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DUC

à l’agriculture, à l’Institut agronomique de Versailles, de 1850 à 1852, puis celle d’histoire naturelle à l’École centrale des arts et manufactures. Il a publié : Géologie, trad. de l’anglais du docteur Buckland, Paris, 1838, in-8° ; Leçons d'histoire naturelle, pour les lycées et les collèges, 1810, in-8°; sur l’Accroissement des os, 1842, in-4°, en société avec M. Serres; sur l’Organisation et les rapports naturels des Tardigrades, 1842, in-8°.Vers 1850, Doyère commença de s’occuper de la conservation des grains, et publia : Recherches sur l’alucile des céréales et les moyens de faire cesser ses ravages, 1852, in-80. Deux ans après, il perfectionna sa méthode, et l’exposa clans les deux ouvrages suivants: sur l'Ensilage rationnel, pour conserver les grains, 1856, in-8°; Conservation des grains par l’ensilnge souterrain hermétique, 1862, gr. in-8°. Son procédé consiste à avoir des silos métalliques, en tôle mince ou en zinc, enfouis dans une maçonnerie. Les administrations de la guerre et de la marine, après de nombreuses expériences, l’ont adopté, pour leurs approvisionnements, comme plus sûr et plus économique que les procédés connus. Plusieurs grands cultivateurs en ont fait aussi l’application. C. D — y.

DRAUD (Georges), bibliographe, né à Dauernheim (Hesse) en 1573, m. en 1630 ou 1635, fut prote dans diverses imprimeries de Francfort et de Bâle, puis ministre protestant. On a de lui : Bibliotheca classica, Francf. 1611 et 1625, in-4°, indication de plus de 30,000 ouvrages imprimés, rangés méthodiquement en classes ou par ordre de matières; Bibliotheca librorum germanorum classica, 1625, in-4°; Bibliotheca exotica, 1655, in-4°.

DRELINCOURT (Charles), médecin, né en 1633 à Charenton, m. en 1697. En 1655, il fut attaché à la personne de Turenne et à l'armée de Flandre; en 1663, il devint médecin du roi, et quitta Paris en 1668 pour aller occuper une chaire de médecine à Leyde. Parmi les nombreux opuscules qu’il a laissés, on remarque : Anatomicum præludium, etc., Leyde, 1670, in-12, où l’auteur compare l’anatomie des Anciens avec celle des Modernes. Ses écrits relatifs à la médecine et à l’anatomie ont été recueillis par Boerhaave, La Haye, 1727, in-4°. D — g.

DRENGOT, aventurier normand, se rendit en Italie, vers 1016, avec ses frères Rainulf et Osmond, et 250 gentilshommes, entra au service de Mélo, riche marchand de Bari, contre les Grecs, qu’il battit en trois rencontres, mais fut tué à Cannes en 1019. Rainulf néanmoins fonda le comté d’Aversa, et conquit la principauté de Capoue.

DROSTE-I1ULSHOFF ( Clément- Auguste de), savant canoniste, né en 1793 à Coesfeld ( Westpbalie), m. en 1832, professeur au gymnase de Munster de 1814 à 1817, et, depuis 1823, à l’Université de Bonn, a publié, en allemand : Du droit naturel comme source du droit ecclésiastique , Bonn, 1821 ; Manuel du droit naturel et de la philosophie, 1823 ; Considérations sur la philosophie du droit , 1824; Introduction au droit criminel allemand, 1826 ; Principes du droit commun ecclésiastique des catholiques et des protestants en Allemagne, 1828-30, 2 vol.

DROUINEAU (Gustave), littérateur, né à La Rochelle en 1800, m. en 1835. Il donna au théâtre de l'Odéon une tragédie en 5 actes, Rienzi, 1826 ; à celui de la Porte- St-Martin, un drame, l'Écrivain public, 1828, qui eurent du succès; au Théâtre-Français, un drame en 5 actes et en vers, Françoise de Rimini , 1830. On lui doit encore plusieurs romans : Ernest ou les Travers du siècle, 1829, 5 vol. in-12 ; le Manuscrit vert, 1831, 2 vol. in-8°; Résignée, 1833, 2 vol. in-8°. Drouineau avait pris une part active à la Révolution de Juillet 1830 ; attaché encore à la rédaction du journal le Constitutionnel , il s’épuisa par l’excès du travail , et tomba en démence.

DRUMANN (Charles-Guillaume), savant allemand , né en 1786 à Daustedt, près d’Halberstadt, m. en 1862, étudia d’abord la théologie à l’Université de Halle, puis, sous l’influence du philologue Wolf, les langues anciennes, dont il devint professeur en 1810. Il obtint, en 1817, la chaire de philologie à Kœnigsberg. Ses principaux ouvrages sont : Essai sur l'histoire de la décadence des Etats grecs , Berlin, 1815; l’Inscription de Rosette, Kœnigsberg, 1823; Histoire de Rome, 1834-44, 6 vol.; Principes d’une histoire de la civilisation , 1847; Boniface VIII, 1852, 2 vol.

