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vaux les plus importants sont relatifs à la chimie organique, et notamment à l’analyse immédiate des plantes et de leurs produits. On lui doit une foule de découvertes, telles que la constitution chimique des corps gras, l’acide fungique ou des champignons, l’acide des baies de sorbier, l’acide pectique, l’acide équisétique, la salicine, la populine, la saccharification des matières ligneuses, l’acide ellagique, l’acide pyrogallique, la xyloïdine, qui a conduit plus tard à la découverte de la poudre-coton, la légumine, le glycocolle, l’apiine, la leucine, la composition du pollen, du picromel, des mucilages végétaux, etc. I.es Mémoires et Notes de Braconnot ont été insérés dans les Annales de chimie (lte, 2e et 3e séries), dans le Journal de pharmacie (2e et 3e séries), dans le Journal de chimie médicale, et dans les Mémoires de l'Académie de Nancy. J. G.

BRANDIS (Joachim-Dietrich), médecin, né à Hildesheim en 1762, m. en 1846, fut appelé à Kiel en 1803 en qualité de professeur, et à Copenhague en 1809 comme médecin du roi Frédéric VI. On a de lui : Essai sur la force vitale, 1795; Pathologie, 1815; Des moyens physiques de guérison, 1818; Essai sur la vie humaine, 1823; Des différences entre les maladies épidémiques et les maladies contagieuses, 1833; Expériences sur l’emploi du froid dans les maladies, 1833; Nosologie et thérapeutique de la cachexie, 1831-39, 2 vol. in-8", etc. — Son fils, Christian- Auguste, philosophe, né à Hildesheim en 1790, professeur à Bonn depuis 1821, a publié : Commentationes Eleaticœ , 1813; une édition de la Métaphysique d’Aristote, 1823 ; Scholia in Arislotelem , 1836; Scholia grœca in Aristotelis Metaphysicam, 1837 ; Musée rhénan de la philologie, de l'histoire et de la philosophie grecques (avec Niebuhr), 1827-30; Communications sur la Grèce, 1842, 3 vol., recueil des souvenirs d’un séjour de plusieurs années en Grèce; Manuel de l'histoire de la philosophie grecque et romaine , 1835-41.

BRASCASSAT (Jacques-Raymond), peintre de paysages et d’animaux, né à Bordeaux en 1805, m. en 1867, fut élève de Richard et d’Hersent. Il remplaça Bidault à l'Institut en 1816. Ses ouvrages les plus connus sont : la Chasse de Méléagre, 1825 ; Mercure et Argus, 1827 ; Etude de chiens, 1831; la Campagne de Home, 1833; Taureau se frottant contre un arbre , et Repos d'animaux , 1834; Lutte de taureaux, 1837, au musée de Nantes; Paysages de la Lozère, 1842; Vache attaquée par des loups et défendue par un taureau, 1845.

BRAUN (Auguste-Émile), archéologue et antiquaire, né à Gotha en 1809, m. en 1856, était secrétaire et l’un des plus importants rédacteurs de l’ Institut de correspondance archéologique de Rome. Ses travaux principaux sont : Il Giudizio di Paride, 1838; les Marbres antiques , 1843, publication interrompue; les Apothéoses d’ Homère, 1848; Mythologie grecque, 1850; les Ruines et les Musées de Rome, à l’usage des voyageurs, des artistes et des antiquaires (en allemand), 1854.

BRAVAIS (Auguste), savant français, né à Annonay en 1811, m. en 1863, élève de l’Ecole polytechnique, quitta le service de la marine, enseigna pendant quelque temps l’astronomie à la Faculté des sciences de Lyon, fut nommé en 1846 professeur de physique à l’École polytechnique, et entra à l’Institut en 1854. On a de lui, entre autres travaux : Essai sur la disposition générale des feuilles rectisériées, 1839; Sur l’équilibre des corps flottants, 1840; Mémoire sur les lignes d'ancien niveau de la mer dans le Finmark, 1841, où il a fait connaître un singulier phénomène géologique, le mouvement de bascule de la presqu’île Scandinave; Mémoires sur les courants ascendants de l’atmosphère, 1843; Mémoire sur le mouvement propre du soleil dans l’espace, 1843 ; Notice sur les parhélies qui sont situées à la même hauteur que le soleil, 1845; Notice sur V arc-en-ciel blanc, 1845; Mémoires sur les halos et les phénomènes optiques qui les accompagnent, 1847 ; Sur les polyèdres symétriques , 1849; Etudes sur la cristallographie, 1851; Notice sur un nouveau polariscope, suivie de Recherches sur les doubles réfractions peu énergiques , 1851 ; Sur l’influence qu’exerce la rotation de la terre sur le mouvement du pendule conique, 1854.

BRA VARD-VEYRIËRES (Pierre-Claude-J. -B.), jurisconsulte, né en 1804 à Ariane (Puy-de-Dôme), m. en 1861, professeur de droit commercial à la Faculté de Paris depuis 1832, député du Puy-de-Dôme à l’Assemblée constituante de 1848 et à l’Assemblée législative de 1849, est auteur des ouvrages suivants : Leçons sur l’amortissement, 1833 ; Examen du livre III du Code de commerce et du nouveau projet de loi sur les faillites et les banqueroutes, 1836; De l’étude et de l’enseignement du droit romain , 1837 ; Manuel de Droit commercial, 6e édit., 1862.

