DES
DEL
bataille de Culloden , 1825 ; la Mort d’Élisabeth, 1827 , au musée du Luxembourg; le jeune Caumont recueilli parmi les cadavres à la St-Barthélemy , 1826; la Prise du Trocadéro, 1827, au musée de Versailles; la Mort du président Durant!, 1827 , pour le Conseil d’Etat; les Enfants d'Édouard, 1831, au musée du Luxembourg; Richelieu sur le Rhône, conduisant au supplice Cinq-Mars et de Thou, 1829 ; Mazarin mourant, 1830 ; Cromwell contemplant le cadavre de Charles 1er, 1831, à Nîmes; le Supplice de Jane Grey, 1833, appartenant au prince Demidoff; Ste Amélie , 1834; Galilée étudiant le mouvement de la terre, 1834; Assassinat du duc de Guise,
1834, son chef-d’œuvre; Charles IeT insulté par des soldats dans un corps de garde, 1837, dans la galerie Ellesmere, à Londres; Strafford marchant au supplice et béni par Laud,
1835, dans la galerie Sutherland ; Ste Cécile, 1836 ; la grande
peinture murale, à l’huile, de l’hémicycle du Palais des Beaux-Arts , à Paris, travail qui occupa l’auteur de 1837 à 1841, et où il a figuré les représentants de l’art depuis les temps antiques jusqu’à nos jours; Napoléon dans son cabinet, 1837; Pic de La Mirandole, 1842, à Nantes; Marie dans le désert, 1843; Napoléon à Fontainebleau, 31 mars 1814, au musée de Leipzig, 1847; le Passage des Alpes par Charlemagne, 1847, au musée de Versailles; le Général Bonaparte franchissant les Alpes, 1851 ; Marie-Antoinette après sa condamnation, 1851 ; Moïse exposé sur le Nil, 1853, à la galerie Rothschild; la Ccnci marchant au supplice , 1855; Hérodiade, 1855; Dernier adieu des Girondins, 1855. Dans les derniers temps de sa vie, Delaroche avait entrepris d’exécuter une suite de scènes tirées de la vie et de la mort de J.-C.; il n’a pu faire que le Christ espoir des affligés, Jésus trouvant ses disciples endormis, la Vierge chez les saintes femmes, la Vierge au pied de la croix, la Vierge rentrée chez elle après la Passion. Son dernier tableau fut une Martyre jetée dans le Tibre, pendant la persécution de Dioclétien, 1855. Delai oche s’est créé un genre mixte entre l’école classique et l’école romantique ; son exposition est sage et naturelle, son action et ses expressions vraies, son dessin pur, sa couleur brillante et harmonieuse, et ses accessoires traités avec un soin même minutieux. 11 faisait parfois de l’histoire une vaste composition, mais le plus souvent il la réduisit aux dimensions du tableau de genre. Outre ses tableaux d'histoire, il a laissé de remarquables portraits, entre autres : le Dauphin ( duc d’ Angoulême ) , en pied , 1827, au musée de Versailles ; l/lle Sontay, 1831 ; M. Guizot, 1838; le marquis de Pasloret , le général Bertrand, le pape Grégoire XVI, M. de Salvandy, M. le duc de Nouilles, M. E. Pereire, M. C. de Rémusat, M. F. Delessert, le docteur Chomel, M. Schneider, le prince Adam Czartoryski, M. Marcel Czartoryski, M. Thiers, M. de Pourlalès , Pierre Ier, Carie Ver net. B.
DELÉCLUZE (Étienne- Jean), littérateur et critique, né à Paris en 1781, m. en 1863, étudia la peinture dans l’atelier de David, obtint la grande médaille au Salon de 1808 pour un tableau de la Mort d’Astyanax , exposa en 1810 un Alexandre blessé , en 1812 les Mytiléniens troublés pendant une fête religieuse, et, depuis 1816, se livrant exclusivement aux lettres , fit la critique des œuvres d’art dans le Lycée français, le Moniteur universel, puis le Journal des Débats. Il inséra également , dans la Revue de Paris et la Revue des Deux-Mondes, de nombreuses études, savantes et judicieuses, sur les écrivains, les savants, les artistes du moyen âge et de la Renaissance. On lui doit : Précis d'un traite de Peinture, 1828, gr. in-32 (dans l’ Encyclopédie portative)-, le Vatican, 1824-33, extrait de Lettres écrites d’Italie pendant la Restauration ; Florence et ses vicissitudes (1215-1790), 1837, 2 vol. in-8°; Dona Olympia, esquisse de mœurs italiennes, 1842,2 vol. in-8°; Romans, Contes et Nouvelles, 1843, in-18, recueil d’opuscules publiés à diverses époques; une traduction de la Vie nouvelle de Dante, 1843, in-12; Grégoire VII, St François d’ Assise et St Thomas d’Aquin, 1844, 2 vol. in-8°; Roland, ou la Chevalerie, 1845, 2 vol. in-8°; Louis David, son école et son temps, 1854, in-8°; Souvenirs de soixante ans, 1862, in-12.
DELORME (Pierre-Claude-François), peintre d’histoire, né à Paris en 1783, m. en 1859, fut élève de Girodet. A 27 ans, il débuta avec éclat, par un tableau de la Mort d’Abel. Depuis, il donna la Mort de Léandre, 1814; Jésus ressuscitant la fille de Jaïre, 1817, dans l’église Sl-Roch, à Paris; Jésus-Christ apparaissant dans les Limbes, 1819, à Notre-Dame de Paris; Céphale enlevé par l’Aurore, 1822, au musée du Luxembourg; la Madeleine au tombeau de Jésus-Christ, 1839; Translation de la sainte maison de Lorette par les Anges, 1840, peinture murale à Notre-Damede-I.orette, à Paris; le Repos en Égypte, 1850, etc. Les compositions de Delorme sont peu chargées, intéressantes, et il y a souvent de l’élégance et de la grâce.
