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DUN

tiques, membre de l’Académie de médecine, et des Académies des sciences de Paris et de Berlin , il a publié : Recherches sur les maladies des enfants nouveau-nés, 1821, in-4° ; Essai physiologico-pathologique sur la nature de la fièvre, de l'inflammation et des principales névroses, 1823, 2 vol.; Manuel d'obstétrique, 1826 ; Causes et traitement des difformités du rachis, 1827; De l' influence des sciences médicales et accessoires sur les progrès de la chirurgie moderne, 1827, in-8° ; Sur la conformité organique dans l'échelle animale, 1832, in-4°; Recherches sur l'ostéologie et la myologie des batraciens, 1834, in-4°, ouvrage couronné par l’Institut ; Traité de physiologie comparée de l'homme et des animaux, 1838, 3 vol. in-8°; Traité des maladies de l'utérus et de ses annexes, 1833, 2 vol. in-8°.

DUJARDIN (Félix), naturaliste, né à Tours en 1801, m. en 1860, fit, de 1827 à 1834, des cours publics de géométrie et de chimie appliquée aux arts dans sa ville natale, et obtint en 1839 la chaire de minéralogie à la Faculté de Toulouse, puis celle de botanique et de zoologie à Rennes. 11 a publié: Flore d’ Indre-et-Loire, 1833; Observations sur les rhizopodes, 1835; Promenades d'un naturaliste, 1837 ; Histoire naturelle des infusoires, 1841 ; Manuel de V observateur au microscope , 1842; Histoire naturelle des helminthes, 1844, etc.

DULLER (Édouard), littérateur allemand, né à Vienne en 1809, m. en 1855. Parmi ses œuvres dramatiques, on distingue Meister Pilgrim et François de Sichingen. 11 composa aussi des poésies, qui ont été réunies à Berlin en 1815, et divers romans. Dans ses dernières années, il se consacra plus particulièrement aux travaux historiques, et publia, entre autres ouvrages : l’Empereur et le Pape, Leipzig, 1838, 4 vol.; Histoire du peuple allemand, 1840, 2 vol.; Histoire des Jésuites, 1840; Histoire de T insurrection des Pays-Bas, Cologne, 1841, 3 vol., continuation de l’ouvrage de Schiller; l'Archiduc Charles d'Autriche, Vienne, 1847.

DUMANOIR (Philippe-François Pinel, dit), auteur dramatique, né à la Guadeloupe en 1806, m. en 1865, a signé, seul ou en collaboration, 194 pièces. 11 était étudiant en droit, lorsqu’en 1827 il fit jouer au Vaudeville la Semaine des amours ; le succès le décida à travailler exclusivement pour le théâtre. 11 a donné, avec Mélesville, les Vieux péchés (1833); avec Scribe, Etre aimé ou mourir (1835) ; avec Anicet Bourgeois, la Savonnette impériale (1836) ; avec Leuven et Saint-Georges, la Maîtresse de langues (1838) ; avec Etienne Arago, le Cabaret de Lustucru (1839), et Brelan de troupiers (1843) ; avec Bayard, les Premières armes de Richelieu (1839), Indiana et Charlemagne (1840), le Vicomte de Létorières (1842) ; avec Clairville, Gentil-Bernard (1846), Clarisse Harlowe (1847), les Pommes de terre malades, Cadet-Roussel, Gribouille et compagnie, les Folies dramatiques, la Poudre-Coton, les Bourgeois de Paris: avec Brisebarre, Mme Camus et sa demoiselle (1841), Changée en nourrice, et la Fiole de Cagliostro ; avec Siraudin, la Vendetta; avec Barrière, les Toilettes tapageuses (1856); avec Dennery, Don Césarde Bazan, la Case de l'oncle Tom (1853), les Drames du cabaret. Il s’élève à la hauteur de la vraie comédie dans le Camp des bourgeoises, T Ecole des agneaux (1855), le Code des femmes, les Femmes terribles (1858). On lui doit enfin des livrets d’opéras-comiques : la Perruche [musique de Clapisson), les t /mises à porteurs (musique de Massé). Dumanoir était de l'école de Scribe et de Bayard, qui renouvela le vaudeville et le rapprocha du genre de la comédie de mœurs ou d'intrigue. Il avait de grandes analogies d’esprit avec ces deux poètes comiques. B.

DUMAS (Adolphe), poète, né vers 1810 à Bompas (Vaucluse), m. en 1861, figura parmi les plus ardents apôtres du romantisme littéraire, et mit dans ses compositions, qui ont d’ailleurs de l’éclat et de la facilité, toute l’intempérance de l’école. Nons citerons : les Parisiennes, dithyrambe en l’honneur de la Révolution de juillet 1830; la Cité des hommes, 1825, poème d’un caractère bizarre; deux drames en vers, le Camp des Croisés, 1838, et J/11' de La Vallière , 1842; Provence, 1840, recueil de poésies, etc.

