‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 760 sur 864 · DEY · texte numérisé non relu

DEY

DIK

fut un des six artistes admis à sculpter le fronton de l’église de la Madeleine, à Paris. B.

DESBORDES-VALMORE (Marceline-Félicité-Josèphe, Mnlc), femme poëte, néè à Douai en 1786, m. en 1869; elle vint à Paris à l’âge de 19 ans, débuta avec succès à l’Opéra-Comique, puis passa au théâtre de Bruxelles, épousa en 1817 le comédien Valmore, et renonça, peu après, à la carrière théâtrale. Douée d’une sensibilité douce, elle la répandit dans quelques romances, et, presque sans le savoir, devint poëte élégiaque. Ses premiers essais parurent en 1818. On a réuni ses inspirations en un charmant recueil d'idylles , d 'élégies, de romances, etc., Paris, 1860, gr. in-18.

DESFOSSÉS (l’amiral Romain-). V. Romain- Des-

FOSSIÎS.

DESILLES (Antoine-Joseph-Marc), né à Sl-Malo en 1767, mort en 1790, était officier au régiment du Roi infanterie, lorsque ce régiment, ainsi que ceux de Châteauvieux et de Mestre-de-Cainp, se révoltèrent à Nancy, en 1790. Bouille fut envoyé pour les faire rentrer dans le devoir. Ils allaient faire feu, quand Désilles, qui était avec son régiment, et tâchait de le contenir, se jeta à la bouche du canon pour l’empêcher de tirer, eu s’écriant : « Ce sont nos amis, ce sont nos frères : voulez-vous déshonorer vos drapeaux en tirant sur eux? » Ses efforts furent vains : atteint de trois coups de feu, partis des rangs des révoltés, il mourut de ses blessures 5 jours après.

DES MOINES., v. des États-Unis de l’Amérique du Nord, cap. de l'État d’Iowa, sur la rivière des Moines, au couti. du Moningan et du Racoon qui la forment, à 220 kil. O. d’Iowa-City; 4,000 hab. Commerce de céréales. C. P.

DESNOYERS (Auguste -Gaspard -Louis Boucher, baron), graveur, né à Paris en 1779, m. en 1857, entra dans l'atelier de Lethière, et avait déjà gravé la Léda de ce peintre, Dédale et Icare, d’après Landon, llélotse et Abélard et Vénus désarmant l’Amour, d’après Robert Lefèvre, quand il se mit sous la direction d’Alexandre Tardieu en 1799. La Vierge dite la Belle Jardinière, d’après Raphaël, 1804, fonda sa réputation. Puis il donna successivement : Psyché et l’Amour, d’après Gérard; Moïse sauvé des eaux, d’après le Poussin ; Bélisaire, d’après Gérard, 1806 ; Portrait en pied de Napoléon, d’après le même, 1808; la Vierge au ro cher, d’après Léonard de Vinci, 1812 ; la Vierge au Donataire, dite de Foligno , 1814, la Vierge au linge, et la Vierge à la chaise, d’après Raphaël ; Portrait du roi de Borne, et Phèdre et Hippolyte, d’après Pierre Guérin; la Madeleine du Corrége; la Ste Famille, d’après Léonard de Vinci ; Portrait en pied du prince de Talleyrand, d’après Gérard; Eliézer et Beberca, d’après le Poussin, 18l9 ; la Vierge aupoisson, 1822, la Visitation, 1824, Ste Catherine d' Alexandrie , 1824, la Vierge d' Allie, 1827, et la Vierge au berceau, 1831, d’après Raphaël; les Muses et les Piérides, d’après Perino del Vaga; la Transfiguration, 1840, la Belle Jardinière de Florence, 1841, et la Vierge de St-Sixle, 1846, d’après Raphaël. Desnoyers entra à l’Institut, par ordonnance royale, en 1816; on le nomma 1er graveur du roi en 1825, et baron en 1828. B.

DESl’RETZ (César-Mansuète) , physicien, né à Lessines (Hainaut) en 1792, m. en 1863, acheva ses études à Paris, fut choisi par Gay-Lussac pour répétiteur de son cours de chimie à l’Ecole polytechnique, enseigna la physique au collège Henri IV, devint professeur à la Sorbonne en 1837, et membre de l’Académie des Sciences en 1841. Il a publié : Becherches expérimentales sur les causes de la chaleur animale, 1824, broch. in-8°; Traité élémentaire de physique, 4e édit., 1836; Eléments de chimie théorique et pratique, 1828-30, 2 vol. in-8°, avec Supplément en 1835; des Mémoires, sur la chaleur latente des diverses vapeurs ; sur la combustion; sur l’action de la pile, etc. En soumettant du charbon pur à une distillation lente, au moyen d’un courant d’induction, Despretz a obtenu, sur des fils de platine, des cristaux de couleur noire, qui, mêlés avec un peu d’huile, polissent les rubis aussi vite et aussi nettement que la poussière de diamant.

DESVERGERS (Noël). V. Noël.

