HAU
et Graham (1857), de Wetzstein (1858), de AVaddington et de Arogüé (1862). Les principaux villages sont : Sanamen et Soueida , dans la montagne; Krabab , résidence de l’évêque catholique; Kennaouat; Mézérab , le principal marché de la plaine. C. P.
HARAR, Etat de l’Afrique orientale (Somâl), par 9°-10° lat. N., 39°-41° long. E.; entre l’Abyssinie à l’O. , les Gallas au S., le pays de Habr-Auel à l’E., la mer Rouge au N. Il est indépendant, et peuplé de Gallas, de Somâlis et d’Arabes, tous musulmans. Sa capitale est Harar ou Adar(10,000 hab.), à la source de l’Ouebi-Somala. Le pays produit du café, du tabac, des dattes. L’Harar a été visité pour la première fois par R. Burton en 1854. C. P.
HARCOURT (François-Eugène-Gabriel, duc d’), né à Jouy en 1786, m. en 1865, servit de 1815 à 1820 dans la Maison militaire de Louis XV1I1, prit place ensuite dans les rangs de l’opposition libérale, et s’occupa avec zèle des affaires de la Grèce. Député de Seine-et-Marne en 1827, il signa, en 1830, l’adresse des 221, et fut chargé, comme secrétaire de la Chambre, de la porter à Charles X. Ambassadeur du roi Louis-Philippe à Madrid, il ne réussit pas à empêcher les rigueurs de Ferdinand VII à l’égard des libéraux espagnols. Elevé à la pairie en 1837, il prit une grande part aux débats sur la liberté d’enseignement, combattit le projet de loi sur les fortifications de Paris, et se déclara en faveur de la liberté commerciale. Après la Révolution de 1848, il accepta l’ambassade de Rome, ne fut pas étranger à la nomination de Rossi comme premier ministre de Pie IX, et, après l’assassinat du ministre, favorisa la fuite du pontife à Gaëte ; mais le triomphe des idées de réaction à la cour pontificale le détermina à donner sa démission en 1849. Il rentra depuis cette époque dans la vie privée. B.
HARDING (Charles-Louis), astronome, né à Brême vers 1775, m. en 1834 , était inspecteur à l’observatoire de Lilienthal , lorsqu’il découvrit la planète Junon en 1803. L’Institut de France lui décerna, en 1805, le prix d’astronomie fondé par Lalande , et on lui donna la direction de l’observatoire de Gœttingue. Il a inséré quelques travaux dans les Mémoires de la Société des sciences de cette ville.
HARDING (John), peintre anglais, né en 1797, m. en 1863, a cultivé principalement l’aquarelle, pour laquelle il sut, le premier, faire usage de papier teint. Ses paysages sont fort recherchés. On lui doit aussi des recueils de Vues lithographiées. Il a laissé plusieurs écrits sur son art : Leçons sur les arbres, Eléments de dessin. Leçons de dessin, Théorie et pratique des beaux-arts, etc.
HARDINGE (Henri, vicomte), général anglais, né à Stanhope en 1785, m. en 1856, entra dans l’armée dès l’âge de 13 ans, fut attaché en 1808 à l’état-major général des troupes qu’on entretenait en Portugal , accomplit de nombreuses actions d’éclat sous les ordres de AVellington jusqu’en 1814, servit en 1815 dans le corps d’armée de Bliicher, et eut le bras gauche emporté à la bataille de Ligny. Il épousa une sœur de lord Castlereagh , fut élu en 1820 député du comté de Durham, devint secrétaire général du dépôt de la guerre en 1823, ministre de la guerre dans le cabinet Wellington de 1828 à 1830 , puis sous l’administration Peel, 1834-35, et pour la troisième fois en 1841 , reçut le gouvernement général des Indes en 1846 , au moment où éclatait la guerre du Pendjab , et partagea avec sir Hugh Gough la gloire de la victoire de Sobraon. Nommé pair d’Angleterre après la conclusion du traité de Lahore, il revint en Europe en 1848. Après la mort de Wellington, il lui succéda dans le commandement supérieur de l’armée anglaise. B.
HAREMI-NABEVI (Eyalet d’), gouvernement général de l’Empire ottoman, comprend la partie septentrionale de l’Hedjaz, et est appelé ainsi ( la demeure du prophète), parce que son ch.-l. est Médine, qui renferme' le tombeau de Mahomet. C. P.
HARISPE (Jean -Isidore ) , né en 1768 à Sl-Étienne-de- Baigorry (Basses-Pyrénées), m. en 1855, débuta dans la carrière des armes en 1792, comme capitaine d’une compagnie franche de chasseurs basques, gagna par son intrépidité, dans la guerre contre l’Espagne, le grade de chef de brigade en 1793 , prit part aux opérations dont le pays des Grisons fut le théâtre en 1800, passa ensuite à l’armée d’Italie dans la division Moncey, fut colonel en 1802, se fit remarquer à la bataille d’Iéna en 1806 , devint général de brigade en 1807, fut blessé à Friedland, servit en Espagne sous Moncey en qualité de chef d’état-major, se distingua à Tudela et au siège de Saragosse, reçut le grade de général de division en 1810, prit part aux sièges de Lérida et de Tarragone , fut créé comte de l’Empire en
1813, et défendit vaillamment le territoire français en 1814 sous les ordres de Soult. La Restauration le mit en disponibilité, puis lui donna sa retraite en 1825. Rappelé à l’activité en 1830, il fut nommé commandant supérieur des Hautes- et Basses-Pyrénées, inspecteur général d’infanterie, pair de France en 1835, et maréchal en 1851. B.
