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BER
1907, devint substitut du procureur du roi à Corbeil en 1814, procureur du roi à Pontoise en 1916 et à Versailles en 1819, juge d’instruction à Paris en 1820, vice-président air tribunal de lrt instance en 1824, procureur du roi en 1826. Appelé en 1827 au poste de préfet de police, il imposa un uniforme aux agents, créa les sergents de ville et le service des voitures dites omnibus. Nommé président du tribunal de lrt instance en 1828, député de la Dordogne en 1829, de Paris en 1831, et de Ribérac en 18.34, il entra à la Cour de cassation en 1857. Ou a de lui deux recueils qui font autorité : Ordonnances du président du tribunal civil de la Seine, 1837, in-8° ; Ordonnances sur requêtes et sur référés, 3e édit. 1856, 2 vol. B.
BELLOC (Jean-Hilaire), peintre, né à Nantes en 1787, m. en 1866, élève de Régnault, a été, de 1830 à 1864, directeur de l’Ecole municipale de dessin, de sculpture et d’architecture de Paris. Outre un grand nombre de portraits, il a laissé, dans le genre de l’histoire : la Mort de Gaul, ami d'Ossian, 1810 ; S‘ Jean précurseur, 1827 ; la Mort de S1 Louis, 1838. — Sa femme, Louise S\v ANTON, née à La Rochelle en 1796, s’est fait connaître par de nombreuses traductions de l’anglais, et par des ouvrages destinés aux enfants.
BELLOT (Joseph-René), marin français, né à Paris en 1826, m. en 1853, gagna la croix d’honneur dans l’expédition dirigée contre Tamatave (Madagascar). Il obtint de faire partie d’une expédition que lady Franklin envoyait à la recherche de son mari dans les mers du Nord, 1851, fut nommé lieutenant de vaisseau pendant son absence, 1852, et périt par accident, au milieu des glaces, dans un deuxième voyage. Les Anglais lui ont érigé un trophée de bronze dans le musée naval de Londres, et un obélisque en granit sur le quai de l’hôtel des Invalides de la marine à Greenwich. On lui a aussi élevé une statue à Rochefort. Son nom a été donné à un détroit situé entre le North-Somerset et la presqu’île Boothia, ainsi qu’à un cap au N.-E. de la terre du Prince-de-Galles.
BENDAVID (Lazare), philosophe et mathématicien, né à Berlin en 1762, de parents juifs, m. en 1832. Il fit des leçons à Vienne sur la philosophie de Kant. On a de lui : Essai sur le plaisir, 1794; Leçons sur la Critique de la raison pure, 1795 et 1802; Leçons sur la Critique de la raison pratique, 1796; Essais d’esthétique, 1798.
BÉNÉVENT (Prov. de), division du roy. d’Italie, formée de l’anc. enclave pontificale de Bénévent, et d’une partie des anc. prov. napolitaines de Principauté Ultérieure et de Terre de Labour; entre les prov. de Campobasso au N., de Foggia à l’É. , d’Avellino au S., et de Caserta à l’O. ; 1,735 kil. car. ; 220,506 hab. Sillonnée par l’Apennin, et arrosée parleCalore. Céréales, olives, vins. Ch.-l., Bénévent. Trois arrond. : Bénévent, San-Bartolomeo-in-Galdo, Cerreto. ' C. P.
BENI, dép. du N. de la Bolivie, entre ceux de La Paz à l’O., de Cochabamba et de Santa-Cruz au S., le Brésil à l’E. et au N. ; formé de plaines souvent inondées par le Béni, le Guapore , le Mamore , etc. Ch.-l. Trinidad. 53,973 hab., sans compter environ 100,000 Indiens insoumis de lanationdesMoxos.il est divisé en quatre districts : Béni, Moxos, Caupolican et Yuracares y Guarayos. C. P.
BENOISTON DE CHATEAUNEUF (Louis-François), littérateur et économiste, né à Paris en 1776, m. en 1856, suivit d’abord la carrière médicale, et occupa ensuite un emploi au Trésor. Il a laissé : Précis historique des guerres des Sarrasins dans les Gaules, 1810 ; Essai sur les poètes français aux xile, XIIIe et XIVe siècles, 1815 ; Recherches sur les consommations de la ville de Paris, 1817 ; Considérations sur les enfants trouvés, 1824, etc.
