‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 715 sur 864 · ARE · texte numérisé non relu

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à l’E., et presque sous le cercle po'aire antarctique; niais à partir des îles Balleny, s’étend, dans la dire tion du S. au N., du 70° au 78° de lat. S., la grande Terre Victoria, découverte par James Ross en 1841, bordée d’une chaîne de mon agnes de 2,500 à 3,000'”, et terminée p:ir les énormes glaciers-volcans Erebus et .Ter-ror, qui marquent l'extrémité australe du monde. Toutes ces terres sont inhabitables à cause de la rigueur du climat, beaucoup plus rude vers le pôle sud que vers le pôle nord, parce que la \aste étendue des mers antarctiques ouvre un champ libre aux courants polaires et leur permet de pousser les gl i ces beaucoup plus loin vers la zone tempérée. De là ces banquises ou bancs de glace fixe que l'on rencontre souvent dés le 50° de lat. S , et les brouillards impénétrab’es qui ont souvent arrêté les marins. C. P.

ANTIETAM, viv. des États-Unis de l’Amérique du N., naît dans les Alleghanys en Pensylvanie, ct.se jette dans le Potomac à Sharpsburg (Maryland); cours de 50 kil. Sur ses bords, Lee fut vaincu par Mac-Olellan, 16 et 17 sept. 1362.

ANTONIN (Saint), né en 1389, m. en 1459, entra fort jeune dans 1 ordre de Sl-Dominique , devint supérieur général dune congrégation réformée, soutint la < ontroverse a\ ec les Grecs au concile de Florence en 1446, fut nommé archevêque de cette ville, se distingua par son zèle et par sa charité pendant la famine de 1443, et fut canonisé par Adrien VI en 1523. On a de lui, entre autres Ouvrages, une Chronique latine (Venise, 1480). et une Théologie morale (Ibid., 1477 et 1479,4 \ol. in-fol.l.

ANTONINS (I.es), nom que I on donne aux Empereurs romains qui régnèrent depuis Domit en jusqu’à la période de l’anarchie militaire. Ce sont : Nerva, J'rajan, Adrien, Anton n le Pieux, Marc-Aurèle et Commode. Leur règne fi t l’âge d’or de l’Empire.

APACHES, Indiens Peaux-Rouges de l’Amérique du Nord, errant dans les Territoires de l’Arizona etdu Nouveau-Mexique, entre le Gila, le Colorado, et le Rio del Norte supérieur. Depuis que ces contrée- appaitennent aux Etats-Unis, le nombre des Apaches n'est plus guère que de 7,00n. G. P.

APALAC1 IICOLA, riv. des Etats-Unis de l’Amérique du Nord (Floride), se jette, en formant une grande baie, dans l’angle N.-E. du golfe du Mexique; cours de 110 kil. Formée parla réunion du Chattnhochee, qui naît dans les Alleghanys et coule entre les États d’Alabama et de Géorgie (cours de 640 kil.), et du F tint, qui arrose l’O. delà Géorgie. A son embouchure est le port d 'Ap .luchicola (2,000 bab.), d’ ù l’on exporte beaucoup de coton.

APATURIES (du grec apatè , fraude) , fête que les Athéniens célébraient, les 22, 23 et 24 du mois pyanep- Sion, en mémoiie delà victoire remportée à l'aide d un stratagème par Mélauthe, leur roi, sur le prince théba n Xanthus. Le dernier jour de cette fête, on inscrivait Sur les registres publics les jeunes gens qui avaient l’âge requis pour exercer les droits de citoyen.

APOSl'OLIQl E, c.-à-d. qui vient des apôtres. L’Eglise chrétienne primitive, dirigée par les apôtres, animée de leur esprit, a été appelée Eglise apostolique. Le siège romain est dit Siège- apostolique , parce que S1 Pierre l’a fondé, et la llénédiction apostolique est cel'e que le pape distribue en qualité de successeur de cet apôtre. Le pape Sylvestre II conféra, en l’an 1000, au duc de Hongrie Etienne l<îr, qui avait prêché comme un apôtre le christianisme à i-es sujets, le titre de roi apostolique, que tous les successeurs de ce prince, jusqu’au xvie siècle, ont également porté. En 1758, Clément XIII renouvela le souvenir de cet événement en accordant à l’impératrice Marie-Thérese et à ses descendants le titre de Majesté Apostolique, dont on continue de se servir pour désigner les souvrains autrichiens.

APUL1E (Prov. d ). Après avoir été soumise par les Romains, l’an 481 de Rome, 272 av. J.-C., l'Apulie a\ait été rangée, avec la pointe S.-E. ou Calabre, dans la 4e questure provinciale (P. Provinces), instituée vers 256 pour veiller sur les secours en hommes et en argent, que les alliés latins et italiens devaient à la République. Auguste en fit, avec la Campanie intérieure et la Calabre, la 2e région de l’Italie, et, sous Adrien, V Apulie-Calabre forma le 3' de- quatre consulariats entre lesquels ce prince partagea la péninsule. Conservée lors de la réorganisation de 1 Empire au ivc siècle, elle fut rangée dans le diocèse ou vicariat de Rome, la préfecture d Italie et l’Empire d Occident : Lucérie était sa métropole. Les Grecs, lors de la substitution des thèmes (V. ce mot ) aux provinces, firent de la province d’ Apulie-Calabre le Thème de Lombardie (Bari). Le nom d’Apulie reparut au

XIe siècle dans celui de Puglia, la Touille; le Normand Guillaume Bras-de-Fer fut le premier comte de Touille (10 43), titre changé en celui de duc de Pouille par Robert Guiscard (1U58). C. P.

