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Tissage de toiles de coton ; commerce de coton brut, de grains et d’arachides. C. P.
DILOLO (Lac), lac de l’Afrique austro-occidentale, par 11° 32' lat. S. et 20ü long. E., découvert en 18.54 par Livingstone. Long de 7 à 8 kil. , large de 3, il est situé sur un plateau clevé de 1,600 mèt., à la séparation des eaux entre les bassins de l’océan Indien et de l’Atlantique : son niveau s’exhaussant en juillet, saison des pluies, le trop-plein se déverse à l’E. par un affluent de la Liba, bras occid. du Zambèze, à l’O. par la Lnteinbwa, affl. du Casay, qui tombe lui-même dans le Zaïre. C. P.
DINAUX (Arthur-Martin), littérateur, né à Valenciennes eu 1795, m. eu 1864, fut l’un des fondateurs des Archives historiques et littéraires du nord de la France et du midi de la Belgique, qu’il dirigea depuis 1H48. Il a publié : Notice historique et littéraire sur le cardinal Pierre d'Ailly, 1824; les Trouvères cambrésiens, 1833; Notice sur Watleau, 1834; Notice sur 4/lle Duchesnois, 1836; les Trouvères de la Flandre et du Tournaisis , 1839; les Trouvères artésiens, 1843, etc. 11 a édité, eu 1844, l’ Histoire ecclésiastique de la ville et comté de Valenciennes par Simon Leboucq.
D1NKA (Les), peuple de l’Afrique orientale, le plus considérable de ceux qui habitent le haut Nil Blanc. Ils sont divisés en deux fractions : les Dinka inférieurs occupent la rive droite du Nil, qui les sépare des Chellouhs, depuis le confluent du Sarbat, vers 9° lat. N., jusqu’au Djebel-Dinka , vers 12° 30'; les Dinka supérieurs, séparés des premiers par les Nouers, habitent les terres marécageuses qui s’étendent du N. -O. au S.-E., entre le Bahrel-Ghazal, le Nil propre, le Bahr-el-Gaouer , jusque vers le 5° lat. N. Comptoirs français de Mirakok, Fatil, Ouaidit, ppur le commerce de l’ivoire. C. P.
DINOCOURT (Pierre-Théophile-Robert), fécond romancier, né à Doullens en 1781, m. en 1862, a gâté ses compositions par l’exagération des effets dramatiques. Nous citerons de lui : le Camisard, Paris, 1823; l’Homme des ruines, 1823; le Liqueur, 1824; le Corse, 1824; le Conspirateur, 1B26; le Duelliste , 1827; la Chambre rouge, 1829; le Chasseur noir, ou les Vaudois, 1831; la Cour des miracles, 1832; la Sorcière des Vosges, 1811, etc. Dinocourt obtint un prix Montyon, en 1840, pour un Cours de Morale sociale, à l’usage des pères de famille, in-8°.
DŒDERLEIN (Louis), philologue allemand, né àléna en 1791, m. en 1863, professeur à l’université de Berne en 1815, à celle d’Erlangen en 1819, a publié, outre une édition de Tacite (1847, 2 vol.) : Synonymes latins et Étymologies, 1826-38, 6 voi. ; la Formation des mots en latin, 1838; Manuel de synonymie latine, 1839; Manuel d’étymologie latine, 1811; Glossaire d' Homère, 1850, etc.
DCEHLER (Théodore), pianiste et compositeur de musique, né en 1814 à Naples, de parents allemands, m. à Florence en 1856, fut élève de Czerny. On a de Dœhler beaucoup de morceaux pour le piano, et un opéra inédit, Tancreda.
DOMBEY (Joseph), médecin et botaniste, né à Mâcon en 1742, m. en 1793, fit de nombreuses observations au Pérou et au Chili. Le Muséum d’histoire naturelle de Paris lui doit une multitude de pièces de zoologie et d’échantillons de minéralogie, et un herbier de plus de 1,500 plantes, avec notices précieuses sur leur culture et leur usage. Dombey a découvert le cuivre muriaté et l’euclase.
DONY (Jean-Jacques-Daniel), métallurgiste, né à Liège en 1759, m. en 1819, concessionnaire de la mine de la Vieille-Montagne en 1805, découvrit le zinc à l’état métallique, et réussit à l’extraire de la calamine en 1808. La calcination de la calamine, la fusion et le coulage du zinc furent ensuite l’objet de ses études.
DORIOLE (Pierre), homme d’Etat, né à La Rochelle en 1407, m. en 1485, est aussi appelé Doriolle , DOriole et D’Auriol. Maire de sa ville natale de 1451 à 1456, puis trésorier de Charles VII, il conserva cette fonction sous Louis XI. Bien qu’il eût pris part à la ligue du Bien public, il ne fut point disgracié. En 1468, il adressa au roi, mais sans succès, un Mémoire pour obtenir la prohibition de l’introduction des épices en France par navires étrangers. Il sévit contre les Bohémiens et autres vagabonds. En 1469, il prit une part active au procès de La Balue, dont on lui donna la bibliothèque. Nommé chancelier de France en 1472, il fut chargé de négociations auprès du duc de Bretagne et du roi d’Aragon, présida les commissions qui condamnèrent le duc d’Alençon, le connétable de Saint-Pol et le duc de Nemours, et se rendit en Angleterre en 1478, pour empêcher le roi Edouard IV de s’uuir à Maximilien d’Autriche contre la France. Il perdit le titre de chancelier en 1483, mais reçut celui de 1er président de la Cour des comptes. B.
