‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 73 sur 864 · LIGUE HELVÉTIQUE. V. SUISSE · texte numérisé non relu

LIGUE HELVÉTIQUE. V. SUISSE

LIGUE LOMBARDE. V. LOMBARDE (Ligue).

ligue du rhin. V. rhin (Ligue du).

ligue sainte, nom que prit la coalition formée en 1511 contre la France par le pape Jules H, Ferdinand le Catholique, Henri VIII, les Vénitiens et les Suisses. Elle amena la campagne de Gaston de Foix en Italie, sa victoire et sa mort à Ravenne, 1512, la défaite de La Trétnouille à Novare, 1513, la perte de toute l’Italie pour les Français, l’invasion de leur territoire, et leur défaite à Guinegate. Louis XII dut demander la paix.

LIGUEIL, ch.-l. de cant. (Indre-et-Loire), arr. et à 17 kil. S.-O. de Loches; 1,296 hab. Préparation de pruneaux, dits de Tours. Aux environs est une masse de coquillages, d’une étendue de plusieurs kilom., connus sous le nom de F alun de Touraine, et employés comme engrais.

LIGUES (Guerre des DF.UX-I , guerre entre la ligue achéenne, soutenue par Philippe III, roi de Macédoine, et la ligue étolienne, soutenue par les Spartiates, 220-217 av. J.-C. Lycurgue, roi de Spaite, fut deux fois battu par les troupes de Philippe; les Etoliens perdirent Ambracie, Tlièbes de Phthiotide, et même Tliermus, leur capitale. La paix confirma â chacun ses conquêtes.

L1GULA, petite mesure de capacité, servant, chez les auc. Romains, â doser les médicaments. Elle contenait un poids de 9 millilitres d’eau.

L1GUURI (Alphonse-Marie de), né à Naples en 1696, m. en 1787, renonça aux succès du barreau pour entrer dans le clergé en 1722, se retira dans l’ermitage de Sle- Marie à Scala ( Principauté citérienre) , et y fonda l'Institut du Très-Saint- Bédempt eur , dont les membres , dits Liguorisles , se consacraient à l’instruction des paysans. Cet Institut fut. approuvé par le pape Benoit XIV. Liguori,

nommé évêque de Ste-Agathe des Goths en 1762, se démit en 1775, et finit ses jours au milieu de sa congrégation, à Nocera de’ Pagani. Il a été canonisé en 1816 ; fête, lo 26 septembre. Parmi ses écrits, dont il existe une édition complète en français, Paris, 1834, 30 vol. in-8°, on remarque : Théologie morale, en latin, Naples, 1755, 2 vol. in-4° j Histoire de toutes les hérésies avec leur réfutation , en italien, Venise, 1773, 3 vol. in-8°; Instruction et pratique pour les confesseurs, en italien, Bassano, 1780, 3 vol. in- 12; Venté de la foi, en italien, Venise, 1781, 2 vol. in-8°; l'Homme apostolique dirigé pour entendre les confessions , Venise, 1782, 3 vol. in-4"; Visites au Sl-Sacrement et à la Ste Vierge, Venise, 1788, 2 vol. in-12. B.

LIGURIE, partie de l’Italie ancienne qui s’étendait entre le golfe de Gènes, les Alpes, le cours du Pô et la Trébie, mais dont les limites ont varié suivant la fortune du peuple qui l’habita et lui donna son nom. Les Ligures, de race Ibérienne, quittèrent l’Espagne à la suite d’une invasion celtique vers 1400 av. J.-C., et se répandirent sur le littoral de la Méditerranée, depuis les Pyrénées jusqu’à l’Arno, et à l’intérieur des terres, dans le bassin inférieur du Rhône, et sur les deux versants des Alpes et de l’Apennin. Quatresiècles plus tard, l’invasion desEtrusques les refoula, en Italie, de l’Arno sur la Macra, et, vers le VIe siècle, jusqu’aux environs de la ville actuelle de Gênes. Mais les expéditions des Gaulois, auxquels ils sejoignirent, rendirent aux Ligures leur première domination. Leurs principales tribus étaient : entre les Pyrénées et le Rhône, les Bébryces; entre le Rhône et le Var, les Salyi ou Salluvii, les Segobrigii, lc3 Suelteri ou Cellorii ; en Italie, les Lævi, les Ingauni, les Libici, les Taurini on Taurisci, les Ai>uans, etc. Ils étaient séparés, suivant le génie de la race ibérienne, en autant de tribus qu’ils avaient de vallées. Les femmes y travaillaient aux plus rudes ouvrages, pendant que les hommes, aussi redoutés sur mer que sur terre, donnaient la chasse aux vaisseaux de Marseille, de Carthage et des Etrusques. Ils n’avaient de ville importante que Gênes, et habitaient de préférence dans des bourgades cachées au milieu des gorges de l’Apennin et des Alpes. Ennemis opiniâtres, sujets toujours révoltés, la soumission de leur province coûta aux Romains plus d'efforts que la conquête même de l’Asie. Ils furent à peu près soumis vers 163 av. J.-C., et définitivement par Auguste. Quant aux Ligures de la Gaule, ils furent subjugués par les Romains, de 154 à 117, et leur pays, du Var aux Pyrénées, joint aux possessions de quelques peuples Celtiques, forma la Province romaine en Gaule. Le nom de Ligurie fut réservé au pays habité par les Ligures italiens, et la Ligurie comprise dans le gouvernement de la Gaule cisalpine. Sous Auguste, elle forma la 9e région de l’Italie, s’étendant de la Macra au Var, et des Alpes, en suivant le cours du Pô, àla Trébie. Au iv® siècle, elle devint une province spéciale, qui comprit, outre la Ligurie primitive, toute la partie dp l'Italie située au N. du Pô et à l’O de l’Adda, moins la petite province montagneuse des Alpes cottiennes. Cette Ligurie avait Milan pour capitale, et se divisa en deux parties, la Ligurie plane au N., et la Ligurie montagneuse au S. Enfin quand Justinien eut reconquis l'Italie sur les Goths, la .Ligurie montagneuse fut renfermée dans la province des Alpes cottiennes, et le nom de Ligurie réservé à la partie transpadane , à qui cette dénomination resta jusqu’au x® siècle. C. P.

