‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 784 sur 864 · GIR · texte numérisé non relu

GIR

2 vol. in-8° ; Livre élémentaire pour apprendre l’hébreu , Halle, 1813-14, 2 vol. in-80, comprenant une grammaire, des morceaux choisis de la Bible, et un lexique ; Histoire de la langue et de l'écriture hébraïques, Leipzig, 1815, in -8°; de Pentateuchi Samaritani origine, indole et auctoritate, Halle, 1815, in-4° ; Système grammatical et critique de la langue hébraïque, comparée aux dialectes de la même famille, Leipzig, 1817, in-8° ; une traduction d'Isaïe, avec commentaire philologique, critique et historique, ibid., 1820- 21, 3 vol. in-8° ; De Samaritanorum theologiâ, Halle, 1822, in-4°; Thésaurus philologico-criticus linguæ hebraïcæ et chaldaïcæ Veteris Testamenti, Leipzig, 1827-53, 6 part. in-4° ; Etudes paléographiques sur l'écriture phénicienne et carthaginoise, ibid., 1835, in-4» ; Scripturœ linguœque Phœniciœ monumenta quotquot supersunt, ibid., 1837, 3 part. in-4°.

GHARDAYA, v. du Sahara algérien, la plus importante de l'Oued-Mzâb, par 32° 28' 36" lat. N. , et 1° 33' 54" long. E.; 12 à 14,000 hab., Berbères, Arabes, et 2 à 300 Juifs. Commerce avec l’oasis de Touât, d’où les caravanes apportent des plumes d’autruche, de l’or, du henné, de l’alun , du salpêtre, etc. La ville est gouvernée , sous l’autorité française, par une Djemaa ou assemblée de notables. C. P.

GHAT ou RHAT (Oasis de), dans le Sahara septentrional, au S. -O. du Fezzan, entre 24° 26' lat. N. et 5°-7° long. E. C’est une longue vallée étroite, entre les chaînes d’Akakous à l’E., de Kasr-Djenoun à l’O., et les monts d’Azghar au S. Le ch.-l. est Ghâl , petite ville ayant au plus 600 hab. permanents. L’oasis est au pouvoir des Touaregs Azghar. Au-dessous des Azghar sont les Imghad, population d’origine touareg, mais mélangée avec les nègres. Le marché de Ghât, d’octobre à décembre, est un des plus importants de l’Afrique. C. P.

GIBSON (John), statuaire, né à Gyffyn, près de Conway (pays de Galles), en 1791, m. en 1866, débuta par des travaux d’ornemaniste à Liverpool, puis produisit divers ouvrages : le Temps, les Saisons, Cupidon, qui lui valurent l’appui de Roscoe. Une souscription le mit en mesure d’aller étudier en Italie, où il reçut les leçons de Canova et de Thorwaldsen. Il passa presque toute sa vie à Rome. Ses principales œuvres sont : Mars et Vénus , dans la galerie de Chatsworth; Héro et Léandre ; Psyché enlevée par les Zéphyrs ; Cupidon en berger; Hébé; Saplio ; Proserpine; l'Aurore; l’Amazone blessée; Hylas emporté par les Nymphes ; le Monument de Huskisson, dans le cimetière de Liverpool ; la statue de la reine Victoria, au palais de Buckingham; celle de Robert Peel, à l’abbaye de Westminster, etc.

GIESELER (Jean-Charles-Louis), théologien protes- > tant, né en 1791 à Petershagen, près de Minden, m. en 1854, fit ses études à Halle, prit les armes pour l’indépendance de l’Allemagne en 1813, fut nommé corecteur du gymnase de Minden en 1817, recteur de celui de Clèvesen 1818, professeur de théologie à l’Université de Bonn en 1819 et à celle de Gœttingue en 1831. On a de lui : Essai historique et critique sur l’origine et sur les premières destinées des Evangiles, Leipzig, 1818, in-8°; Manuel de l’histoire ecclésiastique, dont il ne donna que 3 vol., Bonn, 1824-53, et achevé en 2 autres vol. par Redepenning, 1855-57 ; Histoire des dogmes jusqu’à la Réformation, ouvrage posthume, Bonn, 1855, in-8°.

G1L Y ZARATE (Antonio) , auteur dramatique espagnol, né en 1793 au palais de l’Escurial, où ses parents, comédiens de profession, jouaient devant la Cour, m. en 1861, fut envoyé en France pour faire ses études, et, de retour dans son pays, consacra ses loisirs à la littérature dramatique, et composa trois pièces, V Entremetteur, en prose, le Guetteur de nouvelles et Un an après la noce, en vers. En 1828, il fit représenter une tragédie de Don Pedro de Portugal, puis donna Blanche de Bourbon , tragédie classique (;1835), Charles II, drame romantique (1836), Rosmunda (1840), Don Alvaro de Luna, Masaniello , Guzman le Brave , Guillaume Tell, Gonzalve de Cor doue , Charles-Quint, etc. Il fut professeur d’histoire littéraire au lycée de Madrid , et publia en cette qualité un Manuel de Littérature, 1846 et 1851, 3 vol. B.