DUMÉRIL (André-Marie-Constant), naturaliste, né à Amiens en 1774, m. en 1860, fut nommé par concours, en 1793, prévôt, c.-à-d. préparateur et démonstrateur de l’école anatomique de Rouen, et, en 1794, prosecteur à la Faculté de médecine de Paris, où il se lia d’amitié avec G. Cuvier. Chef des travaux anatomiques en 1799, professeur d’anatomie en 1801 dans la même Faculté, il suppléa Lacépède, de 1802 à 1825, dans la chaire d’erpétologie et d’ichthyologie au Muséum d’histoire naturelle, puis lui succéda comme titulaire. Il fut également pendant quatre années suppléant de Cuvier comme professeur d’histoire naturelle à l’Ecole centrale du Panthéon. En 1822, il passa dans la chaire de physiologie, et l’échan-

gea en 1830 contre celle de pathologie interne. Il fut admis en 1814 à l’Académie des sciences, ainsi qu’à l’Académie de médecine en 1820. En 1837, le roi Louis-Philippe le prit pour médecin consultant. Duméril occupe une belle place parmi les fondateurs de l’enseignement de l’anatomie comparée, et la Faculté de Paris lui doit les premiers fondements d’un musée anatomique. Sans compter de nombreux travaux insérés dans le Magasin encyclopédique, V Encyclopédie méthodique, le Bulletin de la Faculté de médecine, le Dictionnaire des sciences naturelles, etc., il a publié : les deux premiers volumes des Leçons d’anatomie comparée de Cuvier ( les trois autres ont été rédigés par Duvernoy), Paris, 1799; Traité élémentaire d' Histoire naturelle, 1803, 1 vol. in-8°, et 1807, 2 vol. in- 8°, réédité sous le titre d’ Éléments des sciences naturelles, 1825 et 1848, 2 vol.; Zoologie analytique, ou Méthode naturelle de classification des animaux , 1806, in-8°, ouvrage qui a surtout amélioré la classification des insectes^des poissons et des reptiles, et où se trouve créée la famille des cyclostomes; Recueil de 450 formules proposées dans les jurys de médecine, 1811-1813, in-4°; Considérations générales sur la classe des insectes, 1823, in-8°, avec 60 pl.- Erpétologie générale, ou Histoire naturelle des reptiles (avec Bibron), 1834-1854, 9 vol. et atlas de 120 pl. ; Classification des poissons (dans les Comptes rendus de l'Académie , septembre 1855 ).

DUMONT ( Jacques-Edme), sculpteur, né à Paris en 1761, m. en 1844, élève de Pajou, remporta le grand prix en 1788 pour un bas-relief représentant la Mort de Tarquin. Ses principaux ouvrages sont : une statue de Marceau, 1804, dans le grand escalier du palais du Sénat; Louis d'Outre-mer, 1806, statue en pierre, à l’église Sl-Denis ; la Clémence et la Valeur, 1808, bas-relief de l’arc de triomphe du Carrousel ; une statue colossale de Colbert, au palais du Corps législatif; Vulcain et l’histoire, 1812, bas-reliefs dans l’un des grands escaliers du Louvre; la Tragédie et la Comédie, bas-reliefs dans la cour du Louvre, 1823 ; la statue de Lamoignon de Malesherbes , 1829, au Palais de justice, etc. — Son fils, Augustin -Alexandre Dumont, né à Paris en 1801, élève de Cartellier, remporta le grand prix de Rome, en 1823, pour un Evandre sur le corps de son fils P allas, fut admis à l’Institut en 1838, et est professeur à l’École des beaux-arts depuis 1852. On a de lui : l'Amour tourmentant l’Ame, au musée du Luxembourg; la Justice, au palais du Corps législatif; le Poussin, à l’Institut; le Génie de la Liberté, qui surmonte la colonne de Juillet à Paris; François Dr, Louis Ier de Condé, le roi Louis-Philippe, au musée de Versailles; Blanche de Castille, dans le jardin du Luxembourg ; Ste Cécile, à l’église de la Madeleine ; la Vierge, à Notre-Dame-de-Lorette ; St Louis, dans le palais du Luxembourg ; le Commerce, au palais de la Bourse ; Philippe- Auguste, statue colossale, sur une des colonnes de la barrière du Trône ; le maréchal Bugeaud, à Alger et à Périgueux ; Buffon , à Montbard; le maréchal Suchet, à Lyon ; la sculpture du pavillon Lesdiguières au Louvre.

DUNDAS (James Wiiitley-Deans), marin anglais, né en Ecosse en 1785, m. en 1862, entra au service en 1799, fit partie des expéditions de Hollande et d’Egypte, assista au second bombardement de Copenhague, et devint capitaine, 1807. En disponibilité de 1819 à 1830, aide de camp de Guillaume IV en 1831, membre de la Chambre des communes depuis 1836, membre du conseil de l’Amirauté et contre-amiral en 1841, il reçut, en 1853, le commandement de l’escadre qui devait agir, avec l’amiral français Hamelin, contre les Russes dans la mer Noire, prit part au bombardement d’Odessa en 1854, et, remplacé par Lyons, fut élevé au grade de vice-amiral. B.

dundas (Richard Saunders), marin anglais, né en 1802 à Melville-Castle (comté d’Edimbourg), m. en 1861, était capitaine dès l’âge de 22 ans. Il prit part à la guerre de Chine en 1840, fut chargé de la direction des arsenaux maritimes de Deptford en 1851, siégea au conseil de l’Amirauté de 1852 à 1855, reçut le grade de contreamiral en 1853, et, nommé commandant de l’escadre envoyée dans la Baltique contre les Russes en 1855, bombarda Sveaborg, de concert avec l’amiral français Pénaud. B.

DUNOYER (Charles-Barthélemy-Pierre-Joseph), publiciste et économiste, né en 1786 à Carennae (Lot), m. en 1862, fonda en 1814, avec Charles Comte, le journal le Censeur, voué à la défense des idées libérales, et fut en butte à des poursuites multipliées de la part du gouvernement de la Restauration. En 1825, il publia : l'Industrie et la morale considérées dans leurs rapports avec la société , ouvrage qui fut refondu sous le titre de Nouveau Traité d’économie sociale, 1830, 2 vol. in-8°. Après la Révolution

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