BEL
en France en 1796, apportant une collection de cartes admirablement exécutées. Il continua de travailler au Neptune de la Baltique , et fut chargé de lever la Carte hydrographique générale , pour le Voyage autour du monde du capitaine Marchand. On le nomma, en 1798, ingénieur-hydrographe de lre classe, sous-conservateur du dépôt de la marine et des colonies, et dessinateur-géographe de l’Institut. Chargé en même temps de graver V Atlas du Voyage de D' Entrecas teaux, il travailla jusqu’en 1807 à ce magnifique ouvrage. Beautemps - Beaupré donna aussi, en 1804, un très-beau Plan de l’Escaut , et releva, en 1806, les côtes de l’Istrie et de la Dalmatie. Hydrographe sous-chef de la marine en 1804, membre de l’Institut (section de géographie et de navigation) en 1810, il parcourut en 1811 les côtes septentrionales de la mer d’Allemagne, en dressa les cartes hydrographiques, fut nommé ingénieur-hydrographe en chef en 1814, et fit encore partie du Bureau des longitudes. C’est sous sa direction que fut fait le Pilote français, grande et savante publication, 1844, 6 vol. B.
BEAUVAIS (Charles-Théodore), général et écrivain, né à Orléans en 1772, m. en 1830, entra au service comme simple soldat, et était adjudant général en 1798. Il fit partie de l’expédition d’Egypte, se brouilla avec le général Bonaparte, et resta écarté de la carrière militaire pendant 11 ans. En 1809, Napoléon le rappela au service, et l’employa à Anvers, en Espagne, et en Allemagne dans la campagne de 1813. Beauvais était alors général de brigade. A la Restauration, il écrivit dans les journaux de l’opposition, et fut le rédacteur principal du grand et populaire ouvrage : Victoires et conquêtes des Français, 1817 et suiv., 28 vol. in-8°. Il donna encore : Correspondance officielle et confidentielle de Napoléon Bonaparte avec les cours étrangères,... 1819-20, 7 vol. in-8° ; Dictionnaire historique, ou Biographie universelle classique, 1826-29, 6 vol. in-8°.
BEAUVAIS-NANGIS (Nicolas de Brichanteatt, marquis de), né en 1582 au château de Nangis (Seine-et- Marne), m. vers 1650, prit part sous Louis XIII aux guerres contre les huguenots, devint maréchal de camp en 1627, gouverneur de Troyes en 1639 et de Laon en 1642. Il a laissé des Mémoires, publiés par Montmerqué et Taillandier, 1862, in- 8°.
BEAUVOIR (Edouard Roger de But.ly, dit de), littérateur, né à Raris en 1807, m. en 1866, fut un adepte enthousiaste de l’école romantique. Ses meilleurs romans Sont : l'Ecolier de Cluny, 1832; le Café Procope, 1835; Histoires cavalières , 1838; le Chevalier de Saint-Georges , 1840, dont il a tiré un vaudeville en collaboration avec Mélesville; la Lescombat , 1841 ; l'Hôtel Pimodan, 1846. On lui doit aussi plusieurs volumes de poésies, entre autres la Cape et l'Epée, 1837, et un mélodrame, les Enfers de Pans (avec Lambert Thiboust), 1853.
BECHSTEIN (Ludvrig), littérateur allemand, fils du naturaliste de ce nom (V. le Dictionnaire ), né en 1801, m. en 1860. Ou a de lui, entre autres ouvrages : Guirlande de sonnets, 1828; Livre de contes allemands, 7e édit., 1844; les Fils d’Aymon, poème, 1830; la Danse des morts, poème, 1831; Histoires et Contes fantastiques, 1833, 4 vol.; le Jour des Princes, roman historique, 1834, 2 vol.; le Trésor des traditions et les cycles traditionnels de la Thuringe, 1835-38, 4 vol.; Poésies, 1836; l’Odyssée d’un musicien, roman, 1836-37, 3 vol.; le Pays natal et l’étranger, suite d’histoires et de nouvelles, 1839, 2 vol.; Grumbach, roman historique, 1839, 3 vol.; la Prédiction de la Libussa, 2e édit., 1841, 2 vol.; Philidor, histoire de la vie d'un curé de campagne, 1842 ; Musée d’histoire, de littérature, d'art et d'antiquités, 1842, 2 vol.; Fouioir et devenir, ou les Burschenschaft de V Allemagne et la vie de leurs membres, 1850, 2 vol.; Une destinée obscure, 1850, 3 vol.
BECKER (Guill. -Adolphe), archéolo gue, né à Dresde en 1796, m. en 1846, fils de Guill. -Théoph. Becker (F. ce nom dans le Diclionn.), fut co-recteur de l’Ecole supérieure de Zerbst en 1822, et professeur à l'Université de Leipzig depuis 1836. On a de lui : De comicis Bomanorum fabulis, 1837; Gallus, ou Scènes romaines du temps d’Auguste, 1838, 2 vol. ; Chariclès , ou Tableau des mœurs de l'antiquité grecque, 1840, 2 vol.; Manuel d’archéologie romaine, 1843, ouvrage capital, achevé après lui par Marequardt.
