CHI
véeauN.-E. par Nassuck, Asseergursur leTapty, Hindia et Djoubboulpour sur la Nerbuddah jusqu’à Allahabad, où il rejoint la première ligne en traversant les principaux districts cotonniers; embranchement sur Nagpour dans les Provinces Centrales par Akola; l’autre branche, vers le S.-E., n’est achevée par Pounah que jusqu'à Scholapour, d’où elle sera continuée à l’E. sur Haiderabad dans le Nizam, au S. sur Bellary dans la présidence de Madras; 3° Scinde railway, achevé de Haiderabad au port de Koratchy; 4° Baroda andcenlral Indian railway , achevé de Bombay par Damaun, Surate et Baroda jusqu’à Ah medabad. Il faut y ajouter les lignes qui parcourent la présidence de Madras : 1° au N.-O., achevée de Madras à Sidhout, et qui rejoindra à Bellary celle de Scholapour; 2° au S. -O., achevée entre les deux côtes de Coromandel et de Malabar, depuis Madras par Arcot, Salem et Coïmbetour jusqu’à Calicut.
U Amérique septentrionale offre plus de chemins de fer que toute l’Europe : en 1856, le Canada possédait 11 voies ferrées, formant une longueur de 852 milles, ainsi répartis : Buffalo, Brandford et Goderieh, 84 milles ; Champlain et Sl-Laurent, 44 milles; Cobourg et Peterborough , 28 milles; Érié et Ontario, 16 milles; Grand-Trunk, 145 milles; Richmond et Québec, 96 milles; Great -Western (des chutes du Niagara à Détroit), 230 milles; Montréal et New -York, 42 milles; Plattsbury et Montréal, 20 milles; Ontario et Huron, 93 milles; Ottawa et Bytown, 54 milles.
Le réseau des États-Unis de l’Amérique septentrionale, tracé successivement et sans vue générale, offre cependant un ensemble presque complet ; il a un développement de 56,000 ldi. Les lignes principales sont : Atlantique-et- SULaurent, 260 kil. ; Boston à Buffalo, 815 kil. ; Boston , Concord et Montréal, 150 kil. ; Columbus et Cleveland, 250 kil.; Rutland et Burlington, 193 kil.; Yermont central, 185 kil.; Connecticut et Passumpsie, 180 kil.; New- York et New-Haven, 122 kil. ; New-York à Erié, 7.30 kil.; Wilmington à Raleigh, 259 kil.; New-York à Wilmington, 875 kil.; Philadelphie et Reading, 145 kil. ; Western, 251 kil., etc. Un des plus grands railways du monde est projeté, l’Union Pacific Railroad, de S*-Louis (Mississipi) à San -Francisco de Californie. Il est déjà construit, d’une part, de S*-Louis à travers tout l’Etat de Missouri jusqu’au confluent de ce fleuve avec le Kansas, puis sur la rive gauche du Missouri jusqu’au confluent de la Plate ou Nchaska à Omaha-City, et de là sur la Nebraska jusqu’à Julesbourg, presque au pied des montagnes Rocheuses. D’une autre part, les chemins de Californie s’avancent de la côte jusqu’au pied de la Sierra-Nevada (1865).
Au Mexique, une seule ligne est en construction, de Vera-Cruz à Mexico. Une autre, concédée jusqu’au Pacifique , doit suivre la grande vallée de la Lerma , passer par Toluca, les dép. de Mexico, Morelia, Guauaxuato et Xalisco, et se terminer auprès de Sau-Blas.
Dans l’Amérique centrale, un chemin de fer, ouvert en 1855, traverse l’isthme de Panama, et joint l’Atlantique à l’océan Pacifique.
L ’ Amérique méridionale a quelques voies ferrées, au Brésil, au Chili (5 lignes d’une étendue de 542 kilom.), et l 'Australie dans les provinces de Victoria et de la Nouvelle-Galles du Sud, ainsi que la Nouvelle-Zélande.
B. et C. P.
CHENOT ( Claude-Bernard-Adrien ) , ingénieur, né à Bar-sur-Aube en 1803 , m. en 1855, entra à l’École des Mines en 1820 , puis fut attaché au secrétariat de la direction des Ponts et chaussées, et alla exploiter des mines en Auvergne. Vers 1826 , il prit un brevet pour la fabrication directe du fer, en traitant le minerai en poudre, mêlé de charbon, sur une sole de four à réverbère. C’est alors qu’il fit des essais de transformation des combustibles en gaz , et particulièrement du bois pour chauffer les fourneaux à réverbère. En 1832 , il inventa un appareil pour la fabrication des éponges métalliques de fer; depuis, il obtint les éponges des métaux terreux , tels qu’ aluminium, calcium , silicium , barium , etc. , et les fit entrer dans différentes combinaisons , entre autres dans l’acier , auquel il donna par là des propriétés remarquables. Fixé à CÎicliyla-Garenne, près Paris, Chenot imagina un système de purification des combustibles qui repose sur l’emploi des alcalis pour en chasser le soufre et le phosphore ; il inventa une machine dite électro-trieuse , pour ramener les minerais bruts au maximum de richesse et de pureté ; fit des travaux intéressants sur les huiles de schiste, sur les sulfates de plomb, sur la navigation par réaction, etc.