BE-NOUE. V. plus loin Tchadda.
BENOUVILLE (Léon-François), peintre d’histoire, né à Paris en 1821, m. en 1859, élève de Picot, remporta le grand prix de Rome en 1845. Ses principales œuvres sont : la Mort de St François d' Assise, 1853, au musée du Luxembourg; les Martyrs chrétiens entrant dans le Cirque, 1855 ; les Deux Pigeons, et Raphaël rencontrant la F ornarina, 1857; Sainte Claire recevant le corps de St François d' Assise, et Jeanne d’Arc, 1859, tableaux auxquels il n’a pu mettre la dernière main. Bénouville fut un des peintres les plus distingués de son temps. Sa manièi’e est austère et sobre. — Son frère, Jean- Achille Bénouville, né en 1815, est un peintre de paysages distingué ; il a remporté, la même année que Léon, le grand prix de Rome.
BENTZEL-STERNAU (Christian-Ernest, comte de), littérateur allemand, né à Mayence en 1767, m. en 1850. On a de lui : Nouvelles pour le cœur, 1795-96, 2 vol. ; le Veau d'or, 1802, 4 vol.; Esprits vivifiants des archives de Klarfeldl, 1804, 4 vol.; Entretien dans le labyrinthe, 1805,
3 vol. ; Protée, 1808 ; Lettres écrites par les Pygmées, roman satirique, 1808; Telania, 1807 ; Morphée, ou l'empire des songes, 1808; l’Hôte de pierre, 1808; Blanc et Noir, comédie, 1826; Théâtre de la cour de Barataria, recueil de proverbes dramatiques, 1828,4 vol.; A moi le monde, comédie, 1831; l’Esprit de Canova, drame, 1839; les Dernières feuilles de figuier, drame, 1840., Bentzel est un humoriste profond, original, plein de finesse et d’esprit, parfois sentencieux et obscur.
BERANGER (Jean-Pierre de), célèbre poëte-chansonnier, né à Paris en 1780, m. en 1857. Son père était petit teneur de livres chez un épicier; Béranger fut élevé chez son grand-père , tailleur, qui lui laissa passer sans leçons et sans travail une enfance un peu vagabonde. Après avoir vu la prise de la Bastille, il fut appelé auprès d’une tante, aubergiste à Floricourt, près de Péronne, puis placé dans cette ville chez un imprimeur, qui lui apprit l’orthographe et les premières règles de la versification. De retour à Paris en 1796, tout plein de rêves poétiques, il s’essaya dans divers genres. Cependant, « privé de ressources, versifiant sans but et sans encouragement, sans instruction et sans conseil , » il luttait contre la misère. En 1805, il imagina d’envoyer ses poésies à Lucien Bonaparte. Celui-ci le prit sous sa protection, et lui abandonna le traitement qu’il recevait comme membre de l'Institut. Le poète n’oublia jamais son bienfaiteur, et, en 1833, il lui dédiait son dernier recueil de poésies. En 1809, sur la recommandation d’Arnault, il entra, en qualité de commis expéditionnaire, au secrétariat de l’Université, où il resta 12 ans. Ce fut alors qu’il se livra sans réserve à ses goûts poétiques. Il tourna ses vues vers la chanson, et les membres du Caveau ne tardèrent pas à saluer comme un maître l’auteur de Roger Bontemps , du Grenier, des Vieux habits, du Sénateur, du Roi d’Yvetol, etc., chansons du genre de Collé, où la gaieté passe avant tout. A la fin de l’Empire, les désastres de la France inspirèrent à Béranger des chants pleins de patriotisme; immédiatement après Waterloo, il publia l’Habit de cour, le Marquis de Carabas, la Marquise de Prétinlaille, sorte de protestation contre les prétentions des vieux émigrés; Paillasse, contre la versatilité politique de quelques poètes ; l’Enfant de bonne maison, le Vilain, U Ventru, le Nouveau Diogène, puis le Prince de Navarre, etc. A la même époque appartient une touchante élégie, les Oiseaux. Des chants d’une inspiration plus élevée, tout en gardant la forme de la chanson, Mon âme, la Sainte- Alliance des peuples, le Vieux drapeau, l’Orage, les Deux cousins, sur le dévoûment des gens de cour; ia