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leurs rapports avec l’agriculture et le sort des ouvriers, 1821, in-8° ; Mémoire sur l'éducation des mérinos, 1823, in-8°; Guide des propriétaires de biens ruraux affermés , 1829, in-8°; plusieurs de ces ouvrages sont reproduits dans le suivant : Recueil de Mémoires d’agriculture et d'économie rurale, 1829-41, 3 vol. in-8°. On cite encore parmi les meilleurs travaux de Gasparin : Cours d' Agriculture , 1843-47,
3 vol. in-8°; 2e édit., 1857, 3 vol. iu-8°; et Principes de l’agronomie , 1854, in-8°, où il traite de la nutrition et de la vie des plantes. On lui doit aussi une Histoire de la ville d’Orange et de ses antiquités , 1815, in-12, etc. — Gasparin (A génor-E tienne) , fils du précédent, né en 1810 à Orange, a été chef du cabinet de son père pendant ses deux ministères, puis maître des requêtes au Conseil d’Etat. Il a publié : De l’ Amortissement, 1834, in-8° ; De l'Affranchissement des esclaves, et de ses rapports arec la politique actuelle, 1839, in-8°; Intérêts généraux du protestantisme français, 1843, in-8°; Christianisme et Paganisme , 1850 , 2 vol. in-8° ; Les Ecoles du Doute et l'Ecole de la Foi, Essai sur l’autorité en matière de religion, 1853, in-8°, etc.
GA>TE1N (Traité de). V. Allemagne, dans ce Supplément.
GAUERMANN (Frédéric), peintre de paysages et d’animaux, né en 1807 à Miesenbach (Autriche), m. eu 1862, étudia sous son père, dont on a des Vues du Tyrol et des Chasses estimées. Ses ouvrages se recommandent par la vérité de l’exécution, la vigueur et l’éclat de la touche.
GAULTIER DE CLAUBRY ( Charles-Emmanuel-Simon), médecin, né à Paris en ! 785, m. en 1855, fut agrégé en exercice près la Faculté en 1823, chargé de la clinique médicale à l’Hôtel-Dieu en 1828-29, membre de l’Académie demédeeine depuis 1837, et médecin consultant de l’empereur en 1852. On a de lui, outre de nombreux travaux insérés dans les recueils scientifiques : De l’altération du virus vaccin et de l’opportunité des revaccinations , 1838 , in-8° ; De l'identité du typhus et de la fièvre typhoïde, 1814, in-8°.
GAUTHIER (Pierre-Martin), architecte, né à Troyes en 1790, m. en 1855, étudia chez Percier, et, ayant obtenu le grand prix, en 1810, alla se perfectionner à Rome, où il dessina d’ingénieuses et habiles restaurations du temple de la Paix (basilique de Constantin) et du temple de Mars Vengeur. A son retour, il fit à l’hospice de Bicêtre de grands travaux d’agrandissement et de restauration, construisit, à Paris, l’hospice des Orphelins, le vaste et bel hospice de Lariboisière, le Dépôt des glaces dans la rue Sl-Denis , l’Ecole publique de la rue de Fleuras, la chaire de l’église Sl-Gervais, l’hospice de la Reconnaissance à Garches ( près de Sl-Cloud ) , restaura la chapelle du château de Vincetmes, bâtit le monument de Fénelon à Cambrai, celui de Du Guesclin à Mende, la halle aux grains de Troyes, etc. On lui doit enfin un bel ouvrage sur les édifices de Gênes. Gauthier était membre de l’Institut depuis 1842. B.
GAV ARN1 ( Sulpice-Paul Chevalier, dit), caricaturiste, né à Paris en 1801, m. en 1866. Il prit d’abord des séries de sujets dans la vie de la jeunesse parisienne : les Lorettes, les Actrices, les Coulisses, les Fashionables, les Artistes, les Débardeurs, Clicliy, les Etudiants de Paris , Balivernes parisiennes , les Plaisirs champêtres, les Bals masqués, le Carnaval, les Souvenirs du bal Chicard, etc. Puis il peignit la société générale dans les Enfants terribles, les Parents terribles, la Politique des femmes, les Maris vengés, les Nuances du sentiment, les Petits jeux de société, les Petits malheurs du bonheur , les Impressions de ménage, les Traductions en langue vulgaire, les Propos de Thomas Vireloque, etc. On lui doit aussi quelques scènes empruntées à la population la plus misérable de l’Angleterre.
GECHTER ( Jean-François-Théodore |, sculpteur, né à Paris en 1796, m. en 1844, élève de Bosio et de Gros, se fit connaître en 1833 par un groupe représentant le Combat de Charles- Martel et d’ Abdérame. 11 donna ensuite : la Madeleine méditant sur les saintes Ecritures , 1835, ouvrage exécuté pour l’église de la Madeleine, à Paris; la Bataille d’Aboukir , bas-relief à l’arc de triomphe de l’Etoile; les statues colossales du Rhin et du Rhône, qui ornent la place de la Concorde ; St Jean Chrysostome, 1840, statue placée sous la colonnade de l’église de la Madeleine ; une statue en marbre du roi Louis-Philippe, pour la salle du Conseil d’Etat. On lui doit aussi beaucoup de petits ouvrages en bronze. B.
GEEFS (Guillaume), sculpteur, né à Anvers en 1806, m. en 1860, étudia à Paris dans l’atelier de Ramey père. Il se fit connaître à l’exposition de Bruxelles par un Jeune pâtre jetant des fleurs sur un tombeau, et fut chargé, après un concours, d’exécuter le Monument du général Belliard.
