BAI BAN
BAC ( Jeau-Baptiste-Théodore), avocat, né à Limoges en 1809, ni. en 1865, se fit une réputation comme défenseur de M"“e Lafarge, accusée d’avoir empoisonné son mari, et comme membre de l’opposition démocratique sous Louis-Philippe. Nommé , après la Révolution de 1848, commissaire du gouvernement provisoire dans le dép. de la Hte-Vienne, il fut élu membre de 1 Assemblée constituante, où il se rangea dans le parti de la Montagne. A l’Assemblée législative, il combattit la politique napoléonienne, et fut momentanément éloigné de France après le coup d’Etat du 2 déc. 1851. B.
BACHI-BOUZOUKS. V. Turquie.
BADE (Nouielle division administrative du grandduclié de). Les quatre cercles du Lac, du Haut-Rhin, du Rhin-Moyen et du Bas-Rhin, entre lesquels ce pays était partagé, ont fait place en 1864 à une division nouvelle en 11 cercles, tirant leur nom de la ville qui en est le chef-lieu. Ce sont les suivants :
Cercles de :
Constance, Willingen, Waldshut, Fribourg, Lorrach, Carlsruhe, Offenbourg, Bade, Mannheim, Heidelberg, Mosbach,
Habit.
122,398. S.-E. de l’anc. cercle du Lac. 65,093. O. — —
81,167. S.-E. de l’anc. cercle du Hl-Rhin
211,565. N. de l’anc. cercle du Rhin-Moyen.
114,592. Centre — —
83,349. N. de l’anc. cercle du Bas-Rhin. 124,556. S. — —
L’organisation judiciaire a été également modifiée. Aux quatre anciennes Cours d’appel de Constance, Fribourg, Bruchsal (pour le Rhin-Moyen) et Mannheim, on en a substitué 5, à Constance, Fribourg, Offenbourg, Carlsruhe et Mannheim, et des tribunaux de district (lre instance) à Waldshut, Willingen, Lorrach, Bade, Heidelberg et Mosbach. C. P.
BAHIOGDA, pays d’Afrique. V. plus loin Bayouda.
BAIGNEUR. On nommait ainsi aux xvn' et xvme siècles celui qui tenait une maison où l’on trouvait des bains raffinés, bains de vapeur, bains épilatoires, bains parfumés, etc., et en outre de somptueux appartements garnis. Son hôtel était une maison de plaisir pour les jeunes seigneurs; un hôtel proprement dit pour les gens de la haute société qui venaient s’y enfermer, la veille d’un départ, pour échapper aux visites, et se préparer par le bain aux fatigues d’un voyage, ou bien pour se défatiguer au retour, avant de voir personne. La haute noblesse de province, qui n’avait pas de maison montée à Paris ou à Versailles, allait loger chez le baigneur préférablement à tous les autres hôtels garnis. Ces hôtelsbains étaient fort rares ; on n’en comptait pas plus de deux à Paris, au xvu' siècle, et la profession de baigneur ne pouvait s’exercer qu’avec un privilège spécial du roi, ou d’un des grands officiers de la Cour.
BAIK1E ( William-Balfour), voyageur, né à Arbroath en Ecosse en 1824, m. en 1864 à Sierra-Leone. Chargé en 1854 d’explorer le bassin du Niger inférieur ou Kouara, il remonta le premier la Tcliadda ou Bé-Noué, et publia une relation de ce voyage : Narrative of an exploring expédition up the rivers Kwara and Binué, Londres, 1856. 11 retourna sur le Kouara en 1857, et y passa sept ans, fondant à Lukodja, au confluent du fleuve et de la Tchadda, un établissement pour le commerce de l’ivoire, étudiant les langues des naturels et en publiant des vocabulaires, enfin adressant sur la géographie physique et les productions de ces pays une foule de renseignements et des Mémoires qui ont été publiés dans les Recueils de la Société géographique de Londres et dans les Miahcilungen allemands de Petermann. C. P.
BAILY (Edouard-Hodgés), sculpteur anglais, né à Bristol en 1788, m. en 1867, élève de Flaxman, fut nommé, en 1822, membre de l’Académie royale des beaux-arts de Londres. Ses plus belles œuvres sont : Hercule ramenant Alceste à son époux Admète , 1810 ; Ère à la fontaine, 1813; Hercule jetant Lycas à la mer ; Èvt écoutant la voix; Apollon
vidant son carquois; Jeune fille se préparant pour le bain; les Trois Grâces ; l'Amour maternel; l’Etoile du matin ; la Nymphe endormie; le Triomphe de la Grande-Bretagne, ornementation colossale à la façade du palais Buckingham, à Londres; la statue de Nelson, placée sur la colonne deTrafalgar-square. On lui doit aussi un grandnombre de bustes.