CHÉRI (Rose-Marie cizos, dite kose) , comédienne,
née à Etampes en 1824, m. en 1861, était fille d’un acteur, chef d’une troupe qui parcourait la province, et dans laquelle elle joua les rôles d’enfants. Conduite à Paris à 18 ans, elle débuta sur la scène du Gymnase, et bientôt elle prit rang parmi les meilleures comédiennes de Paris. Elle joua habituellement les ingénues; mais la flexibilité de son talent lui permit de jouer avec la même supériorité des rôles de jeunes femmes qui en étaient les antipodes. Le talent de Rose Chéri fut le naturel, une chaleur tempérée, beaucoup de finesse, une grâce quelquefois un peu apprêtée, et toujours de la distinction. En 1845, elle épousa M. Lemoine-Montigny, directeur du Gymnase. C. D— y.
CHEVALIER (Jacques-Louis-Vincent), ingénieur-opticien, né à Paris en 1770, m. vers 1840, améliora les instruments de mathématiques et d’optique. Le premier, il fit des microscopes achromatiques.
chevalier (J ean-Gabriel- Auguste) , ingénieur-opticien, né à Mantes en 1778, m. en 1848, perfectionna la fabrication des lunettes, du baromètre et du chronomètre. 11 a publié : Instruction sur l’usage des cadrans solaires horizontaux et universels, 1805; le Conservateur de la vue , 1810; Essai sur l’art de l’ingénieur en instruments de physique en verre, 1819, etc.
chevalier ( Charles -Louis) , fils de Vincent, né à Paris en 1804, m. en 1859, a inventé de nouveaux microscopes, le calcograplie, la lunette mégamétrique, l’objectif double ou à verres combinés pour la photographie, le mégascope réfracteur pour l’agrandissement des images photographiques, une machine pneumatique à mouvement continu, etc. Il a publié : Notices sur la chambre claire et la chambre obscure, 1828-39; Des microscopes et de leur usage, 1839 ; Manuel des myopes et des presbytes, 1841; Manuel du physicien préparateur, 1853, 2 vol. et atlas.
CHEVALLET ( Joseph-Balthazar-Auguste-Albins, baron abel de), philologue, né à Orpierre (Hautes-Alpes) en 1812, m. en 1858, s’est fait connaître par son ouvrage : Origine et formation de la langue française, 1857, 3 vol. in-83. C’est un livre profondément étudié ; l’auteur prouve que l’élément latin est la partie dominante dans notre langue, et que le celte, le germain et les autres idiomes n’y entrent que dans des proportions infiniment moindres ; enfin il explique le mécanisme naturel de la formation des mots dérivés de toutes ces langues.
CHEVÉ (Emile -Joseph-Maurice), professeur de musique, né à Douarnenez vers 1800, m. en 1864, fut chirurgien de marine, et médecin à Paris, avant de se vouer à l’enseignement de la musique. Son but a été la propagation de la méthode Gaün, la substitution des chiffres aux notes sur les portées : pour l’atteindre, il a ouvert des cours nombreux et publié beaucoup de brochures.
CHIETI (Province de) , division administrative du roy. d’Italie, a remplacé en 1861 l’anc. prov d ’Abrusse citérieure; bornée par celles de Téramo au N., d’Aquila à l’O. , de Campobasso au S., et l’Adriatique à l’E., elle est traversée par l’Apennin, et arrosée par la Pescara, le Sangro, etc. Beaucoup de bestiaux, vin muscat, huile ; 2,861 kil. car.; 327,316 hab. Trois arrond.: Chieti, eh.-l. de la prov.; Lanciano, Vasto. C’est l’anc. Samnium septentrional, pays des Yestins, des Marrucius et des Frentans. ‘ C. P.
CHILAPA, v. du Mexique (dép. d’Oaxaca), à 85 kil. N.-E. d’Acapulco; 8,000 hab. Evêché. Fabr. de faïence commune. Commerce de grains.
CHILPANCINGO ou CHILPANZINGA, v. du Mexique, ch.-l. du dép. de Guerrero, à 180 kil. S. de Mexico. Récolte de blé et de fruits.
CHINE. — Situation intérieure; nouveaux traités politiques et commerciaux. — La Chine est en proie depuis plusieurs années à une guerre civile que la faiblesse de son gouvernement ne peut vaincre. Ainsi les rebelles, ou Taïpings, qui avaient pris en 1853 les villes de Nankin, l’ancienne capitale de l’Empire, d’Amoy et de Shang-llaï, ont perdu ces dernières, 1853 et 1855, mais sont restés maîtres de Nankin, du cours du Yang-tsé-Kiang et des prov. centrales les plus riches de l’empire. La Chine est en proie, à l’intérieur, à une décomposition générale. — Les traités de 1842 et 1844, avec la France et l’Angleterre, n’avaient pas été exécutés dans toutes leurs exigences par les Chinois, et devaient être renouvelés dix ans après leur conclusion. La guerre de Crimée empêcha, de 1854 à 1856, les gouvernements de France et d’Angleterre de s’occuper activement des affaires de Chine. Mais le viceroi de Canton, Yeh, ayant fait arrêter en 1856 (8 oct.) un navire qui portait pavillon anglais, V Arrow, et ayant