GER
travaux et doctrine scientifique d’Etienne Geoffroy- Saint-Hilaire, 1847, in-8°; Hist. naturelle générale des règnes organiques, principalement étudiée chez l'homme, 1854-57 , 5 vol. in-8°, etc.
GEORGES (Marguerite-Joséphine Wemsier, dite Mlle) , actrice, née à Bayeux en 1787, m. en 1867, reçut les leçons de Mlle Raucourt, débuta en 1802 au Théâtre-Français dans les rôles de reines, et se posa bientôt en rivale de Mlle Duchesnois. Elle quitta Paris à l’improviste en 1808, pour parcourir l’Allemagne et la Russie, obtint d’y rentrer en 1813, mais, ayant encore disparu en 1816, fut rayée de la liste des sociétaires. Après avoir passé sur le théâtre de l’Odéon, où elle joua encore la tragédie, elle fut, de 1831 à 1840, attachée à celui de la Porte-Saint- Martin, et eut de grands succès dans le drame (la Tour de Nesle, Lucrèce Borgia, le Manoir de Montlouvier, Marie Tudor, etc.).
GEORGET (Jean-Etienne), médecin, né en 1795 à Vernou, près de Tours, m. en 1828, acquit presque seul les connaissances nécessaires pour étudier la médecine , vint à Paris, passa le doctorat en 1819, et fut attaché à l’hospice de la Salpêtrière. L’Académie de médecine l’admit parmi ses membres. 11 a laissé : De la Folie, 1820, in-8»; Physiologie du système nerveux et spécialement du cerveau, 1821, 2 vol. in-8°; Discussion médico-légale sur la folie ou aliénation mentale, 1826, in-8°, où il soutient que l’instinct sanguinaire peut se manifester accidentellement, irrésistiblement, et sans motifs raisonnables, chez l'homme le plus honnête; Des Maladies mentales considérées dans leurs rapports avec la législation civile, 1827, in-8°.
GÉRAMB (Ferdinand, baron de), né à Lyon en 1772, d’une ancienne famille hongroise , m. en 1848 , entra au service dans l’armée autrichienne , arriva au grade de colonel, se fit recevoir chevalier de Malte, combattit contre les Français en Espagne, fut arrêté en 1812, par ordre de Napoléon Ier, au retour d’un voyage à Londres, et, pendant sa captivité à la Force, tourna ses pensées vers la religion. Délivré lors de l’entrée des alliés dans Paris , il se fit bientôt recevoir religieux de la Trappe au Port-du-Salut , près de Laval , sous le nom de P. Marie- Joseph, et devint procureur général des Trappistes. Obligé de sortir de France après la Révolution de 1830 , il fit le pèlerinage de la Terre-Sainte, en 1831, et, depuis cette époque , employa son temps à visiter Rome et les diverses maisons de son ordre en France et en Allemagne. Outre des ouvrages ascétiques , il a laissé : Pèlerinage à Jérusalem et au mont Sinaï , 1836, 3 vol. in-12; Voyage de la Trappe à Borne, 1844, in-12, ouvrages pleins d’intérêt. B.
GERAPlD, comte de Roussillon , dont les romanciers ont fait le héros idéal de la lutte féodale contre la royauté carlovingienne, possédait les deux Bourgognes, l’Auvergne, la Gascogne, la Provence, les comtés de Narbonne et de Barcelone. Il épousa Berthe, sœur de la femme de Charles le Chauve, et eut avec ce prince de grands démêlés. Charles le Chauve lui prit et détruisit la forteresse de Roussillon, près de Châtillon-sur-Seine. Gérard, réduit à se cacher sous un déguisement de charbonnier, n’obtint son pardon et la restitution de ses États qu’au bout de 22 ans, sur la prière de Berthe.
GÉRAUD (Pierre-Hercule-Joseph-François), archéologue, né en 1812 au Caylar (Hérault), m. en 1844, élève de l’École des Chartes en 1837. On a de lui : Paris sous Philippe le Bel, 1837, in-4° , ouvrage qui fait partie de la collection des Documents inédits sur l'histoire de France ; Essai sur les livres de l'antiquité, particulièrement chez les Bomains, 1838, in-8°, livre bien fait, et plein de recherches curieuses ; une édition annotée de Guillaume de Nangis, pour la Société de l’Histoire de France, 1845 et suiv.,
2 vol, in-8°. Il a donné aussi des articles à la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes et au Bulletin de la Société de l'Histoire de France. B.
GERBET (l’abbé Olympe-Philippe), né en 1798 à Poligny (Jura), m. en 1864, fut un des principaux disciples de Lamennais, et collabora avec lui au journal V Avenir. Cette publication ayant été censurée par le S'-Siége, il fit sa soumission, écrivit de nombreux articles de philosophie religieuse dans l'Université catholique, devint vicaire général de Paris et d’Amiens, et fut nommé, en 1853, évêque de Perpignan. On a de lui : Des Doctrines philosophiques sur la certitude dans leurs rapports avec les fondements de la théologie, 1826 ; Du Dogme générateur de la piété catholique, 1829; De la Controverse chrétienne depuis les premiers siècles jusqu'à nos jours, 1831; Conférences de philosophie catholique, 1832-34; Réflexions sur la chute de M. de Lamennais, 1838; Esquisse de Borne chrétienne, 1844-50, 2 vol.; Livre de Ste Théodosie, 1854, etc. B.