BAKEL, v. d’Afrique (Sénégambie), sur la rive dr. du Sénégal et à 840 kil. de sou embouchure, dans le Gadiaga ( V . ce mot plus loin). En 1819, la France acheta aux nègres Soninké l’emplacement du fort de Bakel, et paya un tribut annuel ou coutume pour avoir le droit de trafiquer : Bakel ne fut qu’une escale où les commerçants allaient chercher la gomme que leur apportaient les tribus maures des Douaich et des Azkeur. Un profita en 1855 des guerres civiles qui déchiraient le pays, et de l’appel fait à nos armes par l’un des partis, pour cesser de payer la coutume, et, en 1856, le village construit autour du fort fut déclaré possession française ; il a 2,500 hab. L’arrond. de Bakel ou du Haut-du-Fleuve en a 6,000; les postes de Matam. Médine, Senoudebou, Arondou ou Makhana, en dépendent. O. P. N
BAKOTA, contrée d’Afrique. V. Batoka. (Suppl.)
BALADE, mouillage et vge de la Nouvelle-Calédonie, à la pointe N. de cette île, par 20° lat. S. et 161° 30' long. E. C’est le premier point de l’ile où les Français entrèrent en relations avec les indigènes ; on y construisit un fort et quelques maisons; mais ce poste fut abandonné pour la situation plus avantageuse de Port-de-T rance, à quelque distance au S.-E., ch.-l. de la colonie. C. P.
BALÉARES (Prov. romaine des), une des sept du Diocèse d’Espagne et de la Préfecture des Gaules, fit partie de la Tarraconaise jusqu’à la fin du iv* siècle. Elle fut érigée eu province spéciale par Valentinien H, entre 385 et 390. C. P.
BALLANTYNE (Jacques-Richard) , orientaliste anglais, né en 1813 à Kelso (Ecosse), m. en 1864, fut successivement professeur de langues orientales à l’Académie navale et militaire d’Edimbourg, directeur du collège de Bénarès, et bibliothécaire de l’Office des Indes orientales à Londres, lia publié : Grammar of Hindosianee language,WoB ; Eléments of Hindi Braj-Bahha grammar, 1839; Grammar of Mahratta language, 1839; Catechism of Sanskrit grammar, 1843; une traduction, avec commentaires, de la grammaire sanscrite intitulée Laghu-Kawmudi, 1849-52, 3 vol.; la traduction des principaux ouvrages des écoles Nyaya et Sankliya; divers traités de l’école Védanta; Synopsis of science, in sanskrit and english, 1856; Christianity contrasted with Hindu philosophy, 1859, etc.
BALLARAT, v. de l’Australie (Victoria), à 120 kil. O.-N.-O. de Melbourne et 81 N. -O. de Geelong; 20,000 hab. Dans les environs, au mont Baningong, se trouve un riche gisement aurifère.
BALLÉYD1ER (Alphonse), écrivain politico-historique, né à Lyon vers 1820, m. en 1859, a publié : Histoire politique et militaire du peuple de Lyon , 1789-95, Paris, 1845, 3 vol. in-8°; Hist. de la Révolution de Rome , 1851, 2 vol. in-8°; Hist. des révolutions de l’Empire d'Autriche, 1853, 2 vol. in-8°; Hist. de la guerre de Hongrie en 1848-49, 1853; Nicolas et la Russie, 1857, 2 vol. in-8°. Il a donné aussi divers recueils intitulés : Veillées militaires , 1854; Veillées de famille, 1855 ; Veillées maritimes, 1856. Tous ces ouvrages sont écrits dans un esprit contre-révolutionnaire.
BALLY (Victor), médecin, né vers 1780 à Beaurepaire (Isère), m. en 1866, fit l’expédition de S1 Domingue comme chef du service de santé, alla combattre, avec Pariset (K. ce nom), la fièvre jaune à Barcelone en 1821, et fut admis, à son retour, à l’Académie de médecine de Paris. Il a publié : Du typhus d'Amérique, 1814; Coup d'œil sur l’histoire de la gymnastique, 1817 ; Etudes sur la choladrée lymphatique ou choléra indien, 1833-35 ; Voyage d'Horace à travers les marais Pontins, 1850 ; Documents et mélanges, 1855, etc.
BALTCHIK, v. de la Turquie d’Europe (eyalet de Silistrie), à 26 kil. N.-E. de Varna, sur la mer Noire; 4,000 hab, Commerce de grains.
BAN ET ARRIÈRE-BAN fBannum , ou Heribannum, et Retrobannum), convocation, en cas de guerre, des nobles