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relpvant de la couronne de France, avec un nombre de leurs vassaux proportionné à l’importance du fief, et armés et équipés. Le Ban date des deux premières races des rois francs. Le temps de service était alors de 40jours, et de 6 mois dans les expéditions lointaines. On n’y pouvait amener que des hommes libres, et quiconque ne se rendait pas à la convocation était condamné à l'amende de 60 sous d’or. Du xie au xiv' siècle, les bannis convoqués pour un service hors du royaume ne pouvaient être retenus plus de 40 jours sous les armes; pour un service à l'iutér eur, le roi les gardait tout le temps qu’il jugeait nécessaire à la défense du pays; mais, après 40 jours, il leur devait une solde d’indemnité. L’amende existait toujours pour les réfractaires; sous Philippe-Auguste, en 1214, elle était de 50 sous pour un baron, 10 pour un chevalier, et 2 sous 6 deniers pour un sergent ou écuyer. Elle s'accroissait, en outre, de l’équivalent de la dépense que chacun aurait faite pendant la durée du service requis, et qu’on évaluait ainsi : le baron, 100 sous par jour; le vassal banneret, 20 ; le chevalier, 10 ; et le sergent, 5. En cas de dangers extraordinaires, le roi avait droit de demander des levées extraordinaires pour la défense du royaume. Ces levées étaient dites l 'arrière-ban, et comprenaient tous les hommes val des de 18 à 60 ans. Ceux que des infirmités empêchaient de répondre à l’appel, ou qui se faisaient exempter, payaient une forte subvention en argent ou en nature. Les abbayes étaient rigoureusement soumises à cet impôt, qu’on appelait encore hostilitium et carnaticum, et le percevaient sur leurs tenanciers; en nature, c’étaient des chevaux, des bœufs, du menu bétail, des chariots, du vin, etc. L' heribannum finit par devenir un impôt fixe et perpétuel, exigé arbitrairement. Aux états généraux de 1355, les députés se plaignirent de cet abus, qui fut en partie réformé. Mais dès ce siècle même, et au xvt", on imagina, pour éluder les réclamations, de confondre le ban et Y arrière ban comme une même chose, et cette signification se conserva toujours depuis; souvent même on se contenta de désigner par arrière-ban la convocation de tous les propriétaires de fiefs.
Sous Louis XIV, l’arrière-ban fut souvent convoqué à l’occasion des grandes guerres de ce roi. II ne le fut, sous Louis XV, qu’en 1758, dans les seules provinces de Poitou, de Saintonge et d’Aunis, pour défendre les côtes, menacées par les Anglais. C’est probablement la dernière réunion de cette milice, dont plusieurs écrivains fixent, à tort, la fin à l’année 1674. — V. J. Delalande. Traité du ban et de l’arrière-ban, Orléans, 1675, in-4°; Gilles-André de la Roque, Traité du ban et de l'arricre-han, de son origine, de ses convocations anciennes et nouvelles, Paris, 1676, in-12 ; Guérard, Polyptyque d' Irminon, Paris, 1836, in-4° ; l’abbé Lebeurier, Rôle des taxes de l'arrière-ban du bailliage d'Evreux en 1562, Paris, 1861,in-8°.
Vers la fin du 1er Empire français, en 1813, lorsque Napoléon dut se créer une nouvelle armée pour combattre la 6e coalition, et, dans ce but, user de tous les moyens possibles d’appeler le plus d’hommes sous les drapeaux, il ressuscita le nom de cette vieille institution oubliée du ban et de T arrière-ban. Les gardes nationales de l’Empire furent organisées en 1er ban et 2e ban : le 1er, composé des hommes non mariés, rejoignit l’armée active en Allemagne; le 2e fit le service à l’intérieur. C. D — y.
