‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 749 sur 864 · COM · texte numérisé non relu

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COLLET (Pierre) , théologien , né à Ternay (Loir-et- Cher) en 1093, m. en 1770, professa dans plusieurs maiions des frères de Sl-Lazare , et devint principal du collège des Bons-Enfants à Paris. 11 a laissé : Traité des dispenses, 1742, 2 vol. in— 12 ; Insliluliones theologiœ moralis, 5e édition, 1758, 6 vol. in-12; Insliluliones theologiœ scholasticœ , 1705, 2 vol. in-12; Vie de S1 Vincent de Paul, 1748, 2 vol. in-4; Traité des saints mystères , réimprimé même de nos jours; Traité historique , dogmatique et critique des Indulgences et du Jubilé , 1759; Traité des devoirs de la vie religieuse, 1765, etc.

COLLIER (Arthur), théologien et philosophe anglais, né en 1680 à Langdorf-Magna (Wilts), m. en 1732, étudia à Oxford, et remplit les fonctions de recteur dans sou pays natal depuis 1704 jusqu’à sa mort. L’ouvrage qui a fait sa réputation est intitulé Claris universalis (clef universelle), ou Nouvelle recherche sur la vérité, contenant une démonstration de la non-existence ou de l' impossibilité du monde matériel, Londres, 1713; on y trouve une métaphysique plus hardie encore que celle de Berkeley.

COLLINGWOOD (Lord Cuthbert), amiral anglais, né à Newcastle-sur-Tyne en 1748, m. en 1810, entra fort jeune dans la marine, se distingua dans la guerre de l’Indépendance des Etats-Unis , fut employé au blocus de Toulon en 1793, prit part en 1797 au combat du cap Sl-Vincent, et en 1805 à la bataille de Trafalgar, et remplaça Nelson dans le commandement des armées navales de la Méditerranée. 11 devint pair d’Angleterre en 1806.

COLLI-R1CCI (Louis-Léonard-Gaspard Venance, baron de), général piémontais, né à Alexandrie en 1760, fit les campagnes contre la France depuis 1792, perdit la bataille de Mondovi en 1796, et, lors de l’occupation du Piémont par les troupes du Directoire en 1798, prit rang dans l’armée française. 11 servit sous Joubert et Moreau a l’armée d’Italie. C’était un officier peu entreprenant, mais il manœuvrait habilement dans la guerre défensive.

COLOMBIE ANGLAISE , territoire détaché de celui de la Compagnie de la baie d’Hudson, et érigé en colonie distincte dépendant immédiatement de la Couronne d’Angleterre, 1858; il comprend les parties méridionales de la Nouvelle-Calédonie, appelées Nouvelle-Géorgie et Nouvel-Hanovre. La Colombie anglaise est bornée au S. par les États-Unis (Territ. de Washington, 49° lat. N.), à l’E. par les montagnes Rocheuses jusqu’à la brèche qui donne passage à la riv. Peace; au N. par le Finlay, branche de cette rivière, les monts Peak et la riv. Simpson, qui débouche dans le Pacifique à la limite des possessions russes et anglaises; à l’O. par l’océan Pacifique, depuis la rivière Simpson jusqu’à la frontière des Étals- Unis, au détroit de Fuca. L’archipel de la Reine-Charlotte fait pariie de cette colonie, et l'ile de Vancouver est sous l’autorité du même gouverneur. La superf. est d’env. 578,000 kil. carrés, c.-à-d. presque aussi considérable que celle de l’Espagne et du Portugal ensemble. Le pays est généralement montagneux, couvert le long de la côte par les prolongations de la chaîne Cascade des États- Unis, et à l’E. et au N. par les ramifications des montagnes Rocheuses, dont la principale est la chaîne des monts Peak. Il est arrosé au S. par le cours supérieur de la Co'umbia ou Orégon, au centre par le Fraser et ses affluents, les rivières Thompson et Stuart, au N. par les riv. Peace et Simpson. Lacs considérables : Arrow supérieur et inférieur, Flat-Bow, Okanagan, Quavv, Stuart, Quesnel, Schu-Schwap, Kenloop, Lilluet et Harrison. Le climat est beaucoup plus doux que celui de l’Amérique orientale à la même latitude, à cause des émanations tièdes du grand courant d’eau chaude de l’océan Pacifique, qui se déverse sur toute cette côte et sur celle de la Californie. Aussi la végétation y est-elle extrêmement puissante. On a découvert de riches mines de fer, des bancs de houille, et surtout d’abondants placers d’or, qui, depuis 1856, le disputent à ceux de la Californie. Les Indiens indigènes sont divisés en plusieurs tribus; on évalue leur nombre à 95,000 ; ils s’appellent Takhali au N. vers les sources du Fraser, Chimsain et llailtsa sur la côte, Schuschu-ap ou Atnali au centre, Selisch au S., et Kitunuh ou Koutnni à l’É. Les Européens sont au nombre d’environ 80,000. La capitale, située à l’embouchure du Fraser, et nommée d’abord Queensborough, a pris, depuis 1859, le nom de Nnc-Westminster ■ mais le gouverneur réside encore à Victoria, au S. de Vancouver. Les autres villes ne sont encore que les anciens forts Langley, Ilope, Yale, Chilcotin, Alexandria, George, Sl-James, Fraser et Simpson. C. P.