BREIL, ch.-l. de cant. (Alpes-Maritimes), arr. et au N.-E. de Nice; 2,458 hab.

BREMER (Frederika), romancière suédoise, née en 1802 à Abo (Finlande), m. en 1866, a publié, sous les titres de Tableaux de la vie quotidienne, 2e édit., 1835-43, 7 vol., et de Nouveaux Tableaux, 1844-4Ô, 4 vol., un grand nombre de nouvelles et de romans qui ont eu les plus honorables succès. Plusieurs de ces œuvres ont été traduites en français par MUe R. du Puget : les Voisins, 1845; la Famille H., 1846; les Filles du président, 1847; le Foyer domestique, 1853; un Journal, 1853; le Voyage de la Sl-Jean, 1853. On doit aussi à M. Cohen la traduction de Guerre et Paix, 1847, et à M. Geoffroy celle de Hertha, 1855. Mlle Bremer a écrit, outre ses romans, des relations de voyages : la Vie dans le Nord, 1849; Voyage au milieu de l'été, 1849; la Vie de famille dans le Nouveau-Monde 1853-54, 3 vol.

BRESCIA (Prov. de), division du roy. d’Italie, formée de la partie orientale de la Lombardie, entre les prov. de Sondrio et de Bergame à l’O., de Crémone au S., la Vénétie à l’E., et le Tyrol au N. Sa partie septentrionale, qui renferme les lacs d’Iséo, d’Idro et de Guarda, est très-montagneuse; le Sud, arrosé par l’Oglio, la Mella, la Chiese, le Mincio, et coupé de nombreux canaux d’irrigation pour les rizières, forme une vaste plaine d’alluvions fertiles. Exploitation de fer et de plomb au N. ; commerce de céréales. Ch.-l., Brescia. Six arroud. : Brescia, Breno, Castiglione, Chiari, Salo et Verolanuova. Sup., 5,180-kil. carrés; pop., 486,383 hab. C. P.

BRETAGNE (Province romaine de). Formée sous l’empereur Claude, elle ne comprit d’abord que le sud et le centre de l’Angleterre actuelle, à l’E. de la Severn et au S. de l’Humber. La conquête de l’ile d’Ang-lesey par Suetonius Paulinus, 57-62, la soumission des Brigantes par Cerealis, 70-75, et des Silures par Julius Froutinus, 75-78, donnèrent à la province romaine toute l’Angleterre actuelle et le pays de Galles; enfin les huit années de commandement d’Agricola y ajoutèrent l’Ecosse méridionale actuelle, et le général romain protégea sa conquête par un vallum, allant du Forth à la Clyde, 78-35. Septime Sévère créa une Bretagne seconde, pour affaiblir le pouvoir trop considérable que donnait un aussi vaste gouvernement, 198. Constance Chlore dut fractionner de nouveau les deux provinces, vers 297 : il détacha de la Bretagne première la Flavie Césarienne, et de la Bretagne seconde la Grande Césarienne. Valentinien Ier détacha la partie septentrionale de la Grande Césarienne, en 367, et l’érigea en province particulière, qu’il appela Valentia, en l’honneur de son frère Valens. — La Bretagne formait ainsi, à la fin du îv1' siècle, un diocèse de la préfecture des Gaules et de l’empire d’Occident, diocèse dont le vicaire résidait à York, et qui se composait de cinq prov. : la Bretagne première, métropole Cantium ou Durovernum (Canterbury), comprenant toute la partie de l’ile au sud de la Tamise et de l’embouch. de la Severn; la Bretagne seconde, métropole (?) lsla Silurum (Caerleon), comprenant la principauté actuelle de Galles et les comtés de l’Angleterre propre àl’O. de la Severn; la Flavie césarienne, métropole Londinum (Londres), comprenant tous les comtés de l’E. et du centre entre les embouchures de la Severn et de la Tamise au S., de l’Humber et de la Mersey au N.; la Grande Césarienne, métropole Eboracum ( Y ork ) , comprenant le reste de l’Angleterre propre au N. de la Mersey et l’Humber; et la Valentia, métropole (?) Leucopibia (Whittern), comprenant l’Ecosse méridionale jusqu’au Vallum d’Agricola. Les trois premières prov. étaient gouvernées par des présidents ; les deux dernières, par des consulaires. Au point de vue militaire, l’ile était divisée en trois commandements : le duché de Bretagne, comprenant tout le pays depuis le Vallum d’Agricola jusqu’à l’Humber; le comté de la Côte-Saxonne, depuis l’Humber jusqu’à la pointe de Cornouailles; le comté de Bretagne, composé de toutes les places de l’intérieur. C. P.

BRETAGNE (Grande-). Organisation judiciaire : — La justice est administrée dans les comtés par des juges de paix choisis parmi les principaux propriétaires : on en compte plus de 18,000 en Angleterre et dans le pays de Galles, mais le titre n’est qu’honorifique pour un certain nombre. Ils exercent gratuitement leurs fonctions, presque toujours conférées à vie. Ils statuent au civil et au criminel. Leur compétence civile est circonscrite à peu prés dans les mêr. es limites que celles de nos juges de paix. Lorsqu’ils sont réunis en session trimestrielle, leur juridiction est plus étendue ; constitués en grand jury, ils remplissent l’office de nos chambres des mises en accusation.

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