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hameau, cas auquel leur traitement est déterminé par le préfet.
EICHHORN ( Jean- Albert -Frédéric) , homme d’État prussien, né en 1779 à Wertheim-sur-le-Mein, m. en 1856, étudia à l’Université de Gœttingue, fut nommé membre consultant de la régence de Clèves en 1800, quartier-maître de régiment en 1801, assesseur de la cour de justice à Berlin en 1806, conseiller en 1810, entra comme volontaire dans l’armée de Silésie en 1813, prit part à l’administration centrale de l'armée alliée sous la direction du baron de Stein, puis, en 1815, à celle des départements français occupés par les troupes prussiennes, et devint conseiller d’Etat en 1817. Il contribua dès lors à la rédaction du code administratif de la Prusse, et aux négociations avec les Etats voisins au sujet des règlements de frontières, de navigation et de commerce intérieur. Directeur au ministère des affaires étrangères en 1831, il coopéra à la fondation du Zollverein. Il fut ministre de l’instruction publique de 1840 à 1848, et figura au Parlement d’Erfurt en 1850. B.
EICHSTÆDT (Henri-Charles-Abraham) , philologue allemand, né à Oschatz en 1772, m. en 1848, fit ses études à Leipzig , devint professeur d’éloquence et de poésie à l’Université d’Iéna et inspecteur de la bibliothèque, et fonda la Gazelle universelle d’Iéna. On lui doit de bonnes éditions de Diodore de Sicile, Halle, 1800-1802, 2 vol., et de Lucrèce, Leipzig, 1801, ainsi qu’une dissertation de Dramate (iræcorum comico-satyrico, Leipzig, 1793.
EJU'ILA, dép. du Mexique, dans la division militaire de Puebla ; borné par ceux de Guerrero à l’O., d’Oajaca au N., de Téhuantépec à l’E., et l’océan Pacifique au S. ; formé du S. -O. de l’anc. État d’Oajaca ; arrosé par le Chacalapa ou Rio-Verde; récolte de coton, sucre, cacao, cochenille; quelques mines d’or et d’argent; salines sur la côte. Ch.-l., Ejutla, par 99» long. O. et 16° 35' lat. N.; v. pr., Huatulco, port important.
ELGIN ( George-Charles-Constantin Bruce, comte d ), l’un des fils de l’antiquaire de ce nom ( V . le Diction.), né à Péra (Turquie) en 1800, m. en 1863, fut député de Southampton à la Chambre des communes, hérita de la pairie^ en 1842, reçut aussitôt le gouvernement de la Jamaïque et en 1846 celui du Canada, revint en Angleterre en 1854, partit en 18’58 comme ambassadeur pour la Chine, et, après la guerre contre ce pays, fut nommé gouverneur des Indes. B.
EL-GOLÈA, v. d’Afrique (Sahara septentrional), par 30° 32' 12" lat. N., et 0° 47' 31" long. E., au S. -O. du plateau des Chambâ, près des dunes de sable appelées El-Arg. Elle appartient à la tribu des Chambâ-Oum- Madhy, et compte de 12 à 13,000 hab., Arabes et Berbères; station commerciale entre le Sahara algérien et le Touât. Mais les Arabes en défendent l’entrée aux Européens ; le voyageur français H. Duveyrier, qui nous l’a fait connaître, ne put y séjourner qu’un seul jour, en septembre 1859. C. P.
ELLESMERE (Francis Egeiiton, comte d’), homme p ditique et littérateur, né à Londres en 1800, m. en 1857, fut connu d’abord sous le nom de lord Leveson Gower. Il avait déjà publié des pièces de vers et une traduction du Faust de Goethe, lorsqu’il fut élu membre de la Chambre des communes en 1832. Il ne tarda pas à rompre avec les tories, soutint la cause de la liberté commerciale, et prit part à la fondation de l’Université libérale de Londres. En possession du majorât de Bridgewater depuis 1830 par la mort de son oncle, il fut élevé à la pairie en 1846. On a de lui, sans compter quelques petits poëmes : Esquisses de la Méditerranée, 1843 ; V Archéologie du Nord , 1848. Il forma une magnifique collection de tableaux, connue sous le nom de Galerie Bridgeu-ater. B.
ELSHOECHT (Jean-Marie-Jacques, dit Cari), sculpteur, né à Dunkerque en 1791, m. en 1856, était élève de Bosio. On cite de lui : la Vierge immaculée, 1827, dans l’église de Sl-Ouen, à Rouen; deux Séraphins et deux Chérubins, à la chaire et au maître-autel de Notre-Dame-de-Lorette, à Paris; Eloa, 1835, statue inspirée par le poème d’Alfred de Vigny; le Docteur Faust, buste en bronze; la Veuve d'un soldat franc, 1846 ; les bustes du baron Larrey, du duc de Berry (au musée de Versailles), etc.