HARRISON (William-Henri) , homme d’État et général américain , né en 1775 dans la Virginie, m. en 1841, resta de bonne heure orphelin et sans fortune, entra en 1792 comme enseigne dans l’armée que le général AVayne conduisait contre les Indiens du Nord-Ouest, se retira du service en 1797 avec le grade de capitaine, et fut nommé vice-gouverneur de l’Indiana. Député de ce Territoire au Congrès , il fit passer la loi relative à la vente à l’encan , et par petites portions , des terres appartenant à l’Union, loi à laquelle les comtés de l’Ouest doivent les développements de leur agriculture. Quand la guerre éclata contre l’Angleterre, 1812 , il reçut le commandement en chef des forces américaines , gagna la bataille de Tipeeance, reprit aux Anglais les places de Cleveland, Détroit, Chicago, etc., pénétra dans le haut Canada , et battit le général Procter sur les bords de la Tamise, 1813. Blessé d’un ordre qui l’enlevait au théâtre de ses succès, il donna sa démission en 1814. Il reparut au Congrès en 1818, et y demanda vainement une meilleure organisation des milices. Disgracié après une mission en Colombie , où ses conseils avaient froissé Bolivar, il fut réduit à remplir les modestes fonctions de greffier près l’une des cours de justice de l’Ohio. Ses amis le portèrent sans succès à la présidence de l’Union en 1836 ; mais il fut élu en 1840 , et mourut peu de temps après avoir pris possession du pouvoir. B.
LIASE (Charles-Benoît), philologue, né en 1780 à Suiza, près de Naumbourg (Saxe), m. en 1864, fit ses études à AVeimar, vint à Paris en 1801, entra en 1805 au département des manuscrits grecs de la Bibliothèque impériale, fut nommé professeur d’allemand des enfants de la reine Hortense en 1812, professeur de grec moderne à l’école des langues orientales en 1816, membre de l’Académie des inscriptions et belles-lettres en 1824, professeur de langue et de littérature allemandes à l’Ecole polytechnique en 1830, et professeur de grammaire comparée à la Faculté des lettres en 1852. Il a fait de savantes publications dans les Notices et extraits des manuscrits de la Bibliothèque impériale, dans le Journal des savants, le Journal asiatique, la Bevue archéologique, et travaillé à l’édition du Thésaurus linguœ grœcœ de Henri Estienne, donnée par Firmin Didot. B.
HASENCLEVER (J. -Pierre), peintre de l’école de Dusseldorf, né en 1810 à Remscheidt , m. en 1853 , commença par faire des portraits , puis produisit des tableaux de genre, entre lesquels on remarque les Enfants auprès du feu, l'Éternueur , le Dégustateur, la Table de jeu. Il emprunta aussi à un poëme héroï-comique, la Jobsiade, un certain nombre de sujets, tels que Jobs passant son examen , Jobs maître d'école , Jobs garde de nuit. Tous sont pleins de vérité et de verve comique.
HATEUR, officier subalterne de la maison des anciens rois de France. Sa fonction était de surveiller les broches, et d’avoir soin que les viandes fussent rôties à propos. Les hâteurs furent supprimés en 1780, lorsque l’on fit des réformes dans la maison de Louis XVI.
HAUDEBOURT-LESCOT (Madame), peintre, née en 1784, m. en 1845, fut une femme à la mode dans les salons du Directoire et du Consulat. Ses tableaux , d’une composition spirituelle et gracieuse , d’une touche ferme, d’un coloris éclatant et vrai , eurent un grand succès. Parmi ses œuvres , on distingue : les Charlatans , 1809 ; une Prédication dans l’église St- Laurent, 1810; le Baisement des pieds de saint Pierre à Borne, 1812, au musée du Luxembourg; l’Écrivain public, 1817 ; le Marchand de tisane, 1819; le Condamné , 1819; le Marchand de toile, la Dame de charité, 1822; la Danse du Saltarello , la Jeune mourante , la Servante grondée , 1824.
IIAURAN. V. plus hautHAOURAN.
HAUTPOUL ( Marié-Constant , marquis d’) , né en 1780 au château de Laborde (Languedoc), m. en 1854, élève de l’École polytechnique et de l’École d’artillerie de Metz, entra comme sous-lieutenant dans l’artillerie à cheval en 1803, fit les campagnes d’Allemagne, d’Espagne et de Russie, se rallia aux Bourbons en 1815, fut nommé maréchal de camp en 1818, inspecteur général de l’aitillerie en 1823 , défendit en 1830 , avec Latour-Maubourg , l’hôtel des Invalides contre le peuple de Paris , et fut quelque temps gouverneur du comte de Chambord à Prague. B.
hautpoul (Alphonse-Henri, comte d’), frère du précé-