BANDTKE (George-Samuel), historien et bibliographe, né à Lublin en 1768, m. en 1835, fut quelque temps précepteur à S'-Pétersbourg, devint, en 1798, professeur de langue polonaise au collège d’Elisabeth à Breslau, en 1804 recteur de l’école du Sl-Esprit, et passa en 1811 à l’Université de Cracovie, en qualité de bibliothécaire et de professeur de bibliographie. On a de lui : Analectes historico-critiques pour servit à l’histoire de l'Europe orientale, 1802; Dictionnaire polonais-allemand, 1806,2 vol.;
G ranimaire polonaise à l’usage des Allemands, 1808; Evénements de l'histoire polonaise, 1810; Histoire de l'imprimerie à Cracovie, 1815; Histoire de l’imprimerie en Pologne, 1826,
3 vol. — Son frère, Jean-Vincent, né à Lublin en 1783, m. en 1851, professeur de droit à l’Université de Varsovie et notaire du roy. de Pologne avant 1830, a publié : Jus Culmense, 1814; Jus l’olonicum, 1831.
BANQUETS PATRIOTIQUES. Us datent delà Révolution de 1789. Le premier, qui eut lieu dans le parc du château delà Muette, le 14 juillet 1790 (anniversaire de la prise de la Bastille), réunit tous les Fédérés, c.-à-d. les députations de toutes les gardes nationales et de tous les corps de l’armée. Depuis cette époque, à chaque fête nationale,les Parisiens, attablés devant les maisons, firent des repas civiques et fraternels. L’usage des banquets survécut à la République : sous le 1er Empire français, on '
vit plusieurs fois d’anciens frères d’armes se réunir, et Napoléon Ier offrit de grands repas à sa garde. Durant la Restauration, on ne peut guère mentionner comme banquet politique que celui qui fut offert aux 221 députés, dont l’Adresse précéda de si peu la Révolution de Juillet 1830. Le règne de Louis-Philippe Ier vit se multiplier les banquets : on en donna aux élus de la couronne, de la garde nationale, de la Chambre, etc. En 1847, les banquets servirent de ralliement à tous les partis de l'opposition, et ce fut l’interdiction d’un banquet réformiste, à Paris, qui servit de prétexte à la Révolution de Février 1818. B.
BAOUR- LORMIAN (Louis-Pierre-Marie-François), poète, né à Toulouse en 1770, m. en 1851. Après avoir publié, à 25 ans, une traduction en vers de la Jérusalem délivrée, qui obtint peu de succès, il vint se fixer à Paris en 1795, et publia les Trois mots, satire contre les hommes du pouvoir et contre l’Institut; il s’attaqua aussi à Lebrun et à Chénier. Une traduction en vers des Poésies d’Ossian, 1801, valut à Baour-Lorinian la faveur du public, et mit l’ossianisme à la mode. Quand Young eut hérité eu France de la vogue d’Ossian, il publia des Veillées morales et poétiques, 1811, où il adopta le genre funèbre. Eu 1807, il donna Omasis ou Joseph en Egypte tragédie sans action, mais qui réussit, grâce à la pompe, à l'harmonie et à l’élégance du style. Baour-Lormian chanta le Rétablissement du culte, les Fêtes de l’Hymen, k propos du mariage de Napoléon Ier et de Marie-Louise ; en 1814, il célébrait encore Napoléon dans l’opéra de l'Oriflamme, écrit en société avec Etienne. 11 entra à l’Académie française pendant les Cent-Jours, et donna, la même année, une traduction refaite de sa Jérusalem délivrée, qui fut alors accueillie avec faveur. Il publia encore un roman historique, Duranti ou la Ligue en province, 1828, 4 vol. in-12, et l’opéra d 'Alexandre à Dabylone, dont Lesueur composa ia musique. En 1829, il fit paraître des Légendes, Ballades et Fabliaux, 2 vol. in-16, qui eurent quelque succès. Dans ses dernières années, souffrant et aveugle, il traduisit le poème de Job, et cette traduction, où il a su reproduire la couleur biblique, est peut-être la meilleure de scs œuvres. F — t.