GIRARD (Jean), vétérinaire, né en 1770 à Follet (Auvergne), m. en 1852, fit ses études à l’école d’Alfort, et y devint professeur en chef, et directeur. Ses travaux principaux sont : Tableaux comparatifs de l’anatomie des animaux domestiques les plus essentiels à l’agriculture, 1799; Traité d'anatomie vétérinaire, 3e édit., 1820, 2 vol.; Traité du Pied considéré dans les animaux domestiques , contenant son anatomie, ses difformités, ses maladies, 2e édit., 1828, in-8°; Mémoire sur le claveau et sur les avantages de son inoculation, 1818, in-8°; Mémoire sur les calculs vésicaux et sur

les opérations de la taille dans le cheval, 1823, in-8°; Notice sur la maladie qui règne épizootiquement sur les chevaux, 1825, in-8°; Traité des hernies inguinales dans le cheval et autres monodactyles, 1827, in-4°.

girard (Jean-Baptiste, comte), général français, né à Aüps (Var), en 1776, m. en 1815, partit comme volontaire en 1793, fit les guerres de la Révolution, et fut nommé général de division sur le champ de bataille d’Ocana, 1809. Vainqueur à Gébora, surpris à Cacerès avec 1,800 hommes, il s’ouvrit passage à travers 14,000 Anglais. A la bataille de Lutzen, 1813, blessé de plusieurs coups de feu, il refusa de s’éloigner : « C’est ici, dit-il, que tout cœur vraiment français doit savoir vaincre ou mourir. » Dans la même campagne, il commanda un corps de 30,000 hommes chargé d’opérer en avant de Magdebourg. Après le retour de l’ile d’Elbe, nommé pair de France, il commanda une division au début de la campagne de Belgique, et fut tué à la bataille de Ligny. Napoléon disait de Girard qu’il avait éminemment le feu sacré.

GIRARDIN (Alexandre, comte de), frère de Stanislas Girardin, né en 1776, m. en 1855, servait dans la marine dès l’âge de onze ans. Il se distingua à Austerlitz, où, avec 10 hommes, il fit 400 prisonniers et prit 4 pièces de canon, à Osonio en Espagne, à Monterey en Portugal, à Ostrowno, où, avec 2 bataillons, il repoussa 6,000 Russes, et, par sa brillante conduite à Champaubert et à Montmirail, mérita le grade de général de division. Il fut premier veneur de Louis XVIII et de Charles X. On a de lui : Projet de législation sur les chasses, Paris, 1817, in-fol.; Sur le remboursement des rentes 5, 4 1/2 et 4 p. 100, ibid., 1836 et 1837, in-8°; des Places fortes, 1837, in-4°; Des Inconvénients de fortifier les villes capitales et d’avoir un trop grand nombre de places fortes, 1839, in-8°; la Question chevaline simplifiée, 1843, in-8°; Mémoire sur la situation politique et militaire de l’Europe, et sur le droit de visite, 1844, in-8°; Sur l’Etat de la population en France et sur ses conséquences, 1844, in-8°. M. Emile de Girardin est son fils. B.

girardin (Delphine Gay, Mra0 Emile de), femme de lettres et poète, née à Aix-la-Chapelle en 1804, m. en 1855, reçut de sa mère, Mme Sophie Gay, une éducation toute littéraire, fut produite dès l’âge de 15 ans dans les salons, dont elle fit l’ornement par son esprit , son naturel et sa beauté, et remporta, en 1822, un prix extraordinaire de l’Académie française pour une pièce de poésie intitulée : Le Dévouement des médecins français et des sœurs de Ste-Camille dans la peste de Barcelone. En 1824 , parut son 1er recueil d 'Essais poétiques, où l’on remarqua Magdeleine, le Bonheur d'être belle, et Ourika. Puis, elle chanta tour à tour les belles peintures de Gros au Panthéon dans une Hymne à Ste Geneviève, le sacre de Charles X dans la Vision de Jeanne d'Arc, l’héroïsme des Grecs dans la Quête, 1825. Divers chants sur la Mort de Napoléon, la Mort du général Foy, etc., l’avaient fait surnommer la Muse de la patrie. Elle fit un voyage en Italie, 1826-27, où les Romains la reçurent par acclamation membre de l’Académie du Tibre, et la conduisirent en triomphe au Capitole, et qui lui inspira de nouveaux chants. Mariée à M. Emile de Girardin en 1831, elle écrivit plusieurs romans et nouvelles, où l’on remarque la finesse de l’observation, la vivacité de l’esprit, et l’élégance du style : le Lorgnon, 1831; Contes d une vieille fille à ses neveux, 1832, 2 vol. in-12 ; le Marquis de Pontanges, 1835, 2 vol. in-8° ; la Canne de M. de Balzac, 1836. Dans l’intervalle, parut le poème de Napoline, 1833. De 1836 à 1839, elle fournit au journal la Presse, sous le pseudonyme de vicomte de Launay, 57 Lettres parisiennes, causeries aimables, pétillantes de verve et d’esprit, sur la littérature, les arts, la politique, les salons, etc., et qui ont été réunies en 3 vol. in-18, Paris, 1856. En 1839, elle se mit à travailler pour le théâtre. On joua avec un certain succès deux tragédies, Judith, en 3 actes, 1843, et Cléopâtre, en 5 actes, 1847 ; puis, Lady Tartuffe, comédie en 5 actes et en prose, 1853; la Joie fait peur, comédie en un acte et en prose, etc. Dans ses dernières années, Mme de Girardin avait encore publié un roman, Marguerite ou les Deux Amours, 1853, et une charmante nouvelle, Il ne faut pas jouer avec la douleur, 1853. F — T.

GIRAUD (Pierre), cardinal, né en 1791 à Montferrand, près de Clermont, mort en 1850. Prêtre en 1815, il prit part, de 1818 à 1823, aux missions qui furent faites dans sa province, et devint ensuite curé de la cathédrale de Clermont, qu’il n’abandonna que pour devenir évêque de Rodez en 1830. Il fut de là, en 1841, transféré au siège de Cambrai, au moment où la ville de Fénelon redevenait métropole archiépiscopale, et reçut le chapeau de cardinal en 1847. Les sermons prêchés devant la cour, en 1825 et 1827, lui avaient fait une réputation d’orateur; ses

Page 1