On lui confia dès lors de nombreux travaux, tels que le Tombeau du comte de Mérode dans la cathédrale de Bruxelles, le Monument de la place des Martyrs à la mémoire des victimes de la Révolution belge, une Statue du roi Léopold pour le palais de la Nation. 11 fit aussi les Monuments de Rubens à Anvers, de Grétry à Liège, de Madame de Bériot (la célèbre cantatrice Malibran) au cimetière de Laeken; une foule de bustes, parmi lesquels on distingue ceux du Roi et de la Reine des Belges, du Prince Albert d’Angleterre, du Prince et de la Princesse de Ligne; une statue de Françoise de Bimini ; des groupes de Geneviève de Brabant et du Lion amoureux, etc. Geefs était également habile dans la sculpture sur bois; son principal ouvrage en ce genre est la chaire de la cathédrale de Liège. B.
GÉMKAU (Auguste-Pierre-Walbourg), général, né à Paris en 1790, m. en 1868, fit les campagnes d’Allemagne et d’Espagne de 1809 à 1813, se distingua à Leipzig et à Waterloo, servit en Espagne en 1823, au siège d’Anvers en 1832, étouffa un mouvement insurrectionnel à Lyon en 1849, reçut le commandement du corps d’occupation à Rome en 1850, et fut nommé sénateur en 1852.
GÉNIN (François) , littérateur, né à Amiens en 1803, m. en 1856, fut élève de l’ancienne École normale, professeur au collège de Laon , et, en 1830, à celui de Strasbourg, obtint bientôt à la Faculté de cette ville une chaire de littérature, qu’il occupa jusqu’en 1837, puis vint à Paris, où il défendit avec verve, dans le journal le National, l'Université attaquée par plusieurs membres du clergé. Après la Révolution de 1848, il entra au ministère de l’instruction publique comme chef de la division des établissements scientifiques et littéraires, et y resta jusqu’en 1852. On a de lui : Essai sur les Atellanes, dans les Mémoires de la Société d’agriculture du Bas-Rhin, 1832-33; Recueil de lettres choisies dans les meilleurs écrivains français, Strasbourg, 1835, in-12; Lettres de Marguerite d’ Angoulême , reine de Navarre, Paris, 1841, in-8°; Nouvelles Lettres de la reine de Navarre au roi François /er, 1842, in-8°; les Actes des Apôtres, 1844, 3 vol. in-32; les Jésuites et l' Université, 1844, in-8° et in-12; Des Variations du langage français depuis le XIIe siècle , 1845, in-8°; Lettres sur quelques points de philologie française, 1846, in-8° ; Lexique comparé de la langue de Molière et des écrivains du xvne siècle, 1846, in-8°, ouvrage couronné par l’Académie française ; OEuvres choisies de Diderot, précédées de sa Vie, 1847,2vol. in-12; Oul’Eglise , ou l'État, 1847, in-8°; la Chanson de Roland, poème de Théroulde, avec une Introduction et des Notes, 1850, grand in-8° ; Eclaircissement de la langue française de J. Palsgrave , suivi de la Grammaire de Gilles du Guez , avec une Introduction, 1852, in-4°; Maistre Pierre Patelin, avec une Introduction et des Notes , 1854 , grand in-8» ; Récréations philologiques, 1856, 2 vol. in-8°; une traduction des Satires d’Hoi’ace, dans la collection des Classiques latins de
M. D. Nisard. Musicien instruit, élève de Reicha, il a
encore rédigé la partie musicale dans la Revue indépendante, écrit une messe , exécutée dans l’église de SMLeu, et un opéra-comique sur des paroles de Planard , On ne s'avise jamais de tout, 1843. B.
GENIX (S1-), ch.-l. de cant. (Savoie), arr. et à 24 kil.
N. - O. de Chambéry, au confi. du Guier et du Rhône,
GEOFFROY-SAINT-HILAIRE (Isidore), fils du célèbre naturaliste de ce nom, et naturaliste lui-même, né à Paris en 1805, m. en 1861. Savant dès sa jeunesse, à 21 ans, il présenta à l’Institut un Mémoire sur les mammifères ; à 27 ans, il succéda à Latreille, à l’Académie des sciences, 1833. L’année suivante, il fut nommé aide-naturaliste de zoologie au Muséum, puis suppléant à la Faculté des sciences de Paris, 1837 ; professeur à la Faculté de Bordeaux, 1838; inspecteur de l’ordre des sciences, à l’Académie de Paris, 1840; professeur de zoologie au Muséum, 1841; et inspecteur général de l’instruction publique, 1844. Frappé de l’idée qu’il fallait rendre la zoologie d’une utilité pratique, il fonda, sous le patronage de l’empereur Napoléon III et des principaux souverains de l’Europe, la Société impériale de zoologie et d’ acclimatation , dont il fut président, 1854, et qui se propose surtout de multiplier en France toutes les espèces d’animaux pouvant servir à l’alimentation ou au service de l’homme. 11 a donné aussi l’idée et le plan du Jardin d’acclimatation créé dans le bois de Boulogne, à Paris. Geoffroy-Saint-Ililaire a laissé : Histoire générale et particulière des anomalies de l’organisation chez l’homme et les animaux , ou Traité de tératologie, 1832-36, 3 vol. in-8° et atlas; Essais de Zoologie générale, ou Mémoires et notices sur lu zoologie-générale, l’anthropologie et l'histoire de la science, 1840, in-8°; Hist. naturelle des insectes et des mollusques, 1841, 2 vol. in-12 ; Vie,