BARABRAS, nom de deux tribus de la Nubie : l’une, à la frontière d'Egypte, de Syène àWady-Halfa ; l'autre, vers le confluent de l’Atbara avec le Nil, dans le pays de Barbar ou Berber. Ce dernier nom, ainsi que celui de Barabras, qui n’est que le pluriel de Berberi, indique que ces tribus, différentes du reste par leur langage et leur physionomie des peuplades nègres et arabes qui les entourent, appartiennent à la famille des Berbères, qui occupait, avant la conquête arabe, l’Afrique seplentrionale et centrale. C. P.
BARANTE (Amable-Guillaume-Prospcr Bkugière, baron de) , historien et publiciste, né à Riom en l'82, m. en 1866, fit ses premières études à l'École militaire d’Effiat, et entra à l’École polytechnique. Destiné à la carrière administrative, il était simple employé au ministère de l’Intérieur, quand il commença d'écrire dans la Décade philosophique et publia les Lettres de J/11' A issé et de l/m" de La Fayette, de Villars et de Tencin, 1805. Auditeur au conseil d'Etat en 1806, chargé de missions en Allemagne, en Pologne et en Espagne, sous-préfet de Bressuire en 1807, préfet de la Vendée en 1809, il obtint un certain succès par son Tableau de la littérature française pendant le xvme siècle, et fut nommé préfet de la Loire- Inférieure en 1813. A la première Restauration des Bourbons, il édita des Mémoires de Mac de La Rocliejaquelein, et fut maintenu dans son poste, bien qu’une brochure intitulée : Des divers projets de Constitution pour la France, eût pu le compromettre. Mis à l’écart pendant les Cent-Jours, il devint, au retour des Bourbons, conseiller d’État, secrétaire général du ministère de l’Intérieur, et député du Puy-de-Dôme à la Chambre de 1815, où il se rangea parmi les défenseurs de la Charte constitutionnelle. Directeur général des contributions indirectes en 1816, commissaire royal à la Chambre des députés en 1818, pair de France en 1819, il s’engagea de jour en jour plus avant dans l’opposition, combattit en particulier la loi du sacrilège, et consacra aux lettres les loisirs que lui laissaient les questions politiques. Il publia alors : Des communes et de l'aristocratie, 1821, in-8°; une traduction des OEuvres complètes de Schiller, 1821, 6 vol. in-8°; divers articles dans la Biographie universelle de Michaud; la traduction de quelques pièces dans la Collection des théâtres étrangers. Mais son ouvrage capital fut l’ Histoire des ducs de Bourgogne de la maison de Valois, 1824-28, 12 vol. in-8°, qui lui ouvrit l’entrée de l’Académie française. De Barantc accueillit
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avec empressement, la Révolution de 1830, conserva sa pairie, fut nommé ambassadeur à Turin, et remplit les mêmes fonctions à S‘ Pétersbourg depuis 1835. A cette période de sa vie appartiennent les ouvrages suivants : Mémoires historiques et littéraires, 1836, 3 vol. in-8°, réimpression d’articles insérés dans divers recueils; Introduction à la Chronique du religieux de S1 Denis , 1839, in-4° ; Lettres et instructions de Louis XVIII au comte de Saint- Priest, 1845, in-8°. La Révolution de 1848 rendit de Bavante à la vie privée, et il publia encore : Questions constitutionnelles, 1849, in-8°; Notice sur le comte Mollien , 1850, in-8° ; Notice sur le comte A. de Saint- Priest , 1852, in-80; Histoire de la Convention nationale, 1851-53, 6 vol. in-8°; Histoire du Directoire , 1855, 3 vol. in-8"; Eludes historiques et biographiques, 1857,2 vol. in-8°; Etudes littéraires et historiques, 1858, 2 vol. in-8°; Histoire de Jeanne d’Arc, 1858; le Parlement et la Pronde , 1859j Vie de Mathieu Molé, 1859; Vie politique de Boyer-Collard , ses discours et ses écrits, 1861, 2 vol. in-8°. B.
