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(Piémont) en 1781, m. en 1856. En 1814, il était médecin en chef de l’armée italienne. Ayant refusé de servir l’Autriche après les événements de 1815, il alla exercer la médecine à Milan, puis à Turin ; trois fois élu membre de l’Institut des sciences de Lombardie , il fut trois fois rayé par le gouvernement autrichien. En 1848, lors du soulèvement de la Lombardie, il fut nommé président du Comité de la santé publique, qui comprenait le service de santé de l’armée. Au retour des Autrichiens, il se retira à Varèse, dans les États sardes. Il a publié, en italien : Nouvel Essai analytique sur les maladies inflammatoires , Milan, 1821, in-8° ; De la Science de la vie, 1830; Galateo medico, conseils pour l’exercice de la médecine, 2e édit., 1841; Remarques sur la médecine pratique, 1845.
FILS AÎNÉ DE L’ÉGLISE, nom donné par la Cour de Rome aux souverains de la France. Dans un concile tenu à Orléans en 511 , Clovis fut appelé fils de l'Eglise. Lorsqu’il se convertit , il était le seul monarque qui ne professât pas l’arianisme, et quand les autres princes revinrent à l’orthodoxie, les rois de France, ayant sur eux l’antériorité de leur foi, purent être appelés fils aines de l’Eglise. C’est le pape Paul II qui , eu 1469 , confirma ce titre à I ouis XI, pour lui et tous ses successeurs.
FINELLI (Charles), sculpteur, né à Carrare vers 1780, ». en 1854, élève de Canova, membre de l’Académie de SVLuc à Rome depuis 1814, se fit d’abord connaître par un beau groupe de Mars enfant et Junon, et a laissé, entre autres œuvres remarquables: l’Amour au papillon, l’Amour en colire, et Mars, aux Beaux- Arts de Florence ; le Triomphe de César, bas-relief placé au palais apostolique de Rome ; une statue de Raphaël, à Urbin; S‘ Michel archange, dans la salle des armes du roi de Sardaigne.
FIOGO ou IIIOGO , v. du Japon , ouverte aux Européens depuis 1858, sur la côte S.-O. de l’ile de Nifon, par 34° 50' lat. N., et 132° 45' long. E. , en face de la petite île d’Awatsi. Elle sert de port à Meako et à Osaka. Exportation de cuivre, or travaillé, bronze, étoffes brochées d’or et d’argent, laques, etc. C. P.
FIRMIN (Jean-François Becquerel, dit), comédien, né à Paris en 1787, m. en 1859, entra en 181 1 à la Comédie-Française. Il excellait dans les rôles de Tartufe et du Misanthrope, du duc de Richelieu dans Mademoiselle de Belle-Isle , et de Don Juan d’Autriche de C. Delavigne. Firmin se retira du théâtre en 1845.
FLANDR1N (Auguste), peintre, né à Lyon en 1804, m. en 1842, commença par dessiner des vignettes de romances et des illustrations, puis travailla à Paris sous la direction d’Ingres, et revint professer dans sa ville natale. Au nombre de ses tableaux, on cite : Saronarole prêchant à Florence, le Repos après le bain, Vue intérieure de l’église San-Miniato à Florence, etc.
flandrin (Jean-Hippolyte) , peintre, frère du précédent, né à Lyon en 1809, m. en 1864, élève d’Ingres, remporta le grand prix de peinture en 1832, et put encore travailler à Rome sous son maître. Il fut admis à l’Institut en 1853. Ses principales œuvres sont : Dante conduit par Virgile, 1836; S1 Clair guérissant des aveugles, 1837; Jésus-Christ et les petits enfants, 1839; S1 Louis dictant ses Etablissements, pour la Chambre des pairs; S1 Louis prenant la croix, sujet de vitrail pour la ville de Dreux; Mater Dolorosa, 1845 ; Napoléon législateur, tableau commandé par le conseil d’Etat, 1847. On lui doit aussi de grandes peintures monumentales, telles que la chapelle Saint-Jean dans l’église Sl-Séverm, à Paris; V Entrée de Jésus à Jérusalem et la Marche du Christ au supplice, peintures à l’encaustique dans le chœur de l’église Sl-Germain-des-Prés ; la frise de l’entablement de la nef de S1- Vincent-de-Paul ; des figures décoratives dans le château du duc de Luynes, à Dampierre ; toute la décoration de l’église S1 -Paul, à Nîmes. Flandrin a peint encore de beaux portraits. Son dessin est très-pur, sa composition savante et d’un grand caractère, son expression élevée, mais contenue ; on voudrait moins de froideur dans le style, plus de vivacité dans le coloris. B.
FLATTERS, sculpteur, né en 1784 à Crefeld (Prusse rhénane), m. en 1844, élève de Houdon. Ses principaux ouvrages sont : la Fausse gloire, bas-relief; des statues d ’Hébé et de Ganymède; les bustes de Louis XVIII, Grétry, Talma, Haydn, Foy, Goethe, Byron; la statue de Delille, à Clermont-Ferrand; des statues du Sommeil et du Rêve, en bronze, auj. à Londres; un Amour, en bronze, auj. en Russie.
FLAVIE CÉSARIENNE, province romaine de la Bretagne. (V. Bretagne, au Supplément.)
