‹ Dictionnaire général de biographie et d'histoireChapitre 785 sur 864 · GLE · texte numérisé non relu

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mandements sont de nouveaux titres pour l’écrivain. Ses OEuvres complètes ont été imprimées à Lille, 8 vol. in-8° ou 4 vol. in-12. R.

GIROD DE L’AIN (Jean-Louis), magistrat , né à Gex en 1753, m. en 1839, fut nommé maire perpétuel de sa ville natale par Louis XVI en 1780, président du tribunal de Nantua en 1791, subit un emprisonnement pendant la Terreur, fit partie du Conseil des Anciens en 1795, puis du Conseil des Cinq-Cents, prit une part active aux travaux du Corps législatif après le 18 brumaire, devint conseiller à la Cour des comptes en 1807, reçut en 1809 le titre de baron , et fut député de l’Ain en 1818. B.

Girod de l’ain (Louis-Gaspard-Amédée, baron), fils aîné du précédent, né à Gex en 1781, m. en 1847, occupa diverses fonctions dans la magistrature. Président du tribunal de la Séine et député de Gex pendant les Cent- Jours, il défendit, après la 2e Restauration , le général Drouot, fut nommé en 1819 conseiller à la Cour royale de Paris, représenta les électeurs de Chinon à la Chambre de 1827, vota en 1830 l’adresse des 221 , accepta les fonctions de préfet de police après la Révolution de Juillet, mais entra bientôt au conseil d’État. Député d’Indre-et-Loire en 1831, ministre de l’instruction publique et des cultes en 1832, pair de France et président du Conseil d’État la même année, il fut encore garde des sceaux dans le ministère intérimaire de 1839. B.

G1ROU DE BUZAREINGUES (Louis-Franç. -Charles), agronome et physiologiste, né à Sl-Geniez en 1773, m. en 1856, servait dans le génie maritime en 1789, assista à la prise de la Bastille, fit comme volontaire la lre campagne d’Italie, mais, contraint par raison de santé de renoncer à la carrière militaire, se livra à la pratique de l’agriculture et à l’étude des sciences physiques. On lui doit l’invention d’un micromètre pour mesurer la finesse des laines, ainsi que des expériences et-def théories utiles sur l’ensemencement des terres, sur le croisement des races et sur l’élève des chevaux. Ses écrits sont très-nombreux. Outre ceux qui ont été insérés dans les Annales de l' agriculture , les Annales des sciences naturelles, la Revue médicale, le Journal de médecine et de chirurgie, et autres recueils scientifiques, on remarque : Essai sur les Mérinos, Paris, 1812, in-8°; Etude de la physiologie appliquée aux chevaux, 1814, in-8°; Mémoire sur la distribution et les rapports des deux sexes en France, 1828, in-8°; De la Génération , 1828, in-8° ; Philosophie physiologique, politique et morale, 1828, in-8°; Morale physiologique, Rodez, 1837, in-8°; De la Nature des êtres, essai enlomologique, ibid. , 1840, in-8° ; Sur le Mécanisme des sensations, des idées et des sentiments, Paris, 1848, in-8°.

GIROUST ( François), compositeur de musique sacrée, né à Paris en 1730, m. en 1799, fut maître de chapelle de la cathédrale d’Orléans, surintendant de la musique du Roi, et membre de l’Institut. Parmi ses œuvres, presque toutes restées manuscrites, on cite le psaume Super flumina Babylonis , et un Regina rœli.

GISORs (Alphonse-Henri de), architecte, né à Paris en 1796, m. en 1866, étudia l’architecture sous un de ses oncles, Guy de Gisors, puis entra dans l’atelier de Percier. Nommé architecte du palais du Luxembourg, à Paris, ce fut lui qui, de 1836 à 1841, augmenta le palais de tout le corps de logis en façade sur le jardin ; il y établit la salie actuelle du Sénat, et une bbliothèque; c’est, du reste, la copie de l’ancienne façade. 11 refît aussi, dans ce palais, l’escalier d’honneur, en 1856. De Gisors a encore construit, à Paris, l’Amphithéâtre de l'Observatoire, 1834; la Clinique de l’Ecole de médecine, 1838; et l’Ecole normale supérieure, 1842. Il a publié: Le Palais du Luxembourg , histoire de ce palais de 1615 à 1845, Paris, 1847, gr. in-8°, fig.

GLAEZLR (Frantz), compositeur de musique, né en 1799 à Ohergeorgenthal (Bohême), m. en 1862, reçut les conseils de Beethoven. Nommé, en 1827, directeur de la musique du théâtre de Vienne, il alla plus tard en la même qualité à Berlin, et fut appelé à Copenhague en 1843. bes opéras, parmi lesquels on distingue l'Anneau d'ambre, Aurora, l’OEil du Diable, l'Aire de l'aigle, etc., ont obtenu un grand succès.

GLEY (l’abbé Gérard), littérateur, né en 1761 à Gérardmer (Lorraine), m. en 1830, enseigna les mathématiques et la philosophie à Strasbourg en 1783, émigra en 1791 pour ne pas accepter la Constitution civile du clergé, professa les langues à Bamberg, se fit attacher en 1806 à la maison du maréchal Davoust, fut principal des collèges de St-Dié en 1813, d’Alençon en 181.5, de Moulins en 1817, de Tours en 1818, entra en 1823 au séminaire des Missions étrangères à Paris, et devint, en 1824, chapelain à l'hôtel des Invalides. On a de lui, entre autres écrits : Langue

et littérature des anciens Francs, Paris, 1814, in-8°, ouvrage qui fut jugé très-favorablement par l’Institut ; Voyage en Allemagne et en Pologne, 1816, 2 vol. in-8°; Philosophiœ Turonensis inslitutiones, 1823-24, 3 vol. in-12.