DELORT ( Jacques- Antoine-Adrien , baron) , né à Arbois (Jura) en 1773, m. en 1846, partit comme volontaire en 1791, fit toutes les campagnes de la Révolution, fut général de brigade en 1811, et couvrit, en 1813, la retraite du maréchal Suchet en Espagne. Dans la campagne de France, il combattit à Montereau, et passa général de division. En 1815, à la tête des cuirassiers, il décida la victoire de Ligny, et fut blessé à Waterloo. La Restauration le mit à la retraite. Rappelé en 1830, il fut élu député du Jura, devint aide de camp du roi Louis-Philippe, et entra à la Chambre des pairs en 1837. B.
DEMACHY (Jacques-François), chimiste, né à Paris en 1728, m. en 1803, fut directeur de la pharmacie centrale des hôpitaux civils, et a laissé : Examen chimique des eaux de Passy, Paris, 1756, in-12; Examen chimique des eaux de Verberie, 1757, in-12; Instituts de chimie, ou Principes élémentaires de cette science, 1766, 2 vol. in-8° ; Procédés chimiques, rangés méthodiquement et définis, 1769, in-8° ; Economie rustique, ou Notions simples et faciles sur la botanique, la médecine, etc., 1769, in-12; Recueil de dissertations physico-chimiques, 1774 , in-8° ; l’Art du distillateur des eauxfortes, 1775, in -fol.; l’Art du distillateur-liquoriste , 1775, in-fol.; l'Art du vinaigrier, 1780, et 4e édit., 1820, 2 vol. in-4°; Manuel du pharmacien, 1788, 2 vol. in -8°.
DEMANTE (Antoine-Marie ), jurisconsulte, né à Paris en 1789, m. en 1856, obtint par concours, 1819, le titre de professeur-suppléant à la Faculté de droit, et, en 1811, une chaire de Code civil. Il fut député de l’Eure à l’Assemblée constituante de 1848 et à l’Assemblée législative de 1849. On a de lui : Programme du Cours de droit civil français, 1830, 3 vol.; Cours analytique de Code civil, 1849-55, 3 vol.
DEMARNE (Jean -Louis), bon peintre de genre, né à Bruxelles en 1744, m. en 1829, anime ses paysages harmonieux de vigoureuses figures d’hommes ou d’animaux. Le musée du Louvre possède de lui une Noce de village, une Foire, et une Diligence sur une route.
DEMARTEAU (Gilles), graveur, né à Liège en 1729, m. en 1776, à Paris, où il était membre de l’Académie de peinture. On croit assez généralement qu’il inventa, en même temps que François (Jean-Charles), la gravure imitant le crayon.
DEMBINSKI (Henri), général polonais, né en 1791 dans le palatinat de Craeovie, m. en 1864, s’engagea comme volontaire en 1809 dans l’armée nationale du grand-duché de Varsovie, et fit avec les Français les campagnes de Russie et d’Allemagne. Député à la diète polonaise en 1825, il prit, en 1830-31, une part importante à l’insurrection contre les Russes, se réfugia en France après la reddition de Varsovie, se rendit en Hongrie en 1848 pour combattre les Autrichiens, mais, par suite de mésintelligences avec Gœrgey, fut défait à Kapolna, et abandonna le commandement. L’intervention des Russes en faveur de l’Autriche l’ayant déterminé à reprendre les armes, il essuya un échec à Szcereg, ne put empêcher Bem de livrer et de perdre une bataille près de Temesvar, et s’enfuit sur le territoire turc, d’où il regagna la France, 1849. 11 a publié : Mémoires sur la campagne de Lithuanie, 1832. B.
DEMEULEMEESTER (Joseph-Charles), graveur, né à Bruges en 1771, m. en 1836, élève de Bervic, se rendit à Rome en 1806, et y copia à l’aquarelle, avec une fidélité minutieuse, les 52 sujets bibliques dont Raphaël a orné les Loges du Vatican. En 1819, nommé professeur de gravure à l’Académie d’Anvers, il commença en 1825 à publier les Loges, en couleur et en taille-douce. Cette précieuse collection, qu’il ne put achever, a été continuée après sa mort.
DESBŒUFS (Antoine), sculpteur, né à Paris en 1795, m. en 1862, se livra d’abord à la gravure sur pierr. s fines, et l’on remarqua sa médaille du sacre de Georges IV, roi d’Angleterre, ainsi qu’un portrait en camée de Louis XVIII. Puis il reçut les leçons de Cartelier Parmi ses ouvrages de sculpture, on remarque ; la Madeleine pleurant sur le corps du Christ, 1824, dans l’église S1- Laurent, à Paris; A Aimante foudroyé, 1827, à l’Orangerie du Sénat; le Christ annonçant sa mission aux hommes, 1837, à l’église Notre-Dame-de-Lorette ; Ste Anne, 1840, à l’église de la Madeleine; l 'Ange de la prédication, à S*-Sulpice; la Science et V Histoire, 1842, dans la rotonde de la bibliothèque du Sénat; la Victoire et la Paix, bas-relief à la barrière du Trône; le Progrès humain (1855), frise du Palais de l’Industrie; une Vierge de Sparte, au musée d’Agen; un Ange gardien, au musée d’Amiens; les bustes de Marie-Thérèse au musée de Versailles, de Geoffroy-Sainl-tlilaire à l’Institut, de Lesage à la Comédie-Française, etc. Desbœufs