LIGURIENNE (République). V. Gênes.

L1GUSTIQUE (Golfe), Ligusticus sinus ou Ligusticum mare, nom anc. du golfe de Gênes.

LIIM-FJORD, lagune du Danemark (Jutland), partageant la province d’Aalborg et baignant au S. celles de Viborg et de Ribe. Elle communique avec le Cattégat à Hais, par un canal de 2 kil. , et avec la mer du Nord depuis 1824, par la rupture d’une digue de sables qui l’en séparait. On y pêche beaucoup de harengs.

LIERA (Régiment de), division administrative d Autriche (Confins militaires) ; ch. -1., Gospicli. Superf., 2,592 kil. carrés. Pop., 73,563 hab.

L1L10 (Louis), en latin Aloysius Lilius, médecin, né à Ciro (Calabre), m. en 1576, appliqua les épactes au cycle de 19 ans, et, en ajoutant un jour à la fin de chaque cycle, parvint à une équation a peu près exacte des années solaire et lunaire. Son projet, présenté au pape Grégoire XUI, devint la base du calendrier grégorien.

LILLE, autrefois l’isle, en latin lnsula, en flamand Byssel, ch.-l. du dép. du Nord, sur la Moyenne-Deule et le canal de la Sensée à la mer, à 222 kil. N . de Paris, 251 par le chemin de fer duNord ; par 0°44’ 16" long. E., et 5ܰ 37' 50" lat. N.; 12,818 hab. en 1789; 64,291 en 1821; 72,737 en 1841; 154,749 en 1866. Place de guerre de 1” classe.

avec une citadelle, chef-d’œuvre de Vanban. Ch.-l. de la 3e division militaire. Directions d’artillerie, du o-énie des subsistances militaires, des douanes; Bourse, succursale de la Banque de France, comptoir d’escompte, recette générale des finances. Tribunaux de lre instance et de commerce. 1 acuité des sciences, école préparatoire de médecine; lycée. Académie de musique; écoles municipales de peinture, de sculpture et d’architecture; société des sciences et des arts, société d’horticulture ; commission historique départementale ; bibliothèque, riches archives, musées d’histoire naturelle, de peinture, ethnologique; musée Wicar (collection de dessins originaux des maîtres des differentes écoles); musée Moillet (collection d’objets chinois, javanais, indiens, etc.); jardin botanique. Avant 1858, hôtel des monnaies (marque W). La ville, située dans une plaine spacieuse, est bien bâtie; elle a sept portes, sans compter trois portes d’eau. On y remarque une belle esplanade entre la citadelle et la ville, le long d’un canal, et plantée d arbres, où est la statue du général Négrier; la grande place, ornée, depuis 1842, d’une colonne commémorative de la défense de Lille en 1792; la porte de Paris, arc de triomphe élevé à Louis XIV en 1682; le théâtre, l’hôpital général, 1 hôtel de ville, le lycée, la Bourse, les halles au blé, la salle de concert, l’hôtel de la préfecture, le palais de justice. Eglises ornées de tableaux de maîtres flamands. Eglise consistoriale calviniste, synagogue. Manufacture de tabacs. Industrie très-active : filatures de coton, de lin, de laine; fabriques de lin retors, toiles, linge damassé, tissus nouveautés, tapis, bonneterie, ganterie; fabriques de dentelles et de tulles; cardes, fers et machines, produits chimiques, céruse, sucre de betterave; raffineries de sucre, distilleries d’alcool, brasseries, teintureries, tanneries. faïenceries, blanchisseries, fabrique et épuration d huile de colza. En 1860, on a commencé d’agrandir la ville, qui était insuffl ante pour sa population: la nouvelle enceinte fortifiée aura 14,000 mètres de développement; celje actuelle n’en a que 9,000 environ. L’ancienne ville a 225 hectares de superficie; la nouvelle en aura 700; elle ab-orbe 3 communes limitrophes. Les travaux seront terminés vers 1867, ou au plus tard en 1871. Commerce considérable. La fondation de Lille ne remonte pas au delà du xe siècle; c’était d’abord un camp romain dans une ile de la Deule , d’où vint le nom de l'Isle. On y éleva un château, autour duquel se forma une ville. L’empereur Henri III la dévasta, 1053; Philippe-Auguste la détruisit, 1213; Jeanne de Constantinople, comtesse de Flandre, la releva, et constitua l’échevinage de Lille, 1235. Réunie à la France par Philippe le Bel, 1312, Lille retourna bientôt au comté de Flandre, et, plus tard, échut aux maisons de Bourgogne, d’Autriche et d’Espagne. Prise, en 1667, par Louis XIV, qui la perdit en 1708, malgré l’héroïque défense de Bonftters, et la regagna par le traité d’Utrecht, 1713 ; assiégée et bombardée pendant 8 jours par les Autrichiens, en 1792, elle les força de lever le siégé. B.

