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remplacé le comte par un due ou gouverneur militaire ; elle avait encore Théodosiopolis pour métropole, et correspond à la par ie centrale de l’eyalet turc d Erzeroum et au N -E. de telui de Kharbout; 5° la Petite Arménie, appellation transférée de la région àl’O. de l'Euphrate, à la région E. du fleuve, et composée de cinq petites provinces, FAnzitène, l’Ingilène, la Belabitène, la Sophène : la cinquiè ■ e est inconnue; c'est auj. le nord de l’eyalet turc du D;arb dur ou du Kourdistan. De ces cinq provinces d’Arménie, les quatre premières dépendaient du Diocèse du Pont, la cinquième de celui d’Ürient. C. P.
ARNAULT (Lucien-Emile), auteur dramatique et administrateur, fils de Vincent-Antoine Arnault (F. te nom dans le Dictionna re), né à Versailles en 1787, m. en 1863, dut à Lucien Bonaparte, son parrain, un avancement rapide dans la carrière administrative. Auditeur au conseil d’Etat en 1808, intendant de l’istrie en 1810, sous-préfet de Châteauroux au retour des Bourbons, préfet de l’Ardèche pendant les Cent-Jours, il accompagna son père dans 1 exil après la 28 Restauration. Depuis son retour en 1818 ju-qu’à la Révolution de 1830, il ne s’occupa que de travaux littéraires. Pendant le rogne de Louis-Phil ppe, il fut préfet de Saône-et-Loire et de la Meurthe. La Révolution de 1848 le rendit à la vie privée. Les tragédies de Lucien Arnault sont : Pierre de Portugal, 1823; Régulas, 1825; Pertinax , ou les Prétoriens, 1828; le Dernier jour de Tibère, 18 '8; Catherine de Médicis aux étals de Blois, 1829; Gustave-Adolphe, ou la bataille de Lutzen, 1830. Arnault collabora à la Minerve et à la Biographie des contemporains. B.
ARN DT (Ernest-Maurice), publiciste et poëte allemand, né en 1769 à Sclioritz (ile de Rügen),m. en 1860, débuta en littérature par une série de volumes contenant les observations qu’d avait recueillies pendant ses voyages en Italie, en France, en Allemagne (1797-98), et en Suède .(1806). Dans le cours de cette publient on, il avait fait paraitre deux ouvrages : V Histoire du servage en Poméranie et à Rügen (1803), qui lui attira l’inimitié de la noblesse prussienne; et la Germanie et l'Europe (1803), où, au milieu de .beaucoup d’idées neuves sur les arts, l’éducation, la tendance des esprits, perce à chaque instant son antipathie contre Napoléon Ier et la Révolution française. En 1806, il fut nommé professeur d’histoire à l'Université de Greifswald. En 1807, il donna 1 Esprit du temps, où il dénonce aux Allemands les causes de leur nullité politique et les excite contre Napoléon. Après la bataille d’Iéna , obligé de fuir en Fuède, il en revint en 1809, et reprit son enseignement, puis en 1812 alla en Russie, où il fut attaché au ministre baron deStein.il reçut pour mission d’enflammer le patriotisme allemand par ses pamphlets, qui obtinrent une grande célébrité, et au nombre desquels nous cit< rons : le Rhin, fleuve, mais non i>as frontière de l’Allemagne ( 1812); le Catéchisme du soldat (1812); la Landwehr et la Landsturm (1812). De ce temps aussi datent ses Chants de guerre, entre autres le Chant funèbre de Schenlcendorf, les Chants guerriers de Blücher et de Schill, et la Patrie de T Allemand, inspiration chaleureuse dont l'effet fut si profond, que les démocrates s’en souvenaient encore en 1848, et Fadopièrent pour cri de ralliement. Après la guerre, Aiaidt s’établit à Cologne, où il publia le journal le Veilleur, et fut nommé, en 1818, à la chaire d’histoire de l’Université de Bonn. Mais, victime d'une réaction contre le parti libéral, il fut, l'année suivante, suspendu de ses fonctions. Rendant sa retraite forcée, qui dura vingt ans, il écrivit : Description et Histoire des lies Ecossaises et des Orcades, 1826; Chrétiens et Turcs, 1828; la Question des Pays-Bas et des provinces rhénanes, 1831; la Belgique et ce qui en dépend, 1834; Histoire de Suède sous Gustave III et Gustave IV Adolphe, 1839. Arndt, réintégré dans sa chaire en 1840, publia, la même année, Souvenirs de ma vie; puis, Essais d'histoire comparée, 1844; Voyages sur le Rhin et sur l’Aar, 1849. 11 siégea, eu 1848, comme député des provinces rhénanes, à l'Assemblée nationale de Francfort, et en sortit, en 1849, avec le parti constitutionnel représenté par M. de Gagern. On a de lui, depuis cette époque, plusieurs brochures où se reflète le sentiment patriotique qui l'a animé pendant sa longue carrière. Un choix de ses poésies a paru à Leipzig en 1850 ; son dernier recueil a été édité à Berlin en 1855. B.
