‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 744 sur 864 · CHA · texte numérisé non relu

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Bossuet, de Massillon, de Racine, n’est pas française; enfin, d’oublier constamment que ce sont les grands écrivains qui font la langue, et que les grammairiens n’ont qu’à formuler leurs règles d’après les bons écrits.

CHARADJ ou KARATCH, mot par lequel on désignait autrefois en Turquie l’impôt prélevé sur les rajas ou sujets non mahométans , d’abord comme rachat de la vie. La perception en était accompagnée de formules ignominieuses. Aboli en principe par le hatti-chérif de Gulhané (3 novemb. 1839), subsistant en fait comme rachat du service militaire, il a été également aboli en cette qualité par le hatti-humayoun du 18 fév. 1856, astreignant tous les sujets de l’Empire, sans distinction de culte, au service militaire. Mais le principe du remplacement ayant été admis la même année , on substitua au Charadj une contribution de 5,000 piastres, appelée Bedalât askerié, par soldat chrétien ou musulman, qui voudrait être exempté du service. La mauvaise perception de cet impôt a depuis excité plusieurs émeutes parmi les chrétiens. C.

CHARLES (Jacques-Alexandre-César), physicien, né à Beaugency en 1746, m. en 1823. Très-habile dans les expériences et dans les démonstrations publiques, il popularisa la découverte de Franklin. Quand Montgolfier eut inventé les ballons, il employa, au lieu de l’air raréfié par la chaleur d’un foyer, le gaz hydrogène, au moyen duquel il fit plusieurs ascensions. On lui doit l’invention du ni égascope. Il fut membre de l’Académie des Sciences, 1785 , professeur au Conservatoire des arts et métiers de Paris, et bibliothécaire de l’Institut.

CIIARLEVAL (Charles- Jean-Louis Faucon de Ry , seigneur de), bel esprit du xvue siècle, né en Normandie, vers 1613, m. en 1693. Ses poésies n’ont été publiées qu’en 1759 par Saint-Marc ; elles sont faibles de conception et de style, mais d’un tour agréable et spirituel. Il est l’auteur de la Conversation du maréchal d' Hocquincourt et du P. Canaye, petite pièce célèbre encore il y a un siècle, sur la soumission en matière de religion et l’antagonisme entre les Jésuites et les Jansénistes; elle a été imprimée dans les Œuvres de Saint- Évremond. Ds.

CHAllRAS (Jean-Baptiste-Adolphe), né à Clermont- Ferrand en 1810, m. en 1865, prit part, comme élève de l’Ecole polytechnique, à la Révolution de 1830, servit dans l’artillerie jusqu’en 1841, puis dans l’infanterie, où il arriva au grade de chef de bataillon. Après 1848, nommé lieutenant-colonel et sous-secrétaire d’Etat, il remplit quelque temps l’intérim du ministère de la guerre, et fut député du Puy-de-Dôme à l’Assemblée constituante, puis à l’Assemblée législative de 1849. Arrêté lors du coup d’État du 2 déc. 1851, il fut éloigné de France, et résida successivement en Belgique et en Suisse. On a de lui un ouvrage sur la campagne de Waterloo.

CHASSERIAU (Théodore), peintre, né en 1819 àSamana (Antilles) , m. en 1856 , était fils d’un secrétaire général de la partie française de l’ile SLDomingue. Amené tout jeune en France, il entra dans l’atelier de M. Ingres, suivit ce maître à l’École française de Rome, mais l’abandonna bientôt pour se livrer plus librement à ses inspirations. Puis il tomba sous l’influence d’un autre chef d’école , E. Delacroix. Il a exécuté de grandes peintures murales dans l’escalier du palais du Conseil d’État, dans les églises S’-Merry, Sl-Roch, et SUPhilippe-du-Roule, à Paris. Parmi ses tableaux, on remarque : le Tepidarium de Pvmpéi , au musée du Luxembourg ; Cavaliers arabes emportant leurs morts, la Défense des Gaules par Vercingétorix , Susanne surprise par les vieillards, le Christ au jardin des Oliviers , Chefs arabes se défiant en combat singulier, Sapho se jetant à la mer avec sa lyre, Marie Stuart proléyeant Rizzio contre ses assassins, un Intérieur de harem. Il a aussi laissé 45 eaux-fortes, dont les sujets sont tirés de Shakspeare. B.

