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COQ

Tilsitt (7 juillet 1807), la Confédération du Rhin s'accrut des royaumes de Saxe et de Westphalie, des duchés d'Anhalt, d’Oldenbourg-, de Mecklembourg, et comprit presque tout l’ancien Empire germanique, sauf l’Autriche, la Prusse, le Holstein, et les villes Hanséatiques. Le prince archichancelier de l'Empire germanique, archevêque de Ratisbonne , en fut nommé président ; la Confédération était sous le protectorat de l’empereur des Français, qui, à la mort du prince président, sous le titre de Princeprimat, avait le droit de lui nommer un successeur; elle était en état perpétuel d’alliance offensive et défensive avec la France, et ses membres se déclaraient séparés à jamais de l’Empire germanique. En cas de guerre, soit par ou contre la Confédération, soit par ou contre la France, ils devaient fournir une armée de 63,000 hommes, et la France une de 200,000. Le siège de la diète était à Ratisbonne ; mais, en cas de contestations entre les confédérés, un collège de rois et un collège de princes s’assemblaient à Francfort pour les juger. — Ce célèbre et hardi traité, qui fut publié avec un grand éclat, détruisit le vieil Empire germanique, qui durait depuis 1,006 ans, et plaça sous l’influence directe de la France les États du midi de l’Allemagne. La Confédération du Rhin tomba lorsque Napoléon fut forcé de transporter la guerre sur la rive gauche du Rhin (2 novembre 1813). C. D — y.

CONFLANS (Hubert de Brienne, comte de), maréchal de France, né vers 1690, m. en 1777, perdit, en 1759, pendant la guerre de Sept-Ans, une bataille navale contre les Anglais au sortir de Brest.

CONSERVATEURS, nom que se donnèrent, sous la 2° Restauration , des écrivains royalistes , et des royalistes éclairés , qui combattaient contre le parti des libéraux, pour défendre la monarchie constitutionnelle et la dynastie des Bourbons. Pendant plusieurs années, ils publièrent un Journal-Revue, intitulé le Conservateur.

CONSTABLE (John), peintre paysagiste anglais, né à Bergholt (Suffolk) en 1776, m. en 1837, fit une révolution dans l’art du paysage, en copiant la nature naïvement et sans s’assujettir à une vérité de convention. Il a laissé des Conférences sur son art.

CONTANT D’IVRY (Pierre), architecte, né à Ivry'sur-Seine en 1698, m. en 1777, membre de l’Académie d’architecture depuis 1726, éleva les écuries de Bissy, l’église de Condé en Flandre, celle de Sl-Waast à Arras, le Belvédère de Saint-Cloud, l’hôtel du Gouvernement à Lille, et une partie des bâtiments du Palais-Royal à Paris. En 1764, il jeta aussi dans cette ville les fondements de l’église de la Madeleine; mais, après sa mort, les plans de cet édifice furent modifiés par Couture. B.

CONTES, ch.-l. de canton (Alpes-Maritimes), arrond. et à 13 kil. N.-E. de Nice; 1,070 hab.

CONTUCCI (André), sculpteur et architecte, né à Sansovino en 1460 , m. en 1529. Ses plus belles œuvres sont : la chapelle du St-Sacrement , dans l’église du S^Esprit à Florence; un groupe de l’Enfant Jésus, de la Vierge et de S,e Anne, dans l’église S‘-Augustin à Rome; et les bas-reliefs de la Santa Casa, à Lorette.

COP (Nicolas), recteur de l’Université de Paris en 1533, adopta les principes de la Réformation religieuse, prononça, pour défendre Marguerite de Navarre contre les attaques dont elle était l’objet, un discours inspiré et peut-être écrit par Calvin , fut dénoncé au Parlement parles Cordeliers, et s’enfuit à Bâle dans la crainte d’être emprisonné.

COQUELIN (Charles), économiste, né à Dunkerque en 1803, m. en 1852, publia, après 1830, dans le journal le Temps, de remarquables articles sur le régime des banques, et, dans le Droit, des études sur Quesnay et Turgot. Quelques-uns des articles qu’il donna ensuite àla Bevue des Deux- Mondes furent réunis, en 1840, sous le titre d 'Essai sur la filature mécanique du lin et du chanvre, et réédités, en 1845, sous celui de Traité de la filature mécanique. En 1846, il devint collaborateur du Journal des économistes, puis directeur de l’Association pour la liberté des échanges. Son livre du Crédit et des banques, 1848, obtint un succès mérité. Enfin, en 1851, il eut la direction du Dictionnaire de l’économie politique, publication dont il n’a pas vu la fin.