APURE (l’rov. d’), division administrative du Vénézuéla, séparée de celle de Guyane à l’E. par l’Orénoque, de celles de Caracas et de Varinas au N. par l’Apurc, de l’Etat Néo-Grenadin de Cundinamarca au S. p r le Rioi\leta, et par l’Arauca à 10. de celui de Boyaca; vasles forêts; llanos immen-es, arrosés par d'innombrables rivièies; 57,000 kil. carrés; environ 20,000 hab. Ch.-l., Achaguat. C. P.

A QU AVIVA ou Acquaviva, d’une famille illustre de Naples, né en 1466, m. vers 1520, prit parti pour Charles VIII, lors de l’expédition de ce prince en Italie, et plus tard combattit la domination espagnole; pris par Gonsalve de Cor.ioue et conduit en Espagne, il s'y livra à l’étude, et publia des Commentaires sur les (Euvres morales de Plutarque. Rendu à sa patrie, il y protégea et encouragea les lettres, et établit une imprimerie dans >on palais. Il a laissé en outre une ébauche d' Encyclopédie. V. Acquaviva, dans le Diction.

AQUILA (Prov. d’), division administrative du roy. d'Italie, entre les prov. d’Ascoli et de Pérouse au N., l’Etat de l’I glise à l’O., les prov. de Caserta et de Campobasso an S., de Chieti et de Teramo à l’E.; 6,499 kil. carr.; 309,451 hab. Quatre arrond. : Aquila, ch.-l. de la province, Avezzano, Citta-Ducale, Sulmona. Cette province, qui a remplacé eu 1864 l’ancienne Abruzze-Ultérieure i Ie , est le N. de l’anc. Samnium, le pays des Marses et des Pébgniens. Elle occupe à peu près le centre de la Péninsule et le plus haut plateau de l’Apennin, d’où coulent le Veüno au N.-E., et l’Aterno au ce; tre; le lac Fucin est au S. Climat rigoureux, sol peu fer. ile. C. P.

ARABIE (Prov. romaine d’), créée soi. s Trajan l’an 857 de Rome, 105 de J.C., quand le gouverneur de Syrie, A. Cornélius Palnia, eut soumis une partie des Arabes voisins delà Palestine. Elle comprenait le pays à moitié désert s tué entre le nord de la mer Rouge et Damas, particulièrement les deux Idumées ( V . ce mot). Au ive siècle, sans don e sous Constantin, la partie méridionale fut appelée Palestine 1 1 ie ou Salutaire, et le nom de province d'Arabie restreint à la partie septentriona'e, l'ancienne Pérée, avec Bnstra pour capitale. Elle dépendait de l’Empire , de la Préfecture et du diocèse d’Orient. C’est aujourd’hui le Haouran (V. ce mot plus loin). C.' P.

ARAKKIR.anc. Arabrace, v. de la Turquie d'Asie, dans l’eyalet et à 160 kil. S.-E. de Sivas ; 25,000 hab. Ch.-l. de livah. Fabr. de tissus de coton.

ARAGO ( Jacques-Ktieune-Vietor), littérateur, frère du célèbre astronome de ce nom, né à Esta gel en 1790, m. en 1855, accompagna Freycinet en 1817 dans son voyage autour du monde, dont il publia une re’aiion en 1822. Bien qu’atteint de cécité en 1837, il continua de cultiver les let r s et de voyager. Parmi ses pièces de théâtre, on cite : le Noviciat diplomatique , 1831; le Cadet de Gascogne , 1836; l’Éclat de rire, 1840. Il a donné encore un Voyage autour du monde, 1838-1840, 5 vol.

ARAUCU, province du Chili, au S., entre celle de La Conception au N., l’Araucanie indépendante à l’E. et au S., et l’océan Pacifique à l’O.; 50,000 liab. Ch -1. Arauco. C. P.

AUCTINUS de Milet, l’un des poètes cyclique ; de la Grèce, au vme siècle av. J.-C., a composé deux épopées : une Ethiopide, eu 5 chants, rapportant les exploits de Meranon, allié des Troyens, après la mort d'Hector; et la Destruction de Troie, en 2 chants. Les fragments d’Arctinus ont été publiés à la suite de l’Homère de la Bibliothèque grecque-latine de Didot.

ÀRDOUiN ( Alexis-Beaubrun), historien et diplomate haïtien, né en 1796, m. en 1865, rempl.t, sous la présidence de Boyer, les fonctions du ministère public, devint sénateur, puis président du Sénat en 1839, et fut l’un des signataires du traité qui, en 1838, fit reconnaître la république d’Haïti par la France. Après la chine de Boyer, 1843, il fut jeté en prison par ordre d’Hérard. Ce nouveau président ayant été renversé, Ardouin devint ministre de Injustice, de l’instruction publi ue et des cultes. En 1847, il contribua à l’élévation de Soulouque, qui le nomma ministre d’Haïti auprès du gouvernement français; mais il donna sa démission en 1849 pour ne pas reconnaître l’Empire, et fut réintégré dans ses fo étions par le président Geftrard en 1859. On a de lui ; Géo iraphie de Vite d’ Haiti, 1832; 2e édit., 1856 ; Études sur l’histoire d'Ilaïti, 185 -60, 11 vol. in-8°. B.

ARENENBEltG, vge de Suisse (Thurgovie), à 15 kil.

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