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BÀSSOUTOS, peuplade de l’Afrique australe, dans la république du fleuve Orange, sur les bords du Oalédon. Ils appartiennent à la famille des Betjouanas. V. Casalis, les Bassoutos, Paris, 1859, in-8°.

BATOKA, contrée du centre de l’Afrique australe, par 16°-18° lat. S. et 23c-26° long. E., entre le Zambèze au S. et à l'E., et ses affluents le Kafné au N., le Madjila et les chutes Victoria à l’O. Il y a quelques années, les Batoka, peuple pasteur et agriculteur, furent chassés de ce pays par des peuplades du Sud, les Matabéli. Le Batoka a été découvert par Livingstone en 1852. C. P.

BATOPILAS, dép. du Mexique, dans la division de Dnrango ; entre ceux de Chihuahua au N., de Huejuquilla à l’E., de Nazas au S., et de Cinaloa à l’O.; formé du S. -O. de l’anc. Etat de Chihuahua; ch.-l., Hidalgo. Il emprunte son nom à une rivière qui, avant de se jeter dans le golfe de Californie , s’appelle Rio-del-Fuerte. Situé sur le plateau central du Mexique, dont la principale chaîne y porte le nom de Sierra de los Tepehuanes, il renferme de riches mines d’or et d’argent, entre autres, celles de San-Pedro de Batopilas.

BAUDE (Jean-Jacques, baron), homme politique, né à Valence (Drôme) en 1792, m. en 1862, entra fort jeune dans l’administration départementale, et remplit divers emplois jusqu’à la Restauration. Puis il s’occupa d’économie politique et de travaux publics, et collabora au journal le Temps, ce qui lui valut, lors de la Révolution de 1830, un avancement rapide; en une seule année, il fut préfet de la Manche, directeur des ponts et chaussées, sous-secrétaire d’Etat au ministère de l’intérieur, et préfet de police. Sa faiblesse pendant l’émeute du 14 février 1831 , où l’archevêché de Paris fut saccagé , lui fit perdre ce dernier emploi : néanmoins, il devint conseiller d’Etat, et, jusqu’en 1846, le gouv. le soutint comme député de Roanne. Après la Révolution de 1848, il rentra dans la vie privée. En 1856, il fut élu à l’Académie des sciences morales et politiques. On a de lui, entre autres écrits : De la navigation de la Loire au-dessus de Briare, 1826; l 'Algérie, 1841, 2 vol. in-8°. B.

BAUDENS (Lucien- Jean-Baptiste), chirurgien, né à Aire en 1804, m. en 1858, servit dans les hôpitaux militaires, puis dans l’armée. Attaché à l’ambulance du quartier général lors de l’expédition contre Alger, il devint chirurgien-major en 1831, et professeur d’anatomie et de chirurgie opératoire à l’hôpital d’instruction d’Alger. Dans l’expédition de Constantine en 1836, il imagina de se servir des caisses à biscuit pour confectionner des appareils à fractures des membres inférieurs, et ce moyen perfectionné, devenu d’un usage presque général, a pris le nom d’appareil Baudens. En 1837, il rei;ut le grade de chirurgien principal. Professeur de clinique chirurgicale à l’hôpital de Lille en 1838, directeur de l’hôpital du Gros-Caillou en 1839, chirurgien principal du Valde-Grâce en 1842, membre du conseil de santé des armées en 1845, inspecteur de ce service en 1850, il fut appelé, en 1854, à diriger le service médical pendant la guerre d’Orient. 11 a laissé : Clinique des plaies d’armes à feu, 1836, où il préconise le traitement par la glace; Nouvelle méthode des amputations, 1842 ; Leçons sur le strabisme et le bégayement, méthode ténolomique, 1841; Efficacité de la glace combinée à la compression pour réduire les hernies étranglées, 1854.

