COT
sophe que d’un peintre ; elles manquent parfois de naturel et de clarté. B.
CORPS DE VILLE ou de la maison de ville de pakis. C’était, dans l’anc. monarchie française, et encore avant la Révolution, le corps des administrateurs et des conseillers de la ville de Paris. Il comprenait le prévôt des marchands, 4 échevins, 1 procureur du roi et de la ville, 1 greffier au Châtelet, 1 trésorier, 26 conseillers du roi et de la ville, et 16 conseillers quarteniers. Ces charges étaient à vie, excepté celles de prévôt des marchands et d’échevin.
COSA (Juan de la), navigateur et cosmographe espagnol, né à Santona (prov. de Santander), vers le milieu du xve siècle, m. en 1510, accompagna Colomb comme pilote dans son second voyage (1493), puis Hojeda et Améric Vespuce en 1499, et, dans deux expéditions qu’il commanda en chef (1504, 1507), empêcha les Portugais de s’établir dans l’isthme de Darien. Il dressa en 1500 une grande mappemonde, embrassant toutes les terres découvertes à cette époque par les Espagnols et les Portugais. L’original est auj. dans les archives de l’Espagne; mais une reproduction en a été donnée dans les Monuments de la géographie, de Jomard. C. P.
COSSALI (Pierre), mathématicien, né à Vérone en 1748, m. en 1815, entra dans la compagnie de Jésus en 1766, fit des cours publics à Vérone dès 1778, obtint en 1787, à l’Université de Parme, la chaire de physique théorique, qu’il permuta en 1791 contre celle d’astronomie et de météorologie, fut nommé professeur de mathématiques transcendantes à Vérone en 1805, et à Padoue en 1806, et fit partie de l’Institut national italien en 1811. Outre des Ephéinérides astronomiques qu’il publia de 1791 à 1804, et de nombreux Mémoires insérés dans les Joies de la Société italienne des sciences, on a de lui : Sur le cas irréductible du 3e degré, Venise, 1779; Dissertazione sull' assoluta irredimibilità del binomio cubico, Vérone, 1782; Sull’ equilibrio eslerno ed interno delle machine aerostaiiche , Vérone, 1784, in-8°; Storia critica dell' origine , trasporto e primi progressi in Italia dell' algebra, Parme, 1791, 2 vol. in-8°, etc.
COTELEE (Louis-Barnabé), jurisconsulte, né à Montargis en 1752, m. en 1827, fut professeur de législation à l’École centrale du Loiret en 1796, juge à la Cour impériale d’Orléans, professeur de Code civil à la Faculté de droit de Paris en 1810, puis professeur de droit de la nature et des gens. On a de lui: Traité des testaments, legs e'. fidéi-coinmis, 1807; Traité analytique des droits des enfants' naturels reconnus, 1812; Cours de Droit français ou du Code Napoléon approfondi , 1813, 2 vol. in-8°; Des privilèges et hypothèques, 1820, in-8° ; Abrégé du Cours élémentaire du Droit de la nature et des gens, 1820, in-8°; Traité des intérêts, 1826, in-12, etc. — Son fils, Toussaint- Ange Cotelle, né en 1795 à Bléneau (Yonne), avocat à la Cour de cassation en 1823, professeur de droit administratif à l’École des ponts et chaussées en 1831, a écrit : Cours de Droit administratif appliqué aux travaux publics, 1835, 2 vol. in-8°, et 1838-40, 3 vol. in-8°. On lui doit aussi des éditions de Burlamaqui , Barbeyrac, Vattel , etc.
COTTÉ (Louis), météorologiste, né à Laon en 1740, m. en 1815, entra dans la congrégation de l'Oratoire , accepta un canonicat à Laon en 1784, renonça au sacerdoce en 1794, et devint conservateur de la bibliothèque du Panthéon. C’est à lui qu’on dut , en 1766, la découverte de la source minérale sulfureuse dite eau d’Enghien. Il est, pour ainsi dire, le créateur de la météorologie, qui ne consistait jusqu’à lui qu’en observations éparses; par suite de longues obsei’vations suivies, il a calculé, avec une haute probabilité, le retour périodique de certaines dispositions atmosphériques. On a de lui , outre une foule d’opuscules insérés dans les recueils des sociétés savantes : Traité de météorologie, Paris, 1774, in-4»; Leçons élémentaires d’histoire naturelle, 1787, in-12; Manuel d’histoire naturelle, pour faire suite àllouvrage précédent,
1787, in-8°; Mémoires sur la météorologie, 1788, 2 vol. in-4° ; Leçons élémentaires de physique, d’ astronomie et de météorologie,
1788, in-12, et 4e édit., 1828 ; Leçons élémentaires d'agriculture, 1790, in-12 ; Leçons élémentaires sur le choix et la conservation des grains, sur les opérations de la meunerie, de la boulangerie, et sur la taxe du pain, 1795 et 1840, in-12 ; Leçons d’histoire naturelle sur les mœurs et l’industrie des animaux, 1799,2 vol. in-12; Recherches relatives à l'influence des constitutions lunaires, boréales et australes, sur la température et les variations de l’atmosphère, 1801, in-4°.