BECQUEREL (Louis-Alfred), médecin, fils aîné du physicien de ce nom, né à Paris en 1814, m. en 1862, reçu docteur en 1841, avec une thèse très-remarquée Sur les affections tuberculeuses et le carreau, agrégé à l'Ecole de médecine, membre du Bureau central des hôpitaux en 1848, médecin de l'hospice de S“'-Perrine en 1851, a
laissé : Becherches cliniques sur la méningite des enfants, 1838; Recherches anatomico-pathologiques sur la cirrhose du fuie, 1840; Séméiotique des urines, ou Traité des signes fournis par les urines dans les maladies, 1842; Traité du bégaiement et des moyens de le guérir, 1844; De V empirisme en médecine, 1844; Traité élémentaire d'hygiène publique et privée, 1854.
BEDEAU (Ma rie -Alphonse), général, né en 1804 à Vertou, près de Nantes, m. en 1863, fitla campagne de Belgique en 1831-32 comme aide de camp des généraux Gérard et Sehramm, fut envoyé en Algérie en 1836, se distingua au siège de Constantine, dans l’expédition de Cherchell, au col de Mouzaïa, à Médéah et à Milianah, prit une grande part à la conquête de la province de Tlemcen en 1842 et à la bataille del’lsly en 1844, reçut le commandement de la province de Constantine, et figura encore dans l’expédition contre les Kabyles de Bougie en 1847. Il était à Paris lors de la Révolution de 1848 : mis à la tête de l’une des colonnes chargées de combattre les insurgés, il se tint dans une inaction qui lui attira les reproches publics du maréchal Bugeaud , mais qu’expliquaient des ordres formels. Le gouvernement provisoire lui donna le commandement de la place de Paris, puis celui d’une division de l’armée des Alpes. Député de la Loire-Inférieure à l'Assemblée constituante, il devint vice-président de cette assemblée, et pai’ticipa à la répression de l’insurrection de juin, durant laquelle il fut blessé. Elu à l’Assemblée législative par le dép. de la Seine, il fut arrêté lors du coup d’Etat du 2 déc. 1851, et éloigné de France, où il ne consentit à rentrer qu’après 1860. B.
BELCHEY (Frédéric-Guillaume), marin anglais, né en 1796, m. en 1856, accompagna Barry en 1819 dans son voyage aux régions arctiques, reçut en 1821 la mission d'explorer les côtes septentrionales de l’Afrique à l’E. de Tripoli, et fit encore, de 1825 à 1828, deux voyages dans le grand Océan et au pôle Nord. Les relations qu’il a publiées renferment des observations scientifiques du plus haut intérêt.
BÉGIN (Louis-Jacques), chirurgien, né à Liège en 1793, m. en 1859, remplaça Larrey au Conseil de santé des armées en 1842, et en devint président. Il a professé T anatomie pathologique à la Faculté de Strasbourg et au Val-de-Grâce. C’était un partisan passionné de Broussais. On lui doit : Principes généraux de physiologie pathologique , 1821; Mémoire sur la gymnastique médicale, 1823;
' Nouveaux éléments de médecine et de chirurgie opératoire , 1824, 2 vol. ; Traité de thérapeutique, 1825, 2 vol.; Sur les déviations du rachis, 1826; Traité de physiologie pathologique, 1828, 2 vol.; Sur l œsophagotomie, 1833; Etudes sur le service de santé militaire en France, 1849; des Plaies d'armes à feu, 1849, etc. Bégin collabora encore au Dictionnaire des sciences médicales de Panckoucke, donna une édition annotée de la Médecine opératoire de Sabatier, et fut chargé par Dupuytren mourant de publier, avec Sauson, son Traité sur ta taille, de Celse (1836, in-fol.).
BÉGUM, titre d’honneur donné autrefois dans l’Hindoustan à l’épouse favorite d'un souverain.
BELL (Robert), littérateur anglais, né à Cork (Irlande) en 1800, m. en 1867, fonda à Londres, en 1840, avec Bulmer et Lardner, le Monthly Chronicle. 11 a publié: une Histoire de Bussie, 1836-38, 3 vol. in-12, et les Vies des poêles anglais, 1839, 2 vol., qui font partie de l’Encyclopédie de Lardner; Vie de Canning, 1846; Souvenirs de la guerre civile, 1849, 2 vol.; Tableaux de voyages en France, en Belgique et en Hollande, 1849, etc.
BLLLANGÉ (Joseph-Louis-Hippolyte), peintre de batailles, né à Paris en IbOO, m. en 1866, élève de Gros, a été conservateur du musée de Rouen. Par son talent et par son goût pour les scènes militaires, il eut de l’affinité avec II. Vernet, Raffet et Charlet. Parmi ses toiles, on remarque : le Retour de l’tle d’Elbe, l’Entrée des Français à Morts, le Lendemain de la bataille de Jemmapes, la Bataill» de Fleurus, le Passage du Mincio, la Prise de la lunette S<- Laurent, la Bataille de Wagram, Un épisode de la bataille dt Friedland, la Prise du Téniah de Mouzaïa, les Batailles de la Corogne et d’Ocana, la Bataille de l’Alma, Episode de la prise de Malaltoff, Un combat dans les rues de Magenta, etc. Il peignit aussi des scènes de genre, la Visite du curé. Un duel sous Biche/ieu, la Lutte militaire, le Coup de l’étrier, la Lecture, le Porte-Drapeau de la Bépublique , Deux amis, les Dernières volontés , etc. Bellangé a su rendre avec beaucoup de vérité les scènes et les habitudes militaires. Il a fait encore dans ce genre un grand nombre de dessins et de lithographies, qui sont fort recherchés. B.
BELLEYME (Louis-Marie De), magistrat, né à Paris en 1787, m. en 1862, fut inscrit au barreau de Paris en