CHATEL (Ferdinand-François), fondateur de l 'Église dite catholique française, né à Gannat en 1795 , m. en 1857, commença par être apprenti tailleur, prit ensuite les ordres, et fut aumônier dans l’armée. Après la Révolution de 1830, il forma , avec plusieurs prêtres mécontents , une société religieuse , dont les adeptes le proclamèrent évêque-primat ; mais des schismes ne tardèrent pas à surgir, et , en 1842 , la police fit fermer le lieu des réunions. Châtel obtint ensuite une place dans les Postes. La Révolution de 1848 le vit reparaître ; il prêcha dans les clubs « en faveur des femmes opprimées , » et plaida la cause du divorce. Dans ses derniers temps , réduit à la pauvreté , il donnait des leçons de grammaire aux enfants. On a de lui une Profession de foi de l'Église catholique française , un Catéchisme à l’usage de cette Église , un grand nombre de discours ( Contre le célibat des prêtres , Sur les abus de la confession , l'excellence de la loi naturelle, la vocation de la femme, etc.),

et un Code de l'humanité , ou l’Humanité ramenée à la connaissance du vrai Dieu et au véritable socialisme, 1838. B.

CHEFFONTA1NES (Christophe), théologien, né en Basse-Bretagne, vers 1532, m. en 1595, général des Cordeliers en 1571, puis archevêque de Césarée, a laissé : Défense de la foi de nos ancêtres, 1570, in-8° ; Réponse familière à une épitre contre le libre arbitre..., 1571, in-8°, etc.

CIJELARD (Hippolyte-André-J eau-Baptiste), compositeur de musique, né à Paris en 1789, m. en 1861, remporta le grand prix en 1811. Pendant son séjour en Italie, il fit représenter à Naples, en 1815, la Casa da vendere, opéra qui fut joué deux ans après à Paris sur le Théâtre- Italien. En 1826, il fonda les concerts de l’Athénée musical. Il donna, en 1827, à l’Académie royale de musique, Macbeth, opéra qui eut du succès, et, sur le théâtre de l’Opéra- Comique, la Table et le logement (1830), pièce qu’il devait refaire, en 1832, sous le titre de l’Etudiant. Il a fait jouer encore en Allemagne : la Bataille d'Hermann, 1835; Minuit 1839, etc.

CHELLOUKS ou SCHILLOUKS, peuple nègre de l'Afrique orientale, sur la rive gauche du Nil Blanc, depuis le lac Nou vers 9° jusqu’à 12° lat. N.; à l’O., il confine au Kordofan. A la fois pasteur et agriculteur, il obéit à un male ou chef unique. Son principal village est Denab, sur le fleuve Blanc, par 10° lat. N. C. P.

CHEMINS DE FER. — ( Suite de l’article qui est dans le corps du Dictionnaire.) — En Suisse , les chemins de fer concédés sont nombreux, et, malgré les difficultés du terrain, l’exécution en avance rapidement. On peut les classer en groupes de l’Ouest, du Centre et de l’Est. — Dans l’Ouest, une ligne joint Genève à Lyon. Une autre, qui rattache Genève à Bâle, à Berne, et à Sion, s’étend par Morges jusqu’à Yverdun , avec embranchements de Morges sur Lausanne, Fribourg, et Berne, et de Lausanne sur Sion, d’où elle doit, par un tunnel sous le Simplon, rejoindre les chemins italiens à Arona. D’Yverdun, la ligne continue sur Bienne par Neuchâtel , avec deux embranchements partant de cette dernière ville, l’un vers La Chaux-de- Fonds et Le Locle, l’autre vers le Val - de - Travers et Verrières, et rejoignant le chemin de fer français de la Méditerranée par Pontarlier, Salins et Dole. — Le groupe des chemins du Centre comprend : 1° la ligne qui joint la précédente à Berne, de Bienne par Lyss ; 2° la ligne qui par’t de Bâle où elle se rattache au chemin français d’Alsace, et qui atteint Olten; là elle se bifurque pour aller rejoindre les deux lignes de l’Ouest-Suisse, l’une par Soleure et Bienne, l’autre par Bugdorf et Berne, avec embranchements de Berne sur Thun et Langnau, et d’Olten sur Aarbourg, Sursée, Lucerne, Zug et Zurich. — Le groupe des chemins de fer de l’Est comprend : 1“ le chemin du Nord-Est, qui se détache de celui du Centre à Olten pour aller, par Aarau, Brugg, Baden, Zurich, Winterthur, Frauenfeld et Weinfelden, à Romanshorn sur le lac de Constance ; il a plusieurs embranchements : de Brugg, en descendant l’Aar, jusqu’à Waldsliut, où il se rattache aux chemins badois et à toute la ligne rhénane de l’Allemagne; de Zurich, par Greifensee, Uster, Rapperschwyl , Uznach, Weesen, Glaris et Wallenstadt, à Sargans sur le Rhin Supérieur ; de Winterthur à la chute du Rhin près de Schaft'house; de Winterthur, par Elgg, Wyl et S'-Gall, à Rorschacli sur le lac de Constance; 2° ie chemin du Sud-Est ou du Rhin Supérieur, remontant la vallée du fleuve depuis Rorschaeh jusqu’à Coire, par Rheineck et Sargans, où il rejoint l’embranchement du Nord- Est. On songe à le prolonger de Coire à travers les Alpes centrales par le Luckmanier sur Lugano, pour le raccorder aux chemins de fer italiens à Como.

