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quand elle s’ajournait, se faisait représenter par son bureau et 25 représentants élus au scrutin secret. Le nombre de ses membres était de 750, élus par le suffrage universel ; ils étnieutrétribués à25fr. par jour, etdevaient être renouvelés intégralement tous les 3 ans. Le 13 mai 1849 eut lieu l’élection de cette Assemblée, qui, le 28 du même mois, succéda immédiatement à l’Assemblée constituante ( V. l'art, précédent). Elle parut prendre d’abord la miss’on de réparer les fautes et les inhabiletés des deux

fouvoirs qui l’avaient précédée depuis la Révolution de évrier. Ses principaux actes sont : en 1849, réintégration dans les cadres d’activité des officiers généraux de l'armée de terre mis à la retraite par le gouv. provisoire (août); vote des 300,000 fr. du douaire de la duchesse d’Oiléans (oetob); rétablissement de l'impôt sur les boissons (décembre). En 1850, loi restrictive du suffrage universel |mai); prorogation, pour une année, de la loi relative à la fermetuie des clubs; lois sur le timbre des effets de commerce, sur la caisse des retraites des travailleurs (juin), sur le cautionnement des journaux et l’obligation de la signature à tout article de discussion politique, philosophique, ou religieuse (juillet); rétablissement de la censure des théâtres (août). — Plusieurs de ces lois furent provoquées ou inspirées par le Président de la République, à qui l'opinion avait donné mission de combattre l’anarchie ; mais la Constitution de 1848 n’avait laissé au Président de la République qu’un pouvoir trop restr eint pour qu’il pût gouverner et faire les affaires du pays; il échoua dans plusieurs mesures importantes, qu’il fit proposer à l’Assemblée par ses ministres. Une méfiance profonde se manifesta entre les deux pouvoirs, et les députés apportèrent à tous les actes du Prince-Président une opposition systématique, et immorale, en ce qu’elle avait lieu souvent par la coalition des partis les plus antipathiques les uns aux autres. L’Assemblée, frappée d’une sorte de vertige, ne tint nul compte de l’opinion publique, manifestée par de nombreuses pétitions, et lui refusa la révision de la Constitution, qui minait la France, en la livrant à la démagogie. La situation n’était plus supportable, et il fallait qu’un coup d’Etat éclatât de paît ou d’autre. Louis-Napoléon était menacé presque ouvertement par les députés d’être arrêté et mis à Vincennes: Le 2 déc. 1851, il déclara l’Assemblée dissoute, fit arrêter les principaux représentants dans l’opposition, et proclama un appel au peuple. L’Assemblée législative finit ainsi; elle n’avait, duré que 31 mois. Un de ses derniers actes fut la loi du 13 juin, sur la ga' de nationale, loi abrogée depuis.

assemblées primaires, nom donné par la Constitution de 1791 aux réunions de citoyens qui devaient faire les élections au premier degré. La Constitution de l’an m (1795) conserva ces assemblées : elles furent chargées de nommer les électeurs du secm d degré, qui élisaient les députés, les administrateurs, et les juges. En 1802, on les remplaça par les Assemblées de canton.

assemblées provinciales, assemblées créées, sur la demande des Notables convoqués à Versailles, par édit de Louis XVI eu date du 22 juin 1787. Déjà, en 1780, sous le 1er ministère de Necker, il en avait été établi dans le Rouergue et le Berry. Elles se composaient de députés des trois ordres, renouvelés par quart tous les quatre ans ; le président était pris dans la nobles-e ou dans le clergé. Lesdépuiés des deux premiers ordres réunis ne pouvaient surpasser en nombre ceux du tiers état, et l’on volait par tète, eu commençant tantôt par l’un, tantôt par l’autre des trois ordres. Les Assemblées provinciales étaient chargées, sous l’autorité du roi et de son conseil, de répartir les impôts; elles pouvaient adresser au gouvernement les représentations qu’elles jugeaient utiles à la province ou au royaume entier.

A SS ER, docteur juif, né à Babylone en 353 après J.-C., m. en 427, composa le l'almud de Babylone ( V . Talmtjd).

asskr, moine de S’-David (pays de Galles), m. en 910. Le seul ouvrage authentique d’Asi-er est la Vie d' Alfred le Grand , publiée à la suite de YHistoire de Walsingham, 1574, par 1 archevêque. Parker, réimprimée à Oxford, 1803. Le Dr Gale lui attribue des Annales Britannicœ. A. G.

ASS1NIE, comptoir français sur la côte occid. de l’Afrique (Guinée), à l’embouch. de la riv. de son nom, par 5° 4’ lat. N., et 5° 42' long. O. Il a été abandonné à la 1 rance, en 1843. par les indigènes de la Côte-d'Or, et occupe l’emplacement d’un fort que la Compagn e des Indes Orientales avait bâti en 1700. 11 fait partie de l’arvond. de Gorce. L’exploitation commerciale se fait sur

80 kilom. de côte et 160 kil. à l’intérieur. Commerce de poudre d’or et d’ivoire.

