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KAM KAN

KABYLIE. Depuis l’expédition du général Leroy de Saint-Arnaud, qui avait soumis la portion de la Kabylie située entre Collo et Djijelli, diverses expéditions avaient été dirigées contre la Kabylie orientale, de 1852 à 1854, par les généraux Mac-Mahon, Camou, Randon, etc. Cependant, les agressions de quelques tribus du Djurjura mécontentaient le gouvernement français, et pouvaient compromettre les conquêtes européennes. Une expédition fut résolue en 1857. Le maréchal Randon , gouverneur général de l’Algérie, partit de Tizi-Ouzou (sur la route d’Alger à Bougie) avec trois divisions sous les ordres des généraux Renault, Jusuf, et Mac-Mahon. Le 24 mai, les Irdjers et les Akermas furent attaqués ; on enleva vigoureusement les villages de Ticheraïch, de Bélias, d’Affensou, d’imaïseren, d’Ighil-Guéfri, de Djemma et de Taguert- Hala. La puissante tribu des Beni-Raten ne tarda pas à faire sa soumission ; les troupes françaises ouvrirent immédiatement une route carrossable à travers le pays conquis , et bâtirent sur la crête du Souk-el-Arba le fort Napoléon. Puis, en moins de deux mois, les Beni-Touragh, les Outhou-Malou, les Beni-Zikki et les llliten se virent enlever tous leurs villages, Igril, Sidi-Ali, Aït-Haman, Oued-Yaeoub, Tizi-Guefri, Ait- Abdallah , Taklik, Ait- Atsou, Tirourda, etc. Depuis ce moment, aucun point de la Kabylie n’échappe à la domination française.

KALAHAR1 (Désert de), partie de l’Afrique australe, entre le fleuve Orange au S., le lac Ngami au N., les rivières I.impopo et Molopo à l’E., et Nosob à l’O. Il est habité par deux peuples qui se rattachent aux Hottentots et aux Betjouanas : les Backwains, chasseurs nomades se servant de flèches empoisonnées; et les Bakalahari, qui cultivent la terre et élèvent des troupeaux. C. P.

KAMÉRA, Etat d’Afrique. V. Gadiaga, dans ce Supplément.

KAMPEN (Nicolas-Godefroy Van), historien hollan-

dais, né à Harlem en 1776, m. en 1839, fut nommé professeur de langue et de littérature allemandes à l’Université de Leyde en 1816, et professeur de littérature et d’histoire hollandaises à l’Athénée d’Amsterdam en 1829. On a de lui : Tableau des événements qui se sont passés en Europe depuis la paix d’Amiens jusqu’à celle de Paris, Leyde, 1814, 2 vol. ; Histoire de la domination française en Europe , ibid. , 1815-23, 8 vol.; Histoire de la Littérature et des Sciences dam les Pays-Bas, La Haye, 1821-26, 3 vol.; Histoire des Croisades, Harlem, 1822-26, 4 vol.; Histoire des Hollandais hors de l’Europe, ibid., 1831-33, 3 vol.; Histoire des Pays-Bas, Hambourg, 1831-33, 2 vol.; Histoire de la paix européenne depuis quinze ans, Harlem, 1832, 2 vol., etc.

KANAGAWA, v. du Japon, ouverte aux étrangers en 1858, ]dans la haie de Iédo, à 30 kil. S.-O. de cette capitale ; 15,000 hab. Port sûr, abrité par les montagnes de JHakowi. Un peu au S., se trouve Yoltuhama (5,000 hab.), où sont les établissements européens, et dont le commerce de soie, thé, cuivre, huile, etc., s’élève annuellement à 100 millions de francs. C. P.

KANE (Elisah-Kent), voyageur américain, ne à Philadelphie en 1822, m. en 1857, fut attaché comme médecin à l'ambassade de Chine, et visita les Philippines, Ceylan, les Indes orientales. Puis, dans un but purement scientifique, il explora l’Egypte et l’Afrique australe. En 1816, lors de la guerre entre les Etats-Unis et le Mexique, il releva le littoral de ce dernier pays par des opérations géodésiques. En 1850, il fit partie d’une expédition qui allait, aux frais du négociant Greennel, à la recherche de Franklin ( V . ce nom dans le Supplément ) ; ses observations de météorologie et de physique furent consignées dans la relation de ce voyage. En 1853-55, il dirigea une expédition nouvelle, qui avait pour objet l’exploration de la mer Polaire : il visita, sur la côte du Groenland, les bords de la baie de Fiskernaes ; s’enfonçant dans le détroit de Smith

KEM

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