Les chemins Italiens se divisent en chemins du Nord ou de la vallée du Pô , chemins du Centre ou des vallées de l’Aruo et du Tibre , chemins du Sud ou napolitains. — Ceux du Nord sont au nombre de trois : 1° de Turin à Suse, où il rejoindra par le mont Cenis le chemin français de Savoie; 2° de Turin, par Chivasso, Santia, Verceil, Novare, Milan, Bergame et Brescia, à Peschiera, où il se raccorde aux chemins de Vénétie (V. dans le Dictionnaire Chemins autrichiens); embranchements : de Chivasso sur Ivrée, de Santia sur Biella, de Novare sur Arona , d’où il rejoindrala ligne suisse du Simplon, de Milan parGallarate à Sesto-Calende età Varèse,de Milan parMonzasurCamerlata et Como, de Bergame àLecco; 3° de Turin à l’Adriatique par Asti, Alexandrie ,Tortone, Voghera, Plaisance, Parme, Modène, Bologne, Imola, Forli, Rimini, Pesaro jusqu’à Ancône; cette ligne, de 593 kil. en y comprenant le chemin de Suse à Turin, se continue aujourd’hui (août 1865) sans interruption depuis le pied des Alpes jusqu’à l’extrémité sud de l’Adriatique par Pescara,Foggia,Bari,

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jusqu’à Brincles et Lecee sur une étendue totale de 1,192 kil. ; c’est déjà, et ce sera plus encore, après le percement du mont Cenis, la plus courte ligne entre l’Égypte et l’Angleterre. Embranchements, au N. ; d’Alexandrie sur Valenza, et de là par Casai sur Yerceil, et par Mortara sur Novare; de Verceil par Mortara sur Vigevano ; de Valenza et de Voghera par Pavie sur Milan ; de Plaisance par Lodi sur Milan; de Crémone par Treviglio sur Bergame; de Bologne sur Ferrare, et de Castel- Bolognese près d’Imola sur Ravenne; au Sud : de Turin à Pignerol; de Turin à Saluces et à Coni, pour être prolongé par le col de Tende jusqu’à Nice; d’Alexandrie à Acqui; d’Alexandrie à Nizza; d’Alexandrie et de Tortone par Novi sur Gênes, d’où partiront deux lignes, l’une à l’O., faite jusqu’à Voltri, et qui, par Savone et la Corniche, rejoindra les chemins français à Nice; l’autre, par Chiavari et La Spezzia, pour se réunir aux chemins du Centre. — Le groupe du Centre comprend trois chemins : 1° les chemins Toscans, de Livourne à Pise, et de là à Florence, au N. par Lucques, Pistoia et Prato, au S. par le val de l’Arno et Empoli; embranchements : de Pistoia sur Bologne, où il rejoint le chemin de l’Adriatique; d’Empoli par Sienne à Orvieto, et de Florence à Arezzo et Pérouse, où ils rejoignent les chemins de l’Ombrie; de Pise par Massa et Carrare à La Spezzia, où il rejoindra le chemin du Nord; de Livourne par Cecina, Grosseto et Orbitello jusqu’à Nunziatella à la frontière romaine, d’où il sera poussé jusqu’à Civita-Vecchia ; 2° les chemins de l’Ombrie , allant d’Ancône sur les chemins Toscans et Romains, par Foligno et Pérouse, Spolète et Narni; 3° les chemins Romains, de Civita-Vecchia sur Rome, et de Rome sur Frascati, Albano, Vellétri, Frosinone, jusqu’à Ceprano, à la frontière napolitaine. — Le groupe du Sud, ou des chemins Napolitains : de Naples au N. sur Caserta et Capoue, d'où cette ligne rejoint Ceprano et Rome; de Naples au S. sur Salerne et Eboli, d’où, par Potenza, il rejoindra le Sud-Adriatique entre Bari et Tarente; déjà un embranchement s’avance de la première de ces deux villes vers la seconde jusqu’à Gioia (53 kil.). — Chemins Siciliens : un seul en exploitation, de Palerme à Trabia près Termini (33 kil.), commencement de la grande ligne qui doit traverser la Sicile du N. au S., de Termini à Girgenti, de là vers l’E. jusqu’à Catane, d’où partiront deux embranchements, un au N. vers Messine, l’autre au S. vers Syracuse.