A8SUAY, l’un des trois départements de la république de l’Équateur; entre ceux de l’Equateur au N., de Guayaquil à 10., le Pérou au S., et le Brésil à l’E. ; 1030 kil. de l’O à l’E., 440 du N. au S. ; ch.-l., Cuen^a. Il se divise en 3 provinces, Cuença, Loxa, et S1 Jean de Bracamoros. Situé sur la pente orientale des Andes, il renferme, à 10., le paramo ou désert d’Assuay. Mines d’or, quinquina.

ASSYRIE (Prov. romaine d’), créée par Trajan en 115. Adrien l'ayant rendue aux Partîtes dès 117, on n’a aucun renseignement sur son étendue; elle correspondait à peu pris à l’eyalet turc de Van et au N. de celui de Bagdad. C. P.

ASTURIE et GALLÉCIE (Prov. romaine d’), partie N. -O. de l’Espagne ( itérieure habitée par des peuples gaulois et celtibériens (Gallœci, Lucenses, Astuces, Cantabri, Vaccæi), qui furent soumis par Auguste, 26-21 av. J.-C. Cette contrée fut détachée de la province d’Espagne Citérieure ou de Tarraconaise sans doute par Vespasien, puisque des inscriptions nous font connaître un préfet de Gallécie sous T. tus et un propréleur de la province d’Asturie et Gallécie sous Nerva et Trajan. J lie comprenait le pays au N. du Duero et tout le haut bassin de l’Ebre jusqu’à 1 Océan au N. et à l’O., la Tarraconaise à l’E., et la Lusitanie au S. Elle fit ensu te partie du diocèse d’Espagne, de la Préfecture des Gaules et de 1 Empire d'Occident. Elle avait pour métropole Bracara AugMôfa(Braga). C. P.

ASYR, pays de l’Arabie, occupant un plateau montagneux entre l’Hedjaz au N., l’Yémen au S. et le Ned ed à l’E., de 17° à 20° lat. N. ; 100,000 hab., de la secte ides Wahabites.

ATACAMA, la prov. la plus septentrionale du Chili, entre celle de Coquimbo au S., la Confédération Argentine à l’E., la Bolivie au N., et l’océan Pacifique à l’O. Culture de céréales; riches mines d’argent, de cuivre, de nitre; 55,567 liab.; ch.-l. Copiapo( S. Francisco de Selva); v. princ., Puerto-Copiapo et Caldera, reliées par un chemin de fer aux mines de Copiapo et de Charnacillo. On l’appelle aussi province de Copiapo. C. P.

ATELIERS NATIONAUX. Après la Révolution de Février 1848, presuue tous les travaux s’étant trouvés suspendus, le gouvernement provisoire, afin de venir au secours des ouvriers, ordonna, par décret du 27 février 1848, l’ouverture d’urgence, sur divers points de Paris et des environs, d’atel ers de terrassement, qu’on appela ateliers nationaux. Tous les ouvriers qui s’y présenta eut recevaient un salaire de 2 fr. par jour. Cette création, naturellement temporale , dégénéra promptement en abus : la facilité avec laquelle on était admis dans ces ateliers fit qu'il y vint des gens de toutes sortes, jusqu’à des artistes, et que l’on y politiqua beaucoup plus que l’on n’y trav ilia. 11 y avait de ces ateliers au Champ de Mars, à la plaine des Sablons, au parc de Monceaux. Au 30 mai 1848. leur effectif se composait de 115,000 hommes. Enfin le gouvernement et l’Assemblée ouvrirent les yeux sur le danger de cette sorte d'armée d’ouvriers inactifs, sur son entretien dispendieux pour le Trésor, auquel ils coûtaient 3 millions de francs par mois environ, et, le 21 juin, la commis-ion du pouvoir exécutif ordonna le licenciement des ateliers nationaux. Le 23 éclata la grande et sanglante émeute de Juin, commencée par ces ateliers, qui ne furent vraiment dissous qu’après la victoire du parti de l’ordre. — - Il y eut aussi des atelers nationaux dans quelques grandes villes, notamment à Marseille et à Lyon. A Lyon, ces ateliers coûtèrent 1,650,000 fr., et les travaux qu’ils firent pendant toute la durée de leur existence furent évalués à 30,000 fr.

ATLANTA, v. des Etats-Unis de l’Amérique du Nord (Géorgie), à 274 kil. O. d’Augusta; 10,000 hab. Marché eentr.'l pour les grains et le coton. Cette ville ne date que de 1845.

ATTERBOM (Pierre-Daniel-Amédée), poëte suédois, né en 1790 à Asko (Ostrogothie), ni. en 1855, fonda à Upsal, en 1807, sous le nom d 'Union de l'Aurore, une société 1 ttéraire, dont le but était d'affranchir la littérature suédoise de l'imitation des formes frança ses. De 1810 à 1813, il publ a un journal, le Phosphore, pour propager les doetr nés littéraires d’A.-W. Sehlegel et la philosophie de Sehelling. Plus tard, il occupa à l’université d’Upsal les chaires d’histoire et de philosophie. 11 a introduit dans son pays le genre du sonnet et les octaves. Ses poésies sont pleines de sentiment, de grâce et d’har • monie; il en a publié d autres sous le titre de X nies. Il j est aussi 1 auteur de C lie fortunée , idylle-féerie, de l'Oiseau

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