GÉS
GERDY (Pierre-Nicolas), chirurgien, né en 1797 à Loches (Aube), m. en 1856, chirurgien des hôpitaux en 1825, publia : Essai d’analyse et de classification naturelle des phénomènes de la vie, 1823; Traité des bandages, 1826; Analyse de l’histoire de la santé, 1827 ; Anatomie des formes extérieures, 1829 ; et Anatomie comparée des formes du corps humain, 1830. Il venait encore de faire paraître une Physiologie médicale didactique et critique, 1832, quand il obtint, en 1833, la chaire de pathologie externe à la Faculté de médecine. Il entra à l’Académie de médecine en 1837. A sa mort, il était chirurgien de la Charité. Parmi ses derniers travaux , on remarque : Résumé des principales recherches d'anatomie , de physiologie et de chirurgie de M. Gerdy, 1843, in-8°; Physiologie philosophique des sensations et de l’intelligence, 1846, in-8°. Gerdy fut député de l’Aube à l’Assemblée constituante de 1848. Il n’a pas eu le temps d’achever sa Chirurgie pratique, 1851-57, 4 vol. in-8°, dont le dernier a été publié après lui. On trouve encore beaucoup d’écrits de lui dans les recueils scientifiques, entre autres : Cure radicale des her ■ nies (dans le Bulletin de Férussac, t. 1er) ; Mémoire sur la structure des os ( Bulletin clinique, 1835) ; Sur l’État matériel des os malades ( Archives de médecine, 1836) ; De l' Inflammation des os (dans V Expérience, 1843) ; Sur la Vision des somnambules, Sur le Magnétisme, Sur l’Arsenic (dans le Bulletin de l'Académie, 1841) ; La Rétraction des tissus albuginés ( ibid . , 1844 et 1847). V. Broca, Éloge historique de Gerdy, dans le Moniteur des hôpitaux, 5 juillet 1856.
GERENTE (Henri-François-Thomas) , habile peintreverrier, né en 1814, m. en 1849, a imité avec beaucoup d’art les vitraux des plus belles époques de l’art chrétien. Les églises de S'-Germain-des-Prés à Paris, et de Notre- Dame-de-la-Couture au Mans, l’abbaye de Sl-Denis, la cathédrale de Dijon, celles de Cantorbéry et d’Ély en Angleterre, renferment des verrières de sa composition. Il l’emporta, en 1847, au concours pour l’exécution des vitraux à remplacer dans la Sainte-Chapelle de Paris. B.
GERHARDT (Charles-Frédéric), chimiste, né à Strasbourg en 1816, m. en 1856, fit ses études au gymnase protestant de sa ville natale, à l’Ecole polytechnique de Carlsruhe et à l’Université de Leipzig, et alla se perfectionner dans le laboratoire du célèbre Liebig, à Giessen. A son retour en France, il fut nommé professeur à la Faculté des sciences de Montpellier; mais, en 1848, il quitta spontanément cette chaire pour fonder à Paris un laboratoire de chimie pratique. En 1855, par suite de nécessités financières, il accepta la double chaire de chimie de la Faculté des sciences et de l’École de pharmacie de Strasbourg. Les études de Gerhardt ont surtout porté sur la chimie organique, qu’il chercha, de concert avec Laurent, à faire entrer dans une voie plus philosophique. Il s’attacha principalement, en prenant pour guide les idées d’ Ampère, à grouper les composés organiques, si nombreux, sous un petit nombre de types et de familles, d’après l’ensemble des caractères et les analogies de constitution intime. Indépendamment d’une quarantaine de Mémoires qu’il publia seul ou en collaboration avec Laurent et Cahours, et qui sont imprimés dans les Annales de chimie et de physique (2e et 3e série), on lui doit : Précis de chimie organique, Paris, 1844, 2 vol. in-8°; Introduction à l’étude de la chimie par le système unitaire, 1848, 1 vol. in-18; Aide- Mémoire pour l'analyse chimique, à l'usage des élèves des laboratoires de chimie, 1852, 1 vol. in-18; Précis d’analyse chimique qualitative , avec Chancel, 1855, 1 vol. in-18; Traité de chimie organique, suite à la Chimie de Berzélius, 1853-56, 4 vol. in-8°. Gerhardt a encore traduit en français divers ouvrages de Berzélius et de Liebig. J. G.
GÉRUZEZ (Nicolas-Eugène), littérateur, né à Reims en 1799, m. en 1865, élève de l”École normale, fut professeur-suppléant d’éloquence française à la Faculté de Paris de 1833 à 1852, puis secrétaire de cette Faculté. Il a publié : Cours de philosophie, 1833 ; Histoire de l'éloquence politique et religieuse en France aux xive, xve,et xvi e siècles, 1837-38, 2 vol.; Essais sur l’éloquence et la philosophie de St Bernard, 1839; Leçons de mythologie, 1844; Cours de littérature, 1846 ; Histoire de la littérature française jusqu’en 1789, 1852; Essais d'histoire littéraire, 1853, 2 vol.; Histoire de la littérature pendant la Révolution, 1859. On a recueilli après sa mort ses Mélanges et Pensées, 1866. B.
GÉSÉNIUS (Frédéric-Henri-Guillaume), célèbre orientaliste, né à Nordhausen en 1785, m. en 1842, fut professeur au gymnase de Helmstædt, répétiteur de théologie à Gœttingue en 1806, professeur de littérature ancienne au gymnase d’Heiligenstadt en 1809, et, depuis 1810, de théologie à l’Université de Halle. Ses principaux ouvrages sont : Dictionnaire abrégé hébreu et chaldéen, Leipzig, 1810-1812,