‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 714 sur 864 · AN T · texte numérisé non relu

AN T

l’Empire russe (Sibérie orientale), créée en 1858, après le tr.iité d’Aïgoun avec la Chine, et administrée par un gouverneur ci' il et militaire, dépendant du gouverneur général delà Sibérie orientale. Les Territoires de l’Amour se divisent en deux prov. : le Littoral de la Sibérie marit;me, comprenant les districts d Okhotsk et du Kamtchatka, distraits du Territoire d’Iakoust, avec le cours inférieur de l’Amour jusqu’à l’Oussouri et le pays à l’E. de cette dernière rivière; ch.-l. , Nikolafewslc ; superf. , 1,824,000 kil. carrés; pop. 27,000 hab. ; et la province de l'Amour proprement dite, comprenant les nouvelles acquisitions faites sur la Chine, à 10. de 1 Oussouri (Mandchourie septentrionale, île Tarrakai, côte de la Manche de Tartarie et de la mer du .Japon); environ 277,000 kil. carrés; 40,000 hab.; ch.-l. Blagomchensk . Climat rigoureux; magnifiques forêts; sol fertile en céréales, tabac, ginseng; mines de fer et de cuivre, carrières de sel et de salpêtre. C. P.

AMPÈRE ( Jean-Jacques-Antoine), littérateur, fils du célèbre mathématicien ( V . l’art, du Dictionnaire ), né à Lyon en 1800, ni. en 1864, s'éprit d’une vive passion pour les littératures étrangères, seconda les premiers efforts du romantisme, et prit part à la rédaction du Globe et de la Revue française, publications hostiles au gouvernement de la Restauration. Au commencement de 1830, il fit un cours de littérature à l’Athénée de Marseille, et en publia la lre le on : De l’Histoire de la poésie. De retour à Paris après la Révolution de Juillet , il suppléa successivement à la Sorbonne Fauriel et M. Villemain, obtint en 1833 la chaire d’histoire de la littérature française au Collège de France , entra à l’Académie des Inscriptions et Belles- Lettres en 1842, et à l’Académie française en 1847. On a de lui : Littérature et Voyages, 1833, in-8°; Histoire littéraire de la France avant le xii° siècle, 1840, 3 vol. in-8°; Histoire de la formation de la langue française, 1841, in-8° ; la Grèce, Rome et Dante, 1848, in-8°; l'Histoire romaine à Rome, 1856, 4 v. in-8°. L Empire romain d Rome, 1865, 2 v. in-8° ; divers articles dans la Revue des Deux Mondes. On a publié après sa mort : la Science et les Lettres en Orient, 1865. B.

AMT, nom d’une division administrative en Danemark. Le royaume est partagé en sept stifter et div-neuf amter. La division par stifter était primitivement ecclésiastique. Les amter sont divisés à leur tour en herreder, et ceux-ci en sogne. — On retrouve des divisions analogues dans les duchés de Slesvig, de Holstein, de Lauenbourg, et en Norvège.

AMUSSAT ( Jean-Zuléma), chirurgien, né en 1796 à Sl-Maixent, m. en 1856, devint membre de l’Académie de médecine en 1826. 11 s’est placé parmi les praticiens les plus recherchés. Il imagina d’arrêter les hémorrhagies en tordant les artères, et signala le danger de l’introduction de 1 air dans les veines. Ses principaux écrits sont : Cathétérisme de l’homme avec une soude droite, 1822; Remarques sur l’urètre de l'homme et de la femme, 1823 ; Mémoire sur les rétrécissements de l’urètre et sur les injections forcées, 1823, reproduit en 1832 sous le titre de Leçons sur les rétentions d’urine; Recherches sur l’appareil biliaire, 1824; Recherches sur le système nerveux, 1825; Mémoire sur la torsion des artères, 1829; Tables synoptiques de la lithotripsie et de la cystotomie hypogastrique, 1832 ; Sur la nature des intestins, 1835; Recherches sur l'introduction de l'air dans les veines, 1839; Anatomie pathologique des tumeurs fibreuses de l’utérus, 1840; du Strabisme , 1840; Destruction des hémorrhoides internes, 1842.

ANCAS, dép. du Pérou, entre ceux de I.ibertad au N., de .lunin et de Loreto à l’E., de Lima au S., et l’océan Pacifique à 10. ; 193,000 hab. Ch.-l. Huaras. C. P.

ANCELOT ( Jacques-Arsène-Polycarpe-François ), poète dramatique, né au Havre en 1794, m. en 1854. Attaché à l’administration de la marine dans sa ville natale, il fi't chargé, en 1812, d’une mission en Hollande; en 1813, il était à Rochefort, employé de 3e classe; en 1815, il entra dans les bureaux de l’administration centrale à Paris. Mais déjà sa vocation littéraire s'était prononcée. Il débuta par une tragédie de Louis IX, 1819, qui obtint un succès éclatant; Le Maire du Palais, 1823, tragédie, n’eut que 7 représentations. Le succès de Fiesque, 1824, nouvelle tragédie, valut à l’auteur la place de bibliothécaire de Monsieur, à l’Arsenal. Marie de Brabant, 1825, poème en 6 chants, .réussit peu. En 1826, Ancelot suivit en Russie le maréchal Marmont, qui allait représenter la France au couronnement de Nicolas 1er. Il lira de ce voyage : Six mois en Russie, 1827. De retour à Paris, il publia V domine du monde, 1827, roman en 4 vol. Il donna au Théâtre-Français, Olga, 1828, et Élisabeth d’ Angleterre,