GOLDSCHMIDT (Hermann) , astronome, né à Francfort-sur-Mein en 1802, m. en 1866, commença par étudier ia peinture à Munich sous Sehnorr et Cornélius, et vint s’établir en 1836 à Paris, où il continua d’exercer son art. Encouragé par Arago à étudier l’astronomie, il découvrit une dizaine d’astéroïdes ou planètes microscopiques, ainsi que 14 comètes, et pointa plus de 10,000 étoiles qui manquaient aux cartes de l’Académie de Berlin.

GOMIS ( José-Melchior ), compositeur de musique, né en 1793 à Anteniente, près de Valence (Espagne |, m. en 1866, fut chef de musique dans l’armée, fit représenter avec succès à Madrid un opéra intitulé la Aldeana, s’expatria lors de la contre-révolution de 1823, et obtint à Londres une belle position comme professeur de chant et auteur de romances et de boléros. Deux de ses opéras, le Diable à Séville, 1831, et le Revenant, 1833, réussirent à Paris: le Portefaix fut moins goûté. B.

GONDUKORO, v. d’Afrique (Soudan), sur le Nil supérieur, par 4° 54' 5" lat. N. et 29“ 25' 16" long. E., fut de 1840 à 1861 le point extrême où s’arrêtèrent les explorateurs du fleuve Blanc. Une mission catholique y fut fondée en 1851 par le prêtre autrichien Knobleeher; mais on dut l’abandonner en 1860 à cause de l’insalubrité du climat et de l’inutilité de ses efforts; ce n’est plus aujourd’hui, ainsi que le poste voisin de Bélénia, qu’un centre de commerce pour les chasseurs d’éléphants et les marchands d’ivoire. C. P.

GOODRIC H (Samuel-Griswold) , littérateur américain, né en 1793 à Ridgefield (Connecticut), m. en 1860, libraire à Hartford, puis à Boston, a été pendant quelques années consul des États-Unis à Paris. Il a publié, sous le pseudonyme de Peler Parley, beaucoup de livres d’éducation et d’amusement pour l’enfance, et ils ont eu tons un très-grand succès, entre autres une Histoire de toutes les nations, une Géographie nationale, une Géographie pittoresque du monde. Il était éditeur d'un Annuaire littéraire intitulé the Tohen (le Gage). On lui doit encore : les États-Unis d'Amérique, ouvrage publié en français à Paris, 1832, in-8°; l'Éducation du foyer, 1838; Poésies, New-York, 1854, in-8“; Souvenirs d'une vie, ibid., 1856, 2 roi. in-12.

GORIA (Alexandre), pianiste et compositeur, né à Paris en 1824, m. en 1860, élève de Zimmermann, Dourlen et Reicha, devint, en 1854, professeur à la Maison impériale Napoléon, à Saint -Denis. Son exécution était gracieuse et brillante. Il a publié de nombreuses Etudes et Fantaisies, dont les sujets étaient empruntés aux opéras en vogue, une foule de morceaux de salon , et un recueil de 12 grandes études de style intitulé le Pianiste moderne.

G O RI NI (Jean-Marie-Sauveur, abbé), érudit, né à Bourg (Ain) en 1803, m. en 1859, devint en 1847 curé de Sl- Denis, près Bourg. Il a laissé un ouvrage de critique historique, profond et savant, intitulé : Défense de l Eglise contre les erreurs historiques de MM . Guizot, Augustin et Amédée Thierry , Michelet, Ampère , Quinet, etc., 1855; 3e éd., 1864, 4 vol. in-8°. MM. Guizot et Aug. Thierry s’empressèrent de profiter des critiques du modeste curé de campagne, et eurent la noblesse de l’en remercier. C. D — T.

GORTSCHAKOFF (Alexandre), prince russe, né en 1764, m. vers 1825, servit en Turquie et en Pologne sous les ordres de son oncle Souvaroff, fut nommé lieutenantgénéral en 1798, et commanda une division dans l'armée de Korsakoff à la bataille de Zurich, en 1799. Après avoir été gouverneur militaire de Viborg, il fit essuyer un échec au maréchal Lannes près d'Heilsberg, en 1807, et se distingua à Friedland, où il dirigeait l’aile droite des Russes. Ministre de la guerre de 1812 à 1815, il devint ensuite général d’infanterie et membre du Sénat.

Goktschakoff (Pierre), fils du prince Dmitri Gortschakoff, dont on estime les poésies, né en 1790, fit ses premières armes contre les Turcs sous les ordres de ICamcskoi et de Koutousoff, et prit ensuite part aux campagnes de 1813 et 1814 contre Napoléon Ier. Après avoir fait campagne sous Yermoloff dans le Caucase, il devint, en 1826, quartier-maître général de l’armée de V ittgenstein en Bessarabie, défit les Turcs à Anlos en 1829, et signa les préliminaires du traité d’Andrinople. Nommé alors lieutenant-général, il contribua a la pacification de la 1 odolie en 1831, reçut le gouvernement de la Sibérie orientale en 1839, passa général d’infanterie en 1843, et rentra dans la vie privée en 1851. Quand éclata la guerre de Crimée, il reprit du service ; mais, après les défaites

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