COLON, ville de la Nouvelle-Grenade. V. plus haut Asfinwall.

COLONNE ARTÉSIENNE DE GRENELLE, monument en foute de fer, à Paris, sur la place de Breteuil. C’est une tour hexagone, de 42ln,85 d’élévation, 3m,55 de diamètre à sa base, et 2“>,90 à son sommet. Elle repose sur un socle de pierre au milieu de deux bassins concentriques. Le noyau de la tour forme le tube d’ascension du puits de Grenelle, situé à quelque distance. Trois vasques, superposées à 10“ l’une de l’autre, divisent la colonne. Chacune, percée de 24 ouvertures, verse, aux jours de réjouissances publiques, une nappe de 72 jets, éclairés par des becs de gaz. Sur la 3e vasque, qui est le point de dégorgement perpétuel du puits, s’élève un lanternon. Autour du noyau se développe un escalier en spirale à jour, de 150 degrés. M. Delaperche, ingénieur des ponts et chaussées, a conçu et fait élever cette colonne, 1857- 1858. Elle pèse 100,000 kil. C. D— T.

COLONNE INFÉRNALE, surnom donné, en 1793, à une division d' avant-garde de l’armée des Pyrénées-Orientales. Servan, qui commandait cette armée, voulant tirer parti des talents de La-Tour-d’Auvergne (V. ce nom), qui avait toujours refusé tout avancement de grade, eut l’idée de le faire général sans qu’il en eût le titre; alors il créa cette division, qu’il composa de toutes les compagnies de grenadiers de l’armée, au nombre de 8,000 h., et le capitaine La-Tour en reçut le commandement. Cette division d'avant-garde, conduite par un tel chef, préparait, et presque toujours décidait la victoire. Elle fit tant de prodiges d’audace, que les Espagnols la surnommèrent Colonne infernale. La-Tour-d’Auvergne, guerrier philosophe, cherchait à préserver des maux de la guerre les paisibles cultivateurs, et sa Colonne observait une discipline inspirée par ce sentiment. — La Colonne infernale fut dissoute lorsque l’Espagne fit la paix, en 1795. C. D — T.

COLORADO (Etat du), l’un des Etats-Unis de l’Amérique du N. Borné par l'État de Nebraska et le Territoire de Wyoming au N., l’Utah à l’O., le Nouveau-Mexique et le Territoire Indien au S., les Etats de Nebraska et de Kansas à l’E.; entre 37°-41° lat. N., et 104o-lll° long. O. Superf., environ 278,000 kil. carrés; popnl., 75,000 hab. Capit., Denver-City, près des sources de la branche S. de la Platte; v. princ. : Auraria, Central- C i ty ; postes militaires : Camp-Collins, Fort-Lyon, Fort-Garland. La chaîne centrale des montagnes Rocheuses, avec les trois Parcs du Nord, du Milieu et du Sud, renommés pour leurs belles forêts , le sépare en deux parties : celle de l’Ouest, arrosée par le Colorado; celle de l’Est, par le Kansas, l’Arkansas, et la Platte ou Nebraska. Il renferme au centre les monts Pikes, riches en mines d'or et autres métaux. C. P.

COMBEROUSSE (De). V. Decomberousse.

COMMANDEMENTS MILITAIRES (grands), nom donné en France à la réunion d’un certain nombre de divisions militaires formant un Arrondissement placé sous le commandement direct d’un maréchal de France, chargé, avec le titre de commandant supérieur, de tout ce qui concerne le service, la discipline et l’instruction, et pouvant, en cas de troubles , concentrer les troupes des divisions de son arrond. Voici le tableau des arrondissements :

Arrondissements. Divisions. Siège.

1er ou de Paris lre, 2e Paris.

2e ou du Nord 3e, 4e Lille.

3e ou de l’Est 5e, 6e, 7e Nancy.

4e ou du Sud-Est 8e, 9e, 10e, 17e, 20e, 22e. Lyon.

5e ou du Sud-Ouest.. 11e, 12e, 13e, 14e Toulouse.

6e ou de l’Ouest 15e, 16e, 18e, 19e, 21e... Tours.

Les grands Commandements militaires ont été institués par Napoléon 111, 1858-1860.

COMMUNE. L’organisation administrative de la commune en France a été modifiée par la loi du 7 mai 1855. Le maire et les adjoints sont nommés pour 5 ans par l’Empereur, dans les chefs-lieux de département, d’arrondissement et de canton, et dans les communes de 3,000 hab. et audessus ; dans les autres communes, par le préfet. Ou peut les prendre en dehors du Conseil municipal. Ils doivent être âgés de 25 ans au moins, et inscrits, dans la commune, au rôle des quatre contributions directes. Ils peuvent etre suspendus par arrêté du préfet, mais ne sont révoqués que par décret de l’Empereur. Il y a un adjoint dans les communes de 2,500 hab. et au-dessous; 2 dans celles de 2,501 à 10,000 hab., et, dans les communes d’une population supérieure, un adjoint de plus par chaque excédant de 20,000 hab. Le Conseil municipal est composé de 10 membres dans les communes de 1,000 hab. et au-dessous; de 12, dans celles de 1,001 à 3,000; de 14, dans celles de

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