LILLE (Comte de), nom que prit et que porta toujours Louis XVIII pendant l’émigration.

LILLLBONNE, anc. Juhobona, ch.-l. de canton (Seine- Inférieure), arr. et à 35 kil. E. du Havre; 2,985 hab. Fabr. de calicots et d’indiennes; filatures de coton; blanchisseries de toiles. Anc. capitale des Calètes de la Celtique. Ruines d’un théâtre bâti par J. César, de bains, et d’un château construit par Guillaume le Conquérant.

LILLE Ra , ch.-l. de cant. ( Pas-de-Calais | , arr. et à 15 kil. (J.-N.-O. de Béthune; 3,870 hab. Autrefois fortifié. Brasseries, tanneries, huileries, poteries; todes. C’est là que fut foré le Ier puits artésien en France. — A 2 kil. est l’anc. abbaye de Haux.

LILLO, brg et fort de Belgique, prov. et à 13 kil. N.- O. d’Anvers, sur la rive dr. de l’Escaut; 1,000 hab. Il commande l'entrée du fleuve, et a été appelé la bride d’Anvers; sa construction date de 1584.

LILLO (George), auteur dramatique anglais, né à Londres en 1693, m. en 1739, était joaillier de profession. Ses OEuvres, publiées en 1775, 2 vol. in-12, comprennent 7pièces, tirées, pour la plupart, d’événements réels, et écrites avec énergie et noblesse : Sylvie, George Burnwell ou l’Apprenti de Londres, le Héros chrétien, la Curiosité fatale, Marina, Eli) leric, et Arden de Feverssham.

LILLY (William), astrologue anglais, né en 1602 à Dicevvorth (Leicester) , m. en 1681 , fut souvent consulté par le roi Charles Ier. On a de lui : Merlinus anglicus junior, Lond., 1614, in 4»; le Messager des étoiles, 1645; Recueil de prophéties, 1646, etc.

LILYBEE, Lilybœum, auj. Marsala, anc. v. et port de Sicile, à l'extrémité N.- O. de l’ile, près du Lilybœum promontorium (auj. cap Boeo) , Place de guerre des Cartha-

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LIM

ginois pendant la lre guerre punique, elle soutint un siège de 8 ans contre les Romains, 250-242 av. J.-C.

LIMA, ville forte, capitale du Pérou, et chef-lieu d’un des 12 départements de cette république, sur la Rimac, à 35 kil des Cordillères, et à 9 de Callao, qui lui sert de port, et à qui un chemin de fer la relie; par 12° 2' 34" lat. S., et 79° 27' 45" long. O. ; 100,000 habitants. Citadelle de Sainte-Catherine; muraille flanquée de trentequatre bastions et percée de dix portes. Arsenal. Archevêché catholique ; université célèbre, fondée en 1576; écoles de théologie, de droit et de médecine; 8 collèges; plusieurs bibliothèques; 9 hôpitaux; jardin botanique. Consulat français. Lima, autrefois la Cité des Rois (la Ciudad de los Reyes ) , située dans une charmante vallée, entourée de belles promenades , est assez bien bâtie ; ses rues sont larges et droites; les maisons sont construites en bois et à un seul étage ; on y admire surtout la beauté et la richesse des églises et des couvents, où l’or, l’argent et les pierreries sont prodigués , les palais du gouvernement et de l’archevêché, le théâtre, le Panthéon, vaste cimetière public en dehors de la ville, le cirque pour les combats de taureaux, etc. L’industrie, quoique déchue, y est encore active, surtout ta. fonte et le monnayage des métaux précieux , son commerce , assez considérable , en cuivre, or, argent, étain, quinquina, vins, a diminué aussi depuis l’extension de celui de Valparaiso. Fondée en 1535 par Pizarre, Lima prit de rapides accroissements, malheureusement arrêtés par de nombreux et terribles tremblements de terre; plus de 20 l’ont déjà dévastée, parmi lesquels on se rappelle surtout ceux de 1586, 1630, 1665, 1678, 1687, 1746, 1764 et 1828; celui de 1746 ne laissa que 20 maisons debout, et, en 1828, plus de mille personnes périrent ; quelques années auparavant, Lima avait été troublée par les luttes de l’indépendance, qui fut proclamée dans ses murs, le 28 juillet 1821, par le général San-Martin. — Le département de Lima, entre ceux d’Aréquipa au S., Huancavelica et Junin à l’E. , d’Ancas au N., et le Pacifique à l’O., a 182,677 hab. Il est en partie couvert par les Cordillères, dont le pic principal est le volcan du Nevado de Sasaguama (5,666 mètr.). Beau climat; sol fertile en maïs, coton, cannes à sucre, poivre, figues, trèsbon vin. Elève de bétail et d’abeilles. Mines de fer, plomb, cuivre, houille, or, argent, mercure, etc.

lima, Belio et Limœa, riv. d’Espagne et de Portugal, une de celles que les anciens appelaient Lélhé , naît au lac de Bion (Galice), coule au S.-O., arrose la prov. de Minho, et se jette dans l’Atlantique à Viana. Cours de 200 kil.