L 'Espagne a suivi fort tard le mouvement des pays voisins; mais elle s’est couverte rapidement d’un assez grand nombre de voies ferrées. Les lignes ayant Madrid pour centre sont : 1° le chemin du Nord, le plus important, puisqu’il supprime pour ainsi dire les Pyrénées et relie l’Espagne, jusqu’alors presque isolée de l’Europe, à tout le réseau européen ; il passe par l’Escurial, Avila, Medina-del-Campo, Valladolid, Palencia, Burgos, Mirandadel-Ebro, Vitoria, S‘-Sébastien, Irun, où il rejoint le chemin français du Midi sur Bayonne et Bordeaux. Embranchements : de Medina-del-Campo par Toro sur Zamora ; de Palencia à Léon et Astorga, devant se prolonger par Lugo sur La Corogne et Le Ferrol; de Palencia à Santander; de Miranda à Bilbao; 2° chemin du Nord-Est ou de Madrid à Barcelone, par Guadalaxara, Catalayud, Alagon, Saragosse, Lérida et Manresa. Embranchements : d’Alagon, par Alfaro et Logrono, sur Miranda; d’Alfaro à Pampelune ; de Pampelune à Alsasua, et de là à l’O. sur Vitoria, au N. sur Tolosa. Barcelone est le centre de plusieurs petits chemins qui réunissent les villes industrielles de la Catalogne, de Barcelone à Martorel et Villafranca, de Barcelone à Tarragone, de Barcelone à Granollers, et de Granollers par Vique à Ripoll et par Hostalrich jusqu’à Girone; il sera continué par Figueras sur Perpignan, et s’unira au chemin français du Midi ; 3» le chemin de l’Est ou de Madrid à la Méditerranée, par Aranjuez, Alcazar-de-San-Juau, Albacète et Almanza sur Alicante. Embranchements : d’Almanza sur Valence et Gastellon-de-la-Plana, d’où, par Tortose, il rejoint la ligne du Nord-Est à Tarragone ; d’Albacéte par Murcie à Carthagène ; 4° le chemin du Sud ou d’Andalousie, se détachant de celui de l’Est à Aleazar, construit par Mauzanarès jusqu’à Venta-de-Cardenas, d’où, franchissant la Sierra-Morena, il rejoindra Cordoue par Linarès, où il reprend au S., et Andujar ; il est achevé de Cordoue à Séville et de Séville à Cadix ; embranchement achevé de Cordoue sur Malaga et projeté sur Grenade; 5° le chemin du Sud-Ouest ou du Portugal, se détachant de c^ui du Sud à Manzanarès, et construit par Ciudad-Real, Almaden, Don Beuito et Mé-

rida, jusqu’à Badajoz, où il s’unit aux chemins portugais de l’Est. Quand la lacune de Venta de Cardenas à Linavès sera comblée, l’Europe sera traversée du S.-O. au N.-E., dans le sens de sa plus grande dimension, par une ligne non interrompue de près de 6,000 kil. — Il faut joindre aux chemins espagnols quelques petits tronçons : d’Aranjuez à Tolède, de Tarragone à Reuss et Montblanch, de Gijon à Langreo, à Oviédo et à Mierès del Camino.

En Portugal , trois grandes lignes sont achevées : 1° celle du Nord, de Lisbonne par Santarem et Coïmbre à Porto; 2° celle de l’Est, qui, par Santarem, Portalégre et Elvas, rejoint le chemin du Sud-Ouest de l’Espagne (281 kil.); 3° celle du Sud, de Barreiro, en face de Lisbonne, par Vendas-Nuevas sur Evora et Beja.