BARBA UES, nom de mépris que donnaient, dans l’Antiquité, les Grecs et les Romains à tous les étrangers, et par lequel les Modernes désignent les différents peuples qui envahirent et renversèrent l'Empire romain. En ce dernier sens, le monde barbare comprenait les régions situées au delà du Rhin, du Danube, de la mer Noire, du Caucase, de la mer Caspienne, et du Tigre ; et l’on peut y ajouter l’Arabie, la vallée supérieure du Nil, les pays L:byques, et la partie de la Grande-Bretagne qui était au nord du mur de Septime Sévère ( V. Murailles contre les invasions des bakbares). On rattache d’ordinaire les Barbares à trois races : 1° la race scythique ou lartare, qui s’étendait à l’E. du VoL,a et dans la Haute-Asie; — 2° la race sarmatique ou slave, entre le Volga à l'E. , la Vistule, la Theiss et la Save à l’O. ; — 3° la race teutonique ou germanique, depuis la Theiss et la Vistule jusqu’au Rhin et àla mer du Nord.
Parmi les Scythes ou Tartares, on cite : les Alains et les Huns, qui pénétrèrent en Europe au ivr siècle; les Awares et les Bulgares, au vi'; les Magyares ou Hongrois, au ixe ; les Turcs Seldjoukides, fondateurs d’un empire en Asie dans les premières années du xie ; les Mongols, deux fois maîtres de l’Asie, sous Gengis-Khan à la fin du xue, sous Tamerlan à la fin du xive ; les Turcs Ottomans, qui commencèrent leurs invasions dans l’Asie occidentale en 1299, et s’établ rent à Constantinople en 1453. Les peuples slaves, dont plusieurs ne devinrent impôt tants qu’après Charlemagne, étaient : les Serbes ou Sorabes, les Dalmates, les Croates, les Esclavons, etc., longtemps désignés par le nom général d’ Antes ; les Moraves, puissants dans le centre de la région allemande aux ix' et x' siècles; lés Tchèques ou Bohèmes; les Lèkhes ou Polonais, etc. A la race germanique, la plus con-idérable de toutes dans l’histoire du moyen âge, appartenaient les Wendes ou Wénèdes, les Vandales, les Hérules, les Angles, les Saxons, les Frisons, les Thuringiens, les Burgondes ou Bourguignons, les Longobards ou Lombards, les Goths, enfin les d verses tribus formant les confédérations des Franks et des Alémans.
Les Barbares du nord de l’Europe ont élé poussés vers le Midi, non point par la surabondance de la population dans leur pays natal, mais par la passion de la guerre et le goût des entreprises aventureuses ; par le désir, constant chez les peuples septentrionaux, de vivre sous un climat plus doux et sur des terres pins fertiles; par l’appât du butin que devait donner le pillage des provinces romaines. Les chefs des Barbares -e considérèrent aussi comme les instruments des vengeances divines : Alaric, roi des Visigoths, disait qu’une force secrète, irrésistible, l’entraînait vers Home ; le roi des Huns, Attila, s’appelait lui-même >■ le fléau de Dieu, le marteau de l’Univers; >■ parmi les Vandales, Genséric ordonnait à son pilote, en partant d’Espagne, de faire voile <■ vers les peuples que Dieu voulait châtier. « — B en que les frontières romaines a ent été fréquemment attaquées dans les premiers siè les de l’ ère chrétienne, la grande invasion ne date que de la fin du ive siècle, lorsque l'arrivée des Huns sur le Bas-Danube détermina, en 376, les Visigoths à pénétrer dans l’Empire d’Orient. Depuis cette époque, les tribus barbares, poussées les unes par les autres, se sont jetées sur le monde romain, et, au milieu de ses ruines, ont élevé des royaumes plus ou moins durables. Tels furent, en Italie, ceux des Hérules, des Ostrogoths et des Lombards ; en Espagne, ceux des Suèves et des Visigoths; en Afrique, ceux des Vandales; en Gaule, ceux des Burgondes et des Franks; en Grande-Bretagne, les sept Etats anglo-saxons, etc.