LIMAGNE , Alimania, petit pays de France ( Basse-Auvergne) , forme la partie N. du départem. du Puy-de-Dôme. C’est un bassin de 240 kil. carrés, formé par les monts Dômes et ceux du Forez, entre l’Ailier et la Sioule, et comprenant Aigueperse au N., Riom, Clermont, Billom, et Issoire au S. 11 est admirablement fertile, grâce à de nombreux cours d'eau, en blé, seigle, huile, abricots, etc.; mais ses vins ne méritent plus leur ancienne réputation.

LLMAN, mot dérivé du grec, et joint à plusieurs noms turcs ou russes , où il désigne le port que forme l’embouchure d’une rivière.

LIMAÇOL ou LIMISSO, v. de la Turquie d’Asie, petit port sur la côte S.-E. de l’île de Chypre, à 70 kil. S.-O. de Nicosie. Evêché suffragant de Nicosie. Vin renommé. Ruines que l’on croit être celles d ’Amathonte.

LIMAY , ch.-l. de cant. (Seine-et-Oise) , arr. et à 1 kil. E.-N.-E. de Mantes, dont il n’est séparé que par la Seine; 1,267 hab.

LIMBES, Limbus (de limen , seuil?) , lieu où les âmes des justes parmi les Juifs, attendirent que le Messie vint les délivrer. Des théologiens y placent les âmes des enfants morts sans baptême.

LIMBORCH (Philippe Van) , savant théologien , de la secte des Arminiens, né à Amsterdam en 1633, m. en 1712, étudia dans sa ville natale et à Utrecht, fut pasteur à Gouda, 1657, puis à Amsterdam, 1668, et professeur de théologie au séminaire de sa secte, 1669. On a de lui : Prœstuntium ac erudilorum epislolœ tlieologicœ, Amst., 1660; 3e édit., 1704, in-fol.; Tlieologia christiana , ibifl., 1686, in-4° ; 5e édit. , 1730 , in-fol. ; de Veritate religionis christiance arnica collatio, Gouda, 1687, in-4°; Histoire de l'Inquisition, eu latin, Amst., 1692, in-fol., etc.

LIMBOURG (Duché de), anc. prov. des Pays-Bas, anj. partagée entre les royaumes de Belgique et de Hollande. Le Limbourg hollandais , sur la rive dr. de la Meuse , est borné par le Brabant septentrional au N., la Gueldre et la Prusse rhénane à l’E., les provinces belges Je Limbourg à l’O., et de Liège au S. Superf. : 219,600 hect. ; pop. : 220,000 hab. Ch.-l. ; Maëstricht ; villes priucipales : Rure-

monde et Venloo. Lorsqu’en 1839 une partie du Luxembourg, pays faisant partie de la Confédération germanique, fut cédée à la Belgique, une partie également grande du Limbourg hollandais fut adjointe à la dite Confédération.— Le Limbourg belge, sur la rive g. de la Meuse, est borné par le Brabant septentrional et le Limbourg hollandais au N., la prov. de Liège au S., le Brabant méridional et la prov. d’Anvers à l’O. Superf. : 241,315 hec tares. Pop.: 197,900 hab. Pays très-fertile. Ch.-l., Hasselt; ville princip. : Tongres. — Le Limbourg, conquis d’abord par les Romains, puis parles Francs, échut, lors du partage de l’Empire carlovingien, à Louis le Germanique, et fut gouverné plus tard par des comtes , qui , après avoir acquis le comté d’Arlon et des territoires étendus dans les Ardennes, vers le milieu du xne siècle, furent créés ducs. Ils réunirent plus tard le Luxembourg au Limbourg. Cette dynastie, dépossédée à la fin du xme siècle par les ducs de Brabant, s’éteignit en 1330. Le Limbourg resta dès lors aux ducs de Brabant, échut ensuite à la maison de Bourgogne, puis à l’Autriche, plus tard à l’Espagne, et, en 1715, de nouveau à l’Autriche. Occupé en 1802 par les Français, qui en formèrent une partie du départ, de la Meuse-Inférieure, il revint en 1814 à l’Autriche, en 1815 à la Hollande, et fut partagé, par le traité du 19 avril 1839, entre la Hollande et la Belgique. E. S.

limbourg, v. de Belgique, prov. et à 27 kil. E. de Liège, à 6 kil. N. -E. deVerviers, surlaVesdre; 3,000 hab. Fabr. de draps. — Autrefois capitale du Limbourg autrichien, cette ville fut prise par les Hollandais, 1633, pai les Français, 1675; ceux-ci, en 1677, en rasèrent les fortifications, et firent sauter le château; elle fut rendue à l’Espagne en 1678, prise de nouveau par les Français, 1701, reprise par les alliés, 1702, et resta, par le traité de Rastadt, à la maison d’Autriche, 1714.

limbourg, v. murée «le Prusse (Hesse) , surlaLahn, à 20 kil. N.-E. de Nassau, 33 N. de Wiesbaden ; 3,100 hab. Evêché suffragant de Fribourg; séminaire. Cathédrale curieuse. Un manuscrit célèbre, dit Chronique de Limbourg, est un des plus anciens monuments de l’histoire d’Allemagne. ,

LIMÉXARQUE ou LIMENOPHYLAX, nom donné par les anciens Grecs à un inspecteur de port, chargé d’empêcher que l’entrée en fût ouverte aux pirates, ou qu’il en sortit îles provisions pour l’ennemi. Sous l’empire romain, on étendit ce nom aux soldats qui veillaient à la tranquillité sur les grandes routes.