DUBNER (Frédéric), philologue érudit, né à Hcerselgau en 1802, m. en 1867, fit de fortes études en Allemagne, professa au gymnase de Gotha, et commença à écrire dans des recueils philologiques. Il vint en France à l’âge de 30 ans, pour contribuer à une nouvelle édition du Tliesaunis grœcæ linguœ d’Henri Estienne, et à la Collection des auteurs grecs, avec traduction latine, publiées par MM. Didot. En même temps il a donné une foule

de petits classiques grecs ou latins, à l’usage des collèges, et composé une Grammaire élémentaire et pratique de la langue grecque, 1855, in-8°, ouvrage estimé. Diibner a pris part à presque tous les travaux philologiques de quelque importance, soit en France, soit en Allemagne. Lors de la découverte des Fables de Babrius , il a été un des premiers à en restituer le texte.

DU BOURDIEU (Louis-Thomas-Rose-Napoléon, baron), marin français, né en 1804, à Fort-de-France (Martinique), m.en 1857, combattit à Navarin en 1827, commanda les stations du Levant et des Antilles, devint contre-amiral en 1848, réprima les pirateries des Marocains par le bombardement de Salèh en 1851, fut nommé vice-amiral en 1852, préfet maritime à Toulon en 1853, et sénateur en 1856.

DUBREUL (Jacques) , historien et antiquaire , né à Paris en 1528, m. en 1614, fut religieux à l’abbaye de St-Germain-des-Prés, et abbé de Sle-Allyre de Clermont. Il publia, entre autres ouvrages : les Fastes et antiquités de Paris, 1605, réimprimés sous le titre de Théâtre des antiquités de Paris, 1612, ouvrage fait avec négligence.

DUBUFE (Claude-Marie), peintre, né à Paris vers 1790, m. en 1864, élève de David, débuta par des tableaux d’histoire qui eurent peu de succès : Un Romain se laissant mourir de faim, 1810; Achille prenant Iphigénie sous sa protection, 1812; Jésus-Christ apaisant une tempête, 1819. Une toile plus modeste. Apollon et Cyparisse, 1822, eut les honneurs du musée du Luxembourg. Dubufe peignit ensuite Jésus marchant sur es flots, pour l’église de S*-Leu, 1824. et la Délivrance de St Pierre, pour l’église de Chaillot, 1827. Quelques scènes sentimentales, telles que les Souvenirs et les Regrets (1827), le Nid et la Mésange (1831), eurent une très-grande vogue. Enfin Dubufe se consacra au portrait, et il sut poser, habiller et rajeunir ses modèles. 11 eut une exécution soignée, un coloris gracieux, mais la touche molle et plate. B.

DUBUQUE, v. des Etats-Unis (Iowa), ch.-l. du comté de son nom , sur la rive dr. du Mississipi , à 270 kil. N. de Burlington, aux confins de l’Illinois et du Wisconsin; 13,000 hab. Export, de plomb, houille, marbre, pierre à chaux. — Fondée par des colons français du Canada vers 1786. Évêché catholique créé en 1837.

DUCAURROY DE LA CROIX (Adolphe-Marie), jurisconsulte, né à Eu en 1788, m. en 1850, obtint, en 1820, une chaire de droit romain à la Faculté de Paris. Il fut un des rédacteurs de la Thémis , de la Revue étrangère et française de législation. Ses principaux ouvrages sont : les Institutes de Justinien nouvellement traduites et augmentées, Paris, 1813; 5e édit., 1837; les Institutes de Justinien nouvellement expliquées, 1822-35, 4 vol. in-8°; 8e édit., 1851, 2 vol. in-8° ; Juris civilis Enchiridium, 1844, 1851; Commentaire théorique et pratique du Code civil, 1848-51, en société avec MM. Bonnier et Roustain , 6 vol.

DUCHALAIS (Adolphe), archéologue, né à Beaugency en 1814, m. en 1854, abandonna le droit pour l’archéologie, entra à l’École des chartes en 1840, fut attaché aux travaux historiques d’Aug. Thierry, puis au cabinet des médailles de la Bibliothèque impériale. Il était doué d’une rare perspicacité pour l’interprétation des monuments de l’art. Le premier, il distingua, dans les monnaies carlovingiennes, celles qui émanaient des rois et celles que faisaient frapper les seigneurs féodaux. Sa Description des médailles gauloises du cabinet de France, Paris, 1846, in-8°, fut couronnée par l’Institut. Il a aussi fourni de nombreux articles à la Bibliothèque de l’École des Chartes, à la Revue archéologique, à la Revue numismatique, etc.

DUCHATEL (Charles-Marie-Tanneguy , comte), homme politique, né à Paris en 1803, m. en 1867, prit part à la rédaction du Globe sous la Restauration, fut nommé conseiller d’Etat après la révolution de 1830, député de Jonzac en 1833, devint ministre du commerce en 1834, des finances en 1836-37, et de l’intérieur de 1840 à 1848. Il entra à l’Académie des sciences morales et politiques en 1842, et fut élu membre libre de l'Académie des beaux-arts eu 1846.

DU CHAYLA (Armand-Simon-Marie, comte de Blan- QUEt), marin français, né en 1759 à Marvejols (Lozère), m. en 1826, prit part à la guerre d’Amérique, devint contre-amiral en 1796, et commanda une division de la flotte de l’expédition d’Egypte, 1798. A la bataille d’Aboukir, il insista pour que l’on marchât à l’ennemi, au lieu de l’attendre en ligne d’embossage, position défavorable. Ce dernier parti l’emporta, et fut cause du désastre. Placé à l’avant-garde, sur le vaisseau le Franklin, il tint une conduite héroïque, fut blessé très-grièvement à la tête, et emporté sans connaissance. Cependant, le navire ayant

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