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Noire, au S. de Simphéropol. Il est défendu par deux forts. On y voit un splendide château en style gothique, bâti par le prince Woronzoff.
AL PES-t 'OBTIENNES, prov. de l’Empire romain, sur les deux revers des Alpes, de Briançon à Suse, et des sources du Var à relies de l’Isère, tirait son nom de Cottius, roi des Segusini, petit peuple des Alpes occidentales. Formée l’an 65 de J.-C., par Néron, elle comprit l’E. des dép. français de la Savoie, de l’Isère, des Hautes et des Basses-Alpes, des Alpes-Maritimes, et l'O. des provinces italiennes de Coni et de Turin, et fut gouvernée par un Procurateur ou un Président, qui résidait à Suse. Au ivc siècle, sous Constantin, le versant occidental des Alpes au S. de Briançon fut rattaché aux Alpes-Maritimes, et la prov. des Alpes-Cottiennes perdit ainsi une part’e de son territoire, mais en re-tant dépendante de la préfecture et du diocèse d’Italie. Lorsqu’au vi‘ siècle les Grecs se rendirent maîtres de lTtalie, le nom d'Alpes- Cotti ennes fut donné â l’ancienne Ligurie, et la nouvelle province comprit le pays situé entre le Yar et la Magra sur la Méditerranée, la Trébie à l’E., le Pô au N. et les Alpes à l’O., avec Turin pour capitale, et les villes de Gênes, Acqui, Bobbio, Tortone, etc. Elle conserva sou nom et son étendue sous les dominations des Lombards, de Charlemagne, et de ses successeurs jusqu'au Xe •siècle. C. P.
ALPLS-MARITIMES, dép. français, formé en 1860 de l’arrond. de Nice (partie occid. de la prov. de ce nom), cédé par le Piémont, et de l’arrond. de Grasse, distrait du dép. du Var. 11 est situé entre les dép. du Var et des Basses-Alpes à l’O., la Méditerranée au S., les prov. italiennes de Port-Maurice et de Coni au N.; 419,638 hect. ; 194,578 hab. Sol arrosé par le Var, le Paillon et la Roja ; traversé par les ramifications des Aines Maritimes au N. et à l’E., et par celles des Alpes de Provence à LO.; le col de Tende est le principal pas-age au N. entre Nice et Coni. Terrain fertile en fruits de toute sorte : le citronnier, l’olivier, l’oranger y abondent; culture du tabac; commerce de parfumeries, de fruits secs et confits, d'huile, de soies, de vins, de poissons, surtout de thons et d’anchois. Climat très-doux. Ce départem., qui a pour ‘ch.— 1. Nice, est divisé en 3 arrond. : Nice, Puget-Thé’niers, Grasse; il dépend de la 9e division militaire (Marseille), de la Cour impériale et de l’Académie universitaire d’Aix. C. P.
ALTESSE, traduction du mot latin Celsitudo, titre d'honneur donné, dans le cérémonial du Bas-Empire, au comte des largesses sacrées (K. Comte). Le nom d’altesse fut, en France, comme le titre de l’autorisé souveraine du v* au xe siècle, où les rois et les évêques le reçurent. Au Xe, le nom de majesté commença d’être donné aux rois, qui cessèrent, dès le xvie, de se faire appeler altesses. Sous Henri III, lorsque le prince Henri Ier de Coudé se rendit dans La Rochelle, les échevins et les consuls le traitèrent d'altesse. Le même titre fut donné, en 1582, au due d’Anjou, élu souverain des États de Flandre. Au xvii' siècle, le cérémonial de la Cour le réserva aux membres de la famille royale. Gaston d’Orléans, frère de Louis XIII, prit en 1630 le titre d 'altesse sérénissime , qu’il abandonna l’année suivante pour celui d 'altesse royale. Le prince de Condé, père du grand Condé, se qualifia, en 1632, d’altesse sérénissime ; depuis, l’usage s’établit d’appeler altesse royale les princes de la famille royale, sav oir : les enfants, petits-enfants et neveux du roi; à partir des petits-neveux, les membres des branches collatérales éiaient qualifiés altesses sérénissimes. A la Restauration de 1814, Louis XVIII, rétablissant ce cérémonial, n’accorda au duc d’Orléans, son cousin, que le sérénissime : mais Charles X, à son avènement, donna le titre d'altesse royale à tous les membres de la famille d’Orléans. — Dans la parenté de Napoléon III, issue des frères et sœurs de Napoléon l'r, on distingue la famille impériale de la famille de l’Empereur (statut du 21 juin 1853) : la première comprend les descendants en ligne masculine du prince Jérôme et de la princesse Catherine de Wurtemberg; dans cette ligne est établie l’hérédité au trône, et les membres portent le titre d 'altesse impériale. Les personnes de la famille de l’Empereur, assujetties à des comptons spéciales dérogatoires au droit commun (pour le mariage, l’exil, l’éloignement de la Cour, etc.), sont : les descendants en ligne masculine, à un degré quelconque, des frères de Napoléon Ier, et les autres parents on alliés de l’Empereur, jusqu’au quatrième degré. — Les fils des frères et des sœurs de Napoléon Ier, et qui n’appartiennent pas à la famille impériale, portent 1# titre de prince et d’oilme, avec leur nom de famille.
