‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 716 sur 864 · ARM · texte numérisé non relu

ARM

N.-E. de Frauenfeld, sur le Rhin et à sa sortie du lac de Constance. Château qui appartint à la comtesse de Saint- Leu, ex-r ine de Hollande; 1. ou is-Napbîéon, fils de cette princesse, le vendit en 1843 , et, devenu empereur des Français, le racheta.

AltEZZO (Prov. d’), division du roy. d’Italie, formée du S.-E. de rancienne Toscane, entre les prov. de Florence au N., de Sienne à l’O.. de Pérouse et de Pesaro- Urbino au S. et à l’E. ; 3,187 kil. carr. ; 219,559 hab. Ch.-I. Arezzo. Arrosée par le Tibre et l’Arno, et traversée au centre par le canal de la Chiana. Cotnmer e de chanvre, soie, bétail, grains. Cette province n’a pas d’arrondissements. C. P.

APGOU T ( Antoine-Maurice- Apollinaire , comte d’), homme politique et !'nancier, né en 1782, nu château de Vessilieux, près de la Tour-du-Pin (Isère), m. en 1858, fut, à 24 ans, receveur principal des droits-réunis à Anvers, et, à 29 ans, inspecteur général ; puis, de 1812 à 1814, di eeteur général de la navigation du Rhin. Il se tint à l’écart pendant la première Restauration , fut nommé préfet des Basses-Pyrénées par Napoléon P', au retour de l’ile d’Elbe, mais, après la bataille de Waterloo, fit sa soumission aux Bourbons, et devint, en 1817, préfet du Gard et conseiller d’État, puis pair de France en 1819. Esprit conciliant, d’Argout appuya le ministère Martignac (1828), blâma les fameuses ordonnances royales de juillet 1830, s’efforça d’en obtenir le retrait pendant la lui te qu’elh s firent éclater, n’obtint qu’à grand’peine le consentement de Charles X, et, quand il l’apporta à la commission insurrectionnelle de l’Hôtel de ville, le 29 juillet, reçut la célèbre réponse : 11 est trop tard. »

Alors il se rallia à Louis-PInlippe, devint ministre de la marine, en novembre 1830, dans le cabinet Laffitte, et, à la chute de ce cabinet, passa au commerce et aux travaux publics dans le ministère Casimir Périer, 13 mars 1831. Il conserva ce poste dans le ministère Montalivel (11 octobre 1832), fut ministre de l’intérieur et des cultes en 1833, céda ce poste à M. Thiers le 5 avril 1834, devint gouverneur de la Banque de France, rentra dans le cabinet comme ministre des finances , en remplacement de M. Humann , qui venait de mourir, conserva ce poste dans le ministère Thiers (1er mars 1840), et le quitta neuf mois après, lors de l'avéuement du ministère Molé |7 novembre); il reprit alors ses fonctions de gouverneur de la Banque, qu’il a conservées jusqu’à sa mort. Après le coup d’Etat du 2 décembre 1851, le prince Louis-Napoléon le nomma membre de la commission consultative qui remplaça le conseil d’État; puis d’Argout fit partie de la commission municipale de Paris et du Conseil général de la Seine, fut président de la commission de surveillance de la Caisse d’amortissement et sénateur en 185 2. 11 était, depu s 1844 , membre libre de l’Académie des sciences morales et politiques. B.

ARIZONA (dép. d’), division administrative du Mexique, dans la division militaire de Culiacan; entre le territoire américain d’Arizona au N., les dép. de Chihuahua à l’E , de Sonora au S., et le golfe de Californie à l’O.; formé avec le N. de l’anc. État de Sonora; ch -1., El- Altar. Côtes basses, remplies de marais salants; des dunes, entre la côte et la terre cultivable, empêchent le principal fieuve, le Rio El-Altar, d’arriver à la mer. L’Est est couvert des ramifications de la Sierra Madré. Bois de construction et de teinture; céréales, canne à sucre, vignes, tabac, indigo. Mines de cuivre à B icnachi, de plomb et d’aryen i à Alamo-.Muerto et Cieneguilla. La population créole est peu nombreuse ; la principale tribu indienne est cel e des Pimas. C. P.

ARLINCOURT (Victor Prévost, vicomte d’), poëte et romancier, né au château de Mérantris, près île Versailles, en 1789, m. en 1856* A 20 ans, ayant publié Une matinée de Charlemagne, poème allégorique où il comparait Napoléon Il'r à Charlemagne, il fut nommé écuyer de Madame mère, et auditeur au conseil d’Etat. En 1815, il se jeta dans les bras des Bourbons, et leur resta fidèle. 11 publia, en 1818, un poëme épique en 24 chants la Caroléide, dont le héros était Cliar’emagne, et qui fit du bruit à cause de l’étrangeté du plan et des bizarreries de la versification. Mais ce fut à sa prose qu'il dut sa célébrité. Des inv ersions téméraires, des épithètes audacieuses, séduisirent le publie d’alors. Ses principaux ouvrages sont des romans : le Solitaire, 1821, fut traduit dans six langues. Le [ienégat, Ipsiboé, 1823, l' Étrangère, 1825, ne sont que des pastiches affaiblis du Solitaire; ce sont les mêmes Livrais ambiances dans les faits, la même exagération de sentiments ; il y a peu de rai ou et de goût, mais un certain intérêt et une grande sève d’imagination. Depuis