BAUDIN (Nicolas), navigateur, né dans l’ile de Ré, vers 1750, mort en 1803, servit d’abord dans la marine marchande, puis, en 1786, dans la marine royale. On le chargea de deux voyages, l’un dans l’Inde, l’autre aux Antilles, pour faire des recherches sur l’histoire naturelle. Il alla, en 1800, explorer les côtes de l’Australie, visita particulièrement la baie de3 Chiens marins et le pays situé entre le détroit de Bass et l’extrémité orientale de la Terre-de-Nuyts. Une maladie l’enleva à l’ile de France. Les résultats de cette exploration sont consignés dans le Voyage aux terres australes de Péron, 1807, 3 vol. in-4°. B.

batjdin (Charles), né à Sedan en 1784, du conventionnel Baudin des Ardennes, m. en 1854, entra à 15 ans dans la marine militaire. Il perdit le bras droit aux Indes dans un combat contre les Anglais, en 1808. Il n’en continua pas moins de servir, passa lieutenant de vaisseau en 1809, capitaine de frégate en 1812, capitaine de vaisseau en 1814, et donna sa démission lors de la rentrée des Bourbons. Il fonda alors au Havre une maison de commerce; lors de la Révolution de 1810, plusieurs faillites ayant ébranlé sa fortune, il reprit du service. Nommé contre-amiral en 1839, il reçut bientôt la mis-

sion de venger les violences dont les négociants français souffraient au Mexique, et ruina le fort de S'-Jean-d’Ulloa. Cet exploit lui valut le grade de vice-amiral. Baudin fut commandant en chef des forces naval s de la France dans les mers de l’Amérique du Sud en 1840, ptéfet maritime à Toulon de 1841 à 1847, chef de l’escadre de la Méditerranée après la Révolution de 1848, inspecteur général des équipages de ligne et de la gendarmerie maritime, membre du Conseil d’amirauté, vice-président du Bureau des longitudes, et il venait d’être nommé amiral, quand il mourut. B.

BAUMü ARTEN - CRUSIUS ( Detlev - Charles - Guillaume), philologue, né à Dresde en 1746, mort en 1845, remplit diverses fonctions dans l’enseignement, se fit remarquer par sou patriotisme lors du soulèvement de l’Allemagne contre Napoléon Ier, et devint, en 1833, recteur de l’école de Meissen. On a de lui des éditions estimées de Xénophon, 1812; de Suétone, 1816-18; de 1 ’Odyssé* d’IIomère, 1822, 3 vol. in-8°, etc.

BAUMGARTNER (le baron André de), physicien et homme d’Etat autrichien, né en 1793 à Friedberg (Bohêmp), m. en 1865, fut nommé professeur de physique à Olmiitz en 1817, à l’Université de Vienne en 1823, et ouvrit dans cette ville des cours populaires de mécanique appliquée aux arts et à l’industrie. Sa santé l’obligeant de renoncer à l'enseignement, il dirigea tour à tour une fabrique de porcelaine, une manufacture de tabac, et une ligne de télégraphie électrique. En 1848, il devint ministre des travaux publics et des mines, accepta ensuite les simples fonctions de chef de division aux finances, et reprit enfin le ministère des travaux publics et du commerce de 1851 à 1855. Il fut nommé, en 1860, président de l’Académie des sciences de Vienne. On a de lui ; Aréométrie, 1820; la Mécanique dans ses applications aux arts et à l’industrie, 1823; Histoire naturelle, 8e édit., 1844-45; Journal de physique et de mathnnat ques, 1826- 37, 14 vol.; Guide du chauffeur des machines à vapeur ,

BAUR (Ferdinand-Chrétien), théologien protestant, né en 1792, m. en 1860, a été l’un des chefs de l’école de Tubingue, où il enseigna depuis 1826. Ses principaux ouvrages sont : Symboliiiue et Mythologie, ou la Religion naturelle de l'antiquité, 1824-25, 3 vol.; Gnosis chrétienne, ou Philosophie delà religion chrétienne, 1835; S1 Paul, sa vie et ses œuvres, ses Epitres et sa doctrine, 1845; Traité d’histoire dogmatique chrétienne, 1847 ; Recherches critiques sur les Evangiles canoniques , leurs rapports , leur origine et leurs caractères, 1847; l'Evangile de S1 Marc, son origine et son caractère, 1851 ; le Christianisme et l’Eglise chrétienne durant les trois premiers siècles, 1853.