CO'QUEREL ( Athanase-Laurent-Charles), pasteur protestant, né à Paris en 1795, m. en 1868, se livra à la prédication pendant 12 ans en Hollande, et devint ministre de l’Eglise réformée de Par-is en 1830. Fondateur de trois recueils périodiques, le Protestant, le Libre examen, le Lien, il y montra un esprit de libéralisme et de progrès qui souleva contre lui les calvinistes orthodoxes. En 1848, il fut député de Paris à l’Assemblée constituante, où il siégea parmi les républicains modérés, et fit

ensuite partie de l’Assemblée législative. Ses principaux ouvrages sont : Sermons divers, 1819-52, 8 vol.; Biographie sacrée, dictionnaire de tous les personnages de la Bible, 1837, in-8°; Histoire sainte et Analyse de la Bible, 1839, in— 1 2 ; Béponse à la Vie de Jésus de M. Strauss, 1841, in-8° ; Orthodoxie moderne, 1842. in-12 ; le Christianisme expérimental, 1847, in-12; Christologie, ou Essai sur la personne et l'œuvre de J.-C., 1858, 2 vol. in-12; Méditations sur des textes choisis de l’Ancien et du Nouveau Testament 1859. B.

CORDIER (Pierre-Louis-Antoine), géologue et minéralogiste, né à Abbeville en 1777, m. en 1861, accompagna son maître Dolomieu , membre de la commission scientifique d’Egypte, et fut, à son retour, inspecteur des mines dans le départ, des Apennins, dont il devait publier, en 1812, la Statistique minéralogique. Les Mémoires nombreux et intéressants qu’il fit insérer dans le Journal des Mines lui valurent le titre d inspecteur divisionnaire en 1810. Appelé en 1819 à la chaire de géologie du Muséum d’histoire naturelle à Paris , il remplaça le célèbre Haüy comme membre de l’Académie des Sciences en 1822. Un Essai sur ta température de l’intérieur de la terre , qu’il donna en 1827, contient une ingénieuse explication des éruptions volcaniques, rattachées à la théorie de l’aplatissement de la terre. Conseiller d’Etat sous Louis-Philippe, puis inspecteur général des mines, vice-président du Conseil général des mines, administrateur du Muséum, pair de France en 1839, Cordier prit part à l’organisation des chemins de fer et des paquebots à vapeur.

CORITIBA , v. du Brésil, ch.-l. de la prov. de Parana, par 25° 51’ 42" lat. S. et 51° 56’ long. O., à 500 kil. S.-O. de S*-Paul; fondée en 1654. Commerce de bestiaux, pores, chevaux. C. P.

CORMENIN (Louis-Marie de La Haye, vicomte de), jurisconsulte et publiciste, né à Paris en 1788, m. en 1868. Fils d'un lieutenant général de l’Amirauté, et filleul du duc de Penthièvre et de la princesse de Lamballe, il fut reçu avocat en 1808, et débuta par des poésies, insérées dans le Mercure de France et V Almanach des Muses. Nommé auditeur au Conseil d’Etat en 1810, maître des requêtes lors de la Restauration, il publia : Du Conseil d’Etat envisagé comme conseil et comme juridiction, 1818 ; lissai sur la responsabilité des agents du gouvernement, 1819; Questions de droit administratif, 1822, ouvrage qui, remanié et publié sous le titre de Droit administratif, fait autorité dans la matière. C’est à ses instances qu’on doit la publicité des audiences du Conseil d’Etat, l'institution d’un ministère public, et la défense orale. Député d’Orléans en 1828, Cormenin prit place dans l’opposition; mais, s’il signa l’Adresse des 221 en 1830, il protesta contre l’élection du roi Louis-Philippe par la Chambre, et se démit de ses fonctions au Conseil d’Etat. Député de Belley, puis de Joigny, il fit au nouveau gouvernement une guerre de pamphlets, qui commença par les Lettres sur la liste civile en 1831, suivies d’autres opuscules publiés sous le pseudonyme de Timon. Membre et l’un des vice-présidents de l’Assemblée constituante de 1848, il prit part à la rédaction de la Constitution, puis fut nommé membre du Conseil d’Etat, poste où il fut maintenu après le 2 déc. 1851. En 1855, il entra par ordonnance à l’Académie des sciences morales, dans la section d’administration nouvellement créée. Il a fondé un grand nombre d’œuvres de charité. Outre ses ouvrages de droit et de polémique politique, il a laissé : Etudes sur les orateurs parlementaires, 1838, ouvrage très-souvent réimprimé ; Entretiens .de village, 1846. B.

CORNÉLIUS (Pierre de), le plus grand peintre allemand du xixc siècle, né à Dusseldorf en 17*7, m. en 1867. Il peignit à 19 ans la coupole de l’église de Neuss, commença sa réputation en illustrant le Faust de Goethe, et, en 1811, se rendit à Rome, où il fit d’autres illustrations pour le poème des Niebelungen et peignit à fresque l’ Histoire de Joseph dans le palais du ministre de Prusse. Appelé à Munich en 1819, et néanmoins directeur de l’Académie de Dusseldorf, il orna de fresques empruntées à la mythologie et à l’histoire de la guerre de Troie deux salles de la Glyptothèque, dessina pour les loges de la Pinacothèque une Histoire de la peinture, qui fut exécutée par ses élèves, et décora l’église St-Louis de quatre grandes fresques, Dieu le Père, la Naissance du Christ, le Crucifiement, et le Jugement dernier. Nommé directeur de l’Académie de Berlin, il fut chargé de décorer le Campo- Santo de cette ville. L’Institut de France l’élut membre associé en 1838. Cornélius avait une imagination poétique et originale ; il sacrifia souvent l’exécution, et même le coloris, à la pensée. Ses œuvres sont autant d’un philo-

cou

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