‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 776 sur 864 · FR A · texte numérisé non relu

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l’Elle de disposer de leur sort, s'engagea à refuser aux gouvernements particuliers les crédits demandés par la Prusse pour transformer Kiel et Rendsbourg en forteresses fédérales, accusa violemment M. de Bismarck d’avoir fourni à l'étranger (France et Angleterre) l’occasion d’intervenir par des notes dans les affaires. germaniques, enfin demanda la création d’un parlement allemand. L’Autriche et la Prusse s’inquiétèrent de ces manifestations, et, sur la nouvelle que le Nalional-verein se réunirait solennellement à Francfort le 29 octobre/elles adressèrent, le 13, au Sénat de la ville une note exprimant leur étonnement que l’on tolérât ces assemblées , et annonçant qu'elles interviendraient elles-mêmes si l’assemblée municipale était impuissante à réprimer ces écarts ; la note prussienne surtout était acerbe et impérative. Sur les représentations énergiques du Corps législatif de Francfort, le Sénat répondit avec dignité (20 octobre) en contestant aux deux puissances le droit de s’immiscer dans les affaires intérieures d’un Etat indépendant. M. de Bismarck irrité voulait passer aux mesures violentes ; mais il fut arrêté par l’Autriche. — Quand la guerre fut près d’éclater entre les deux puissances, la Diète décida que la garnison austro-prussienne quitterait Francfort, où elle serait remplacée par des troupes bavaroises (9 juillet 1 8H6) . Un corps de l'armée prussienne du Mein fut dirigé contre Francfort, pour en chasser la Diète que la Prusse ne voulait plus reconnaître ; le corps d’armée fédérale qui couvrait la ville ne put la défendre, et, le 14 juillet, la Diète quittait Francfort, occupée le lô par le général prussien Vogel de Falckeustein. Dès le 17, le Sénat, le Corps législatif et l’Assemblée des représentants permanents de la bourgeoisie furent dissous en tant qu’autorités gouvernementales ; le général prussien prit l’administration de la ville en s’adjoignant comme conseillers le bourgmestre Fellner et le sénateur Millier, et frappa Francfort d’une contribution de guerre de 6 millions de florins '12,840,000 fr. ). Son successeur, le général de Manteuffel, le jour même (20 juillet) de sa nomination, ordonna à la ville de payer dans le délai de 24 heures la somme de 25,000,000 de florins (53,500,000 fr.), et imposa aux particuliers les dépenses . les plus lourdes pour le logement et la nourriture des soldats prussiens. Ces exactions exorbitantes soulevèrent l’opinion publique en Allemagne ; Fellner aima mieux se donner la mort que de prêter son concours à la spoliation de sa patrie ; un grand nombre des plus riches familles quittèrent la ville pour échapper à ees insupportables vexations. Quand le roi de Prusse eut pris solennellement possession de Francfort et des autres pays annexés (3 ootobre 1866), les habitants, espérant que la ville devenue prussienne serait traitée avec plus de douceur, demandèrent la restitution des contributions de guerre; leur demande fut rejetée. Enfin, comme, par un dernier acte de rancune, le gouvernement prussien, en organisant la nouvelle province de Hesse-et-Nassau, où était comprise Francfort, ne choisit pas cette ville, quoiqu’elle fût de beaucoup la plus importante, ni comme chef-lieu de la province, ni même comme chef-lieu de régence; l’ancienne capitale de la Confédération germanique ne fut plus qu’une sous-préfecture prussienne. C. P.

FRANCK-CARRÉ (Paul), magistrat, né à Montmorency en 1800, m. en 1862, fut procureur du roi à Paris en 1830, et, après le procès d’avril 1834, avocat général . Procureur général près la Cour royale en 1836, il eut à porter la parole devant la Cour des pairs dans les affaires d’Alibaud, de Quénisset et du prince Louis-Napoléon. Il futnommé, en 1838, premier président de la Cour de Rouen, et, en 1841, pair de France. Il a fait, à la Chambre, des rapports sur les projets de loi relatifs à des modifications au Code d’instruction criminelle, à la police de la chasse, à la forme des actes notariés, etc. En 1846, la Cour des pairs le chargea encore du rapport sur l’attentat de Lecomte contre la personne du roi.

FRANC Y, ch.-l. de canton (Haute-Savoie), arr. et à 17 kil. S.-O. de St-Julien; 800 hab.

FRANKLIN (John), marin anglais, né en 1786 à Spilsby (Lincoln), m. en 1847, assista à la bataille de Copenhague (1801) , accompagna Flinders dans l’exploration des côtes de la Nouvelle-Hollande 11802-03), se fit remarquer à la bataille de Trafalgar (1805), à l’attaque de la Nouvelle-Orléans (1814), accompagna en 1818 le capitaine Buchan dans son exploration entre le Groenland et le Spitzberg, puis fut chargé d’explorer par terre les côtes de l’Amérique septentrionale. 11 partit de la factorerie d’York, sur la mer d’Hudson, pour traverser, dans la direction du N. -O. , toute la partie presque inconnue

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