BAUTAIN (l’abbé Louis-Eugène-Marie), philosophe et théologien, né à Paris en 1796, m. en 1867, entra en 1813 à l’Ecole normale, où il eut pour maîtres Cousin et Jouffroy, puis enseigna la philosophie au collège et à la Faculté des lettres de Strasbourg, Ayant pris les ordres en 1828, il fut nommé chanoine, et directeur du petit séminaire de la même ville. Le décanat de la Faculté, qu’il reçut en 1838, ne fut pour lui qu’un titre ; il y renonça en 1849, pour prendre la direction du collège de Juilly. Il devint en outre vicaire général et promoteur du diocèse de Paris. Prédicateur distingué, il a laissé, entre autres ouvrages : Discours sur la morale de l’Evangile, comparée à la morale des philosophes, 1827 ; De l’enseignement de la philosophie en France au xix' siècle, 1833 ; Réponse d'un chrétien aux Paroles d’un croyant (de Lamennais), 1834; Philosophie du christianisme, 1835, 2 vol. in-8°; Psychologie expérimentale , 1839, 2 vol. in-8°; Philosophie morale, 1840, 2 vol. in-8°; la Religion et la Liberlé considérées dans leurs rapports, 1848, recueil de conférences faites à Notre-Dame' de Paris ; la Morale de l’Evangile comparée aux divers systèmes de morale , 1855, cours professé à la Sorbonne ; l’Esprit humain et ses facultés, 1859, 2 vol. ; la Conscience, ou la règle des actions humaines, 1860 ; Philosophie des lois au point de vue chrétien }

BAUTZEN (Cercle de), un des 4 cercles du roy. de Saxe, entre celui de Dresde à l’O., la Silésie prussienne au N. et à l’E., et la Bohême au S. 11 est couvert au S. par les ramifications des monts de Lusace, et formé au N. de vastes plaines qu’arrosent la Sprée et l’Elster noir. Superf. , 250,470 hect. ; 308,488 hab. , dont environ 50,000 Lnsaciens ou Wendes, de famille slave. C. P.

BAVIERE (Cercle de), l une des grandes divisions politiques de l’anc. Empire d’Allemagne, établies en 1500 par Maximilien Ier; entre ceux de Franeonie et de Sjuabe au N. et à l’O., d’Autriche au S. et au S.-E., et la Bo-

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hême au N.-E. Il se composait, à la fin du xvni' siècle, de vingt Etats. divisés en deux bans; le ban ecclésiasliijue comprenait : l'archevêché de Salzbourg, les évêchés de Freisingen, de llatisbonne et de Passau, la prévôté de Berclitolsgaden et les trois abbayes princières de SM meran, de Haut et de Bas-Munster, dans la ville de Ratisbonne; le ban séculier comprenait : le duché éle toral et le Palatinat de Bavière, les duchés de Neubourg, de ''oulzbacli, le landgraviat de Leuchtenberg, les comtés de Haag, de Hohen-Waldeck, les seigneuries d’Ehrenfels, de Soulzbourg et Pyrbaum, de Breiteneck (tous ces Etats à l’électeur de Bavière), les comtés de Sternstein, d’Ortenbourg, et la ville impériale de Ratisbonne il correspondait à la moitié environ du roy. actuel de Bavière (iercles de Haute et Basse-Bavière et de Haut- Palatinat , et à la prov. autrichienne de Salzbourg. Il était dirigé aliernativement par l’archevêque de Salzbourg et l’électeur de Bavière; les assemblées du cercle se tenaient à Ratisbonne. Lerecez de Ratisbonne, 1803, lui enleva Salzbourg et Berchtolsgaden pour les incorporer au cercle d’Autriche; les évêchés de Freisingen et de Passau turent donnés à l’électeur de Bavière, et la ville et l’évêché de Ratisbonne devinrent un archevêché-électoral pour l’ancien archevêque-éle, tei r de Mayence, transféré à Ratisbonne. Ce cercle disparut comme tous les autres, en 1808, lors de la substitution de la Confédération du Rhin à l’Empire germanique. C. P.

Bavière (Cercle de Basse-), division administrative du roy. de Bavière, anc. cercle du Bas-Danube; entre ceux de Haut-Ealatinat au N. -O., de Haute-Bavière à l’O. et au S., la Bohême dont le sépare le Bœhmer-Wald, et l’Autriche au-dessus de l’Enns, dont le séparent le Danube et l'irm à l’E. La partie au N. du Danube est couverte p ir les ramifications du Bœhmer-Wald appelées Monts de Bavière (Bayerischer-Wald) ; forêts considérables; mines de fer. La partie au S. du Danube se compose de vastes plaines arrosée-; par le Danube et ses affluents (I aber, Isar, Vils, Inn); pâturages; céréales. Ce cercle, formé de la partie orientale de l’anc. électorat de Bavière et de l’évêché de Passau, a 1,068,9 9 hect., et 575,338 hab., dont environ 2,000 protestants, le reste catholique, il a pour ch.-l. Landshut, et forme le ressort d’une Cour d’appel et d'un évêché dont les sièges sont à Passau. C. P.