DOROW (Guillaume), antiquaire, né à Ivœnigsberg en 1790, m. en 1846, fonda le musée des antiquités à Bonn, voyagea en Italie en 1827 avec une mission du roi de Prusse, et forma la collection d’antiquités étrusques qui fait partie du musée de Berlin. On a de lui, en allemand : Lieux de sacrifice et tombeaux des Germains et des Romains sur le Rhin, Wiesbaden, 1819-21, 2 vol. in-4° ; Antiquités orientales, ibid. , 1819-21, 2 livraisons in~4° ; Monuments germaniques et romains dans les provinces Rhénanes et Westphatiennes, Stuttgard , 1823-27, 2 vol. in-4° ; Monuments de langue et d’art antiques, Bonn et Berlin, 1823-24, 2 vol. in-8»; Notices sur quelques vases étrusques , Pesaro , 1828, in-8° ; l'Etrurie et l’Orient , Heidelberg, 1829 ; Voyage archéologique dans l'ancienne Elrurie, Paris, 1829, in-4°, etc.
DOÜAICH (Les), Maures du Sahara occidental, au N.-E. du Sénégal, entre 16° et 20° lat. N., 8“ et 15° long. O. ; mélange de Berbères Zénaga originaires du pays, d’Arabes conquérants du xie siècle, et de nègres; depuis le commencement, du xixe siècle, les Berbères ont repris le dessus et dominent le pays; ils ne. parlent cependant que l’arabe. Leur principal centre est l’oasis de l’agant, et ils commandent aux tribus lies Kountah au N., des Tajakantà l’E. , des Ouled-Sidi-Mahmoud au S. Bons guerriers et surt >ut bons cavaliers, ils font des razzias au S. jusqu’au delà du Sénégal dans le Gadiaga, le Bondou et le Bambouk, et viennent vendre des gommes, des bœufs, des moutons, des chevaux et du beurre à Bakel. Au N., ils ont des relations avec tontes les peuplades du Sahara occidental jusqu’au Maroc, et leur vendent surtout du sel, que leur fournissent les mines de Tiehyt. C, P.
DOUANES. Les lois de protection et de prohibition en matière de douanes, destinées à garantir les industriels français contre la concurrence étrangère, après avoir été inaugurées par Colbert, avaient été reprises sous le Consulat et l’Empire lors des grandes guerres avec l’Europe, et maintenues par les gouvernements de la Restauration et de Juillet, sous l’influence de la haute bourgeoisie. Cependant les doctrines du libre échange, plus favorables à l’intérêt général, avaient triomphé en Angleterre ( V. Piîel, Cobden), et étaient répandues en France par les économistes. Le gouvernement impérial songeait à appliquer ces doctrines à notre législation douanière, et, dès 1856, les tarifs furent abaissés pour l’introduction d’un certain nombre de produits ; mais, pour calmer les .alarmes des partisans de la protection, le gouvernement s’engagea à ne faire aucun changement de cette nature avant cinq ans. A la suite d’une lettre adressée le 5 janvier 1860 par Napoléon III à son ministre d’Etat, lettre qui renfermait un programme complet de réformes économiques, un traité de commerce fut signé avec l’Angleterre par l’intermédiaire du célèbre Cobden (23 janvier). La France renonçait aux prohibitions, remplacées par des droits qui devaient être ultérieurement fixés, sans pouvoir dépasser 30 p. 0/0 de la valeur; une taxe de 7 fr. par kil. était expressément fixée pour les fers anglais. L’exécution du traité était fractionnée en diverses périodes, dont la plus éloignée était reculée jusqu’au 1er octobre 1861 pour les fils et les tissus. La France obtenait en échange la franchise complète pour la plupart de ses produits à l’importation en Angleterre, ainsi que la réduction de droits en faveur de ses vins et de ses spiritueux. Ce traité, fort applaudi dans les villes maritimes, mécontenta les villes manufacturières du Nord et de l’Ouest. Mais l’introduction de nouvelles machines plus perfectionnées, la suppression des droits de douane qui frappaient les principales matières employées dans l’industrie, notamment le coton et la laine (loi du 2 mai 1860), permirent à l’industrie française de soutenir bientôt la concurrence. Des traités analogues furent ensuite conclus avec la Belgique (1er mai 1861), la Prusse (29 mars 1862), l’Italie, etc. C. P.
DOURO ou DUERO (Province du), anc. province du Portugal, située au N. de ce royaume, entre celles de Minho au N.,Tras-os-Montès à l’E., Béira au S., et l'Atlantique à l’O. Après avoir formé le S. de la province d’Entre- Douro-et-Minho, puis une province spéciale peuplée de 375,982 hab., elle a été le principal district de la province de Minho (K. ce mot au Dictionnaire). En 1867, le Douro a formé l’un des 17 départements du Portugal, ch.-l. Porto.
DüUVAINE, ch.-l. de cant. (Hle-Savoie), arr. et à 14 kil S.-O. deThonon; 540 hab.
DOYÈI1E ( Louis- Michel-François), né à Saint-Jean des Essartiers (Calvados) en 1811, m. en 1863, professa l’histoire naturelle au collège Henri IV, puis au lycée Bonaparte, à Paris; occupa la chaire de zoologie appliquée