Vivandière, les Adieux â la gloire, les Enfants de la France, le Champ d'asile, où il glorifie les vieux soldats du 1er Empire , le Cinq mai, sur la mort de Napoléon Ier, etc., furent répétés par toute la France, qui adopta l’auteur comme son poète national. Destitué de son modique emploi en 1821, poursuivi devant la Cour d’assises de la Seine sous la prévention d’outrage à la morale publique et religieuse, et de délit envers la personne du roi, Béranger fut condamné à l’emprisonnement et à une amende de 10,000 fr. A l'audience même, on avait copié et distribué ses Adieux à la campagne, chanson qu’il fit sur sa captivité. Il continua de chanter dans sa prison , et ce fut à Su-Pélagie qu’il écrivit plusieurs de ses plus jolies chansons. Remis en liberté, il publia des Chansons nouvelles, 1825, tou jours dans la couleur politique opposée à la Restauration. On trouve dans ce recueil plusieurs chansons vraiment belles, telles que le Vieux sergent, Oclavit, Psara, les Esclaves gaulois, le Voyage imaginaire, etc. Dans des Chansons inédites , 1828 , la justice trouva encore matière à procès : Béranger subit une nouvelle condamnation pour les chansons l' Ange gardùen, le Sacre de Charles le Simple, le Petit homme rouge, et les Infiniment petits ou la Gérontocratie, Denis maitre d'école, le Vieux caporal, etc. L’amende à laquelle on le condamna fut couverte par une souscription nationale. Les idées de Béranger triomphèrent à la Révolution de Juillet 1830 ; mais, bien que ses amis fussent arrivés au pouvoir, il ne voulut accepter ni place ni pension. En 1833, il publia un autre recueil de chansons antérieures presque toutes à 1830, puis il garda le silence, disant que la chanson devait être inspirée par l’opposition. Quand arriva la Révolution de 1848, nommé membre de la Commission des récompenses nationales, envoyé malgré lui, par les électeurs de Paris, à l’Assemblée constituante, il n’accepta ce mandat que peu de jours, et donna sa démission. L’empereur Napoléon III fit faire les funérailles du poète national aux frais de l’Etat. — Béranger a été, de son vivant, l’objet du respect populaire. Sans ambi-
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tion, désintéressé, il a vécu sous bien des régimes sans jamais changer, il n’était pas un épicurien comme Collé, Panard, Piis, Désaugiers; sauf dans quelques pièces où il plaisanta sur des choses qui doivent être éternellement respectables, et dont il se repentit à ses derniers jours, il sut donner à la chanson la dignité de la poésie. Béranger a commencé sa réputation avec le recueil publié en 1821, 2 vol. in-18, où, parmi quelques chansons politiques, et d’autres consacrées aux louanges des joies de la table, on en trouve qui offrent des tableaux graveleux jusqu’à la licence, chansons inspirées par l’orgie et faites pour elle. Il y a là très-peu de talent poétique, et les chansons dites épicuriennes ne valent pas, pour l’entrain et la finesse, celles de Désaugiers. Le 2e recueil, donné en 1825 sous le titre de Chansons nouvelles, est plus décent que le premier, sans l’être encore complètement; on y reconnaît un talent plus mûr et plus sévère, plus de style, plus de poésie. Peu de mois après la mort de Béranger, on a publié deux volumes de lui : Dernières chansons, 1831-1851, et ma Biographie, Paris, 1857, 2 vol. in-8° ou
I vol. in-32. Ces chansons, d’où l’esprit politique est à peu près banni, ont plus de philosophie, plus de portée poétique, plus d’élévation que la plupart de celles qu’il donna de son vivant. On pourrait, à juste titre, mieux que dans les premières, y reconnaître le caractère de l’ode. Ma Biographie est écrite avec une bonhomie aimable, delà finesse, et en même temps le sérieux de l’âge mûr.