Les invasions des Barbares ont produit des résultats déplorables : massacre des populations romaines, protégées toutefois, auprès des chefs qui se convertirent à la foi catholique, par l'influence du clergé; abandon de l’industrie et du commerce, à qui la sécurité faisait défaut; dépérissement de l’agricultui e, relevée cependant par les Bénédictins, qui recueill rent également l’héritage des lettres antiques; inhabileté ou désordre dans l’administration publique, à la place de la régularité que les Barbares eux-mêmes admiraient dans les institutions romaines ; des lo s germaniques, aussi variées que les tribus, prenant place à côté du Code romain, qui avait été la loi généra’e du monde; des idiomes tudesques venant aider à la décomposition du latin, altéré déjà dans le langage populaire des provinces. — Mais les invasions ont eu aussi des conséquences heureuses : elles infusèrent à la société antique un sang nouveau, qui la régénéra; elles introduis rent dans le monde romain, qui s’était montré trop rebelle aux enseignements du christianisme, une population jeune, énergique, brutale sans doute, plus capable du moins que les païens abâtardis de pratiquer les préceptes de la religion du Christ; elles amenèrent, au milieu d une société où l’on ne connaissait que la vie de cité et le sacrifn e du citoyen à l'Etat, des hommes vivant seulement en tribus, et poussant le sentiment de la liberté individuelle jusqu’à se plier difficilement au joug d'un chef ou d’une loi. — 11 faut ajouter que les mœurs et les institutions apportées par les Barbares contena ent en germe toute l'organisation féodale du moyen âge : par exemple, la dist nction que l’invasion établit entre les vainqueurs et les vaincus, se perpétua dans celle des nobles et des roturiers; les bénéfices, terres distribuées par les chefs germains à leurs guerriers, devinrent, par une suite de transformations, les fiefs des temps féodaux (K. Alleu, Bénéfice);1 les rapports entre le chef de bande et ses leudes ou fidèles furent le modèle de ceux qui s'établirent plus tard entre le suzerain et ses vassaux (F. Leudes, Fief, Féodalité, etc.). Enfin les invasions firent des conditions nouvelles àla royauté, qui reposa, pour longtemps encore, sur une libre élection, et tira son prestige de la force physique et du courage ( V. Royauté, dans notre Dictionnaire des Lettres et des Beaux-Arts ) ; elles introduisirent dans la nouvelle organisation pol. tique, par les assemblées de tribu déjà usitées chez les Germains, un élément démocratique (F. Champs de Mars, Champs de Mu); elles modifièrent gravement le système judiciaire par l'emploi des épreuves ou jugements de Dieu comme moyen de procédure, et de la compensation pécuniaire comme sanction pénale ( F. Epreuves Judiciaikes, Wehiîgeld). B.
BARBEAU DU BARRAN , homme politique, né à Barian, près d’Auch, vers 1750, m. à Bâle en 1816, fut député du Gers à la Con\ ention , vota la mort de Louis XVI, fit partie du comité de sûieté générale, et présida la société des Jacobins. Au 9 thermidor, il se prononça contre Robesp'erre, mais resta attaché au parti démagogique, et fut enfermé au château de Hnm comme l'un des auteurs de l’insurrection du 1er prairial an ni. L’amnistie de brumaire an vi lui rendit la 1 bette. En 1816, il fut atteint par la loi de bannissement des régicides. B.
BARBERI (Gioaehino), célèbre mosaïste, né à Rome en 1774, m en 1857. Parmi scs chefs-d’œuvre, on cite la copie de la mosaïque de Pompéi ou la Bataille d' Alexandre contre Darius, l’Aurore, et le Crucifx du Guide. B.
BARCLLONA-LA-NUOVA (l’rov. de), division admiifstrative du Vénézuela, entre celles de L’umana à l’E., de Guyane, dont la sépare l’Orénoque, au S., de C aracas à l’O., et la mer des Antilles au N.; 35,500 kil. carr. ; environ 60,000 bah.; ch.-l., Barcelona-la-Nuova. C. P.
