‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 775 sur 864 · FR A · texte numérisé non relu

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de doyen. Député des Basses- Alpes à l’Assemblée constituante en 1H 19, puis à l’Assemblée législative, il s’attacha à la politique du président de la République, fut quelque temps ministre de la marine en 1851, et reçut, après le coup d’Etat du 2 déc. de la même année, le ministère de l’instruction publique et des cuites. Il rendit au pouvoir supérieur la nomination des hauts fonctionnaires de l'enseignement, et réforma la législation de l’Institut. Il supprima les Académies et rectorats de départements, établis en 1850 en vue d’affaiblir l’organisation universitaire, reconstitua 16 grandes Académies , augmenta le nombre des Facultés des lettres et des sciences, créa les Écoles préparatoires à l’enseignement supérieur des sciences et des lettres, ne conserva que deux ordres d’agrégation pour les professeurs, modifia l’organisation de l’École normale et le régime financier des lycées, changea, dans ces établissements, le cours de philosophie en cours de logique, et, par le système de la bifurcation des études, prétendit donner des satisfactions distinctes et presque isolées aux aptitudes de la littérature et des sciences. Enfin il fit décréter plusieurs publications nouvelles, le Recueil des inscriptions de la Gaule et de l Algérie, les Chants populaires de la France, la Collection des vieux poètes français, et le Catalogue de la Bibliothèque impériale. Nommé.sénateur en 1853, l’Académie des inscriptions et belles-lettres l’admit encore dans son sein en 1854. On a de lui : Grandeur de la vie privée , Paris, 1838, 2 vol. in-8° ; Histoire du xvie siècle, 1838, in-18; de l'Art en Allemagne , 1841, 2 vol. in-8»; les Fastes de Versailles, 1844, gr. in-8°; Etudes d’archéologie et d'histoire, 1854, 2 vol. in-8°, où ont été réunis divers opuscules publiés antérieurement ( Elude sur la maison des Stuarts, la Danse des morts, de la Littérature antique au moyen âge, Essai sur la théorie et sur l'histoire de la peinture, etc.). B.

FOUCAULT (Nicolas-Joseph), administrateur, né à Paris en 1643, m. en 1721, fut successivement procureur général aux requêtes de l’hôtel, avocat général au grand conseil, et maître des requêtes. Intendant à Montauban, Pau, Poitiers, Caen, il fit exécuter beaucoup de ponts, de routes, de canaux et d’hôpitaux. 11 a découvert, dans l’abbaye de Moissac, le traité de Mortibus persecutorum, qu’on attribue à Lactance. Il obtint, en 1705, la création d’une Académie des belles-lettres à Caen, et. à quelque distance de cette ville, il retrouva l'ancienne cité des Viducasses.

FOUCAULT ( Jean -Bernard -Léon) , physicien, né à Paris en 1819, m. en 1868, s’occupa du daguerréotype dès son apparition, inventa, en 1844, pour les recherches d’optique, l’ appareil illuminateur , qui substitue la lumière électrique aux rayons absents ou inégaux du soleil, et, en 1846, le régulateur électro-magnétique, qui rend permanente l’action de l’appareil precedent. Dans des travaux faits en commun avec Fizeau, il compara l’éclat de la lumière d- la pile avec celui de la lumière du soleil, et démontra l’identité des deux radiations lumineuse et calorifique. Il étudia seul et trancha la question de savoir si la lumière va plus vite ou plus lentement dans le vide que dans les corps transparents. Il imagina la démonstration de la rotation de la terre à l’aide d'un pendule oscillant librement dans l’espace, et trouva le gyroscope , qui sert à la même démonstration. On lui doit encore un nouvel héliostat. Il fut nommé physicien de l'Observatoire en 1855, et membre de l’Académie des sciences en 1865. Ses travaux sont insérés dans les divers recueils scientifiques. B.

FOUCI-IER I .Toseph-Désiré) , général, né à Quélaines (Mayenne) en 1786, m. en 1860, fit les campagnes de 1 Empire de 1805 à 1815. Mis en non-activité par la Restauration, il fut rappelé au service en 1817 comme chef de bataillon dans la légion départementale de l’Orne. En 1823, il fit la campagne d’Espagne, puis alla remplir à la Martinique les fonctions de commandant militaire. De retour en 1832, promu général de brigade en 1835, général de division en 1848, il reçut la même année le com mandement de la lrc division militaire (Paris) : le 15 mai, mis à la tète de toutes les forces, il protégea l'Assemblée constituante contre l’insurrection, et dégagea l’Hôtel de ville. Il se distingua encore pendant les journées de juin 1848, où il fut blessé. Foueher fut nommé ensuite à la 2e division militaire (Lille). Admis à la retraite en 1851, il devint sénateur l’année suivante. B.

FOIJL1) (Achille), financier et homme politique, né à Paris en 1800, d’une famille israélite, m. en 1867, dirigea une importante maison de banque, fut député de Tarbes depuis 1842, représenta le dép. de la Seine à l’Assemblée constituante de 1818 et à l’Assemblée législative, reçut quatre fois le ministère des finances pendant la

présidence de Louis-Napoléon, entra au Sénat en 1852, devint, bientôt après, ministre d’Etat et de la maison de l’empereur, et reprit le portefeuille des finances en 1861. Il fut élu membre libre de l’Académie des beauxarts en 1857.