BÉRARD (Auguste-Simon-Louis), ingénieur et industriel, né à Paris en 1783, m. en 1859, élève de l’Ecole polytechnique, fut auditeur au conseil d'Etat en 1810, et, en 1814, maître des requêtes. 11 organisa la lre compagnie d’éclairage au gaz à Paris, dirigea les travaux du canal St-Martin, et créa une maison de banque pour aider aux travaux publics en 1824. Député de Seine-et-Oise en 1827, il siégea dans les rangs de l’opposition modérée, mais joua un rôle important dans la Révolution de 1830: ce fut chez lui que les députés se réunirent pour protester contre les ordonnances de Charles X ; il fut membre de la commission qui fit accepter au duc d’Orléans les fonctions de lieutenant général du royaume, provoqua la déchéance de Charles X et la royauté de la branche cadette des Bourbons, enfin fit adopter la charte de 1830.
II devint directeur général des ponts-et-chaussées et des
mines, rentra dans la vie. privée peu de temps après, et accepta, en 1839, la place de receveur général du Cher, qu’il garda jusqu’à sa mort. B.
bérard (Joseph-Frédéric), médecin, né à Montpellier en 1789, m. en 1828, vint à Paris prendre part à la direction du Dictionnaire des sciences médicales, retourna à Montpellier en 1816, et y fit, jusqu’en 1823, des cours particuliers de thérapeutique. 11 publia une Histoire des doctrines de l’école de Montpellier , dans laquelle il préconisait les opinions de Barthez et de Bordeu, une édition des Maladies chroniques de Dumas, 2 vol. in-8°, et une réfutation des doctrines de Cabanis, intitulée Doctrine du Rapport du physique et du moral, 1823. Puis il accompagna de notes une Lettre inédite de ce philosophe Sur les causes premières. On le nomma alors professeur d’hygiène à la Faculté de médecine de Montpellier. Il a laissé un ouvrage posthume : l'Esprit des doctrines médicales de Montpellier, 1830.
bérard (Auguste), chirurgien, né en 1802 à Yarrains, près de Saumur, m. en 1816, obtint par concours en 1830 la première place de professeur agrégé en chirurgie à la Faculté de Paris, fut le fondateur de la Société de chirurgie, membre de l’Académie de médecine, et, en 1842, professeur de clinique chirurgicale. On a de lui : De la luxation spontanée de l'occipital sur l'atlas, et de l'atlas sur l’axis, 1830; Des corps étrangers introduits dans les voies aériennes, 1830; Des causes qui s'opposent à la consolidation des fractures, 1833; Sur le diagnostic chirurgical, ses ressources, ses incertitudes et ses erreurs, 1836 ; Structure du poumon , 1836; Des maladies de la région parotidienne, 184 1 ; Sur les tumeurs de la mamelle, 1842 ; de nombreux articles dans le Répertoire des sciences médicales ; Compendium de chirurgie pratique (avecDenonvilliers), etc. — Son frère, Pierre-Honoré Bérard, né en 1792 à Lichtenberg (Bas-Rhin), professeur à la Faculté de médecine an 1831, doyen de cette Faculté en 1846 et en 1848, membre de l’Académie de médecine en 1849, et de la Société de chirurgie en 1852, inspecteur général de l’enseignement supérieur pour la médecine, a publié une édition des Nouveaux Éléments de physiologie de Richerand, 1832, 3 vol. in-8°; Éloge de Broussais, 1836; des articles dans le Répertoire des sciences médicales; Cours de physiologie, 1848-53, 3 vol. in-8°.
BÉRAT (Frédéric), chansonnier, né en 1801 à Rouen, m. en 1855, s’est fait une réputation méritée par des albums de chant, dont il composa la musique et les paroles. Poète gracieux et naturel, compositeur plein de finesse et de sentiment, il a donné un grand nombre de chansons, romances, petites scènes, paysanneries, dont l’inspiration est franche et pure. On cite principalement Ma Normandie, le Départ, la Montagnarde, le Retour du petit Savoyard, Mon p’lit Pierre, le Marié, la Lisette de Béranger, le Marchand de chansons, etc. Ses OEuvres ont été recueillies en 1 vol., 1853.
BERBER ou EL-MECHEIR1F, v. deNubie,dans leDar- Berber, sur la rive dr. du Nil, à quelque distance au N. du confl. de l’Atbara; 20,000 liab., Barabra et Arabes.
