‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 766 sur 864 · EBE ECO · texte numérisé non relu

EBE ECO

EASTLAKE (Charles Lock), peintre anglais, né en 1793 à Plymouth, m. en 1865, élève de Fuseli, chercha, dans un voyage en Italie, à se familiariser surtout avec les procédés du Tition, fit avec l’architecte Barry le voyage de Grèce en 1819, et devint membre de l’Académie royale de Londres en 1830. Parmi ses tableaux d’histoire, on a remarqué : la Fille de Jaïre ressuscitée, 1814; le Spartiate Isadas s’élançant au combat, 1827 ; Pèlerins eu vue de la ville sainte, 1828; le Christ bénissant les petits enfants; le Christ pleurant sur Jérusalem; Agar et Ismaël ; François de Carrare s’échappant de Milan avec sa femme. On lui doit aussi des toiles de genre fort estimées, dont les sujets sont empruntés à la vie des bandits, des vignerons, et des Grecs modernes, et qui attestent une véritable entente delà composition et un vif sentiment de la couleur. 11 a travaillé enfin aux fresques du nouveau palais du Parlement. Des écrits qu’il publia sur son art, les plus importants sont : Matériaux pour l’histoire de la peinture à l’huile , 1847 ; de la Littérature des beaux-arts, 1848. B.

EBELMEN (Jacques-Joseph), chimiste, né à Baumeles-Dames en 1814, m. en 1852, entra à l’École polytechnique en 1831 et à l’Ecole des mines en 1833, fut nommé ingénieur ordinaire à Vesoul en 18.36, professeur-adjoint à ia chaire de docimasie de l’Ecole des mines en 1840, secrétaire-adjoint de la commission des Annales des mines et répétiteur de chimie à l’Ecole polytechnique en 1841 , administrateur-adjoint à la manufacture de Sèvres et professeur titulaire de docimasie à l’École des mines en 1845, ingénieur de lre classe et directeur de la manufacture de Sèvres en 1847, ingénieur en chef des mines en 1852. Sous sa direction , la manufacture de Sèvres fit des progrès remarquables au point de vue de l’industrie et de l’art : le coulage fut perfectionné, et la houille substituée au bois dans la cuisson des pâtes. Ebelmen a aussi trouvé une méthode très-simple pour obtenir des combinaisons cristallisées par la voie sèche, et il a ainsi produit des imitations parfaites de plusieurs pierres précieuses, le spinelle, l’émeraude, le péridot, le corindon. On lui doit enfin des recherches très-importantes sur la composition des gaz des hauts fourneaux, sur la théorie de la carbonisation, et sur

la réduction des minerais de fer. Les Mémoires qu’il publia ont été réunis par Salvetat sous le titre de Recueil des travaux scientifiques de M. Ebelmen, 1855, 2 vol. in-8°. V. Chevreul , Notice sur M. Ebelmen , 1855. B.

ECKSTE1N (Ferdinand, baron d’), publiciste et philosophe, né eu 1790 à Altona (Danemark), de parents israélites, m. en 1861, fit ses études à Gœttingue et à Heidelberg , embrassa la religion luthérienne à dix-sept ans, puis, pendant un séjour à Rome, se convertit au catholicisme. Après avoir combattu contre la France en 1813 et en 1814, il passa au service des Pays-Bas, et était directeur de la police à Garni, lorsque Louis XVIII se réfugia dans cette ville. Ce prince l’emmena lors de la seconde Restauration, et le nomma commissaire général de police à Marseille. D'Eckstein devint, en 1818, inspecteur général au ministère de la police, et, bientôt après, fut attaché au ministère des affaires étrangères. Tout en participant à la rédaction des journaux royalistes le Drapeau blanc et la Quotidienne , il dirigea, de 1826 à 1829, une revue intitulée le Catholique, où, se rattachant à l’école de J. de Maistre et de Bouald, il traita de toutes les connaissances humaines, dans le but de les ramener à l’unité de la doctrine catholique. Après la Révolution de 1830, il ne s’occupa que de travaux littéraires, insérés presque tous dans V Avenir, la Revue indépendante, la Rev ut archéologique , le Journal asiatique , le Correspondant , etc. On lui doit en outre : De l’Espagne, considérations sur son passé, son présent et son avenir, 1836; les Eléments de la vie sociale et politique dans la tribu pastorale, 1855. B.

ÉCOLES PRIMAIRES. Une loi de 1865 oblige toute commune de 500 hab. et au-dessus à entretenir une école publique de filles, si elle n’en est dispensée par le conseil départemental, et crée deux classes d’institutrices communales, qui reçoivent un logement de la commune, et dont le traitement ne peut être inférieur à 500 et 400 fr. Elle soumet à l’inspection, comme une école publique, toute école libre qui reçoit une subvention de la commune ou qui tient lieu d’école publique. Elle accorde aux instituteurs-adjoints le même traitement minimum qu’aux institutrices, à moins qu’ils ne tiennent une simple école de

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