Bavière (Cercle de Hnute-1, division administrative du roy. de Bavière, anc. cere'e de l’isar; entre ceux de Basse-Bavière et de Haut-Palatinat au N., de Franconîe-Moyenne et de Souabe dont il est séparé par le Lech à l’O. , le Tyrol au S., et la prov. autrichienne de Sal/.bourg et l’Autriche au-dessus de l’Enns dont le sépare la Salza, à l’E. La partie méridionale, couverte par les ramifications des monts de l’Innthal et des Alpes salzbuurgeoises, offre les lacs Chiem, Wiirm, Ammer, Walclien, etc.; grandes forêts; beaux pâturages; mines de cuivre; riches salines. La partie centrale et septentrionale se compose de plaines arrosées par le Lech, la P.iar, l’ilm, l’isar, l’Inn; céréales, houblon. Ce cercle, formé de la partie méridiona'e de l’anc. électorat de Bavière, de l’évèché de Freisingen, et de la prévôté ecclésiastique de Berchtolsgaden, a 1.696,404 lie t., et 778,559 hab., dont environ 14,000 protest ints et 1,500 juifs; le reste, catholique. lia pour ch.-l. Munich, et forme le re-sort d'un archevêché (Munich), et d’une Cour d’appel qui siège à Freisingen. C. P.

BAVOUX (François-Nicolas), jurisconsulte , né en 1774 à S1 Claude (.Jura), m. en 1848, professeur suppléant à l’Ecole de droit de Paris en 1804, professeur de droit criminel en 1819, député de l’opposition libérale avant et après 1830, et enfin conseiller à la Cour des Comptes, a publié, conjointement ave • Loiseau : Jurisprudence du Code civil , recueil des arrêts rendus par les Cours d’appel et par celle de cassation depuis la promulgation de ce Code, 1803-14, 22 vol. in-8°; le Praticien français, 1806-07, 5 vol. in-9°; Jurisprudence des Cours de cassation et d'appel sur la procédure civile et commerciale, 1808-9, 3 vol. in-12. 11 a donné seul : Leçons préliminaires sur le Code pénal, ou Examen de la législation criminelle, 1821 ; des Confits, ou Empiétements de l’autorité administrative sur l’autorité judiciaire, 1829, 2 vol. in-4°; Conseil d’Etat, Conseil royal, t hambre des pairs, Vénalité des charges, Duel et Peine de mort, 1838.

BAWR (Alexandrine-Sophie coury de ch vmpgrand, baronne de), auteur dramatique et romancière, née à Stutteard en 1776, de parents français, m. en 1861. Un premier mariage, avec le comte de Saint-Simon, futur chef de la secte saint-simonienne, fut rompu en 1801 par

le divorce; elle épousa plus tard le baron de Bawr, officier russe, qui périt prématurément en 1812. Parmi ses ouvrages dramatiques, on cite Argent et Adresse (1802), l 'Argent du voyage (1809), et la Suite d'un bal masqué (1813). On lui doit encore une petite Histoire de la musique, 1823. B.

BAYOUDA ou BAIUOUDA, pays d’Afrique (Nubie méridionale), renfermé dans le coude que fait le Nil entre Khartoum et Yieux-Dongo ah, entrelé" et 18° lat. N., 29° et 31° long. E. Les Arabes ILassenieh et Hawawiv parcourent le Bayouda avec leurs troupeaux. Ce pays renferme beaucoup d’animaux sauvages, lions, chacals, autruches, etc.; il a été exploré par M. de Heuglin en 1856. C. P.