BARCELONE (Prov. de), division administrative de l’Espagne, formée du centre de la Catalogne, entre les prov. de Girone à l’E.. de Lerida et de Tarragone à l’O., la Méditerranée au S., et les Pyrénées au N.; 77x,140 kil. carr.; 726,267 liai). Sol en grande partie montagneux (Mont-^errnt, ramification des Pj rénées); belles forêts; eaux minérales (Monistrol, val de Ebron); mines de cuivre, zinc, manganèse, plomb, houille; céréales, fruits, garance, huile, vins ; export, de laine et de soie. C. P.
BARCHOU DE PENHOEN ( Auguste-Théodore-Hilaire, baron), littérateur, né à Morlaix en 1801, m. en 1855, anc. capitaine au corps royal d’état-major, membre libre de l’Académie des Inscriptions et Belles-l ettres, fut député du Finistère àl’Assem lée législative de 18 19. On a de lui ; Souvenirs de l'expédition d’Afrique, 1832; Destination de l’homme, traduit de Ficlite, 1833 et 1836; Me'-
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moires d'un officier d’état-major sur la guerre d’Alger, 1835; Guillaume d’Orange et Louis-Philippe, 1835; Philosophie de Schelling, 1834; Histoire de la philosophie allemande depuis Leibnitz jusqu’à Hegel, 1836, 2 vol. in-8°; Histoire de la conquête et de la fondation de l’Empire anglais dans l'Inde, 1841, 6 vol. in-8°; l’Inde sous la domination anglaise, 1844,
2 vol. in-8°; Essai d'une philosophie de l’histoire, 1854,
2 vol. in-8°. B.
BARDIN (Jean), peintre, né à Montbard en 1732, m. en 1809, élève de Lagrenéeet de Pierre, et maître de David et de Régnault, fut directeur de l’Ecole des beauxarts d’Orléans. On cite de lui : Tullie faisant passer son char sur le corps de son père; Stc Catherine au milieu des docteurs; l’ Exaltation de Sle Thérèse ; une Résurrection: Andromaque pleurant sur les cendres d’ Hector; l’Enlèvement des Sabines; le Massacre des Innocents. Il était le père du général Bardin.
BARLOW (Peter), savant anglais, né à Norwich, en
1785, m. en 1862, professeur à l’Académie royale militaire de Woolwieh, se fit connaître comme mathématicien par des Recherches élémentaires sur la théorie des nombres, Londres, 1811 ; de Nouvelles Tables mathématiques, 1814; un Nouveau Dictionnaire philosophique et mathématique, 1814; et, comme physicien, par un Essai sur les attractions magnétiques et sur les lois de l’électro-magnélisme terrestre, 1820 et 1824. On lui doit des améliorations importantes dans la fabrication des télescopes achromatiques. Comme mécanicien, Barloiv s’est spécialement occupé des chemins de fer, et, parmi les ouvrages qu’il a écrits sur cette matière, son Traité des matériaux de construction a été traduit dans toutes les langues de l’Europe. Il a laissé enfin un travail Sur les manufactures de la Grande-Bretagne, 1837.
BARQUISIMETÔ (Prov. de), division administrative du Vénézuela, entre celles de C’oro au N., de Maracaibo et de Truxillo à l’O., de Varinas au S., et de Carabobo à l’E. Sol couvert au S. par la Sierra de Mérida, et arrosé par le Tocuyo; belles forêts; plantations de tabac, de café, d’indigo. Superf., 24,000 ldi. carr., 130,000 hab. environ. Ch.-l., Barquisimeto. C. P.