1829, et, à l’Odéon, le Roi fainéant, 1830. A la Révolution de 1830, Ancelot, privé de sa place, demanda des ressources au théâtre; il écrivit, pour les scènes secondaires, seul ou en société, un grand nombre d’agréables vaudevilles, qui le popularisèrent beaucoup plus que ses tragédies, et où il montra de l’esprit, de la finesse et de la grâce. Parmi ces pièces, on distingue : Un Mariage d'amour, Léontine, la Fête de ma femme, le Favori, l'Espion du grand monde, Mm‘ Du Barry, le Régent, la Comtesse d'Egmont, la Jeunesse de Richelieu, Père et Parrain, Une Dame de l’Empire, Mme Du Châtelet. Heureuse comme une princesse, etc. Ces œuvres légères, bien plus qu’une tragédie de Maria Padilla, jouée en 1838, le firent entrer à l’Académie française en 1841. Peu après, il fit paraître des Epitres familières, recueil de satires. Fin, spirituel, gracieux, le talent d’ Ancelot manquait de v erve et d’entrain. Comme poète, il a l’élégance et la correction, mais il est froid. F — t.

ANDERLONI (Pietro), graveur, né en 1784 à Santa- Eufemia, près de Brescia, m. en 1849, élève de Longhi, lui succéda en 1831 comme directeur de l’école de gravure de Milan, et devint un des premiers maîtres dans son art. 11 avait une très-grande facilité de burin. B.

ANI1KOU ou ANKUl, v. du Turkestan, à 110 kil. O. de Balkh; ch.-l. d’un petit lchanat qui dépend du Kaboul et compte 30,000 hab.

ANDKEZEL (Barthélemy -Philibert Pjcon, abbé d’), né à Salins en 1757, m. en 1825, fut vicaire général à Bordeaux, émigra en 1792, rentra en France sous le Consulat, et fut, de 1809 à 1824, inspecteur général de l’Université. Il a publié : Histoire des deux derniers rois de la maison de Stuart, trad. de l’anglais de. Fox, 1809, 2 vol. in-8"; Excerpta è scriptoribus græcis, 1815, ouvrage utile, encore en usage dans les classes, et qui, bien que portant son nom, est de Mollevault, frère du poete Mollevault.

ANDRINOPLE (Eyalet d’), gvt-général de la Turquie d’Europe, entre ceux de Silistrie et de Viddin au N., de Nisch et de Salonique à 10., l’Archipel, les Dardanelles et la mer de Marmara au S., la mer Noire à l’E. 11 corre-pond à peu près à l'ancienne Thrace, et comprend tout le bassin de la Maritza. Le N. et l’O. sont bornés par les Balkans et le Despoto-Dagh. En-iron 2,000,000 d'hab., dont 1(200,000 chrétiens, et les autres musulmans: les premiers se composent de Grecs, Bulgares et Vlakes ou Zingares. Ch.-l. Andrinople ; villes princip. : Bourgas, lîodosto, Gallipoli. C. P.

ANGLESEY (Henri -William Pagbt, comte d’Uxbridgk, marquis d ), né en 1768, m. en 1854, fit la campagne de 1793-94 en Flandre, commanda la cavalerie dans la guerre d’Espagne, et se distingua particuliérement en couvrant la retraite du général Moore. Il eut une jambe emportée à la bataille de Waterloo. Sons l’administrat on de C'anning, il succéda au duc de Wellington, son ami, comme gi and maître de l’artillerie Nommé lord-lieutenant d’Irlande en 1828, il noua des relations avec O’Connell, dont il soutint la politique d'agitation en faveur du rappel, et fut destitué en 1829. L’année suivante, lord Grey lui rendit le gouvernement de l’Irlande, auquel il renonça en 1834 On le nomma, en 1842, colonel des horse-guards, et, en 1846, feld-tnaréchal. B.

ANNEMASSE, ch.-l. de cant. (Hte-Savo èl, sur l’Arve, arr. et à 14 kil. N:-E. de Saint-Julien ; 576 hab.

ANTARCTIQUES (Régions), ou Terres Australes, terres qui se trouvent au S. du 60° de lat. S. jusqu’au pôle antarctique. Parmi celles qui sont situées au S. de l’Amérique, on rencontre, de l’O. à 1 E. : les Orcades du Sud, découvertes par Powell en 1821-22; les Shetland du Sud, par Smith en 1819 ; les Terres Joinville et Louis-Philippe, par Dumont d’Urville en 1838; la Terre l'aimer, par Palmer en 1822; la Terre de Graham, par Biscoé en 1831-32; et les îles Alexandre Ier et Pierre Ier, par Bellinghausen en 1821. Elles sont inhabitables, (ouvertes d’énormes glaciers et en même temps de volcans actifs. — A l’O. de ces îles et pendant 100 degrés, il n'y a pas d’indices de terres. Mais au S. de la Nouv elle-Zélande et de l’Australie jusqu’au S. de Madagascar, s’étendent de longues suites de côtes reconnues à diverses époques, mais sans que l'on sache encore si elles sont isolées les unes des autres, ou si elles forment un vaste continent austral. Ce sont, de l’O. à l’E. : la Terre d’Enderby , découverte par Biscoé en 1831; les monts Terminatinn, Knoss, Totteus et la Terre Sabrina, par Balleny en 1839; les côtes Clarie et Adélie, par Dumont d Urviîle et l’Américain Wilkes en 1340-41 ; les trois îles Bulleny, par ce navigateur eu 1839. Ces terres sont dans une direction uniforme de l'O.

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