement de Calpurnius Pison. Auguste l’en sépara définitivement, lors du partage qu’il fit des provinces , vers 26, et la donna au Sénat en l’augmentant de plusieur, pays enlevés à la province de Macédoine, la Thessalie, l’Etolie , l’Acarnanie , et l’Épire méridionale. Déclarée libre par Néron (67 après J.-C.) , mais rendue par Vesasieu à l’Empire (vers 71), Adrien en détacha l’Épire avant 134}, et un prince syrien, sans doute Septime évère , la Thessalie. Elle fut réduite à l’Hellade ou Grèce propre, mais n’en continua pas moins à avoir une grande importance, à cause de l’éclat de ses deux villes principales, Corinthe et Athènes. Dans l’organisation nouvelle de l’Empire au tv* siècle, elle fut rangée dans le diocèse de Macédoine, la préfecture d’illyrie et l’Empire d’Orient. Son gouverneur ne partageait qu’avec ceux d’Asie et d’Afrique le titre de proconsul, et, comme tel, était placé a\ec eux au-dessus de tous les autres gouverneurs de province. Dans cette dernière étendue, elle correspond au royaume actuel de Grèce. I..ors de la substitution des Thèmes ( V. ce mot ) aux provinces, elle perdit son nom d’Achaïe, et fut remplacée par les Thèmes d’Hellade (Athènes) et de Péloponèse (Corinthe). C. P.

ACHAINTRE (Nicolas Louis), philologue, né à Paris en 1771, m. vers 1830, se consacra à Renseignement. -On lui doit des éditions d 'Horace, de Juvénal , de Perse , 1806-1812; un Cours d'humanités, 13 vol. in-12; la lre traduction française qui ait été faite de l’Histoire de la guerre de Troie, de Dictys de Crète, 1815, 2 vol. in-12; Horace, traduction de Huileux, augmentée d'un commentaire, 1823, 3 vol. in-8°; Perse, traduction de Sélis, revue et augmentée de notes , 1822, in-8°, etc.

ACKERMANN (Rodolphe), publiciste et industriel, né en 1764 ii Sclineeberg (Saxe), m. en 1834, acquit à Paris et à Bruxelles une grande habileté dans l’art de la carrosserie. S’étai't rendu à Londres, il ouvrit un magasin de gravures et de productions artistiques, dit Reposilory of arts (Dépôt des arts), et qui eut une réputation européenne. Editeur d’opuscules topographiques, avec de remarquables gravures à l’aqua-tinta ( Microcosm of London, Historiés of Westminster Abbe ij , Universilies of Oxford and Cambridge, Public srhools, etc.), il fonda encore, en 1823, ces Annuals, élégants almanachs de poche, connus sous le nom de Forgel me-nol (ne m’oubliez pas). L’un des premiers il réussit à rendre imperméables les étoffes de laine et de fil, le feutre, le cuir, le papier. Le premier à Londres, il employa le gaz à l’éclairage de ses magasins. ( V . Accum.)

ADAM (Adolphe-Charles), compositeur de musique, fils du pianiste Louis Adam (P. l’art, du Dictionnaire), né à Paris en 1803, m. en 1856, fut élève de son père, de Reich'a, et de Boieldieu. Il écrivit d'abord des airs variés et des fantaisies pour le piano sur des thèmes d’opéras, puis les airs et les morceaux d’ensemble de quelques vaudevilles ou opérettes. Il débuta au théâtre de l'Opéra- Comique, en 1829, par Pierre et Catherine. Depuis cette époque, il donna au même théâtre : Danilowa, 1830; Joséphine, ou le llelour de Wagram, 1830; le Morceau d’ ensemble , 1831; le Grand Prix, 1831; le Proscrit, 1833; Une bonne fortune, 1833; le Chalet, son chef-d’œuvre, 1834; la Marquise, 1835; Micheline, 1835; le Postillon de Longjumeau, 1836; le Fidèle B-rger, 1837 ; le Brasseur de Preslon, 1838; Régine, 1839; la Reine d’un jour, 1839; la Rose de Péronne, 1840; la Main de fer, 1841; le Roi d’Yvetol, 1842; Lambert Simnel, opéra de Mon.pou, resté inachevé, 1843; Cagliostro, 1844; la Bouquetière, 1847. Adam eut aussi des succès à l’Académie royale de Musique, où il fit jouer les ballets suivants : la Fille du Danube, 1836; les Moliicans, 1837; Giselle, 1841; la Jolie Fille de Gand, 1842; le Diable à quatre, 1845; mais l’opéra de Richard en Palestine, 1844, ne réussit pas. Écrivant également pour les théâtres étrangers, il fit représenter à Londres : Sa Première campagne, opéra-comique, 1832; Faust, ballet, 1833; à 8l-Pétersbourg, T Écumeur de mer, ballet, 1840; à Berlin, les Hamadryades, opéra-comique, 1840. Adam voulut fonder à Paris un nouveau théâtre lyrique: il en obtint le privilège en 1847, et fut ruiné par la Révolution de 1848. Déjà membre de l’institut depuis 1844, il fut nommé en 1849 professeur de composition au Conservatoire, et cher-

cha dans de nouveaux travaux la réparation de ses pertes.