BARRE ( jean- Jacques), graveur en médailles, né à Paris en 1793, m. en 1855, entra chez Tiolier, graveur de l’hôtel des Monnaies de Paris, et débuta par de nombreux ouvrages pour la Galerie numismatique des grands hommes français. Il exécuta la grande médaille du Sacre de Charles X, celles de Boieldieu (pour la ville de Rouen), du docteur Gall, du comte Pozso-di-Borgo , etc. C’est aussi lui qui a gravé les médailles destinées à rappeler l'Eglise Sle-Geneviève rendue au culte, l’inauguration des statues de Louis XIV à Montpellier, et de Louis XVI à Bordeaux, la Visite de la famille d’Orléans à la Monnaie en 1834, le Retour des restes mortels de Napoléon, etc. On lui doit enfin les poinçons et bigornes de la garantie, qui ont rendu impossible la contrefaçon , les planches en taille de relief sur acier pour l’impression des billets de la Banque de France et des banques de Rouen, de Lyon et de Toulouse, la médaille du Comité des arts et monuments historiques, les sceaux de l’Etat et de l’Assemblée nationale en 1848, les monnaies de Napoléon III, etc. Barre fut nommé graveur général des monnaies en 1842. Il a publié, en 1851, un savant Rapport sur les procédés anciens et modernes du monnayage en France. B.
BARRIÈRE (Jean-François), littérateur, né à Paris en
1786, m. en 1868, fut, de 1804 à 1848, attaché à la préfecture de la Seine, où il devint chef de division, a publié : Tableaux de genre et d’histoire , 1828, in-8° ; la Cour et la Ville sous Louis XIV, Louis XV et Louis XVI, 1829, in-8°, ouvrages où il y a de l'esprit et de la finesse d'observation. 11 a été l'éditeur des Mémoires de Mme de Campan, 1823, 3 vol. in-8°, et de Loménie de Brienne, 1828, 2 vol. in-8° ; et a publié avec M. Berville une collection de Mémoires relatifs à la Révolution française, 1822, 47 vol. in-8", puis une Bibliothèque des Mémoires relatifs au xvili' siècle, 1846 et suiv. Il a aussi travaillé à divers journaux, et principalement au Journal des Débats, où, jusqu’à ses derniers jours, il a fait de la critique littéraire en homme éclairé et bienveillant.
BARRY (Charles), architecte, né en Irlande en 1795, m. en 1860, a construit les écoles de Birmingham, la galerie nationale de Bridgewater, et la bibliothèque du Collège des chirurgiens à Londres. Son œuvre la plus importante est le nouveau Parlement, édifice immense, d’architecture ogivale, commencé en 1836, et qui contient la Chambre des lords et celle des communes.
BARTH (Henri), voyageur allemand, né à Hambourg en 1821, m. en 1865, fit son premier voyage en Afrique
en 1845, explora les régences de Tripoli et de Tunis, ainsi que la Marmarique, gagna l’Egypte à travers le pays de Benghazi, et remonta la vallée du Nil jusqu’à Assouan. En 1816, il parcourut l’Asie Mineure et les grandes îles qui l’avoisinent, et, en 1847, la Grèce. De 1850 à 1854, associé avec Overweg et Richardson, il fit, au nom du gouvernement anglais, un second voyage en Afrique. Il a publié, eu allemand: Exploration des côtes de la Méditerranée, Berlin, 1849; et, en anglais: Voyages et découvertes dans le nord et le centre de l'Afrique, Londres, 1857, 5 vol.in-80.
BART1IE (Félix), jurisconsulte, né à Narbonne, en 1795, m. en 1863, fut avocat au barreau de Paris, se fit connaître dès 1820 comme défenseur de Gravier et Bouton, coupables d’avoir lancé des pétards dans les Tuileries, puis plaida dans l’affaire du colonel Caron, dans celle de la conspiration militaire de Befort, et dans le procès des quatre sergents de La Rochelle. Lors de la publication des fameuses ordonnances du 26 juillet 1830, il figura parmi les plus ardents à défendre la liberté de la presse et à provoquer la lutte contre la branche aînée des Bourbons. Procureur du roi après la Révolution, bientôt président de Chambre à la Cour royale de Paris, il fut député de cette ville, ne tarda point à recevoir le portefeuille de l’instruction publique, et devint ministre de la justice dans le cabinet de Casimir Périer : on lui dut ai ors les lois du 31 août 1831 et du 17 janvier 1832, qui adoucirent le Code pénal et la contrainte par corps. En 1834, il remplaça Barbé-Marbois comme premier président de la Cour des comptes, et obtint un siège à la Chambre des pairs. 11 rentra au ministère de la justice, dn
1837 à 1839. Eliminé de la Cour des comptes en 1848, réintégré en 1849, il fut nommé sénateur en 1852. B.