LIMERIGK, v. d’Irlande, capitale du comté de même nom, et situee en partie dans le comté de Glare ; à 170 kil. S.-O. de Dublin; occupant une ile et les deux rives du Shannon, à 80 kil. de l’Atlantique, et à 40 kil. N. -N. -O. de Tip*ierary ; un chemin de fer relie cette ville à Dublin; par 52® 40’ 4" lat. N., et 10° 57' 47" long. O.; 44,626 hab. Elle forme un comté particulier contenant 65,296 hab. Chef-lieu de la division militaire du S.-O. de l’Irlande. Gouverneur militaire. Evêchés anglican et catholique. On y distingue ; la ville anglaise (c’est la vieille ville) , dans i’ile; la ville irlandaise, au S.; la ville neuve, à l’O., et Thomond Gâte, au N. Cathédrale fondée en 1180, reconstruite en 1490; palais épiscopal; cathédrale catholique; plusieurs écoles et hospices; bibliothèque, jardins publics, théâtre, 4 casernes, 6 ponts. Restes d’un château bâti par le roi Jean. Grandes fabriques de dentelles renommées, gants; fonderies, tanneries, distilleries d’eaude-vie; chantiers de construction. Entrepôt et exportation de blé, farine, beurre, boeufs, porcs, etc. Ancienne résidence des rois de Thomond, avant 1171. Donne le titre de comte à la famille Pery. — Le comté de Limerick est au S.-O. de l’Irlande, dans la province de Munster. Le Shannon le sépare au N. du comté de Clare; il est borné à l’E. par celui de Tipperary, au S. par ceux de Cork et de Kerry ; 90 kil. sur 40 ; 170,983 hab. Le centre a mérité par sa fertilité le nom de Vallée d’or. Produits agricoles surtout.

LIMEUIL, vge (Dordogne), arr. et à 38 kil. E. de Bergerac, au confl. de la Vézère et de la Dordogne; 856 hab. Autrefois torutie. Aux environs, on trouve des ruines cel- , tiques et romaines.

! LIMFIORD. V. Liim-Fjord.

] LIMIERS (Henri-Philippe de), littérateur, né en Hollande de parents français réfugiés, m. en 1725 à Utrecht, dont il rédigea la Gazette, a laissé, entre autres ouvrages ; Histoire de Louis XIV, Amst., 1717, 7 vol. in- 12, et Rouen, 1720, 2 vol. in-4°; Annales de l’histoire de la monarchie de France, Amst., 1721, in-fol.; Histoire de Charles XII, ibid . , 1721,6 vol. in-12 ; une traduction de Plaute, ibid., 1719, ; 10 vol. in-12 ; Notes et remarques pour l'intelligence du poème

LIM

LIN

de Fénelon (Télémaque) , 1719 et 1725, in-12. Limiers est un écrivain et un traducteur très-médiocre.

LIMISSO , v. de file de Chypre. V. Limaçol.

LIMMAT , riv. de Suisse , émissaire du lac de Zurich , et atfl. dr. de l’Aar, passe à Zurich. Cours de 26 kil. , difficilement navigable à cause de sa rapidité et des rochers qui l’encombrent. ,

LIMOGKS, Pkistiatum de Ptolémée, Pilas des Gaulois, Augustoritum sous la domination romaine, Lemovica urhs au moyen âee; chef-lieu du département de la Ha te- Vienne’, à 4 0 kil. S -S. -O. de Paris, sur la rive droite de la Vienne, par le chemin de fer d Orléans; 53,022 hab. Evêché suffragant de Bourges; cour impériale; tribunaux de D' instance et de commerce; siège de la 21e division militaire et de la 11' légion de gendarmer' e ; lycée, bibliothèque, théâtre, musées d’histoire naturelle, d'arts et d’antiquités. Ecole préparatoire de médecine et de pharmacie; école de dessin; société d’agricul ure, des sciences et îles ar s; chambre de commerce. Maison centrale de détention. La ville est assez mal bâtie, en ampithéâtre ~ur le penchant d’une colline ; on y remarque sur un point culminant : un aqueduc romain, long de 3 kil., et f urnissnnt les eaux à la fontaine d’Aigoulène; la cathédrale de S'-Etienne, monument du xm® siècle, resté inachevé, avec un beau jubé, et une crypte ornée de peintures murales; les églises S'-Michel-ès-Lions (xiv' siècle) et S'- Pierre: l’évêché ; la place d Orsay, emp'acem. d’un amphithéâtie romain; la belle promenade du Chnmp-de-Juiilet. Fahr. import, de porceaine, étoffes d tes druguets, flanelles, couvertures de laine et de coton, draps, boug es, quincai lerie, chaussures, etc., fonderies de fer et de cuivre: filât, de laine et de coton, tissage, tanneries. Comm. de châiagnes, liqueurs fines, épiceries, librairie, papier, pâtes à porcelaine. Succursale de la Banque de K rance. — Ancienne capitale de la tribu gauloise des Lémovice-, Limoges fut soumise par les Romains, qui la rendirent pn spè e; elle fut ravagée par les Barbares, et souffrit des guerres d s Fran. s, îles Normands, des Anglais, auxque s elle fut cédée en 1360, et qui en furent définitivement expulsés en 1372. On y battit monnaie. Elle eut d’illustres peintres éma Heurs, du xn' au xvte siècle. Elle renfermait, avant 1789, un nombre considérable d’églises et de congrégations relig eu es. Patrie du poète Daurat, de Muret, l'aguesscau, Vergniaud, Jourdan.

