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I1AM

HAMILTON (Alexandre), homme d’Etat américain, né en 1757, à Saint-Kitts (île de Nevis), d’un père écossais et d’une mère française, de famille protestante, m. en 1804. Il entra à douze ans commis chez un marchand de l’ile, qui l’envoya au collège de Columbia, à New York. Un grand meeting, tenu dans cette ville en 1774, à propos des dissentiments qui commençaient d’éclater entre les colonies américaines et leur métropole, fournit au jeune Ilamilton l’occasion de son début politique : il y prêcha la résistance au gouvernement anglais. Lorsque la guerre éclata, il courut aux armes, gagna le grade d’officier, et devint un des aides de camp de Washington. A la fin de la guerre, il se fit avocat, fut membre du Congrès, en 1787, comme représentant de New-York, et prit une part importante à la rédaction de la Constitution, où il s’efforça de faire prévaloir l’esprit fédéraliste. Il voulait un pouvoir central fortement constitué, et il a puissamment contribué à introduire dans cette Constitution les principaux éléments d’ordre et de force qui s’y trouvent. En dehors du Congrès, il travailla à la défendre dans une série d’articles publiés par un journal de New- York, etrecueillis dans un volume intitulé le Fédéraliste. En 1789, Washington, élu président de l’Union, appela Hnmilton au poste de secrétaire du Trésor (ministre des finances). Hamilton proclama et fit prévaloir le grand principe de neutralité et d’abstention absolues, à moins d’intérêt national direct, dans les affaires des autres nations. Er> 1795, il résigna ses fonctions et rentra au barreau, carrière plus fructueuse pour ses talents; mais il ne cessa, comme citoyen, de prendre une part active aux affaires pu bliques. En 1801, il s’était prononcé contre le colonel Burr, candidat à la présidence, pour lequel il avait peu d’estime; Burr lui attribua sa défaite, l’appela en duel, et le tua. La mort d’Hamilton fut un vrai deuil public. Washington, qui avait pu apprécier ce grand citoyen, le jugeait ainsi, en répondant à des envieux qui l’accusaient d’ambition : « Qu’il soit ambitieux, je l’accorde volontiers; mais c’est de cette louable ambition qui pousse un homme à exceller partout où il met la main. Il est entreprenant, d’une pénétration très-prompte , et d’un jugement qui choisit toujours bien. » C. D — y.

hamilton (William), philosophe écossais, né à Glasgow en 1788, m. en 1856, entra au barreau en 1813, et ne tarda pas à le quitter pour l’enseignement. Il occupa, de 1820 à 1836, la chaire de droit écossais, de droit civil et d’histoire générale à l’Université d’Edimbourg, puis celle de logique et de métaphysique. On lui doit : Discussions on philosophy and literalvre, éducation and university reform, etc., 1852, recueil de dissertations dont le plus grand nombre avaient été publiées dans la Revue d’Édimbourg , et que M. Peisse a traduites en français sous le titre de Fragments de philosophie , 1841 ; une édition des OEuvres complètes de Thomas Reid, qu’il a fait suivre de cinq dissertations de sa composition, 1852, gr. in-8°. Dans ses doctrines, Hamilton a suivi les traces des maîtres écossais Ilutcheson, Reid, et Dugald Stewart, quoiqu’il s’en écarte en plusieurs points de psychologie, et s’est fait à côté d’eux une place à part par la vigueur de sa dialectique et l’étendue de son érudition.

iiamilton, v. du Haut-Canada, au fond de la baie de Burlington, à la pointe occidentale du lac Ontario; 18,000 hab. Chantier pour la construction des navires; commerce de céréales et de bois de construction. O. P.

LIAMMARSKŒLD (Lorenzo), littérateur suédois, né aux environs de Calmar en 1787, m. en 1827, bibliothécaire royal en 1826, fonda avec Atterbom ( V . ce nom ) l’école des Phosphoristes. Parmi ses ouvrages en vers, on cite : Morceaux traduits et imités d'anciens et de nouveaux poêles, Stockholm, 1806, in-8°; Traduction de 22 chants de l’Iliade, 1809; Chants érotiques, Upsal, 1811. 11 a donné en prose : Essai de critique sur Schiller , 1808 ; Esquisse d'une histoire des arts plastiques, 1811; les Belles- Lettres en Suède, 2e édit., 1833; Remarques historiques sur les progrès et le développement des études philosophiques en Suède, 1821 ; Esquisse de l'histoire de la philosophie depuis les temps les plus anciens jusqu'à nos jours, 1825-27 , 3 vol. in- 8°; Traités détachés sur divers sujets philosophiques, 1827, etc.