EMILIE (Gouvernement des prov. royales de I’) , nom que prirent officiellement, au 1er janvier 1860, les duchés de Parme et de Modène, et la légation pontificale de la Romagne, quand ces pays se furent affranchis de la domination de leurs souverains, à la faveur de la guerre de 1859. Ils avaient eu d’abord leurs gouvernements provisoires séparés, mais sentirent bientôt la nécessité de se confédérer pour une défense commune. Le commissaire sarde à Modène, Farini, d’abord élu dictateur dans cette ville
(27 juillet), puisa Parme (18 août), fut investi des mêmes fonctions par les Romagnols (6 novembre), et prit alors ( 24 déc. ) le titre de gouverneur des provinces royales de l’ Emilie, les trois États qu’il administrait correspondant à peu près exactement à cette ancienne province de l’Empire romain. Le 8 déc. 1859, un ministère unique fut constitué pour les trois États et établi à Modène. Le 18 mars 1860, le pays fut entièrement annexé aux États sardes, et le gouvernement de l’Émilie supprimé. C. P.
ENCKE (Jean-François), astronome, né à Hambourg en 1791, m. en 1865, élève de Gauss, servit dans l’artillerie pendant les guerres de 1813 et 1814, obtint ensuite la place d’astronome-adjoint à l’Observatoire de Seeberg près de Gotha, celle de directeur-adjoint en 1825, et fut appelé en 1826 à Berlin, où il partagea la direction de l’Observatoire avec Bode. On le nomma en même temps secrétaire de l’Académie des sciences. Encke a déterminé l’orbite de la comète de 1680, et la distance de la terre au soleil; mais sa plus importante découverte est celle des comètes à courte période. Il a publié depuis 1830 V Annuaire astronomique de Berlin, depuis 1835 les Observations astronomiques faites à Berlin, et une Méthode pour calculer les perturbations des planètes, traduite en français par Terquem et Lafon, 1859.
ENDROMIDE, grand manteau de laine dont les Romains s’enveloppaient à la suite d’exercices violents, ou en sortantdu bain. Il paraît avoir été emprunté des Grecs, où les athlètes et les lutteurs s’en servaient en quittant l’arène. On croit qu’il ne fut pas connu à Rome avant le temps de Domitien.
ENFANTIN (Barthélemy-Prosper), un des chefs du saint-simonisme, né à Paris en 1796, m. en 1864, élève de l’Ecole polytechnique, fut voyageur de commerce, s’affilia à la charbonnerie en 1823, et fonda en 1825 le journal le Producteur , afin de propager les idées de Saint- Simon. Après la Révolution de 1830, la propagande devint plus active encore. La police ferma l’établissement des saint-simoniens à Ménilmontant en 1832, et Enfantin fut condamné à un an de prison. Il alla ensuite en Égypte, se fit maître de postes à son retour, entra en 1841 dans la commission scientifique de l’Algérie, et eut un emploi dans le chemin de fer de Lyon en 1845. Il a publié : Economie politique, 1831; Morale, 1832; Correspondance philosophique et religieuse, 1847; Correspondance politique, 1849; Colonisation de VAlgérie, 1858, etc. Ses OEuvres, réunies à celles de Saint-Simon, ont paru en 1868 etsuiv., 14 vol. in-8°.
ENTRAINS-SUR-NOHAIN (Inter amnes), vge, arr. et à 18 kil. O. de Clamecy (Nièvre); 1,431 hab. On y voit les restes d’un anc. château seigneurial du xmc siècle, et la maison dite de l’Amiral, joli édifice du xvne.
ESCARÈNE (L’), ch.-l. decant. (Alpes-Maritimes), arr. et au N.-E. de Nice; 1,747 hab.
ESCHENMAYER (Charles-Adolphe), philosophe, né en 1768 à Neuenburg (Wurtemberg), m. en 1854, professa la philosophie et la médecine à Tubingue de 1812 à 1818, puis la philosophie pratique jusqu’en 1836. En histoire naturelle et en physique, sa doctrine se rapproche de celle de Schelling ; en métaphysique, elle a beaucoup de rapports avec celle de Kant. Une tendance de jour en jour plus marquée au mysticisme se manifesta dans la lutte qu’il soutint contre l’école de Hegel , et dans l’ardeur avec laquelle il défendit les prétendues apparitions d’esprits. Ses principaux ouvrages sont: la Philosophie dans sa transition à ce qui n’est pas philosophie , 1803 ; Essai d’explication de l'apparente magie du magnétisme animal par des lois physiologiques et psychiques, 1816; Psychologie en trois parties, expérimentale, pure et appliquée, 1817 ; Système de philosophie morale, 1818; Philosophie de la religion, 1818-1824 ; Droit normal, 1819-20; Dogmatique simplifiée, basée sur la raison, l’histoire et la révélation, 1826; Principes de philosophie naturelle, 1832; la Philosophie religieuse de Hegel comparée avec le principe chrétien, 1834 ; i Ischariolisme de nos jours, 1836, pamphlet contre la Vie de Jésus par Strauss ; Conflit entre le ciel et l’enfer, observé sur le démon d’une jeune fille possédée, 1837 ; Caractéristique de l'incrédulité, de la demi-foi et de la foi complète, 1838 ; Principes de philosophie chrétienne, 1840; l'Organon du christianisme, 1843; Six périodes de la religion chrétienne, 1851 ; Observations sur la construction physique de l’univers, 1852.
ESPINASSE (Esprit-Charles-Marie), général, né en 1815 à Saissac (Aude), m. en 1859, entra à l’école de S<- Cyr en 1833, gagna ses premiers grades en Afrique, commanda les zouaves, et fit, en 1849, la campagne de Rome à la tête du 42e de ligne. Colonel en 1851, il prit part à l’exécution du coup d’État du 2 décembre, et, en 1852, fut