Il donna : 1° à l’Opéra ; Gr isélidis, ou les Cinq sens, ballet, 1848; le Fanal, opéra, 1849; la Filleule des Fées, ballet, 1849; le Corsaire, ballet, 1856; 2° à l’Opéra-Comiqne : le Toréador, 1849; Giralda, 1850; le Housard de Berchini , 1855; 3° au Théâtre-Lyrique: le Farfadet, la Poupee de Nuremberg, le Bijou perdu, le Roi des Halles, Si j’étais roi, A Clichxj, Falslaff, et Mam' selle Geneviève, 1856; 4° à la Porte -Saint- Martin : la F aridondaine , drame lyrique; 5° aux Bouffes-Parisiens : les Pantins de Violette, 1856. 11 faut ajouter à toutes ces œuvres les arrangements du Richard Cœur-de-Lion de Grétry, 1841, et du Déserteur de Monsigny, 1843, une foule de morceaux de piano, des cantates, des marches militaires, des marches funèbres, deux Messes, un Mois de Marie, etc. 11 rédigea enfin des articles spirituels de critique musicale, qui ont été réunis en 2 vol. sous le titre de Souvenirs d'un musicien. Adam était doué d’une très-grande facilité, et avait l’entente de la scène : il excellait dans la disposition des voix, et orchestrait avec clarté. Sa musique est aisée, correcte, brillante, spirituelle; mais on désirerait plus de noblesse et d'originalité dans les idées. B.

ADAM (Albert), peintre allemand, né à Nordlingen en 1786, m. en 1862, prit part à la campagne de 1809 contre l’Autriche, suivit le prince Eugène en Russie dans la guerre de 1812, et reparut, pour faire de nouvelles études sur les champs de bataille, auprès de Radetzky en 1848-49. On cite ses batailles de la Moskowa, de Novare , de Custozza, son Assaut de Duppel, une série de chevaux arabes qu’il peignit pour le roi de Wurtemberg, 120 grandes lithographies publiées sous le titre de Voyage pittoresque militaire, un album de Souvenirs de la campagne de l’armée autrichienne en Italie en 1848-49, etc. B.

ADAM (Jean-Victor), peintre, né à Paris, en 1801, d’un graveur estimé, m. en 1866, fut élève de Meynier et de Régnault. Ses œuvres les plus importantes, placées au musée de Versailles, sont VEntrée des Français à Mayence, la Bataille de Castiglione, le Passage du fort de Baid, et la Bataille de Montebello. 11 eut aussi des succès dans la lithographie de genre.

ADAMAWA, contrée de l’Afrique centrale (Soudan), entre 11° et 7° lat. N., 9° et 13° long. L., bornée au N. par le Bornou, à l’E. parle Baghermi, à l’O. par le Haoussa, au S. par des pays encore inconnus. Elle tst traversée vers le centre, de l’E. à LO., par la Tchadda, grossie du Faro et du Kebbi; le reste du pays est généralement montagneux , surtout au N., où la chaîne du Mandara s’élève en moyenne à 900m, avec les pics de Bâ et de Mendif (3,000m); au S. du fleuve, le mont AlantiUa a plus de 3,000”'. Sol fertile en millet, arachide, sorgho; beaux pâturages. Le fond de la population est nègre; la principale tribu est celle des Battu. — Ce pays se nomma Foumbina jusqu’au commencement du xixe siècle, où les princes fellatahs, Othman et son fils Bello, le soumirent, et lui imposèrent, avec l’islamisme, le nom d’Adamawn. Depuis la mort de Bello (1832), le pays est à peu près indépendant sous son gouverneur, qui prend le titre de sultan. Sa capitale est Yola. C. P.

ADAMIQUE (Race), nom donné par quelques savants à la race caucasienne, parce qu’elle paraît issue des lieux où était le Paradis terrestre, séjour d’Adam.

ADANA (Eyalet d’), un des 22 de la Turquie d'Asie, entre ceux de Ôaraman à l’O., de Bozoq au N , de Ivliarbout et d’Alep à l’E., et la Méditerranée au S. Pays couvert au N. par les ramifications du Taurus ancien , appelées par les Turcs Boulghar-Dagh, Bakyr-Dagh, et Bimbogha- Dagh, au S.-E. par l’Akma-Dagh (Amanus); profondes vallées où coulent des fleuves torrentiels, le Djeihoun (Pyramus), le Seihoun (Sarus). Belles forêts dans les montagnes; mines de plomb à Koulik-Bogas, de cuivre à Argana-Maaden ; banc de houille à Toz-Ug'lou : la plaine est fertile en coton, lin, céréales; chevaux renommés. Cet eyalet, qui correspond à la Cilicie orientale, a pour ch.-l. AJuna, et est divisé en 5 livahs ; Adaua, Tarsous, Bellan , Merasch , et l’ile de Chypre. C. P.

ADELON (Nicolas-Philibert), médecin, né à Dijon en 1782, m. eu 1862, se voua spécialement à la physiologie, et soutint, en 1809, sa thèse de doctorat Sur les fonctions de la peau. En 1818, il publia une Analyse d'un cours du docteur Gall , ou Anatomie physiologique du cerveau d'après son système. Puis il prit part à la rédaction de la Biographie universelle de Michaud, du Dictionnaire des sciences medicales, de la Revue encyclopédique, et du Dictionnaire de médecine de l’aackoucke. 11 fut reçu à l’Académie de médecine e i 1821. Au moine it où il "onnait son Traité de la physiologie de T homme (1823-24,

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