DEVÉRIA ( Jacques-Jean-Marie-Achille), peintre et dessinateur, né à Paris en 1800, m. en 1857, élève de Girodet, s’est fait une place distinguée dans les arts. En 1849, il fut nommé conservateur des estampes à la Bibliothèque impériale. Ses œuvres se distinguent par la vérité et la finesse de l’expression. Parmi ses tableaux religieux, placés dans les églises de Paris et des départements, on cite : T Assomption de la Vierge, 1836 ; Sf Sébastien détaché par les saintes femmes, 1837 ; le Christ en croix, 1838 ; la Visitation, 1839; l' Annonciation, la Charité, et les Trois Vertus théologales, 1841; la Vierge, Zadïarie, St Joseph et St Jean

en adoration devant l’Enfant Jésus, 1842; la Translation de la sainte case de la Vierge, 1843; St Michel ramenant à Dieu deux âmes entraînées par Satan, 1844; Ste Anne instruisant la Ste Vierge, 1845; le Begos de la Ste Famille en Égypte, 18 46; une Descente de Croix, 1848; le Mariage de la Vierge, 1850. Sur un des plafonds du Louvre, il a peint Périclès chez Aspasie recevant de Phidias l'esquisse de la Minerve du Purthénon. Plusieurs vitraux d’église (à Dreux, Boulogne, Versailles) furent exécutés sur ses cartons. Très-habile dans l’aquarelle, Devéria a laissé de charmantes compositions, fort recherchées des amateurs, le Tasse présenté à Elisabeth. d'Autriche, l' Après-Dinée chez Bartholo, la Confession, la Dernière scène du Malade imaginaire , etc. Le nombre de ses lithographies est considérable ; il aimait à y représenter les scènes heureuses, le repos, le luxe, la famille et ses joies. 11 a dessiné aussi des collections fort recherchées de costumes historiques et de travestissements. B.

devéria (Eugène-François-Marie-Joseph ) , peintre, frère du précédent, né à Paris en 1805, m. en 1865, élève de Girodet. Parmi ses œuvres, que distingue la pureté du dessin, on cite : lu Lecture de la sentence de Marie Stuart , 1827; la Naissance de Henri IV, au musée du Luxembourg; le Cardinal de Bels réclamant la liberté de Broussel et de Blancmesnil , tableau brûlé au Palais-Royal dans la Révolution de 1848; la Bataille de la Marsaille, au musée de Versailles, etc. Il a fait encore des portraits, et peint un plafond du Louvre représentant le Pugel montrant son Milon de Crotone à Louis XIV. Enfin on lui doit la décoration de la chapelle 6te-Geneviève dans l’église Notre- Dame-de-Lorette. B.

DEWEZ (Louis-Dieudonné- Joseph), historien, né à Namur en 1760, m. en 1834, fut professeur de rhétorique, et, après 1815, inspecteur général des athénées et collèges dans le royaume des Pays-Bas. On a de lui : Histoire générale de la Belgique, Bruxelles, 1805-7, et 1826-28, 7 vol. in-8°; Histoire particulière des provinces belgiques , 1816,

3 vol. in-8° ; Géographie du royaume des Pays-Bas, 1819, in-12;

Dictionnaire géographique du royaume des Pays-Bas, 1819, in-8°; Histoire du pays de Liège, 1822, 2 vol. in-8» ; Abrégé de l’histoire de la province de Namur, 1822, in-12 ; Abrégé de l'histoire du duché de Brabant, du marquisat d’Anvers , et de la seigneurie de Matines , 1824, in-12; Abrégé de l'histoire de la province du Hainaut et du Tournaisis, 1823, in-12 ; Cours d’histoire belgique, 1832, 2 vol. in-8°, etc. B.

DIDIER i Charles), littérateur, né à Genève en 1805, d’une famille protestante du Dauphiné, m. en 1864, débuta par des poésies, la Harpe helvétique (1825), Mélodies helvétiques (1830), puis vint à Paris participer à la rédaction de divers journaux républicains. Son principal ouvrage, Borne souterraine (1833), est un tableau des agitations révolutionnaires de l’Italie. On peut encore citer de lui, outre des romans et des nouvelles : la Campagne de Borne, 1842, qui rend bien l'aspect et les mœurs du pays; Promenade au Maroc , 1844; Séjour chez le schérif de la Mecque, 1856; Cinquante jours au désert , 1857; Cinq cents lieues sur le Nil, 1858, etc.

DIDRON (Adolphe-Napoléon', archéologue, né en 1806 à Hautvillers (Marne), m. en 1867, fonda à Paris une librairie spéciale d’archéologie, une manufacture de vitraux historiés, et une fabrique de bronzes et d’orfèvrerie en style du moyen âge. De 1816 à 1843, il fit un cours d’archéologie nationale à la Bibliothèque royale II a créé, en 1844, les Annales archéologiques, et publié : Bulletin archéologique du comité des arts et monuments , 1840-47,

4 vol. in 8°; Histoire de Dieu, iconographie des personnes

divines, 1843 ; Manuel d' iconographie chrétienne, grecque et la’ine, 1845; Manuel des objets de bronze et d'orfèvrerie du moyen âge (avec Borges), 1859, etc. B.

D1ÉBOLT (Georges), statuaire, né à Dijon en 1816, m. en 1861, élève de Ramey et de Dumont, remporta le grand prix de sculpture au concours de 1811, dont le sujet était la Mort de Démosthènes. Parmi ses autres œuvres, on distingue Saplio à Leuvude, et la Méditation. Diébolt travailla à la façade du Palais de l’Industrie à Paris, ainsi qu’à plusieurs pavillons du nouveau Louvre.

DIEN (Claude-Marie-François), graveur, né à Paris en 1787, m. en 1865, élève d’Audouin, remporta le grand prix de gravure en taille-douce en 1809. Parmi ses œuvres, on distingue Ste Cécile, d'après Jules Romain, 1827; le Tasse, d’après Robert Fleury, 1836; la Bataille d’Austerlitz et le Sacre de Charles X, d’après Gérard ; la Madone, d’après Murillo, 1842; la Sainte Famille, d’après Raphaël, 1848; Ste Scholastique apparaissant à St Benoit, d’après Lesueur, 1855.

DIKOA, v. forte de l’Afrique centrale (Soudan), ch.-l. du district de Pergi dans le roy. de Bornou ; 25,000 hab.

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