BaZANCüURT (César, baron de), littérateur, né vers 1810, m. en 1865, fut attaché à la bibliothèque de Compiègne. Outre des romans consacrés à la peinture des mœurs aristocratiques, il a laissé : Histoire de la Sicile sous la domination des Normands, 1846, 2 vol. in-8° ; /’ Expédition de Crimée jusqu’à la prise de Sébastopol, 1857, 3e édit., 2 vol. in-8°; la Campagne d'Italie de 1859, 1859-60, 2 vol. in-8°; les Expéditions de Chine et de Cochinchine, 1861-62, 2 vol. in-8°.

BAZARDJIK, v. de la Turquie d’Europe (Bulgarie), dans l’eyalet de Siüstrie, à 37 kil. N. -O. de Baltehik ; 5,000 hab. Foire importante en avril. — v. de la Turquie d'Europe (Roumélie), dans l’eyalet d’Andrinople, à 37 kil. N. -O. de Philippopoli, sur la Maritza ; 20,000 hab. Foire considérable en juin et juillet. Près de là sont des sources thermales.

BAZIN (Antoine-Pierre-Louis), sinologue, né à S*- Brice (seine-et-üise) en 1799, m. en 1863, élève d’Abel Rémusat et de Stanislas Julien, professa à l’Erole des langues orientales. 11 a publié : Théâtre chinois, 1838, in-8° ; le Siècle des Youen, ou Tableau historique de la littérature chinoise, 1850 ; Grammaire mandarine , 1856 ; la Chine moderne, dans la collection de Y Univers pittoresque de Didot, etc.

BEAUMONT (Gustave- Auguste de la Bonninièrb de ), homme politique et littérateur, né en 1802 à Beaumont-la-Chartre (Sarthe), m. en 1866, fut successivement, depuis i 824, substitut du piocureur du roi à Arcis-sur- Aube, à Versailles et à Paris. Chargé, en 1831, d'aller avec Alexis de Tocqueville étudier le système pénitentiaire aux États-Unis, il refusa, à son retour, de représenter le ministère public dans le procès de la baronne de Feuehères, et fut exclu de la magistrature, 1832. Député de la Sarthe depuis 1839, il fit partie de l'opposition dynastique, s’occupa principalement des questions relatives aux chemins de fer et à l’Algérie, et demanda la réforme du régime électoral par l’adjonction des capacités. Représentant à l’Assemblée constituante de 1848, dont il fut vice-président, il prit part à la rédaction de la Constitution, vota avec les républicains modérés, reçut l'ambassade de Londres sous l’administration du général Cavaignac, l’abandonna lors de l’élection du prince Louis- Napoléon à la présidence, et, après avoir représenté quelque temps à Vienne le nouveau gouvernement, se sépara de la politique du Prince. A l’Assemblée législative, il fit rapporter le décret de la mise en état de siège de Paris après l’émeute du 13 juin 1849. Ariêté avec les autres députés qui voulurent résister au coup d’Etat du 2 déc. 1851, il fut bientôt mis en liberté, et renonça à la vie publique. 11 était membre de l'Académie des sciences morales et politiques depuis 1841. Outre le Traité du système pénitentiaire qu’il publia avec A. de Tocqueville (1833), on lui doit : Marie, ou l’Esclavage aux Etats-Unis, 1835, 2 vol. in-8“ ; l'Irlande sociale, politique et religieuse , 1839, 2 vol. in-8». B.

BEA U PLAN ( A médée-Louis- Joseph Rousseau de), compositeur de musique, né à Versailles en 1790, m. en 1853, se fit une grande réputation par ses romances, nocturnes et chansonnettes.

BI.ALTE.MPS-BEAUPRÈ (Charles-François), ingénieur-hydrographe, né en 1766 à Neuville-au-Pont, près de S1, -Menehould, m. en 1854, fut amené à Paris en 1776 par le géographe Buache, son cousin. Il prit part, en 1785, aux travaux cartographiques du Neptune de la IJaltique sous ta direction de Fleurieu, et re ut, en 1791, le titre de 1er ingénieur-géographe de l’expédition que I TEntrec; steaux devait conduire à la recherche de La Pérouse 11 imagina, pendant cette expédition, a laide des relèvements astronomiques combinés avec ceux de la boussule, une nouvelle méthode hydrographique, qu’il a exposée dans un appendice au Voyage de D' Entrecasteaux, 1808, t. 1er, et s n nom fut donné à une île située entre l’archipel duS*-Esprit et la Nouvelle-Calédonie. Il rentra

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