‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 750 sur 864 · CON · texte numérisé non relu

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3,001 à 10,000 ; de 16, dans celles de 10,001 à 20,000 ; de 18, dans celles de 20,001 à 30,000; de 20, dans celles de 30,001 à 40,000; de 22, dans celles de 40,001 à 50,000; de 24, dans celles de 50,001 à 60,000; de 30, dans celles de plus de 60,000. Les conseillers doivent être âgés de 25 ans au moins, et sont élus pour 5 ans par le suffrage universel. Les Conseils municipaux peuvent être suspendus par le préfet, mais pour un temps qui ne dépasse pas une année; l’Empereur seul prononce leur dissolution. Dans ce cas, les commissions administratives nommées par l’Empereur ou parle préfet peuvent durer jusqu’aux élections régulières; le nombre de leurs membres ne doit pas être inférieur à la moitié des conseillers municipaux. Il n’y a lieu à élections complémentaires, durant la période quinquennale, que si un Conseil est réduit aux trois quarts de ses membres. A Paris et à Lyon, le Conseil municipal est nommé par l’Empereur, qui désigne aussi le président : il est de 36 membres dans la lre ville. Dans les chefs-lieux de département qui ont plus de 40,000 hab., le préfet exerce les fonctions de préfet de police. Les Conseils municipaux ont 4 sessions ordinaires, dont chacune peut durer 10 jours : au commencement de février, mai, août et novembre. Le préfet ou le sous-préfet prescrit ou autorise la convocation extraordinaire du Conseil municipal, toutes les fois que les intérêts de la commune l’exigent. Le maire, ou l’adjoint qui le remplace, préside le Conseil, et a voix prépondérante en cas de partage. Les adjoints pris en dehors du Conseil n’ont que voix consultative. Le Conseil municipal ne peut délibérer que lorsque la majorité des membres assiste à la séance. Les résolutions sont prises à la majorité absolue des voix. Les séances ne sont pas publiques ; mais tout habitant ou contribuable de la commune peut demander communication et prendre copie des délibérations.

Une loi dn 24 mai 1867 a décidé que les conseils municipaux seront élus pour 7 ans ; que nul ne peut être maire ou adjoint dans une commune et conseiller municipal dans une autre; que les commissions administratives nommées en cas de dissolution de conseils municipaux pourront être maintenues en fonctions pendant 3 ans ; que, dans les villes ayant plus de 40,000 âmes, la police rentrera sous la direction de l’administration municipale. B.

COMONFORT (Ignacio), chef mexicain, né vers 1810, m. en 1863. Après avoir été avocat, préfet, député, administrateur îles douanes, il tenta, en 1855, une révolte contre le président Santa- Anna, attaqué déjà par Alvarez, puis se joignit à ce dernier qui, ayant réussi, se fit élire président de la république, et le nomma ministre de la guerre. Mais, vers la fin de l’année, Alvarez se substitua Comonfort dans la présidence; celui-ci se déclara chef du parti démocratique, révoqua les privilèges du clergé et de l’armée, et provoqua ainsi plusieurs révoltes dans les provinces. Chassé en 1858, il fut remplacé par Zuloaga. Lors de la guerre de la France contre le Mexique, chargé par le président .luarès de secourir Puebla, assiégée par les Français, 1863, il fut mis en déroute, et tué peu de temps après.

CO-VII’AGNIES DE JÉHU ou DU SOLEIL, handes contre-révolutionnaires qui se formèrent dans le midi de la France, et particulièrement à Lyon, après la journée du 9 thermidor. C’était une véritable armée, organisée avec beaucoup de puissance, et qui avait sa discipline, ses volontaires, ses mercenaires, ses enfants perdus. Son but était la vengeance, par le meurtre et l’assassinat , contre tous les terroristes. Elle avoua son caractère en prenant le nom de Jéhn, roi d’Israël, que le prophète Elisée sacra sous la condition de punir les crimes de la maison d’Achab et de Jézabel , et de faire mourir tous les prêtres de Baal. Cette affiliation montait jusqu'aux classes élevées de la société, on plutôt en descendait: on l’y avouait, on se vantait d’en être. Des dames portaient de petits poignards d’or, en façon d’épingles; des jeunes gens quittaient une partie de bouillotte pour aller à une partie d'extermination où ils étaient commandés ; ces muscadins, parfumés, soignés sur toute leur personne, les mains bien blanches, v conservaient sur un doigt, et comme une marque d’honneur, une trace de sang prise dans une de ces expéditions. Les meurtres se commettaient à toute heure, même en plein jour, et les passants qui avaient laissé commettre les meurtres ordonnés par les terroristes n’avaient rien à dire contre ceux exécutés par ces contreterroristes, qui disaient : « Nous vengeons nos parents. » Les Compagnies de Jéhu ne purent être détruites qu’en 1800. ^ G. D.— y.