LIMOGNE, ch.-l. de canton (Lot) , arr. et à 36 kil. E.-S.-E. de t’ahors; 729 hab.

LIMONEST, ch.-l. de canton (Rhône), arr. et à 10 kil. N.-N.-O. de Lyon ; 385 hab.

LIMÜXUM , nom atte. de Poitiers.

LIMOSl’M , nom latin de Limoux.

LI.MOURS, ch.-l. de cant. ( Seine-et-Oise ) , arr. et à 16 kil. E. de Rambouillet; 684 hab. Ec»»le modèle d’agriculture; pépinières. Fahr. de poteries. Autrefois ch.-l. de comté, avec château royal , bâti sous François l®1, pour la duchesse d’Etampes, habité depuis par Diane de Poitiers, ensuite par le cardinal de Richelieu, et auj. ruiné.

LIMOUSIN ou L1M051N, Lemovicensis ager, prov. et grand gouvernement de l’anc. France , entre la Marche au N., l’Angoumois et le Périgord à 10., le Quercy au S. , et l’Auvergne à l’E. ; ch.-l. , Limoges ; 90 kil. sur 80. On le divisait en Unut-Limousin, v. princip., Limoges, Sl-Yrieix ; et Bas-Limousin , v. princip. , Tulle, SuJunien. Sol montagneux , riche en mines, arrosé par la Dordogne, la Corrèze et l’Isle , peu fertile en céréales ; élève de chevaux. — Ce pays , d’abord habité par les l.émovices , fut réuni sous Auguste à l’Aquitaine lr« , subit la domination des Wisigoths au v® siècle, dépendit plus tard des ducs d’Aquitaine, passa à l’Angleterre par le mariage d'Eléonore de Guyenne avec Henri II, 1152 , fut réuni à la couronne par Philippe-Auguste , 1203 , puis restitué par b* Louis aux Anglais, 1259, et repris par Charles V, 1369. Aux xi®, xne et xm® siècles, il eut une la igue originale, répandue dans le Roussillon, la Cerdagne , les îles Baléares et la Catalogne, tand s que le provençal dominait en Languedoc et dans les contrées du Rhône. Il a formé les départem. de la Corrèze et de la Haute-Vienne. B.

LIMOUX , Limosum , s.-préf. (Aude), à 30 kil. S. -S. -O. de Carcassonne, sur la rive gauche de l’Aude; 6,028 hab. Tribunaux de D' instance et de commerce; collège. On y remarque la chapelle célèbre de Notre-Dame de Limoux. Vin blanc estimé , dit blanquette de Limoux. Manufacture importante de draps pour l’armée; filatures de laine; moulins à farine. Commerce de vins, huiles, savons, cuirs. Entrepôt de fers. — Bâti, dit-on, près d’une ville romaine, Limoux devint le ch.-l. du comté de Razès. Il prit parti pour la Ligue, puis se soumit à Henri IV en 1596.

LIMUS. Espèce de cotte servant de vêtement aux victimaires chez les anc. Romains. Elle s’attachait un peu audessous du sein par une ceinture , descendait jusqu’à la cheville du pied , et se terminait par uue bande de pourpre ou une frange. C. D — y.

LIMYRA, anc. v. d’Asie-Mineure (Lycie). Belles ruines de tombeaux et de monuments antiques.

LIMYR1QUE, contrée de l’anc. Inde en-deçà du Gange, sur la côte O. , et qu’on rapporte au Malabar actuel.

LIN, ville en esthonien : 7’uIlin ou üuuilin (Revel), ville des Danois.

lin (Saint) , le Ier pape suivant S1 Irénée , le 2® suivant Eusèbe, gouverna l'Église, de 68 à 78, avecSlClet, S1 Anaclet et S1 Clément. On l’honore comme martyr, bien qu’il ne paraisse pas être mort de mort violente. Fête, le 23 septembre. Les écrits attribués à S1 Lin sont apocryphes.