A la seconde génération, les fils aînés seuls conservent Valtesse; les autres n’ont que le titre de prince. Les filles conservent, jusqu’à leur mariage, le titre de princesse. C. D. — y.
ALYPIUS d’Antioche , architecte et ingénieur du ive siècle de notre ère, fut choisi par Julien l’Aposlat pour réédifier le temple de Jérusalem. On croit qu’il est l’auteur d’une Géographie, publiée en grec et en latin par Godefroy, Genève, 1625.
alypius, musicographe grec, d’une époque incertaine. Il a laissé une Introduction à la Musique, publiée dans le recueil de Meibom, 1652. C’est par lui que nous connaissons les notes des anciens Grecs.
AMAPALA, v. et port franc de la république de Honduras, sur l’océan Pacifique, dans la haie de Fonseca, par 13» 17' lat. N., et 89° 54' 15” long. O. ; 1,200 hab.
AMAR-DURIVIER ( Jean- Augustin ) , littérateur et philologue, né à Paris eu 1765, m. en 1837, enseigna dans la congrégation des PP. de la Doctrine chrétienne jusqu’en 1791, prit part à la défense de Lyon en 1793, et fut, en 1803, nommé conservateur de la Bibliothèque Mazarine, à Paris. Il a publié : Cours complet de rhétorique , 1804; Bibliotheca rhetorum, auclore P. Le Jay è Sociétale Jesu, editio nova , 1809, 3 vol, in-8° ; les Comédies de Térence , traduction de Lemonnier, revue et accompagnée de notes, 1812, 3 vol. in— 12 ; La Pharsale de Lucain, traduction de Marmontel, revue et augmentée des passages omis dans la lTe édit, et du supplém. de Th. Mai, 1816, 2 vol. in-12; Ovide (les vol. 1 et 2), dans la Bibliothèque latine de Lemaire, 1820; OEuvres complètes de J.-B. Rousseau , avec des notes critiques et un Essai historique sur la vie et les ouvrages de l'auteur , 1820, 5 vol. in-8° ; Conciones poeticce grœcæ, seu Orationes variœ è poetis grœcis excerpta-, 1823 ; Narrations extraites des meilleurs poètes latins, Virgile , Horace, Ovide, etc., texte et traduction, 1834,2 vol. in-8°, etc. Amar a travaillé à la Biographie universelle de Michaud.
AMATITLAN, v. de l’Amérique centrale (Guatemala), près d’un lac de même nom, à 25 kil. S. de Guatémala; 8,000 hab. Culture de la cochenille; exploitation de sel.
Il QHY t nPrmîllPS
AMAZONAS (Alto), prov. du Brésil, au N.-O. ^détachée en 1858 de celle de Para. Bornée, au N. parla républ. de Yénézuéla, à l’O. par celles de la Nouvelle-Grenade, de l’Equateur et du Pérou, au S. par celle de Bolivie, à l’E. par la prov. brésilienne de Para, dont la Madeira la sépare, et par la Guyane anglaise. Forêts immenses; vastes plaines arrosées par la Madeira, le cours moyen des Amazones, le Rio-Negro, et leurs innombrables afHuents; ch.-l. Manoas (F. ce mol plus loin). Gommerce de riz, gomme, caoutchouc, tabac, cacao. Ni l’étendue de cette prov., ni sa populaiion, composée en gran e partie de tribus indiennes insoumises, n’ont été encore exactement déterminées. C. P.
AMAZONES , dép. du Pérou, au N.-E., entre ceux de Caxamarca à l’O. et au S., la prov. de Loreto à l’E., et la républ. de l’Équateur au N. ; sillonné par des rameaux des Andes, et arrosé par trois grands bras des Amazones, le Maranon à l’O., le Rio Huallaga au milieu, l’Ucayale à l’E. Sol fertile, mais qui n’est presque habité que par des tribus indiennes peu soumises. 40,000 hab. Ch.-l., Chacapoyas. C. P.
AMBALEMA, v. de la Nouvelle-Grenade (Cundinamarca), à 88 kil. de Bogota, sur la rive g. de laMagdalena; 10,000 hab. Culture du tabac.
AM1CI (Jean-Baptis;e), savant italien, né à Modèneen 1784, m. en 1863. D’ingénieur-arcliitecte, il devint professeur de géométrie et d’algèbre au lycée de Paharo, principale école du duché de Modène. Nommé directeur général des études dans ceduehé,il fùtappelé, en 1831, à 1a. direction de l’Observatoire de Florence. 11 fit preu\ e d’un génie tout particulier pour inventer ou perfectionner des instruments d’optique : en 1812, il composa un alliage très-dur, susceptible d’un beau poli, et avec lequel il construisit des miroirs de télescopes de 6m,75 de longueur sur 0®,87 de diamètre. Vers 1827, il fit des microscopes dioptriqui s (à six oculaires et trois objectifs), qui ont conserçé son nom. Il imagina six espèces différentes de chambres claires, très-commodes pour les dessinateurs. On lui doit aussi un appareil pour ob erver et mesurer tous les phénomènes de lumière polarisée. Enfin Amici est auteur d’observations intéressantes sur les. étoiles doubles, sur les satellites de Jupiter, sur les diamètres équatorial et polaire du soleil , sur la circulation de la sève dans les végétaux, sur les animaux infusoires, sur la fécondation des plantes, etc.
AMOUR (Territoires de P), division administrative de