COTTÏ (Gaspard-Herman, baron), né en 1772 à Waillet (Pays-Bas), m. en 1839, servit dans l’artillerie française depuis 1794, fut directeur de la manufacture d’armes de Turin, colonel en 1811 , maréchal de camp en 1823, chef
de la direction de l’artillerie au ministère de la guerre, et directeur général des poudres et salpêtres en 1828. On a de lui plusieurs ouvrages estimables : Instruction sur les armes à feu et armes blanches portatives à l'usage des troupes françaises, 1806; Mémoire sur la fabrication des armes portatives de guerre, 1806, in-8°; Dictionnaire de l’artillerie (dans VEncyclopédie méthodique), 1822, in-4° avec un Supplément ,
COTUGNO (Domenieo), médecin, né en 1736 à Ruvo (Pouille), m. en 1822, professeur d’anatomie à l’Université de Naples, et médecin de la cour, fit connaître, le premier, les fonctions des aqueducs de l’oreille interne, dits de son nom cntuniens, découvrit le nerf naso-palatin , donna l’explication de l’éternument , et paraît avoir le premier signalé l’existence du liquide céphalo-rachidien. On a de lui: De humanœ aquœductibus auris internet; , Naples, 1761; De ischiade nervosa, 1765; De sedibus variolarum , 1769, etc.
COURCELLES (Marie-Sidonia de Lénoncourt, marquise de), née en 1651; m. en 1685. Orpheline et trèsriche héritière à 14 ans, elle épousa le marquis de Courcelles, homme immoral et grossier, qu'elle prit aussitôt en aversion; entourée d’une société corrompue, et d’ailleurs d’un naturel porté aux intrigues , elle s’abandonna à une vie de désordres qui lui attirèrent des procès scandaleux. La marquise de Courcelles laissa des Mémoires sur sa vie et des Lettres , remarquables par l’esprit et le tour élégant et vif du style. On les a publiés, sous le titre de Vie de la marquise de Courcelles, écrite en partie par ellemême, Paris, 1808, in-12; ils font aussi partie de la Bibliothèque elzevtrienne, sous le titre de Mémoires et Correspondance de la marquise de Courcelles, 1855.
courcelles ( J. -B. - Pierre Julien, chevalier de), né à Orléans en 1759, m. en 1834, s’est occupé de recherches généalogiques, et a composé: Dictionnaire universel de la noblesse de France, Paris, 1820, 5 vol. in-8° ; Dictionnaire historique des généraux français depuis le XIe siècle, 1820-23, 9 vol. in-8° ; Histoire généalogique et héraldique des pairs de France, des grands dignitaires de la couronne, des principales familles nobles du royaume, et des maisons prindires de l’Europe, 1821-30, 12 vol. in-4° ; Nobiliaire universel de France , 1820-21, in-8°, etc.
COURT ( Joseph-Désiré) , peintre d’histoire, né à Rouen en 1798, m. en 1865, était fils d’un barbier. Il vint à Paris, dans l’atelier de Gros, et à 23 ans remporta le grand prix de Rome. En 1827, il envoya de Rome les Funérailles de César, l’un de ses meilleurs tableaux. De retour à Paris, il fit beaucoup de portraits et de la peinture de genre. Il revint à l'histoire après 1830, et donna successivement: Louis-Philippe prêtant serment à la Charte, 1832; Boissy d’Anglas saluant la tête de Féraud, 1835; la Fuite du gouverneur de Conslantine, 1839; le Retour de St Louis , 1841, etc. Pendant quelques années, Court parut abandonner encore la peinture d’histoire; mais il y revint avec éclat en 1859, dans une exposition particulière qu’il fit à Paris de ses principales œuvres. Là parut le Martyre de Ste Agnès dans le Forum romain, page de la plus grande dimension et d’un genre à la fois archéologique et historique. Ce tableau a figuré ensuite à l’exposition des beaux-arts de 1865, avec un autre, aussi grand, le Rachat des prisonniers russes par les Français pendant la campagne de Dalmatie en 1807. De tous les artistes sortis de l’éçole de Gros, Court est celui qui rappelle le mieux la manière de ce maître. C. D — y.
COURTIN ( Eustache-Marie-Pierre-Marc- Antoine ), magistrat et littérateur , né à Lisieux en 1768, m. en 1839, avocat au Parlement de Rouen en 1790, sollicita la défense de Louis XVI devant la Convention, devint substitut près la Cour criminelle de la Seine en 1803, avocat général à la Cour impériale de Paris en 1811, fut préfet de police pendant les Cent-Jours, dut s’exiler en Belgique à la 2e Restauration , obtint, en 1818, l’autorisation de rentrer en France, se fit avocat, et se livra à la littérature. 11 publia, avec le concours de nombreux savants, une Encyclopédie moderne, 1824-32, 24 vol. in-8» et 2 vol. de planches, rééditée avec modifications par MM. Didot, 1846-51, 27 vol. in-8°, avec planches, et Supplément en 12 vol., 1856-62.
COURTOIS (Edme-Bonaventure), homme politique, né à Arcis-sur-Aube en 1750, m. en 1816, député de l’Aube à l’Assemblée législative, puis à la Convention, vota la mort de Louis XVI sans appel ni sursis, fut chargé, après le 9 thermidor, de l’examen des papiers de Robespierre , entra au Comité de sûreté générale en 1795 , et bientôt après au Conseil des Anciens, prit une part active aux événements du 18 brumaire, à la suite desquels il fit partie du Tribunal, fut éliminé de ce corps en 1802, et se réfugia eu Belgique en 1815 à cause de la loi sur les régi-
cou