FOUMBINA, contrée d’Afrique. ( V . Adamawa, dans ce Supplément. )

FOUQUIER ( Pierre- Éloi ), médecin, né en 1776 à Maissemy (Aisne), m. en 1850, médecin de l’hôpital de la Charité en 1807, ouvrit en 1811 des cours de pathologie et de clinique, obtint une chaire à la Faculté de médecine en 1820, et devint membre de l’Académie de médecine, médecin de Charles X et de Louis-Philippe Ier. Ce fut lui qui, l’un des premiers, employa méthodiquement la noix vomique contre la paralysie des membres, et fit usage de la strychnine. Ou a de lui : une traduction des Eléments dt médecine de Brown, 1805, in-8»; Considérations sur le mode d'administration des médicaments, 1820, in-8° ; une traduction de Celse, latin-français, avec Ratier, 1823, in-8° ; un Mémoire sur les affections chroniques de l’estomac et des autres viscères de l’abdomen, avec Isidore Bourdon.

FOYATIER (Denis), sculpteur, né en 1793 h Beson, près deFeurs (Loire), m. en 1863, étudia aux Écoles des beaux-arts de Lyon et de Paris, et reçut les conseils de Lemot. Ses princ. ouvrages sont : Jeune faune, 1819; une statue de S1 Marc, en pierre, dans la cathédrale d’Arras; le Soldat laboureur, 1820, aux Tuileries; le buste du Primat ice, 1822, au musée du Louvre ; Spartacus, 1827, une des belles œuvres de la statuaire contemporaine, dans le jardin des Tuileries ; S1 Jacques, statue dans l’église Sl- Jacques-du-Haut-Pas, 1827 ; le Régent, statue en marbre exécutée pour le Palais-lîoyal, 1830; la Prudence, 1830, œuvre destinée à la Chambre des députés; Jeune fille jouant arec un chevreau, 1830, groupe détruit dans les événements de 1848, mais dont il existe une reproduction au musée de Lyon; Astydamus sauvant Lucreha et son enfant de la destruction d’ Herculanum, 1833 ; les quatre pendentifs de l’église de la Madeleine, 1834; la Siesta, 1834 ; les statues de Germanicus, dans le jardin des Tuileries, et de Suger, au musée de Versailles; Etienne Pasquier, dans la bibliothèque de la Chambre des pairs, 1841; Sle Cécile, 1843; un groupe d’Apôtres, dans l’hémicycle de la Madeleine; la Foi, au fronton de Notre-Dame-de-Lorette; le Monument de Jeanne d'Arc, à Orléans, 1855. B.

FRÆHN (Christian-Martin), orientaliste et numismate, né à Rostock en 1782, m. en 1851, fut appelé, en 1807, à la chaire de langues orientales de l’Université de Kazan, et devint plusetard directeur du musée asiatique de Sl-Pétersbourg. On a de lui : Description de quelques médailles inédites, frappées par des princes Samanides et Bouïdes, 1808; Antiquitatis muhammedanæ monumenta varia, 1810- 1822; Numophylacium orientale Pototianum, 1813; de Titulis et cognominibtts Chanorum Hordœ aureæ, 1814; de Arabicorum etiam auctorum libris vulgatis crisi poscentibus emaculari, 1815; de Nummorum Bulgaricorum fonte antiquissimo, 1816; Matériaux pour la numismatique musulmane à St-Pétersbourg, en allemand, 1819 ; Médailles lchosroennes des premiers Arabes, 1822; Nummi cufici ex variis musœis selecli, 1823 ; Recueil de petits traités relatifs à la numismatique musulmane, en allemand, 1839. B.

FRAGONARD ( Alexandre-Evariste ) , peintre d’histoire et statuaire, né à Grasse en 1783, m. en 1850, fut élève de son père et de David. Dans la peinture, où il s’est fait remarquer par un coloris brillant , il a laissé : François Ier armé chevalier, et François Ier recevant le Primalice , plafond, du musée du Louvre; Marie-Thérèse présentant son fils aux députés de la Hongrie, 1822, dans la galerie du Luxembourg; Dévouement des bourgeois de Calais, Jeanne d’Arc montant sur le bûcher, le Tasse lisant sa Jérusalem au duc de F errare, Funérailles de Masaniello , etc. Comme sculpteurs Fragonard exécuta l’ancien fronton de la Chambre des députés, la fontaine de la place Maubert, et une statue colossale de Picliegru. B.

FRANCFORT (Evénements de — en 1866). La ville libre de Francfort, résidence de la Diète, et que l’on pouvait regarder comme la capitale de la Confédération germanique depuis 1815, a souffert plus que tout autre Etat allemand des événements de 1866. Elle était mal vue des deux grandes puissances allemandes, principalement de la Prusse, comme donnant asile aux associations politiques qid désapprouvaient leur conduite dans la guerre du Danemark. Aussi, après le traité de Gastein (K. Allemagne, dans ce Supplément) , qui souleva l’opinion publique, le congrès des députés allemands se réunit à Francfort, le 1er octobre 1865, déclara le traité de Gastein attentatoire au droit qu’avaient les duchés de

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