BARTHÉLEMY (Auguste-Marseille), poëte satirique, né à Marseille en 1796, m. en 1867. Elevé au collège de Juilly, sa vie fut toute littéraire. A 18 ans il essaya de se faire écrivain légitimiste. Ses premières œuvres poétiques datent de 1825; il donna alors les Sidiennes, épîtressatires ainsi nommées du sultan Sidi-Mahmoud, qu il y fait parler. Dès qu’il eut pris le parti de la poésie, il se rattacha à l’opinion libérale, et toutes ses œuvres, plus ou moins satiriques, furent dirigées contre le gouvernement. Il publia, entre autres, de petits poëmes herm-eomiques, contre les principaux ministres de Charles X: la Villéliade, 1826, en 6 chants, contre M. de Villèle; laCorbiérèide, 1827, en 4 ch., contre M. de Corbière; et la Peyr onnéide, contre M. de Peyronnet. Ces ouvrages turent composés en collaboration avec Méry, et obtinrent un grand succès d’opinion, en même temps qu’un succès littéraire. En 1828, les deux poëtes publièrent Napoléon en Egypte récit épique de cette merveilleuse campagne, plutôt que poëme. Barthélemy alla à Vienne, pour en faire hommage au fils de Napoléon ; mais il ne put parvenir jusqu’à lui. De retour en France, il publia sur ce jeune prince une épitre intitulée le Fils de l homme. Elle lui attira un procès politique qui le fit condamner à la prison et à l’amende. Dans ce procès, ayant demandé à parler après son avocat, il fit un nouveau plaidoyer en tiesbeaux vers. Parmi les autres ouvrages de Barthélémy et Méry, il faut encore citer la Némésis, satire hebdomadaire contre les hommes et les choses politiques du temps. Elle parut pendant un an, de mars 1831 à avril 1832. Barthélemy la reprit en 1844, mais n en donna que 24 numéros. Les Douze journées de lu Révolution , qu il publia en 1832, sont une suite de poëmes sur les principales scènes delà Révolution française. On doit encore à Barthélemy une traduction en vers de 1 Enéide, 4 vol. m-8°,
1838 ; on y loue son talent de style et sa facilite, car il
accomplit ce travail en trois ans ; mais il ne surpassa guère ses devanciers, qu’il juge très-sévèrement. Les œuvres poétiques de Barthélemy ont beaucoup perdu de leur intérêt en perdant l’à-propos qui les a fait naître ; néanmoins elles gardent encore une assez grande valeur littéraire. La manière du poëte est simple, facile, élégante, énergique, et souvent pleine d élévation et deverve. 11 a renouvelé le genre de la satire, et, en s attaquant aux vices et aux travers politiques, il lui a donné plus de gravité et d’ampleur. C. D — Y.
BARTSCH | J. -Adam de), dessinateur et graveur a l’eau-forte et au burin, né à Vienne (Autriche) en 1757, m. en 1820, fut membre de l’Académie des beaux-arts, et 1er garde de la Bibliothèque impériale. Il grava aussi à la manière noire avec beaucoup d’habileté. Le cataloo-ue de son œuvre comprend 505 pièces. Lui-même a publié le catalogue de l’œuvre de Rembrandt, de Guido Reni etc., et un important ouvrage intitulé le Peintre- Graveur, 1803-21, 21 vol. in-8°, avec 80 pl.