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de Trente ans de Schiller (1842), le Wilhelm Meister (1B43), les Affinités électives (1844) et les Mémoires (1855) de Gœthe, l 'Histoire de la poésie des Hébreux par Herder (1845), etc.

CARMEN, île et ville du Mexique, dans la presqu’île d’Yucatan et le dép. de La Laguna. L’ile est située entre la haie de Campêche et la lagune de Termines; la ville, située à l’extrémité occidentale de l’île, est ch.-l. du dép. de La Laguna ( V . ce mot, plus loin); 11,807 liai)., dont 2,000 dans la ville. Climat malsain; commerce de bois d’acajou et de campêche et de peaux brutes. C. P.

CARNICER (DonRamon), compositeur de musique espagnol, né en 1789 à Tarrega (Catalogne), m. en 1855, devint chef d’orchestre du théâtre de l’Opéra à Barcelone en 1818, et, en 1828, du Théâtre-Royal à Madrid, où il fut encore professeur au Conservatoire de musique de Marie- Christine. Il a voulu doter l’Espagne d’un opéra national ; il composa dans ce but : Adela de Lusignan , Elena y Constanlino, Don Juan Tenorio, Elena y Malvina , El Colon, El Eufemio de Messina, etc. Il a aussi écrit beaucoup de mélodies et de chants nationaux devenus populaires. B.

CARRETTO (François-Xavier, marquis dee), homme politique italien, né à Salerne, m. en 1862, fut élève de l’Ecole polytechnique de Naples, entra au service militaire en 1806, prit part à la révolution libérale de 1820, mais pour la compromettre par des excès, et, nommé inspecteur général de la gendarmerie par François Ier, comprima avec cruauté un soulèvement de la province de Salerne en 1828. Ministre de la police sous Ferdinand II en 1831, il organisa en grand l’espionnage, créa toutes sortes de tribunaux d’exception, et fut encore chargé, en 1837, d’étouffer les agitations de la Sicile. Mais, dix ans après, il pactisa avec les libéraux de la Calabre révoltée, fut arrêté, conduit hors du royaume, et vécut quelque temps en France. Rentré en grâce lors de la contrerévolution de 1849, il ne recouvra cependant pas son ministère., B.

CARRIÈRE (Joseph), 'théologien, né dans le dép. de l’Aveyron en 1795, m. en 1864, professeur au séminaire de St-Sulpice à Paris, puis supérieur de cet établissement, a publié, sous le titre de Prœlectiones theologicæ, un ouvrage fort estimé, où l’on distingue particulièrement les traités du Mariage et des Contrats.

CASAMANCE , riv. de la Sénégambie, entre la Gambie au N. et la riv. de Cachéo au S., se jette dans l’Océan par 12° 30' lat. N. et 19° 15' long. O. Ses sources sont encore inconnues; mais son cours a été remonté jusque vers 17° 30'; elle coule du N.-E. au S. -O., et reçoit à droite le Songrogou. Elle donne son nom à deux cercles dépendants de l’arrond. de Gorée, dans le gouv. du Sénégal : 1° le cercle de Basse-Casamance, de l’embouchure du fleuve au Songrogou; ch.-l., Carabane, dans une île de ce nom, près de l’embouchure du fleuve; côtes basses et marécageuses, habitées par les Yolas et les Jigonches au N., les Féloups au S.; 2° le cercle de Haule-Casamance, ch.-l., Sedhiou; côtes plus élevées et plus saines, habitées par la nation des Mandingues, qui forme les pays de Jassi, Pakao et Boudhie au N., de Souna et de Baïiuadou au S., soumis en 1860-61. Sedhiou est le principal entrepôt du commerce, qui consiste en troupeaux, plantes d’arachides, palmiers et bois de toute espèce. C. P.

CASSINI ou KITAFINE , riv. de la Sénégambie, sort des dernières ramifications du Fouta-Dialon, et débouche dans l’Atlantique par 11° lat. N. et 17° 30' long. O., après un cours peu étendu, mais par un large et profond estuaire. Un village de Cassini a été bâti à son embouchure, ainsi que plusieurs factoreries françaises, anglaises et portugaises. C. P.

CASTELLANE ( Esprit- Victor-Elisabeth -Boniface , comte de), maréchal de France, né à Paris en 1788, m. en 1862, entra au service comme simple soldat en 1804, était sous-lieutenant en 1806, à la campagne d’Italie, lieutenant de dragons en Espagne en 1808, capitaine en 1810, chef de bataillon en 1812, fit la campagne de Russie dans le corps commandé par le maréchal Ney, fut nommé chef d’escadron à Moscou, et devint, en 1813, colonel du premier régiment des gardes d’honneur. Rallié à la Restauration, nommé colonel des hussards de la garde royale en 1822, il fit la guerre d’Espagne en 1823, et devint général de brigade en 1824. Il prit part au siège d’Anvers, 1832, à la suite duquel on le nomma général de division. Il reçut la pairie en 1837. 11 commandait à Rouen lorsqu’éclata la Révolution de 1848, et sut, en présence de l’agitation populaire, faire respecter sa faible garnison par une attitude pleine d’énergie. Atteint par le décret du gouvernement provisoire, qui mettait à

la retraite un certain nombre d’officiers généraux, il fut rappelé à l’activité en 1850, et reçut le commandement général de Lyon et des divisions militaires du Midi, où il réussit à contenir les partis anarchiques. 11 fut créé sénateur au commencement de 1852, et, peu de mois après, maréchal de France. B.