BÉRENGER dit de la drôme (Alphonse-Marie-Marcellin-Thomas), magistrat et jurisconsulte, né à Valence, en 1785, m. en 1866, fut conseiller-auditeur à la Cour de Grenoble en 1808, et avocat général en 1811. Député de sa ville natale pendant les Cent-Jours, ce fut sur sa proposition que la Chambre, après l’abdication de Napoléon Ier, reconnut Napoléon IL Ecarté de la magistrature par la Restauration, il se livra à des travaux de jurisprudence jusqu’en 1827, où il reparut à la Chambre dans les rangs de l’opposition libérale. Après la Révolution de 1830, il fut chargé, avec Persil et Madier de Montjau, de soutenir l’accusation dans le procès des ministres de Charles X, et se rattacha, dans la Chambre des députés, au parti de Casimir Périer. Conseiller à la Cour de cassation en 1831, admis à l’Académie des sciences morales et politiques en 1832, il prit une grande part à la révision du Code pénal et à la’réforme des prisons, et entra à la Chambre des pairs en 1839. A la suite de la Révolution de 1848, il devint président de chambre à la Cour de cassation : ce fut lui qui présida la Haute-Cour de justice par qui furent jugés à Bourges les accusés du 15 mai et à Versailles ceux du 13 juin. On lui doit: une traduction des Novelles de Justinien, 1810-11, 2 vol. in-4° et 10 vol. in-12; De la religion dans ses rapports avec l'éloquence, 1813; De la justice criminelle en France, d'après les lois permanentes, les lois d'exception et les doctrines des tribunaux, 1818; Rapport sur le système pénitentiaire, 1836; une édition des OEuvres de Barnave, 1843, 4»yol. in-8°j Appréciation du système pénitentiaire en Angleterre et en France, 1852; De la répression pénale , de ses formes et de ses effets, 1855, 2 vol. in-8°. B.
BERESFORD, nom d’une des plus anciennes familles d’Angleterre, tiré d’un château du Straffordshire. Le plus célèbre membre de cette famille fut William Carr, vicomte Beresford. Il entra au service comme enseigne en 1785, servit jusqu’en 1790 dans la Nouvelle-Ecosse, prit part aux expéditions des Anglais contre Toulon et en Corse, alla en 1795 aux Indes-Occidentales, en 1799 aux Indes-Orientales, et contribua à la conquête du cap de Bonne-Espérance. Il dirigea en 1805 une expédition contre Buénos-Ayres, dont il fut maître quelque temps. En 1808, appelé à un commandement en Portugal, -il régla les stipulations de la convention de Cintra. 11 passa ensuite en Espagne, et assista à l’affaire de la Corogne. En 1809, nommé feld-maréchal et généralissime de l’armée portugaise, il la réorganisa, et battit le général Loison sur le Douro-Supérieur, et le maréchal Soult à Albuliéra. Il reçut les titres de duc d’Elvas et de marquis de Campo-Mayor. En 1817, il comprima l’insurrection excitée à Rio-Janeiro par le général Freyre, et perdit sa popularité dans l’armée portugaise. A la suite de la révolution de 1820, on s’opposa à son débarquement, et on lui retira son traitement de feld-maréchal. Promu à la pairie d’Angleterre en 1814, Beresford fut créé vicomte en 1823, et nommé, en 1828, grand maître de l’artillerie. F — T.
BERGAME (Prov. de), division du roy. d’Italie, formée du centre de la Lombardie, entre celles de Sondrio au N., de Côme et de Milan à l’O., de Crémone au S.., de Brescia à l’E. Sa partie septentrionale est couverte des ramifications des Alpes de la Valteline; le Sud forme une plaine fertile inclinée vers le Pô, arrosée par l’Adda, le Brembo, le Serio, le lac d’Iseo, et coupée de canaux d’irrigation. Exploitation de cuivre, plomb, fer, marbre, plâtre, lignite ; grand commerce de soie, huile et vins. Ch.-l., Bergame. Trois arrond. : Bergame, Clusone, Treviglio. Superf., 2,660 kil. carrés; 346,550 hab. C. P.
BERGER DE XIVREY, érudit, né à Versailles (Seineet-Oise) en 1801, m. en 1863, se fit connaître d’abord par une traduction en prose de la Batrachomyomachie, Paris, 1823, 2e édit., 1837, in-16, suivie de la Guerre comique, ancienne imitation en vers burlesques du même poëme. Il