HAMMER-PURGSTALL (Joseph, baron de), célèbre orientaliste et historien, né en 1774 à Gratz (Styrie), m. en 1856. Après s’être fait connaître comme un des éditeurs du Dictionnaire arabe, persan et turc de Meninsky, il publia plusieurs essais sur la littérature orientale dans le Mercure allemand et dans VAdrasteu. En 1799, il fut envoyé à Constantinople comme jeune de langues ; puis , attaché en qualité de drogman à l’expédition anglaise en Égypte , il fit la campagne de 1801 sous les ordres de

Sidney-Smith. Secrétaire de légation à Constantinople en 1802, agent consulaire en Moldavie en 1806, il devint interprète prés la chancellerie impériale en 1811, conseiller aulique en 1817, et, ayant hérité en 1835 des biens de la comtesse de Purgstall, il fut créé baron en 1836. Parmi ses publications, fort nombreuses, et qui sentent parfois la précipitation, on remarque : Constitution politique et administrative de l’Empire ottoman, 1816, 2 vol. ; Histoire des Assassins d’après les sources orientales, 1818; Constantinople et le Bosphore, 1821, 2 vol.; Histoire de l’Empire ottoman depuis son origine jusqu’à nos jours, publiée à Pesth, de 1827 à 1834, en 10 vol. in-8°, et traduite en français par Hellert, Paris, 1835—43, 18 vol. in-8°, et atlas in-fol. , ouvrage puisé aux sources les plus authentiques ; Histoire de la poésie turque , 1836-38 , 4 vol. ; Histoire de la Horde d’or du Kaptschak , ou les Mongols en Russie , 1840; Histoire des llkans, ou les Mongols en Perse, 1843 ; Histoire de la littérature arabe depuis son origine, 6 vol. in-4° , Vienne, 1850-52 , ouvrage qui s’arrête à l’an 1143 ; Histoire des Gengiskhanides, traduite du persan de Wassaff, et dont un seul volume a paru , 1856. Hammer possédait assez à fond les langues orientales pour faire des traductions en ces langues : c’est ainsi qu’il a publié en persan les Pensées de Marc-Aurèle. Il a été l’éditeur de beaucoup d’ouvrages orientaux, entre autres : Gül et Bülboul, épopée allégorique duTurcFassli, 1834; les Colliers d’or, du poète arabe Samachsari, 1835; Fleur de rose du mystère, poème didactique par le Persan Mahmoud-Schebisteri, 1834 ; le Trèfle du faucon , ancien poème turc sur la chasse au faucon, 1840. Il a traduit du persan le Divan d’Hafiz, 1813; de l’arabe, les Poésies lyriques de Motenebbi, 1822 ; et du turc, les Poésies lyriques de Baki , 1825. Enfin c’est à lui et au comte Wenceslas Rzewuski qu’on doit un recueil intéressant, les Mines d’ Orient, Vienne, 1810-19, 6 vol. B.

HANKÉOU ou HANKOW, ville de l’Empire chinois (Chine propre), ouverte en 1858 au commerce étranger, au centre de la prov. de Hou-Pé, par 30° 40' lat. N., et 111° 50' long. E., sur la rive gauche du Han, à son confluent avec le Yang-tseu-Kiang. Elle n’est séparée que par ces rivières de Han-Yang et de Wou-Tchang-fou, et forme avec ces deux villes une agglomération qui compte, dit-on, près de 3,000,000 d’habitants. Commerce de thé, soieries, laque, porcelaine. Factoreries anglaises, françaises, russe et américaine. C. P.

HANOVRE (Régence ou gouv.de), division administrative du royaume de Prusse (prov. de Hanovre), située entre celles d’Hildesheim et de Lunebourg à l’E., de Stade et la ville libre de Brême au N., l’Oldenbourg et la régence d’Osnabruck à l'O. , la Westphalie prussienne, les principautés de Lippe et le duché de Brunswick à l’O. et au S. La partie méridionale est sillonnée par des ramifications du Harz; le N. est plat, et arrosé par le Weser et la Leine. Commerce de grains et de bois ; fabr. de toiles et de lainages. Cette régence, formée de l’anc. principauté de Kalenberg et des comtés d’Hoya et de Diepholz, a 600,959 hect. et 368,973 hab. C. P.

HANOVRE (Province prussienne de), formée en 1866 par l’annexion de cet ancien royaume à la Prusse. Elle a conservé les mêmes limites et les mêmes divisions que l’ancien royaume (F. Hanovre, dans le Dictionnaire).

HAOURAN ou HAURAN, contrée de la Syrie, bornée au N. par la plaine de Damas, à l’E. par le Harra, au S. par le désert de Syrie, à l’O. par le Jourdain supérieur et les dernières ramifications de l’Anti-Liban ; entre 32° 20' et 33» 10' lat. N., 33" 30' et 34° 40' long. E. 11 se divise en trois parties : le Djebel- Haouran, au S.-E., massif de volcans éteints hauts de 1,800 mètres ; à l’O., la plaine du Haouran, arrosée par les bras de l’Yarmouk, et qui est le grenier de Damas et de Jérusalem ; au N., le canton volcanique et tout semé de laves du Ledja. Les habitants sont des Arabes chrétiens, des communions grecque et catholique ; ils sont sédentaires et agriculteurs, ainsi qu’une autre population, celle des Druses; au contraire, les Arabes musulmans ou Bédouins sont nomades, et aussi les Kurdes, qui viennent quelquefois camper dans le pays. — Le Haouran formait autrefois la Batanée, la Trachonitide et VAuranitide, et, sous la domination romaine, la prov. d’Arabie, cap. Bosra. 11 reste de cette époque des monuments considérables et d’un caractère étrange : tous les édifices privés et publics, maisons, temples, aqueducs, et, dans les maisons, les plafonds, portes, fenêtres, tout est bâti en pierre basaltique ; tout est debout et presque intact, mais complètement abandonné. Les Turcs n’exercent dans le pays qu’une autorité nominale; le pouvoir réel appartient aux cheiks de chaque tribu. Le Haouran n’a été vraiment connu que par les explorations de Rey

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