CASTELLI (Ignace-Frédéric), poëte et auteur dramatique, né à Vienne en 1781, m. en 1862, s’occupa surtout d’arranger pour la scène allemande les pièces du répertoire français moderne. Parmi ses œuvres originales, on cite la Famille suisse , et l'Orpheline et le Meurtrier. Il écrivit aussi des Chants patriotiques, que le gouvernement autrichien fit répandre à profusion dans l’armée, une Collection d’anecdotes viennoises, des Bagatelles poétiques , des Tableaux de la vie de Vienne, des Contes de toutes les couleurs, etc. Ses poésies en dialecte bas-autrichien sont devenues populaires. 11 a donné lui-même une édition de ses principales œuvres, 1844 et 1848, 15 vol. B.

CASY (Joseph-Grégoire), marin français, né en 1787 à Auribeau (Var), m. en 1862, prit part à la bataille de Navarin en 1828, aux expéditions d’Alger et de Portugal en 1830, fut nommé contre-amiral et major général à Toulon en 1839, préfet maritime de Rochefort en 1844, vice-amiral et membre du conseil de l’Amirauté en 1845. Représentant du Var à l’Assemblée constituante de 1848, il reçut de la Commission exécutive le portefeuille de la marine, qu’il abandonna bientôt pour la préfecture de Toulon, présida aux préparatifs de l’expédition de Rome, et fut élevé à la dignité de sénateur en 1852. B.

CATTERMOLE (Georges), célèbre peintre anglais, né en 1800 à Dicldeburgh (Norfolk), m. en 1868, cultiva d’abord l’aquardle et la gouache, et se plaça au premier rang pour les sujets d’intérieur et les scènes militaires. Il fit ensuite, pour les œuvres de Walter Scott et de Shakespeare, pour les albums et les annuaires, des illustrations remarquables par la finesse et la correction du dessin, par la verve et l’harmonie de la composition. Il fournit de magnifiques planches à l’ouvrage de J. Britton (les Cathédrales d’ Angleterre). Comme peintre d’histoire, son chefd’œuvre est Luther à la diète de Spire, grande scène qui donne avec exactitude les portraits des personnages historiques de l’époque. B.

CAUCASE (Prov. du), ou Ciscaucasie, nom donné anciennement au gouv. de Stawropol ( V. ce mot au Supplément).

CAUCHOIS-LEMAIRE (Louis-François-Auguste), publiciste, né à Paris en 1789, m. en 1862, fit une vive opposition dans divers journaux au gouvernement de la Restauration, et prit part à l’insurrection de 1830. Il accepta une place aux Archives du royaume en 1840. On a de lui : Lettres sur les Cent-Jours , 1819; Lettres politiques, religieuses et historiques, 1828-32, 2 vol. in-8°; Histoire de la Révolution de 1830, ouvrage inachevé.

CAUCHY (Augustin-Louis), géomètre, né à Paris en 178Q, m. en 1857, élève de l’Ecole polytechnique et de celle des Ponts et Chaussées, fut attaché en qualité d’ingénieur aux travaux du port de Cherbourg, et entra à l’Académie des Sciences par ordonnance royale en 1816. Dès 1813, il avait donné une Méthode pour déterminer à priori le nombre des racines réelles positives et le nombre des racines réelles négatives d’une équation d’un degré quelconque, et, en 1815, il remporta le grand prix de la classe des sciences mathématiques pour un Mémoire sur la Théorie des ondes. Plus tard il devint professeur à l’Ecole polytechnique, et publia : Cours d’analyse de l’École polytechnique, 1821; Leçons sur les applications du calcul infinitésimal à la géométrie, 1816-1828, 2 vol. in-4°. En 1830, il refusa le serment de fidélité au nouveau gouvernement, et se retira en Suisse; le roi de Sardaigne créa pour lui, à Turin, une chaire spéciale de mathématiques. Le roi Charles X l’appela à Prague, en 1832, pour y travailler à l’éducation scientifique du comte de Chambord. En 1838, cette mission accomplie, Cauchy revint prendre sa place à l’Institut, et, après 1848, il occupa la chaire d’astronomie mathématique à la Faculté des sciences de Paris. Ses recherches ont porté sur presque toutes les branches des mathématiques. Il a enrichi d’un trèsgrand nombre de Mémoires le Journal des Mines, le Journal de l’Ecole polytechnique, le Journal de M. Liouville , les Comptes rendus de l’Académie des Sciences, etc. On a aussi de lui : Mémoire sur les intégrales définies prises entre des limites imaginaires, 1825; Mémoire sur l’application du calcul des résidus à la solution des problèmes de physique mathématique, 1827; Mémoire sur la résolution des équations numériques et sur la théorie de l’élimination, 1829; Détermination des racines réelles; Résolution des

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