ARÎSTIM (Llisabeth, comtesse d’), plus connue sous le nom de Bettina, diminutif de son nom de baptême, femme de lettres, née il Francfort-sur-le-Mein en 1785, m. eu 1859, épousa Ludwig- A chim d'Arnim ( V. ce nom dans le Dictionnaire), et se fit un» réputation par son imagination ardente, exaltée, qu'elle mit dans quelques ouvra-
ges qui se rapportent à peu près tous à sa vie intime. Pleine d admiration pour Goethe, elle entama une Correspondance a\ec lui, et de là sortit le livre publié après la mort de Goethe sous le titre de : Correspondance de Goethe avec un enfant, Berlin, 1835, 3 vol. in-8°. Le style en est souvent lyrique, et va de l’originalité à la bizarrerie. Mme d Arnim a donné aussi sa Correspondance avec Mme de Günderode, 1840, 2 vol. in-8", lettres dans le genre de 1 idyl e, et les lettres du poète Clément Brentano, dont elle était sœur, recueil qu'elle intitula : Couronne printanière de Clément Brentano, tressée à sa mémoire avec ses lettres de jeunesse.
ARNO.ULD (Edmond-Nicolas), littérateur, né à Dicuze (Meurthe) en 1811, m. en 1861, fut chargé, en 1843, de la suppléance de la chaire de littérature française à la Faculté des lettres de Strasbourg, et, en 1853, au même titre, de la chaire de littérature étrangère à la Faculté des lettres de Paris. On a de lui : de Plokio Menandri, et Sur la comédie d' Aristophane, 1 42 (thèses); de T Invention originale, 1849; Essai d’une théorie du style 1 N 5 1 ; Influence de la littérature italienne sur la littérature française, 1852. Arnould cultiva c aussi la poésie; il fit jouer à lOdéon, en 1816, un drame, Georges Dation. Ses e-sais poétiques ont été recueillis en 1862 sous le titre de Sonnets et Poèmes.
ARNOUX (Jean-Claude), ingénieur, né au C’ateau (Nord) en 1792, ni. en 1866, élève de 1 Ecole polytechnique, abandonna le service de l’artillerie en 1815 pour entrer dans le génie civil, enseigna quelque temps à l’École centrale, et devint directeur des ateliers des Messageries générales. Inventeur des trains articulés de chemins de fer, qui permettent de parcourir à grande vitesse des courbes de très-petit rayon, il en fit l’application sur le chemin ce Paris à Sceaux. On lui doit aussi les appareils employés pour transborder les diligences sur les chemins de fer.
ARTAUD (Nicolas-Louis), littérateur, né à Paris, en 1794, m. en 1861, élève Je l’Ecole Normale, fut professeur au college Louis-le-Grand. Mis en disponib lit ', vers la fin de la Restauration, pour avoir écrit dans des journaux d’opposition, on le nomma, après la liévolution de 1830, inspecteur de l’Académie de Paris, puis inspecteur général de l’Université, il reçut, en 1840, la mission d'organiser l’instruction publique eu Alger e, et devint vice-recteur de l’Académie de Paris en 1858. On a de lui : Essai littéraire sur le génie poétique au xix1-' siècle, 1825; une traduction des Chants populaires des frontières méridionales de l’Ecosse, par Walter Scott, 1826, 4 vol. ; — des traductions de Sophocle, 1827, 3 vol. in-12 ; d’ Aristophane , 1830, 6 vol. in-12 ; et d’Euripide, 1842, 2 vol. in-12; de César, pour la Bibliothèque laiine-française de Fauckoucke, 1832, 3 vol. in-8° ; Fragments pour servir à l’histoire de la comédie antique, 1863; Eludes sur la littérature depuis Homère jusqu'à l’école romantique, 1863. B.
ART1GNYS (Antoine gâchât «’), littérateur, né en 1706 à Vienne (Dauphiné), m. en 1778, fut chanoine dans sa ville natale. 11 a laissé, entre au:res écrits : Petit Réservoir contenant une variété de faits historiques et critiques, La Haye, 1750., 5 vol. in-12; Nouveaux Mémoires d’histoire, de critique et de littérature, Paris, 1749-56, 7 vol.
ARl’OT (Joseph), célèbre violoniste, né à Bruxelles en 1815, m. en 1845, élève de Kreutzer au Conservatoire de Paris, excellait à rendre les sentiments tendres et rêveurs. Il a publié plusieurs morceaux pour sou instrument.
ARYAS, c.-à.-d. en sanscrit laboureurs, nom donné, dans les Vèdas, au peuple antique qui habitait originairement les hauts plateaux situés nu N. -O. de l’Inde, et qui, après avoir franchi l'Indus, occupa le Pundjâb, puis tout le bassin du Gange. Les Aryas imposèrent à la population autochthone leur religion (le brahmanisme), leur organisation sociale (le système des castes:, et leur langage (le sanrerit). Ceux des habitants primitifs de l'ilindoustan qui repoussèrent le brahmanisme, sont désignés, dans les Vêdas, par le nom de Dasyous.
ASBEN ou AIR, la plus vaste oasis du Sahara central, entre 16° 30' et 19° 30' lat. N., 5° 20' et 7" 20' long. E. L’oasis d’Asben ( Azygimba de Ptolémée) était comme parles descriptions des géographes arabes; mais nul -Européen ne l avait visitée avant Barth, en 1850. On y trouve trois populations distinctes : des nègres esclaves ; les Imghad, d’origine berbère, mais mélangés Je sang nègre, et tenus pour cela dans une sujétion étroite par la troisième population, celle des Keloui, peuple touareg de la branche des Azghar. Les Keloui s’occupent du trafic, surtout de celui du sel, qu’ils vont chercher tous les