En Russie, les chemins de fer, projetés sur une étendue de 8,000 kil., en oifrent à peine 3,520 en exploitation. Il y a 4 grandes lignes : 1° le chemin du Centre, achevé de S1- Pétersbourg par Twer à Moscou (648 kil.), et de Moscou par Wladimir à Nijni-Novogorod (410 kil.), par Kolomna à Riazan et Koslow ; de Moscou sur Rostow au N.; 2° le chemin du Sud, de Moscou à la mer Noire, par Toula (achevé), Orel, Koursk, Charkow, Iekaterinoslaw, jusqu’à Théodosie ou Caffa (1,300 kil. en construction); 3° le chemin de l’Ouest, achevé de S'-Pétersbourg par Pskow et Dunabourg d’une part sur Riga, de l’autre sur Wilna, Grodno et Varsovie, et de Varsovie à Cracovie (en tout 1,600 kil.); c’est la grande voie de communication avec l’Allemagne centrale et méridionale ; embranchements : de Dunabourg (projeté) sur Liebau, le port le plus méridional de la Russie sur la Baltique; de Dunabourg sur Polotsk (achevé) et sur Witebsk, pour joindre la ligne de l’Ouest à celle du Sud, et la Baltique à la mer Noire; de Wilna par Ivowno sur la frontière prussienne à Gumbinnen et Kœnigsberg, reliant tous les chemins du nord de l’Allemagne, et la route la plus directe vers la Belgique et la France; de Varsovie sur Siedlce à l’E., sur Lodz à l’O., et par Lowiez au N. -O. sur Thorn où il rejoint de nouveau les chemins prussiens ; 4° la ligne du Sud-Ouest, d’Odessa par Kiew à Varsovie; elle n’est construite que d’Odessa à Tiraspol et Bender à l’O. et à Balta au N. Il faut y joindre deux autres lignes, Don-Volga, réunissant ces deux fleuves de Kalatsch à Tsaritsan, Helsingfors à Tavastehus en Finlande, et deux petits chemins depuis longtemps achevés et menant de S1- Péter-bourg aux palais impériaux de Peterhof et de Tzarskoé-Sélo.

La Turquie n’a encore que deux tronçons de chemin de fer récemment ouverts : le premier, entre le port de Kustendje, sur la mer Noire, et celui de Tchernadowa, sur le Danube; le trajet qu’on y fait en une heure et demie épargne les deux jours qu’emploient les bateaux à vapeur à remonter le Danube depuis ses bouches jusqu’à Tchernadowa; le second, de Varna par Choumla à Routschouk sur le Danube. Dans l’Asie Mineure, une compagnie anglaise a établi un chemin de fer entre Smyrne et Aïdin.

En Afrique, indépendamment des lignes entreprises par les Français en Algérie, il n’y a de chemins de fer qu’en Egypte et au cap de Bonne-Espérance. En Egypte, une voie fut entreprise, en 1851, d’Alexandrie au Caire, à l’instigation de l’Angleterre, qui en a fait son chemin de communication pour les Indes. Auj. terminée, elle a des stations à Damanhour , Kafar-el-Hays , et Kafar- Zeiyât, entre lesquelles on passe le Nil sur un radeau à vapeur, Tantah et Benha, reliées par un pont tubulaire tournant. Une autre ligne, du Caire à Suez, complète le trajet de la Méditerranée à la mer Rouge. Embranchements : de Tantah à Mansourah, sera prolongé jusqu’à Damiette; de Benha à Sagasig, où commence le canal d’eau douce qui conduit dans l’isthme de Suez. Deux autres grandes lignes sont en construction : l’une, qui longera le grand canal maritime; l’autre, qui ira du Caire à Syout. — Dans la colonie du Cap, une ligne joint le Cap à Paarl.

Dans peu d’années, l’Inde anglaise sera couverte de chemins de fer. Les principales lignes sont : 1» East Indian railway, achevé de Calcutta à Delhi ; il suit la rive droite du Gange par Chandernagor, Burdwan, Mourchidabad, Patna, Benarès, Allahabad et Canpour; là, il quitte le Gange pour se rapprocher de la rive gauche de la Djoumnah à Agra et Delhi. 11 sera continué par Paniput, Emballa, Sirhind et Lodiana jusqu’à Amretseir; là, il est exploité jusqu’à Lahore, et poussé au S. du Pendjab jusqu’à Moultan;2° Great Indian peninsula railway, partant de Bombay, et se dirigeant en deux branches, l’une ache-

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