COMPANS (Jean-Dominique), général, né en 1769 à Saliès (llaute-Garonne), m. en 1845, fit ses premières

campagnes aux armées des Alpes et d’Italie, combattit à Austerlitz en qualité de chef d’état-major de Lannes, servit ensuite en Prusse et en Pologne, devint général de division en 1806 et comte de l’Empire en 1808, contribua, pendant la campagne de Russie, à la prise de Smolensk et à la victoire de la Moskowa, et, pour sa conduite à Bautzen, à Dresde et à Leipzig, reçut de Napoléon Ier la qualification de « général de bataille du premier mérite. » 11 se distingua encore à Waterloo, où il fut fait prisonnier. Louis XVIII le nomma pair de France. B.

COMTE (Auguste), mathématicien et philosophe, né à Montpellier en 1798, m. en 1857, entra, en 1814, à l’École polytechnique, se fit disciple de Saint-Simon, aida son maître dans la publication de son fameux ouvrage intitulé l'Industrie, collabora à l’Organisateur en 1820, au Catéchisme des industriels en 1822-23, au Producteur en 1825, et voulut devenir à son tour chef d’école. Il est l’inventeur d’un système philosophique, qu’il appela le Positivisme; ce système, dont il n’a donné l’exposition que d’une manière embarrassée et obscure , se trouve développé dans les ouvrages suivants : Système de politique positive , Paris , 1824, in-8°; Cours de philosophie positive, 1839-42, 4 vol. ; Discours sur l'esprit positif, 1844 ; Discours sur l’ensemble du Positivisme, 1848; Système de politique positive, ou Traité de sociologie , instituant la religion de l'humanité, 1851-54, in-8°; Calendrier positiviste, 4e édit., 1852; Catéchisme positiviste, 1852; Politique positiviste, 1856, 4 vol. On lui doit encore : Traité élémentaire de géométrie analytique , 1843, in -8°; Traité philosophique d’ astronomie populaire , 1844. Depuis 1832, Aug. Comte fut répétiteur d’analyse et de mécanique à l’École polytechnique. Destitué en 1844, il vécut avec une pension que lui faisaient ses élèves.

CONCORDAT AUTRICHIEN. Ce pacte, conclu, en 1855, par François-Joseph, empereur d’Autriche, avec le pape Pie IX, a considérablement accru les prérogatives de l’Eglise catholique dans les domaines autrichiens. Il décide que la religion catholique, apostolique et romaine, jouira d • tous les droits qui lui appartiennent en vertu de l’ordre établi par Dieu et les lois canoniques; que le pape a, de droit divin, la primauté d’honneur et de juridiction; que les rapports des évêques, du clergé et du peuple avec le Saint-Siège ne seront plus soumis à l’autorisation préalable de l'empereur; que les prélats exerceront tous les droits que leur attribuent les canons de l’Église, et communiqueront librement avec le clergé et le peuple de leurs diocèses ; que le droit de nomination aux archevêchés et évêchés n’appartiendra pas toujours à l’empereur, et que l’exercice même restreint de ce droit sera subordonné aux avis jles évêques, particulièrement ceux de la province; que les biens de l'Église sont inviolables, et ne peuvent être vendus ni grevés sans le consentement du Saint-Siège; que les dîmes existantes continueront d’être perçues, et que celles qui ont été abolies par la loi civile seront remplacées, à titre de compensation, par des dotations soit en biens-fonds, soit en rentes sur l’Etat ; que le droit, pour les prélats, de multiplier les ordres monastiques et les congrégations religieuses, n’a d’autre condition que de donner au gouvernement communication de leurs intentions; que les évêques dirigeront exclusivement l’éducation religieuse dans toutes les écoles publiques ou privées; qu’ils exerceront en toute liberté un droit de censure sur les livres, et que le gouvernement devra empêcher la propagation des ouvrages condamnés; qu'un pareil droit de censure leur est attribué sur tous les fidèles qui transgresseraient les lois et les canons de l’Église; que la juridiction ecclésiastique sera rétablie, pouvjugerles causes ecclésiastiques, et pour prononcer sur les causes relatives aux mariages ; que les lois de l’empereur Joseph II, en ce qui concerne les personnes et les choses ecclésiastiques, sont abolies. Le Concordat exige des évêques un serment de fidélité. — Le Concordat autrichien excita un vif mécontentement dans toute l’Allemagne, et particulièrement en Autriche, parmi les protestants. L’ère de liberté politique et religieuse dans laquelle est entrée l’Autriche en 1860 rendit plus difficile encore l’exécution du Concordat, etauj., sans être aboli, il est loin d’être appliqué dans sa rigueur. B.

CONFÉDÉRATION DU RHIN, union armée, instituée par Napoléon Ier le 12 juillet 1806, et qui comprenait 16 États : les royaumes de Bavière et de Wurtemberg, la principauté de Ratisbonne, les grands-duchés de Baden, Berg, Hesse-Darmstadt, les duchés de Nassau-Usingen, Nassau-Weilbourg, les principautés de Hohenzollern-Hechingen, Hohenzollern-Sigmaringen, Salm-Salm, Salm- Kirbourg, Isembourg, Aremberg, Lichtenstein, et Layen. Après la bataille d'Iéna (14 octobre 1806) et le traité de

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