ASS
ans chez les Tibbous de Bilma, et dont ils approvisionnent le Sabava central. Principales v.lles : Tidik, Tintelloust, Tafidet, et Aghadès (eapita'e). C. P.
ASCOT, plaine du comté de Berks (Angleterre), à 10 kil. S. -O. de Windsor. On y fait de célèbres courses de chevaux.
ASIE (ProvJ romaine d’). Les Romains donnèrent le nom d'Asie à la première province qu’ils possédèrent sur ce co tinent, à l’ancien roy. de Pergarne acquis par testament d’Attale III en 133 av. J.-C., et réduit définitivement en province en 129 après la défa te d’Aristonie. Cette prov. (métropole : Pergame ) comprenait la Mysie, l’Eolide, la Lydie, l'Ionie, la Doride (moins Rhodes), la Carie (moins la Pérée des Rhodiens), la grande et la petite Phrygie, la Pisidie : ces deux derniers p iys furent attr.bués tan ôt à la prov. d’Asie, tantôt à celle de Cili— cie. Auguste la donna au Sénat dans le partage des provinces. Après avoir été un instant diminuée de sa partie N., érigée en prov. spéciale par Vespasien sous le m>m cl’Hellespont ( F. ce mot), elle recouvra bientôt son étendue première, et la conserva jusqu’aux démembrements opérés par Dioclétien et Constantin au iv" siècle; à cette époque, la Notice de l’Empire nous la montre très-réduite, et comprise avec 10 autres prov. dans le Diocèse d Asie , dépendant de l'Empire et de la Préfecture d’Orient. Ce Diocèse renfermait les prov. suivantes : Asie, dont le gouverneur partageait avec ceux d’Acliaie et d’Afrique seuls le titre de proconsul, et, comme tel, était placé avec eux au-dessus de tous les gouverneurs de province; llellespont, Iles, Pamphylie, Lycaonie, Pisidie, Phrygie Salutaire, Phrygie Pacalienne, Lycie, Carie, Lydie; Ephèse était alors 1 1 métropole de la prov d’Asie. Quelquefois on trouve ce Diocèse divisé eu Proconsulat d'Asie. comprenant les trois premières prov., et Vicariat d'Asie, composé des H autres. Le Diocèse d’As’e correspond à l’eyalet turc d’Aïdin et à une partie de ceux de Khodaweodiguiar et de Caraman. C. P.
ASIÔLI (Baniface), compositeur de musique, né en 1769 à Corregio, dans le duché de Modène, m. eu 1832, fut maître île chapelle dans sa ville natale, puis résida lieu’' ans à Turin, s'établit à Milan en 1799, et y devint professeur de musique du vice-roi, et censeur du Conserva o re. Outre beaucoup de musique d’église et de chambre, il a laissé des ouvrages théoriques d'une grande importance : Trattato d'armonia; Principi elementari ; Preparazione al bel canlo , contenenle molli solfeygi d'armonia, etc. B.
ASPINWALL ou COLON, v. de la Nouvelle-Grenade (isthme et Etat de Panama), sur la mer des Antilles, par 9° 24’ lat. N. et 82° 15' long. O.; 3,000 hab. I lie occupe le N. -O. de l’île de Manzanillo, sur la baie de Limon on Navy-Bay. Fondée en 1852, lors des premiers travaux du chemin de fer de Panama, dont elle est le point de départ, et appelée Aspinwall du nom du directeur de la Compagnie dont elle est la propriété. Transit considérable. Po nt d’arrivée des paquebots à vapeur américains et de ceux du service transatlantique français. C. P.
ASPIRANT DE MARINE. Sous l’anc. monarchie française, il y avait des élèves de la marine ; l'Assemblée nati >naie de 1792 remplaça ce titre par celui d’aspirant de marine. Le 3 brumaire an îv (25 octob. 1795), la Convention créa des aspirants de lre classe, qui devaient avo r 15 à 20 ans d’âge, 24 mois de navigation effective, et faire preme d’une certaine instruction spéciale; et des aspirants de 2" classe, qui de\ aient avoir 12 ans au moins, 18 au plus, 6 mois de navigation, et connaître l'arithmétique appliquée. En 1816, les aspirants redevinrent élèves de la marine; en 1848, on rétablit le nom d'aspirant.
ASSEMBLEES DE CANTON. De l’an x (1802) àl804, elle» nommaient, au collège électoral d’arrondissement et au colLge électoral de département, le nombre de membres qui leur était assigné en raison du chiffre des électeurs. Le président, nommé pour 5 ans par le premier consul, et pouvant être renommé indéfiniment, nommait à son tour les présidents des sections. L’Assemblée de canton désignait 2 citoyens pour chaque place de juge de paix, et de suppléant de ce magistrat.
Assemblées dü clerge. Sous 1 ancienne monarchie française, le clergé avait des Assemblées ordinaires et des Assemblées extraordinaires. Les Assemblées ordinaires étaient elles-mêmes grandes ou petites • les grandes, qui se tinrent régulièrement tous les 10 ans depuis 1606; les petiies,, appel les aussi assemblées de comptes, qui se tinrent tous les 5 ans depuis 1625. On s'y occupait des décimes ordinaires et des dons gratuits (F. Décimes, Dons GiiAXUiTs). Les grandes assemblées se composaient de