la Révolution de 1830, les romans du vicomte d’Arlincourt furent de véritables pamphlets, où il s’attaquait à ses contemporains sous le nom de leurs ancêtres Tels furent les Rebelles sous Charles V, Bannissement et retour de Charles VU, les Ecorcheurs , le Brasseur-Roi, Double Règne, V llerbagère. Après la Révolution de 1848, abandonnant l’allégorie, il attaqua la République dans deux brochures : Dieu le veut ! et l'Italie rouge. — Outre ses romans, le vicomte d’Ailincourt avait publié, depuis la Caroléide, un autre poëme, Ismaélie, ou l'Amour et la mort, et une tragédie, le Siège de Paris, 1827, qui fit du bruit un moment, grâce à certains vers malencontreux. F — T.

ARMANDI (Pierre-Damien), général, né en 1778 à Fusignano (Romngne), m. en 1855, fit ses premières axâmes sous Masséna à la défense de Gênes en 1799, prit part à toutes le- guerres de la Républi me et de l'Empire en Italie et en Allemagne, et se distingua particulièrement à Wagram et à Bautzen. Après la chute de Napoléon Ier, il fut gouverneur des deux fils de Louis Bonaparte, ex-roi de Ho'lande. Il figura dans les evé eaients politiques survenus en Italie en 1831, et dans ceux de 1818-49, où i organl-a le service de l’artillerie pendant la défen-e de Venise contre les Autrichiens. Dans ses derniers jours, il fut conservateur de la bibliothèque impéri le de SM’loud. On lui doit une Histoire militaire des éléphants, Paris. 1843, in-8“, ouvrage bien fait. B.

ARMELLINI (Charles), savant et homme politique, né à Rome en 1777, m. en 1863, fut, dès l'âge de 21 ans, professeur de rhétorique et de littérature grecque au Collège romain, fonda une Académie hjncéenne cou acrée aux sciences naturelles, et cultiva également la poésie à l’Académie des Arcades. Nommé avocat consistorial, il se livra désormais à la jurisprudence, devint membre de la Cour d’appel de Rome sous la domination française en 1809, et, quand le pape fut rentré dans ses États, 1814, reçut le gouvernement des Marches, puis un siège à la Cour d’appel de Macerata. On le rappela à Rome, pour s’occuper de la rédaction d’un nouveau Code civil, et il réussit à faire conserver presque intégralement le Code de commerce français. Après l’avéuement de Pie IX, en 1846, il fut chargé de préparer les réformes que consentait le ponti'ë. Elu député en 1848, il reçut la vice-présidence de la Chambre. Lors de la fuite du pape à Gaëte, il accepta e ministère de l’Intérieur pendant le gouvernement provisoire, et, quand la république eut été proclamée, il composa, avec Saffi et Mazzini, le triumvirat institué pour la diriger. En 1849, la chute de la république l’obi gea de s’expatrier; il alla finir ses jours à Bruxelles. B.

ARMÉNIE (Prov. romaine d’). I.es Romains distinguaient la Grande Arménie ( Armenia Major,, roy. de Tigrane, et la Petite Arménie ( Armenia Minor ), composée des cantons resserrés entre le haut Ilalvs et l'Euphrate depuis la reunion de ses deux bras principaux jusqu’aux défilés du Taurus. Toutes deux étaient, depuis les expéditions de Lucullus et de Pompée, placées sons la suzeraineté des Homa ns, avec des chefs particuliers. Trajan réduisit les deux Arménies en une seule province, avec Mél tène p >ur métropole. Mais Adrien renonça à la Grande Arménie, à qui il permit de se choisir un roi, et conserva la Petite, qui devint la prov. romaine d’Arménie, dont Mélitène demeura la métropo’e. ^ous Dioclétien ou Constantin, il y eut deux prov. d’ Arménie : Y Arménie première, formée de quelques cantons de la précédente et de la partie orientale de laCappadoce, cap. Sébaste; elle correspond auj. à l’E. de l’eyalet turc de S vas; l’Arménie seconde, formée du reste de la Pelite Arménie, oap. Mélitène : c’est auj. 1 ■ S. -O. de l’eyalet turc de Kharbout. Tontes deux dépendaient de l’Empire et de la Prélecture d’Orient et du Diocèse du Pont. Ea Grande Arménie ayant cessé d’exister comme royaume indépendant en 428, et avant été partagée entre les Empires romain et persan, Théodose II fit de la partie romaine une province spéciale, appelée Comté d’Arménie, sous le commandement d’un comte résidant à Théodosiopolis (441). Les guerres de Justinien reculèrent de ce côté les frontières de l’Empire, et, à sa mort, 565, nous voyons cinq provinces porter le nom d’Arménie : d’abord les deux qui l’ava ent antérieurement : 1° V Arménie première, cap. Sébaste; 2° l 'Arménie seconde, cap. Mélitène; 3° le Pont- Polémonia que, augmenté du pays des Lazes, et dont on ava t changé le nom en celui d’Arménie troisième, cap. Trébizonde : c et auj. l’eyalet turc do Trébizoude et la partie maritime du gouvernement russe de Routais ; 4° la Grande Arménie ou Arménie intérieure, qui avait perdu son nom de comté d’Arménie depuis que Justinien y avait

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