L1NACRE (Thomas ) , en latin Linacer, savant médecin angais, né à Cantorbéry en 1460, m. en 1524, étudia à Oxford , à Florence , où Laurent de Médicis le donna pour compagnon d’étude à ses enfants , puis enfin à Rome. De retour en Angleterre, il fut précepteur du prince Arthur, fils de Henri Vil , et plus tard médecin d'Henri VIII. Ce prince ayant fondé le collège des médecins en 1518, Linacre fut le premier de ses présidents. Il releva la profession médicale en encourageant parmi les étudiants l’étude de la langue grecque , et en traduisant pour leur usage les principaux auteurs qui avaient trafté de la médecine. On a de lui une traduction de Galien, de Temperamentis, Cambridge, 1521 , dans laquelle on rencontre les premiers caractères grecs employés en Angleterre ; un traité de Emendandd structuré lalini serments, 1524, Venise, 1557, in-8», qui consiste dans des observations grammaticales relatives à la langue latine, et qui fut réimprimé à Paris en 1532, 1550, in- 8°; des Eléments de lu grammaire , en anglais, traduit en latin par Buchanan, Paris, 1533, 1550, in-8°; Procli Diadnrbi sphœria, trad. du grec, Venise, 1500, in-fol. C. N.

L1NANGE, en allemand Leiniugen , anc. comté d’Allemagne , entre le Bas-Palatinat et les évêchés de Spire et de Worms, avait un ch.-l. de même nom, et comprenait les seigneuries de Dabo, Durkheim, Grunstædt etLandeck. Il y a auj. des princes de Linange, dont les domaines sont répandus en Bavière et dans le grand-duché de Bade , des comtes de Liuange-Billigheim et de Linange- Neudenau dans le grand-duché de Bade, et des comtes de Linange- Westerliourg dans le comté de Nassau.

L1NANT I Michel) , homme de lettres, né à Louviers en 1708, m. en 1749, serait probablement inconnu, si Voltaire n’eût gratuitement exagéré son talent, et n’eût rendu sa paresse responsable en quelque sorte de la médiocrité de ses productions. Il était précepteur du fils de Mm® Du Châtelet. On a de lui deux tragédies, Alzatde , 1745, et Vanda, 1747 ; l'Hymen, augure de la paix, 1745; des Odes , des Epi Ires , des Poésies diverses; une édition des OEurres de Voltaire , Amst. , 1738-39, 3 vol. in-8°. C. N.

L1NARÈS , Hellunes,v. d’Espagne (Andalousie), prov. et à 37 kil. N.-N.-O. de Jaen : siège d’une inspection des mines comprenant la prov. de Jaen , une partie de celle de Cordoue, et Ciudad-Réal. Antiquités romaines. Aux environs, riches mines de plomb, d’antimoine et de cuivre. l’op. de la commune. 12,342 hab. V. le Supplément.

LINCOLN (du breton llyn, lac, et du latin colonia ), Lindum , cité-comté de l’E. de l’Angleterre , cap. du comté de son nom, à 211 kil. N. de Londres, sur la Witham; par 53° 14’ 7” lat. N. et 2° 52’ 31” long. O ; 20,995 hab. dans le comté particulier; 15,000 dans la ville. Des chemins de fer la relient à tout le centre. Evêché. Elle est bâtie au pied d'une colline, couronnée par le château et la cathédrale. Celle-ci , érigée entre les xn* et xv® siècles, passe pour la première du royaume à l’extérieur, et pour la seconde (après celle d’York) au dedans. Ruines du vieux palais épiscopal ; riche bibliothèque. Restes d’un château construit par Guillaume 1er, et des vieux murs ; l’une des portes est peut-être le plus beau reste d’architecture romaine en Angleterre; palais de Jean de Gannt; beaucoup de vieilles maisons. Comm. de grains et de laine. Brasseries, etc. Ville florissante dès 1066; son port fut très-commerçant, tant que la Witham fut navigable pour les grands vaisseaux. Henri III y battit Louis, fils de Philippe-Auguste , en 1216. Elle souffrit beaucoup de la guerre civile , qui fit de sa cathédrale une caserne. — Le comté de Lincoln, à l’E. de l’Angleterre, entre le Wash et l’Humber, est borne par ceux d’York au N. , de Nottingham, de Leicester et de Rutland à l’O., de Nortliampton et de Cambridge au S., de Norfolk au S -O., et baigné à l’E. p.ar la mer du Nord. 11 comprend 629 paroisses formant 3 dis-

LIN

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tricts, Lindsey . Kesteven et Holland, et peuplées de 411,997 hab. Sol très-fertile; troupeaux célèbres pour leur taille et leur longue laine. 11 fit autrefois partie du pays du Coritani , puis de la Bntannia prima sous les Romains, et du royaume de Mercie au temps de lHeptarchie. On y visite Beaucoup d’auo. églises.

LIM) \U, l.indann, v d" Bavière (cercle de Souabe), en partie sur pilotis dans 3 îlots du lac de Constance, ce qui l’a fait appeler la Petite Venise ; à 45 kil. S. d Ülm; 3,200 hab. Port sûr et fréquenté. Comm. de poissons, houblon , vin , kirsch. Ane. ville libre impériale, elle a eu une célèbre abbaye de chanoinesses nobles, dont l’abbesse avait le titre de princesse d’Empire.

LINDBLOM (Axel), archevêque d’Upsal, né en Ostro- Gotliie en 1747, m. en 1819. Ce fut lui qui reçut la profession de foi luthérienne de Bernadette, et le sacra roi de Suède. On lui doit un Dictionnaire latin-suédois } très-estimé.