FLERS (Camille), peintre de paysages, né à Paris en 1802, m. en 1868, fut un des premiers à rompre avec les
traditions du paysage historique, et voulut représenter la nature dans sa simplicité. Ses tableaux reflètent une teinte de mélancolie poétique, provenant en partie de la couleur où dominent les tons jaunes. Outre la peinture à l’huile, il employa le pastel et sut lui donner des qualités solides.
FLOREZ (Henri), savant espagnol, né à Valladolid en 1701, m. en 1773, entra à 14 ans chez les Augustins, et professa la théologie. Ses princ. ouvrages sont : Cursus Theologiæ, 1732-38, 5 vol. in-4°; Clave istorical, 1743, in-4°, livre sur la chronologie historique; la Espana sagrada, ô Theatro geographico-historico de la Iglesia de Espana, Madrid, 17±7-49, 29 vol. in-4°, ouvrage qui a pour l’Espagne la même valeur que la G allia christiana pour la France.
FLOUPÆNS (Marie-Jean-Pierre), physiologiste, né en 1794 à Maureilhan (Hérault), m. en 1867, étudia la médecine à Montpellier, vint ensuite à Paris, où il fit à l’Athénée, en 1821, des leçons sur la théorie physiologique des sensations, entra en 1828 à l’Académie des sciences, dont il devait être secrétaire perpétuel en 1833, fut en même temps chargé du cours d’histoire naturelle au Collège de France, reçut en 1830 la chaire d’anatomie au Muséum, remplaça Michaud à l’Académie française en 1840, et prit en 1855 une chaire au Collège de France. Député de Béziers en 1837, il fut nommé pair de France en 1846, sans cesser pour cela d’être professeur. Il a publié : Recherches physiques sur l’ irritabilité et la sensibilité, 1822; Recherches sur les propriétés et les fondions du grand sympathique, 1823; Recherches expérimentales sur les propriétés et les fondions du système nerveux dans les animaux vertébrés, 2e édit., 1842 ; Cours sur la génération, l’ovologie et l'embryologie, 1836; Analyse raisonnée des travaux de Cuvier, 1841 ; De l'instinct et de l'intelligence des animaux, 1841; Recherches sur le développement des os et des dents, 1842; Examen de la phrénologie, 1842; Fontenelle, ou De la philosophie moderne relativement aux sciences physiques, 1842; Anatomie générale de la peau et des membranes muqueuses, 1843; Mémoires d'anatomie et de physiologie , 1844 ; Buffon, histoire de ses idées et de ses travaux, 1844; Théorie expérimentale de la formation des os, 1847; Histoire de la découverte de la circulation du sang , 1854; Cours de physiologie comparée , 1854 ; De la longévité humaine et de la quantité de vie sur le globe, 1854; De la Vie et de F Intelligence, 1857; Éloges historiques, 1856-57, 2 vol.; Des Manuscrits de Buffon, 1859, etc.
FONTANIER (Victor), voyageur, né en Auvergne vers 1796, m. en 1857, fit divers voyages aux frais de l’État, et eut la direction de plusieurs consulats. Il était membre correspondant de l’Académie des inscriptions et belleslettres. On a de lui : Voyage en Orient de 1821 à 1829, Paris, 1829, 2 vol. in-8°; Voyage en Orient pendant les années 1831- 1832, ibid. , 1834,in-8°; Voyage dans l’Inde et dans le golfe Persique, par l’Égypte et la mer Bouge, 1844-47, 3 vol. in-8°.
FORSTER (Thomas-Ignace-Marie), naturaliste et astronome, né à Londres en 1789, m. vers 1850, commença dès l’âge de 16 ans la publication d’un Liber rerum naturalium, qu’il a toujours continué depuis. Des Recherches au sujet de l'influence de l’atmosphère sur la santé, 1811, amenèrent entre Arago et lui une vive polémique. L’année suivante, il souleva des protestations non moins vives par une brochure Sur l’influence des spiritueux , où il soutenait, comme J. -J. Rousseau, que l’homme n’est pas né carnivore. Plus tard, il seconda Spurzheim dans la propagation de ses doctrines phrénologiques, et composa lui-même un Mémoire sur l'anatomie comparée du cerveau, 1816. Une grande partie de sa vie fut employée à des voyages, et toujours la science en retira d’intéressantes observations. Ce fut ainsi que Forster étudia l’influence de l’air dans les maladies périodiques, le pouvoir dispersif de l’atmosphère, les couleurs des étoiles, etc. Il publia aussi un calendrier perpétuel de tous les phénomènes de l’année. Parmi ses écrits , on peut enfin citer : Pocket Encyclnpœdia for shepherds, marincrs and liusbandmen, 1826 ; Medicina simplex, 1830; Observations sur l’influence des comètes, 1836. Forster trouvait le temps encore de donner des éditions d ’Aralus, 1813, et de Catulle, 1816, et de cultiver la poésie.
FORTALEZA (Villa do Forte), nom officiel de la v. de Céara (P. ce nom dans le Dict.) au Brésil, depuis qu elle a remplacé Aracate comme ch. -1. de laprov. de Céara. C.P.
FORTOUL (Hippolyte-Nicolas-Honoré), littérateur, né à Digne en 1811, m. en 1856, publia des articles dans V Encyclopédie nouvelle de P. Leroux et J. Raynaud, la Revue de Paris et la Revue des Deux-Mondes, obtint en 1840 la chaire de littérature française à la Faculté des lettres de Toulouse, et passa en 1846" à la Faculté d’Aix en qualité