LINDE (la). V. Lalinde.

LINDEN (Van deu). V. Van der Linden.

LINDENAU (le baron Bernard de), astronome, m. en 1854, étudia sous le baron de Zach, et remplaça ce savant à l’observatoire d'Altenbourg. Il a beaucoup contribué à populariser l’astronomie en Allemagne. Il rédigea en français des Tables baroméln<iues pour faciliter le calcul des nivellements et des mesures des hauteurs par le baromètre, 1807- 1814, 7 vol., ainsi qu’un journal intitulé Correspondance astronomique. Il reçut de l’Institut de France, pour des Tables de Mars, le prix de Lalande, 1811. Ministre de l’Intérieur du royaume de Saxe en 1830, il travailla activement à doter ce pays de la constitution qui le régit encore actuellement; plus tard, il représenta le roi de Saxe pendant plusieurs années à la diète germanique. Par testament, il a consacré 60,000 tlialers (228,000 fr.) à la création d’un musée astronomique à Dresde. B.

LINDENBROG ou LINDENBRUCH (Erpold), historien, né en 1540 à Brême, m. en 1616, chanoine du chapitre luthérien de Hambourg, a publié : Historia compendiosa Daniœ regtim , Leyde, 1595, in-4° ; Scrgitnres rerum gemianicarum septentrionales , Hambourg, 1595, Francfort, 1609 et 1630, et Hambourg, 1706, in-fol.

LINDENBROG (Frédéric), fils du précédent, né à Hambourg en 1573, m. en 1647, a donné, outre des éditions de Térence et d’Ammien Marcellin : Commentarius de ludis veterum , Paris, 1605, in-4°; Diversarum genlium historiæ antiquœ sr-riptores très (Jornandès, Isidore de Séville, Paul Diacre), Hambourg, 1611, in-4° ; Codex legum anliquarum , Francf. , 1613, in-fol.

LINDESNESS , cap de Norvège, sur le côté N. de l’entrée du Skager-Rack, du côté de la mer du Nord , par 57“ 58' lat. N., et 4° 43’ 1-ng. E.

LINDET (Robert-Thomas), né à Bernay en 1743, m. en 1823, était curé de sa ville natale en 1789. Député aux Etats généraux, il adhéra à la Constitution civile du clergé, fut évêque constitutionnel de l’Eure, et se maria en 1792. A la Convention , il vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis. Il fit aussi partie du conseil des Anciens, d’où il sortit, en 1798, pour être commissaire du Directoire dans son département. Depuis le 18 brumaire, il vécut dans l’obscurité, d’où le tira, en 1816, une ordonnance d’exil. Peu de temps après, il obtint de rentrer en France. B.

lindet I Jean-Baptiste-Robert), frère puîné du précédent, né vers 1755, m. en 1825, fut d’abord avocat à Bernay, puis procureur-syndic de son district, et député de l’Eure à l’Assemblée législative et à la Convention. Du parti de la Montagne, ce fut lui qui fit le rapport sur les crimes imputés à Louis XVI. Néanmoins, dans le Comité de salut public, dont il devint membre en 1793, et durant les missions qu’il eut à remplir dans le Calvados, l’Eure et le Finistère, il montra de la modération. Il contribua à la révolution du 9 thermidor, fut emprisonné après l’insurrectii-i du lef prairial an m , son nom se trouva encore mêlé dans la conspiration de Babeuf, mais il n’y eut pas de poursuites contre lui. En 1799, devenu ministre des finances, on le remplaça lors du 18 brumaire, et il vécut désormais daus la retraite. B.

LINDOS , ane. v. de l’ile de Rhodes, sur la côte S.-E. Patrie du sage Cléobule , et uu statuaire Charés. Quelques-uns de ses habitants fondèrent Géla en Sicile.

LIN DRE, étang du départem. de la Menrthe, arr. de Château-Salins, près de Dieuze et de Marsal. Superf., 622 bect 11 est très-poissonneux. La Seille y prend sa source.

LINDSAY (David), poète écossais, né en 1490, d’une famille noble, m. vers 1557, fut page du roi Jacques V, puis héraut d’armes, figura dans diverses négociations en 1331 et 1536, et embrassa la cause de la Réformation. Ses OEuvres ont été recueillies par Chalmers, Edimbourg,

1806, 3 vol. in-8<>; on y remarque le Rêve, 1528; la Complainte au roi , 1529; la Complainte du l'apingo, 1530. etc. La poésie de Lindsay est généralement mélancolique; il versifie avec aisance. On le regarde comme le créateur du drame en Ecosse.

LINDSEY (Théophile), unitaire anglais, né en 1723 à Middlewich (Choshire), m. en 1818, renonça aux bénéfices qu’il possédait à Londres, dans les comtés d’York et de Dorset, et refusa ia place de chapelain du duc de Northumberland, pour fonder à Londres, en 1772, une congrégation d’Unitaires, dont il fut le pasteur jusqu’en 1792. On a de lui : le Catéchiste, 1781, in-8°; Dissertations sur l'Evangile de St Jean , 1779, in-8° ; Essai historique sv-r les Unitaires, 1783, in-8°; Sermons, recueil posthume, 2 vol. in-8°.

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